Archive pour juin, 2009
Bases de données GFII Intelligence Economique
Depuis plusieurs semaines / mois, le Groupement Français de l’Industrie de l’Information travaille à la mise en ligne d’une base de données des éditeurs de logiciels de veille dans le secteur de l’intelligence économique recoupant donc les acteurs du search, de la cartographie de l’information, des outils de traitements linguistiques / sémantiques, de traitement de l’image et de la parole, des agrégateurs de contenus, et des éditeurs de solutions de veille type plateformes ou crawlers.
Cette base de données est accessible à l’adresse : http://guideie.gfii.asso.fr/ et permet de consulter cet annuaire des solutions par catégorie ou par recherche en texte intégral.
[...]
Je vous invite donc à le consulter. Télécharger l’article “Un Guide pour y voir plus clair” n°29 – Auteurs : Christophe Marnat pour le GFII et Gabrielle Denis du GFII et Frédéric Martinet. En savoir plus : http://www.actulligence.com/actualit-s-335.html
Écrit par Frédéric Martinet
En 2009, à quoi servent encore les détectives privés ?
Loire le 28.06.2009 04h00 1/2 – Un véhicule aux vitres teintées, des jumelles, un caméscope… autant de matériel utile pour les filatures et les surveillances. « Mais si on n’a pas l’œil, ça ne sert à rien » confie André Murat, un vieux routier de la profession / Yves Salvat
On reste sur le cliché du délit d’adultère mais, de nos jours, les missions des détectives se diversifient. Reportage au sein de l’agence Désormière, le plus ancien cabinet de la Loire
On ne s’attendait pas à trouver pareille mission au sein d’un cabinet de détectives. Et pourtant, « le travail se diversifie » confie André Murat, un vieux routier de la profession. « Certes, encore 50 % de nos missions sont liées à des problèmes familiaux (divorces, gardes d’enfants, problèmes de pensions alimentaires…). Mais le reste concerne le monde économique : vols de produits, concurrence déloyale, vérification de CV, d’arrêts maladies… ». Certains se spécialisent aussi dans la contre-enquête pénale (lire ci-dessous).
Le tarif est le même quelle que soit la mission : 71 euros de l’heure TTC. Après, selon le travail à effectuer, « il faut compter entre 15 et 30 heures ».
Actuellement, les deux détectives ont une dizaine d’affaires en cours. « Le travail est très irrégulier. Ce qui est sûr, c’est qu’il ne faut pas faire ce métier pour l’argent. Même si on gagne correctement notre vie, ça reste mal payé comparé aux emmerdes que ça peut rapporter ».
Car le métier a encore mauvaise image. « Ca va mieux depuis 2003 et une loi qui réglemente la profession. Mais auparavant, combien j’en ai vu qui montaient leur cabinet en pensant faire du pognon, et qui ne tenaient pas six mois… ».
L’apparition d’internet facilite désormais le travail. Au point même, parfois, de ne plus avoir à faire de terrain : « J’appelle ça les enquêtes fauteuils : celles qui nécessitent juste des vérifications administratives, que l’on peut faire via l’ordinateur et le téléphone ». Mais on sent bien que ce n’est pas ce qu’il préfère.
Le secret d’un bon détective ? « Avoir l’œil. Pas besoin de matériel sophistiqué si vous n’êtes pas attentif à ce qui se passe. Si vous lâchez d’une seconde la personne que vous surveillez, c’est cuit ».
L’autre qualité indispensable, c’est la discrétion. Discrétion sur le terrain, pour ne pas se faire repérer, mais aussi discrétions sur les informations récoltées. « Mais il n’y a pas de miracle, pour être détective, il faut du sérieux et du travail, comme n’importe quel métier ».
Pour cette nuit devant la discothèque, pas de chance : l’employé n’a pas été vu. « On va vérifier de nouveau. Mais si ça se trouve, il n’a rien à se reprocher ». Les détectives feront ensuite leur rapport et la mairie sera rassurée. « C’est un luxe dans notre métier : on n’est pas payé au résultat, quel qu’il soit. Alors on se doit d’être le plus objectif possible ».
Jean-Hugues Allard
Enquêter pour les cabinets d’avocats, un marché en devenir
Jeune, jolie, titulaire d’un master en droit des entreprises, Sabrina Hamoudi est loin de l’image qu’on peut se faire des détectives privés. Une image qu’elle souhaite changer sur la forme, mais aussi sur le fond.
A 28 ans, elle vient de fonder l’Agence de recherches pour la défense des droits (ARDD). Le nom n’est pas anodin car elle souhaite privilégier « la contre-enquête pénale ». C’est-à-dire enquêter pour le compte d’avocats, afin qu’ils prouvent l’innocence de leurs clients.
Cette pratique est courante dans les pays anglo-saxons, mais peu répandue en France. Toutefois, si les juges d’instruction venaient à disparaître, comme l’a suggéré Nicolas Sarkozy, « les avocats devront trouver eux-mêmes des éléments pour défendre leurs clients », explique Sabrina Hamoudi. « C’est là que nous, les agents de recherche privés, pouvons intervenir ».
C’est pourquoi, depuis six mois, elle prospecte régulièrement auprès des cabinets d’avocats pour proposer ses services. « Sans grand succès jusqu’à présent » reconnaît-elle. « Mais ils n’ont pas encore l’habitude de ce genre de démarches ». En attendant, les affaires d’adultères ou de contre-espionnage pour le compte d’entreprises la font vivre. « Ca reste, pour l’instant, l’essentiel du métier. Mais j’espère bien que ça ne durera pas ».
Au fait, pourquoi s’être lancée dans cette profession ? « J’hésitais déjà entre avocat et détective lors de mes études de droit. Et c’est quand je préparais le concours d’avocat que j’ai réalisé que je ne voulais pas rester enfermée dans un bureau ». Un stage chez Roger-Marc Moreau, l’un des détectives français les plus en vue (il a contribué à l’acquittement d’Omar Raddad), la convaincra définitivement de son choix.
J.-H.A.
repères
Agrément préfectoral obligatoire
Ne pas avoir été condamné et détenir un certificat professionnel sont les deux conditions pour obtenir une autorisation préfectorale, obligatoire pour pouvoir exercer.
Cinq agences dans la Loire
Officiellement, la préfecture recense vingt agences de détectives. Mais la plupart ont fermé et il y en aurait, selon nos recherches, pas plus de cinq.
Trois formations reconnues
La profession a fait le ménage et elle ne reconnaît que trois formations. Plus d’infos sur le site de la chambre professionnelle des détectives : www.cnsp.org
http://www.leprogres.fr/fr/region/la-loire/loire/article/1740107,182/En-2009-a-quoi-servent-encore-les-detectives-prives.html
mes sms , tu liras sans fraude ni violence
En matière de divorce, la preuve se fait par tous moyens ; le juge ne peut écarter des débats un élément de preuve que s’il a été obtenu par violence ou fraude ( art 259 et 259-1 du Code Civil).
La Cour de cassation vient d’en faire une application très claire concernant des SMS:
En l’espèce , le divorce avait été prononcé en première instance aux torts partagés.
Devant la cour d’appel, l’épouse produit, pour démontrer le grief d’adultère reproché à son mari des “SMS”, reçus sur le téléphone portable professionnel de son conjoint, dont la teneur était rapportée dans un procès-verbal dressé à sa demande par un huissier de justice ;
la cour d’appel refuse de tenir compte de ces SMS et énonce que les courriers électroniques adressés par le biais de téléphone portable sous la forme de courts messages relèvent de la confidentialité et du secret des correspondances et que la lecture de ces courriers à l’insu de leur destinataire constitue une atteinte grave à l’intimité de la personne ;
La Cour de cassation dans son arrêt du 17 juin 2009 (N° de pourvoi: 07-21796 ) , estime qu’en statuant ainsi, sans constater que les minimessages avaient été obtenus par violence ou fraude, la cour d’appel a violé les textes susvisés .
En conséquence l’arrêt d’appel est cassé.
PAR CES MOTIFS :
CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l’arrêt rendu le 20 mars 2007, entre les parties, par la cour d’appel de Lyon ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l’état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d’appel de Lyon, autrement composée ;
http://www.avocats.fr/space/dominique.ferrante/content/mes-sms—tu-liras-sans-fraude-ni-violence_38766CD3-945B-460A-8F43-9BC1DA118477
Un bronze Zadkine sauvé par un détective privé
Le détective est plus flou sur le parcours de la sculpture depuis qu’elle a été dérobée au Musée des Alpilles de Saint-Rémy, il y a vingt ans. C’est un “homme d’affaires” anonyme, client régulier de Sander van Betten, qui l’aurait appelé à la rescousse il y a quelques semaines. Le Zadkine trônait dans son garage et, méfiant quant à l’origine du bronze, il redoutait que la justice l’inculpe pour vol. En pleine nuit, le détective a évacué le buste, redoutant qu’il ne termine sa vie dans le fleuve tout proche…
Prudent, M. van Betten avait, entre-temps, assuré ses arrières en envoyant des fax aux autorités françaises et à l’ambassade de La Haye. Il s’était aussi adjoint les services d’Arthur Brand, un marchand d’art d’Amsterdam, qui lui a facilité les contacts. M. Brand estime que le Zadkine est bien celui qui a été volé à Saint-Rémy. L’oeuvre doit toutefois être encore expertisée. Le conservateur du Musée des Alpilles a, en tout cas, manifesté sa joie en jugeant “très important pour mon musée et pour la France” que le bronze soit enfin retrouvé.
La police néerlandaise pense que la sculpture a servi de caution dans diverses transactions, comme c’est désormais la règle dans les milieux criminels, où les oeuvres d’art constituent une nouvelle monnaie d’échange.
Pour éviter toute accusation de chantage, Sander van Betten et son client n’ont rien réclamé à la France. Le détective ne cache cependant pas qu’il espère un “dédommagement”. Et il promet, à ce moment-là, de dévoiler l’identité de son mystérieux mandant.

http://virtuelnews.com/actualites/un-bronze-zadkine-sauve-par-un-detective-prive/2009/06
Quand Alain Juillet défend la "stratégie d'influence"
Alain Juillet, le 29 janvier 2009, avant son départ du poste de Haut responsable de l’intelligence économiqueTrès peu loquace depuis son départ du poste de HRIE (Haut responsable chargé de l’intelligence économique) pour lequel il n’a toujours pas été remplacé, Alain Juillet a donné une très longue interview à la revue Comes , dans laquelle il détaille sa conception de la “stratégie d’influence”. Sans donner sa réponse, qu’on devine, il s’interroge sur nos décideurs qui auraient trop le nez sur le guidon : “Le politique est-il aujourd’hui apte à comprendre les enjeux liés à l’influence, qui impliquent une distanciation par rapport à l’événement, et la nécessité d’une perception de l’action dans la durée ?” Alain Juillet revient également sur le débat concernant l’influence internationale des fondations et des think tanks français, et remarque : “Trop souvent, chez nous, les fondations ne sont créées que pour la gloire d’un homme, d’une entreprise, d’un parti qui va les financer, quand ce n’est pas pour donner un poste de président à une autorité que l’on veut consoler ou récompenser.” Il poursuit : “On voit bien qu’il n’y a pas de réelle volonté de sortir de l’existant, de se projeter, de se remettre en cause, de faire naître un authentique débat d’idées.” Il ne va pas se faire que des amis, quand il regrette un manque de diversité chez les chercheurs qui “sortent tous peu ou prou des mêmes moules, des mêmes écoles, ont les mêmes référents et les mêmes méthodes de raisonnement. Ils peuvent être très bons, là n’est pas la question, mais ils présentent presque tous des profils similaires”.
Cet ancien officier parachutiste du service action, aujourd’hui colonel de réserve, qui fit ses premiers pas au SDECE (Service de documentation extérieure et de contre-espionnage, ancien nom de la DGSE) dans les années 1960, prend pour exemple de la capacité à chercher des idées ailleurs, celui de l’armée américaine venue chercher des idées en France : “Confrontés à un type de guerre qu’ils ne comprenaient pas, les Américains n’ont pas hésité à aller puiser des enseignements chez les théoriciens français de la contre-guérilla comme Trinquier, Galula, Lacheroy, Hogard ou Sassi. Ils sont pragmatiques. Puisque les Français ont gagné la bataille d’Alger sur le terrain, ils se sont demandé comment ils avaient fait. Il ne s’agit pas là de porter un jugement de valeur mais de savoir ce qui peut être utile, chez l’allié, le concurrent ou l’adversaire, pour sortir d’une situation qui de prime abord paraît inextricable.” Et il a cette jolie formule que chacun, sans doute, peut méditer : “Il ne faut jamais oublier que ce que nous croyons juste n’est pas forcément la véritable réponse. Il nous faut réapprendre à douter de nos certitudes. C’est le doute qui fait progresser.” Pour ceux qui se demandaient pourquoi la République avait créé pour lui un poste de Haut responsable chargé de l’intelligence économique, la réponse est peut-être là. Mais les temps sont-ils au doute ?
http://www.lepoint.fr/actualites-monde/2009-06-16/idees-quand-alain-juillet-defend-la-strategie-d-influence/1648/0/352938
Suisse : Les assureurs-accidents ont le droit de recourir aux «privés»
Les assureurs-accidents peuvent recourir aux détectives privés pour traquer les abus. Le Tribunal fédéral (TF) leur reconnaît ce droit.
Il a confirmé la décision d’un asssureur qui avait supprimé les indemnités versées à un commerçant victime d’une chute en 2003. Quelques mois plus tard, des détectives avaient constaté que l’homme travaillait jusqu’à douze heures par jour. Sphère privée A partir de septembre 2004, l’assureur avait décidé de ne plus lui verser de prestations. Saisi d’un dernier recours, le TF a admis lundi, au terme d’une séance publique, que les résultats des investigations menées par les détectives avaient valeur de moyens de preuve.
Si la traque des abus peut porter atteinte à la sphère privée, elle ne sort pas du cadre de la légalité. Car la loi prévoit que l’assureur est tenu de mettre en oeuvre d’office les mesures d’instruction nécessaires et de recueillir toutes les informations indispensables. Pièges interdits Pour que les résultats des observations gardent tout leur poids, les détectives privés doivent rester fair play. Ils doivent s’abstenir de tendre des pièges aux personnes surveillées. Il ne serait pas admissible qu’ils incitent un assuré à des actes qu’il n’aurait pas commis sans l’intervention du détective.
Avec cette décision, le TF élargit le droit de recourir aux «privés». Sa jurisprudence reconnaissait jusqu’ici que les assureurs-accidents avaient le droit d’utiliser les résultats des investigations de détectives privés lorsque ceux-ci avaient été mandatés par l’assurance RC de l’auteur de l’accident.
http://www.20min.ch/ro/news/suisse/story/12990207
Récupérer les données d'un disque dur effacé
Quand on efface un disque dur (volontairement ou pas), il y a des chances non négligeables qu’on veuille (ou que quelqu’un d’autre veuille) récupérer les données effacées.
Ce qui peut sembler idiot et impossible ne l’est en fait pas car lorsqu’on “efface” des données sur un disque, on ne les efface pas vraiment.
Pour simplifier, le système se contente de supprimer l’adresse des données mais celles-ci existent encore dans l’espace (ou le vide
) interdisquerale
) du disque.
Il existe quelques logiciels assez faciles d’emploi pour récupérer des données effacées.
Citons en vrac:
Dans Newsweek : "Un espion qui tient dans la main"
Il est désormais possible de télécharger par connexion sans fil dans n’importe téléphone mobile un programme permettant de le mettre sur écoute. Cet article a été publié dans Newsweek, le 8 juin 2009.

Les logiciels d’espionnage prospèrent sur iPhone, BlackBerry et autres “smart phones” (Reuters)
Ne parlez pas : votre téléphone mobile vous écoute peut-être secrètement. Grâce à de récents développements dans le domaine des logiciels de “spyphone”, ou espionnage téléphonique, un barbouze improvisé peut aujourd’hui télécharger par connexion sans fil dans n’importe téléphone mobile un programme permettant de le mettre sur écoute. Ces logiciels sont peu coûteux, et le transfert ne requiert aucune formation particulière. L’apprenti espion doit pouvoir accéder à votre téléphone afin de presser les touches autorisant le téléchargement, ce qui ne prendra que quelques minutes — autant environ que de télécharger une sonnerie.
Cette nouvelle génération, plus simple d’emploi, de logiciels d’espionnage sur mobile est depuis l’an dernier disponible à grande échelle — et ouvre des possibilités stupéfiantes. Les derniers logiciels peuvent discrètement activer le microphone intégré de l’appareil, quand bien même aucun appel n’est passé, ce qui permet à un espion d’écouter ce qui se dit dans une pièce se trouvant à l’autre bout du monde. La cible n’en saura pas plus : les données transmises en secret n’apparaissent ni sur les listes d’appels ni sur les factures téléphoniques.
Plus de 200 entreprises vendent des logiciels d’espionnage téléphonique en ligne, pour aussi peu que 50 dollars (quelques logiciels coûtent plus de 300 dollars). Les éditeurs sont réticents à rendre publics leurs chiffres de ventes. Mais de l’avis de certains experts — enquêteurs privés ou consultants en lutte anti-écoute, sécurité informatique et étude du marché des télécommunications — un nombre surprenant de gens utilise un mobile détourné, généralement par un conjoint, amant, parent ou collègue de travail. De nombreux employés, selon les experts, espèrent mettre à jour les manœuvres malhonnêtes d’un chef, avant d’en alerter anonymement le patron. Max Maielllaro, qui dirige Agata Christie Investigation, une firme d’enquêtes privées de Milan, estime que 3 % des mobiles en France et en Allemagne sont sur écoute, et 5 % environ pour la Grèce, l’Italie, la Roumaine et l’Espagne. James Atkinson, expert en espionnage téléphonique auprès du Granite Island Group, une entreprise de consultants en sécurité de Gloucester, Massachusetts, estime à 3 % la proportion de téléphones sur écoute aux Etats-Unis (ces estimations ne prennent pas en compte les écoutes ordonnées par le gouvernement). Quand bien même les chiffres seraient surévalués, il apparaît clairement que des citoyens habituellement respectueux de la loi n’hésitent pas à transgresser la loi sur le respect de la vie privée.
Si les logiciels d’espionnage prospèrent sur iPhone, BlackBerry et autres “smart phones”, c’est qu’ils offrent une abondante puissance de calcul. Aux Etats-Unis, la généralisation des réseaux GSM, plus vulnérables que les technologies précédentes, a également développé le réservoir des victimes potentielles. Développé pour les services officiels, un de ces logiciels d’espionnage accompagne un texto et s’installe automatiquement sur le téléphone de la victime à son ouverture, selon un développeur italien qui a requis l’anonymat. On s’inquiète de voir le logiciel se retrouver entre les mains de criminels.
Cette situation difficile est en partie le résultat de la décision d’Apple, Microsoft et Research In Motion (constructeur du BlackBerry) d’ouvrir leurs téléphones aux développeurs d’application indépendants, ouvrant ainsi la porte aux “spyware”. Antivirus et autres logiciels de sécurité conçus pour les ordinateurs requièrent trop de puissance de calcul, même pour un “smart phone”. Bien qu’il existe des logiciels de sécurité adaptés aux téléphones, globalement, leurs utilisateurs n’ont pas encore réalisé l’importance de la menace. Si la vogue de l’espionnage continue de se répandre, cela pourrait changer très vite.
Par Benjamin Sutherland
Traduction française de David Korn
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/medias/multimedia/20090612.OBS0337/dans_newsweek__un_espion_qui_tient_dans_la_main.html
La sanction de l'adultère
L’article 212 du Code civil prévoit que les époux se doivent mutuellement fidélité, secours et assistance. Le devoir de fidélité n’est pas défini, mais la jurisprudence a eu l’occasion de préciser que celui-ci s’entend aussi bien de la fidélité au sens physique qu’au sens moral. Il y a par conséquent adultère non seulement en cas de relations physiques d’un conjoint avec un tiers, mais également en cas de forte intimité, même s’il n’y a pas eu de relation consommée. La jurisprudence a admis comme manquement à l’obligation de fidélité l’attitude provocante, la conduite légère ou immorale de l’épouse ou encore le comportement injurieux du mari qui sort avec d’autres femmes, sans pour autant qu’il y ait eu rapport physique avec une tierce personne, dès lors que les relations entretenues sont équivoques. Il en va de même de la recherche par petites annonces ou encore de l’utilisation de messageries instantanées sur internet.
L’adultère est concevable indépendamment de l’orientation sexuelle de l’individu qui le commet. L’infidélité physique s’entend ainsi aussi bien des relations sexuelles hétérosexuelles que des relations sexuelles homosexuelles.
Mais où est passé l'intelligence économique en France ?
Edition du 09/06/2009 – par Bertrand Lemaire
Alain Juillet a été remercié par le gouvernement mais pas remplacé. Un repositionnement du poste serait prévu.
L’intelligence économique* est un enjeu majeur de la sécurité et de la prospérité des entreprises françaises. Or celles-ci sont très peu initiées au concept même, au contraire de concurrentes, notamment en Asie ou aux Etats-Unis. Face à cette situation, la France disposait depuis 2003 et jusqu’à il y a quelques jours d’un « haut responsable chargé de l’intelligence économique », rattaché au SGDN (Secrétariat Général de la Défense Nationale, rattaché au Premier Ministre), Alain Juillet. Celui-ci fut directeur de la DGSE de 2002 à 2003 et ancien agent actif du SDECE à l’époque de Charles De Gaulle. Il avait notamment un rôle de sensibilisation des entreprises, en plus d’une coordination de l’action publique sur l’intelligence économique.
Un décret du 27 mai a mis fin aux fonctions d’Alain Juillet sans qu’aucun remplaçant ne soit nommé. Les services de Matignon, plusieurs fois interrogées par CIO, ont été incapables d’avancer la moindre information sur le sujet. Il semblerait, selon des rumeurs circulant dans le milieu de l’intelligence économique, que la position du « haut responsable chargé de l’intelligence économique » serait en cours de changement. On parle ainsi d’un rattachement possible au Ministère de l’Economie. Mais ce changement n’est pas encore décidé alors même que le poste est désormais vacant…
En entreprise, faute d’un responsable dédié, c’est souvent le DSI qui se retrouve plus ou moins chargé de l’intelligence économique, au moins sur le plan de la mise en place d’outils adéquats, avec le RSSI.
Selon Robert Gates (ancien directeur de la CIA entre 1991 et 1993 et actuel secrétaire à la Défense des Etats-Unis), cité par le site web de la Mission du haut responsable chargé de l’intelligence économique, 40 % des moyens de renseignement des Etats-Unis sont consacrés à l’intelligence économique. C’est dire l’importance stratégique de l’intelligence économique dans le monde moderne.
* L’intelligence économique est l’utilisation des informations mises à disposition légalement de l’entreprise mais aussi la protection des informations qui peuvent se retrouver diffusées plus ou moins par inadvertance ou imprudence. L’utilisation des informations vise prioritairement à servir les intérêts stratégiques, financiers ou commerciaux (détection de marchés, de besoins financiers, de faiblesses d’un concurrent…).
http://www.cio-online.com/actualites/lire-mais-ou-est-passe-l-intelligence-economique-en-france%C2%A0-2246.html
+33 (0)1.34.16.10.50 
