Blog de l'information stratégique
De l’enquête à l’Intelligence économique
Investigation, Qualiting, Benchmark, Renseignement, Veille, TIC …
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L’objectif de ce blog créé en 2006, qui n’est pas à proprement parler un blog puisque je ne donne que très peu mon avis, est d’extraire de mes veilles web informationnelles quotidiennes, un article, un billet qui me parait intéressant et éclairant sur des sujets se rapportant directement ou indirectement à la gestion de l’information stratégique des entreprises et des particuliers.
Depuis fin 2009, je m’efforce que la forme des publications soit toujours la même ; un titre, éventuellement une image, un ou des extrait(s) pour appréhender le sujet et l’idée, l’auteur quand il est identifiable et la source en lien hypertexte vers le texte d’origine afin de compléter la lecture.
En 2012, pour gagner en précision et efficacité, toujours dans l’esprit d’une revue de presse (de web), les textes évoluent, ils seront plus courts et concis avec uniquement l’idée principale.
Bonne découverte à tous …



Arnaud Pelletier


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Archive pour mai, 2010

Géolocalisation : vous êtes ici …

Posté par Arnaud Pelletier le 14 mai 2010
Par Judith Lachapelle, La Presse
Pas besoin d’embaucher un détective pour suivre des gens pas à pas. L’engouement que suscitent les applications de géolocalisation sur les téléphones intelligents pousse les utilisateurs à diffuser beaucoup de renseignements à leur sujet. Beaucoup trop?
Pour en savoir plus
Pierre Trudel

Depuis quelques mois, les applications comme FourSquare ou Gowalla permettent à leurs utilisateurs d’indiquer rapidement et facilement à leur réseau d’amis («amis» étant un concept assez vague) à quel endroit ils se trouvent. Plus besoin de téléphoner pour demander le classique: «T’es où?» La géolocalisation dit tout: le frérot mange au resto, le copain est encore au boulot, maman est coincée dans la circulation… Et ainsi de suite.

L’application permet aussi d’afficher non seulement les bons restos dans un rayon rapproché, mais aussi les commentaires et l’identité des utilisateurs qui les fréquentent. Une option notamment fort utile en voyage.

[...]

Allo, les voleurs!

Stéphane Bousquet s’est intéressé à FourSquare au cours de l’hiver. Il s’est mis à annoncer qu’il était à la garderie de ses enfants, qu’il se trouvait à la gare ou qu’il allait manger à tel resto. FourSquare étant lié à son compte Twitter, ses 500 abonnés ont tous reçu en même temps des nouvelles de ses déplacements.

Puis, trois semaines plus tard, il est tombé sur le site PleaseRobMe (SVP, cambriolez-moi). En consultant les annonces FourSquare publiées sur Twitter, les auteurs du site indiquait publiquement que tel internaute était hors de chez lui à tel moment. Une aubaine pour les voleurs… (PleaseRobMe, qui visait justement à démontrer les dangers du partage de renseignements personnels, a depuis cessé ses activités.)

[...]

Outil utile pour vie de fou

Ébranlé par la démonstration, Stéphane Bousquet a diminué le nombre d’annonces de ses déplacements sur Twitter et réduit le cercle de ses abonnés FourSquare à sa famille et ses amis proches. N’empêche: mercredi matin, par exemple, il a annoncé à ses 500 abonnés Twitter qu’il se trouvait à la gare avant de se rendre à une conférence, rue Mansfield, au centre-ville…

[...]

En savoir plus :

http://technaute.cyberpresse.ca/nouvelles/internet/201004/24/01-4273842-geolocalisation-vous-etes-ici.php

Ouverture aujourd'hui du Portail de l'IE …

Posté par Arnaud Pelletier le 12 mai 2010

Intelligence économique

Informations stratégiques

Quelles sont les bonnes pratiques de veille et les meilleures stratégies d’intelligence économique ? Comment gérer les informations stratégiques ? Tout est dans ce portail spécialiste de l’IE, l’intelligence économique pour l’entreprise et l’opinion.

Mardi 11 mai 2010, le portail de l’IE, site de référence de l’intelligence économique (IE) et de la gestion de l’information stratégique sera entièrement dévoilé au public lors d’une cérémonie de lancement aux salons de l’Hôtel de Sully à Paris (75003).

Ce lancement se fera en présence des grands acteurs du monde de l’intelligence économique avec la participation des hommes qui ont contribué au développement de l’intelligence économique en France. Viendront témoigner le 11 mai autour de Bernard Carayon, l’Amiral Pierre Lacoste, le Préfet Rémy Pautrat et messieurs Alain Juillet, Philippe Clerc, Christian Harbulot, Philippe Baumard, Bernard Besson…

Intelligence économique pour l’entreprise et pour tous

Né d’une volonté de promouvoir l’intelligence économique auprès d’un large public, le Portail de l’IE s’adresse aussi bien aux entreprises, qu’aux organismes publics, aux professionnels de l’intelligence économique, à la presse, aux milieux académiques ainsi qu’à toutes celles et ceux qui désirent en savoir plus dans ce domaine.

Innovant dans son concept, le Portail recense les informations stratégiques majeures tout en permettant aux acteurs de l’intelligence économique de commenter l’actualité dans un espace dédié.
L’activité du portail s’articule ainsi autour de trois axes :

[...]

Veille et intelligence économique

Le Portail de l’IE est à l’initiative de l’Institut International de l’Intelligence Economique et Stratégique (l’Institut de l’IE) en partenariat avec les acteurs majeurs de l’intelligence économique que sont : L’ACFCI, la fondation Prométheus, Ami Software, KB Crawl, Pikko, l’AEGE, la Direction du Développement Economique de la Région Ile de France, Bars à vin l’Ecluse, l’Ecole de Guerre Economique, le master IECS de l’Icomtec, Spin Partners, Toshiba, Troover, Inter-Ligere, Bernard Besson, Veille Magazine…

[...]

En savoir plus :

http://www.communique-de-presse-gratuit.com/emploi-enseignement-et-formation/le-site-reference-en-intelligence-economique-et-gestion-de-linformation-strategique/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+communiques-de-presse+%28Les+derniers+communiqu%C3%A9s+de+presse+publi%C3%A9s%29

et

le portail de l’IE

Pickanews : Un moteur de recherche puissant pour explorer sur l’Europe l’actualité à travers tous les médias de presse écrite, audiovisuels et Internet.

Press Index, leader technologique de la veille et de l’analyse média, lance officiellement le premier moteur de recherche d’actualités pluri-média d’Europe. Après avoir dévoilé la version bêta de Pickanews en septembre 2009, Press Index s’est consacré à la finalisation de ce moteur de recherche d’actualité unique, le rendant encore plus puissant et ergonomique.

Alors que tous les internautes utilisent régulièrement les moteurs de recherche, les professionnels ont des besoins de recherches plus spécifiques. Ils doivent rester informés plus particulièrement sur les sociétés, les marques, les marchés et les actualités de leur secteur. Les sources des moteurs de recherche ordinaires se cantonnent aux informations disponibles sur Internet mais ignorent les médias du monde réel, avec ou sans version numérique, qui ont une influence majeure sur la connaissance des faits stratégiques !

« Afin d’obtenir un résultat de recherche couvrant l’intégralité des sujets ou des retombées, il est primordial d’accéder aux multiples sources média. Avec Pickanews, les utilisateurs ont la garantie d’obtenir un panorama complet sur ce qui est dit ou écrit au sujet de leur société ou de leur marque sur Internet, dans la presse écrite, à la radio et à la TV, ne laissant rien au hasard » explique Manuel Zebeida, créateur de Pickanews.

Pickanews offre une étendue de recherche considérable grâce aux 50 000 références média en France, Angleterre, Italie, Espagne et Allemagne, et dans chacune des langues. Sur la page d’accueil, le nuage d’information du jour offre une vision rapide des principaux sujets d’actualités. Plus rapide et plus intelligente, la ‘médiabox’ située en haut de la page des résultats permet à l’utilisateur de trier ses résultats par période, pays, type de média, secteurs, lectorat et audience. Cet outil puissant apporte précision et efficacité aux recherches générées. En s’inscrivant gratuitement, l’utilisateur accède à des option d’alertes e-mail 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 sur les sujets, sociétés, marques ou thématiques de son choix.

[...]

Pour plus d’informations, visitez : www.pickanews.com ou www.pressindex.com

En savoir plus :

http://www.lesnewsdunet.com/lesactus/communique-1273493903.html

et

http://www.pikanews.com/qespresspub/usr/FRA/jsp/PRESSWelcome.jsp

Comment les lobbyistes utilisent Internet et les réseaux sociaux pour exercer leur rôle d’influence et de persuasion

Les lobbyistes ont vite compris comment les outils disponibles sur Internet peuvent les aider à faire leur travail à moindre coût.
Les « influenceurs » ont découvert toute la puissance d’outils comme Twitter et Facebook.
Ils s’emploient à influencer sans en avoir l’air ou sans le dire en utilisant par exemple des comptes « personnels » sans mentionner les intérêts qu’ils peuvent avoir.
L’article américain dit même « de manière difficile à détecter »… En effet… Pour certains…

Les blogs et leurs commentaires et les Tweets sont en effet d’excellents supports pour véhiculer des idées, défendre des causes, etc. Ils peuvent laisser de grands flous et permettre d’exercer de l’influence sans laisser transparaître tout sur son identité, ses intérêts, les enjeux économiques derrière telle ou telle publication ou commentaire (est-ce réellement désintéressé, intéressé voire rémunéré ?)

L’absence de distingo et de frontière claire entre qui vous êtes à titre personnel ou professionnel n’aide pas dans ce méli mélo d’opinions. La manière dont les interactions sont créées par ces technologies a également un impact fort en la matière.

Les sociétés les plus avancées et fortes dans le domaine sont évidemment les sociétés « technologiques » (dont celles qui vous vendent ces outils de réseaux sociaux… Comme nous essayons de vous le faire savoir dans nos supports). Nous ajoutons un nombre incalculable d’acteurs qui ont des intérêts et vivent autour de ces outils. [...]

Marc JESTIN

En savoir plus :

http://www.networkers-in-the-city.com/blog/comment-les-lobbyistes-utilisent-internet-et-les-reseaux-sociaux-pour-exercer-leur-role-dinfluence-et-de-persuasion

Quand les Détectives Privés mènent l'enquête …

Posté par Arnaud Pelletier le 7 mai 2010

Ils sont anciens gendarmes, policiers ou journalistes, retraités spécialisés en balistique ou en médecine médico-légale. Ces nouveaux experts réactivent les affaires oubliées

Elle seule l’a repéré. C’est un détail qui pourrait faire de la petite Estelle Mouzin, disparue le 9 janvier 2003 à Guermantes, une énième victime de Michel Fourniret. Un accessoire ayant appartenu à l’enfant qui figurerait parmi les scellés saisis chez le meurtrier. Une piste, au moins, au milieu du mystère. Sept ans après les faits, l’affaire Mouzin pourrait rebondir en partie grâce à Corinne Herrmann (1). Elle appartient à cette nouvelle espèce de limiers judiciaires. Donnez-lui n’importe quelle procédure qui végète sur le bureau d’un juge d’instruction débordé, elle la réactivera. Trouvera la faille. C’est son job, Corinne Herrmann est analyste criminologue.
Une enquêtrice qui ne travaille ni pour la police ni pour la gendarmerie. Mais pour le compte d’un avocat, Didier Seban, qui a compris que la justice est efficace, oui, à condition d’être marquée à la culotte. Corinne Herrmann et son patron ont connu l’inertie judiciaire, les multiples refus d’enquêter, les procédures bâclées, les documents perdus, les portes claquées aux nez des parties civiles. Dans l’affaire des disparues de l’Yonne, ils ont fait le boulot. Et porté le tout sur un plateau à la justice. Des preuves, des corps. Et même un tueur en série : Emile Louis.
On connaissait le détective chargé de filer un mari, une amante, missionné pour retrouver un proche disparu, localiser des enfants que des parents s’arrachent. On découvre maintenant d’autres privés. Des pros de l’enquête criminelle auxquels associations de familles en détresse, avocats et parties civiles acharnés font de plus en plus souvent appel. Ils sont experts retraités en balistique ou en médecine médico-légale, anciens gendarmes chasseurs de tueurs ou journalistes faits-diversiers recyclés. «On reconnaît tout de suite ceux qui ont de la bouteille, confie un officier de police judiciaire. Ils savent accoucher les souvenirs des gens. Et reconstituer le puzzle. Parce qu’ils ne recherchent pas LA vérité, mais toutes ses facettes. »

Repli des pouvoirs publics
Quand une procédure aboutit à un cul-de-sac, certains n’hésitent pas. «Je propose à mes clients les services d’un privé, raconte Me Victor Gioia, avocat à Marseille. Si la pratique se généralise, c’est bien parce qu’on observe un repli des pouvoirs publics, avec de moins en moins de moyens. » Et la tendance pourrait s’accentuer encore en cas de suppression du juge d’instruction. « Son successeur ne serait plus considéré comme impartial, selon Me Seban. L’enquête privée deviendrait alors une solution. » A condition de pouvoir se l’offrir.
Eric Bellahouel, la cinquantaine, a quitté « le Nouveau Détective » au début des années 2000. Pas sa passion : « Les avocats avec qui je bossais m’ont dit c’est con, vous êtes bon en criminelle, reprenez des dossiers enterrés. Alors je l’ai fait. » Un casier judiciaire vierge, une enquête de [...]

Meurtres d’exception
En matière criminelle, le recours à l’enquête privée s’inscrit dans cet espace où s’empilent des affaires verrouillées dans leur secret. Des meurtres d’exception qui n’obéissent pas à la loi statistique selon laquelle l’homicide est toujours un crime de proximité : «Dans 90% des cas, les auteurs sont des proches de la victime, donc vite identifiés », indique Marie-Blanche Régnier, juge d’instruction à Mulhouse. Reste donc l’angle mort des enquêtes criminelles, ces 10% de drames jamais élucidés. «En France, la justice ne met pas en parallèle les dossiers, exclut toujours la possibilité qu’un meurtre peut en cacher d’autres », déplore Didier Seban. Quand l’avocat est saisi par la famille d’une [...]

Le recours aux experts
Mieux vaut se fier à un avocat. Me Victor Gioia saisit toujours lui-même l’enquêteur : « Souvent, les familles sont de milieu modeste, alors je paie. Je me débrouille ensuite avec les indemnités que les parties civiles touchent au procès. » Sur un homicide, l’agent privé a refait le parcours d’un suspect en chronométrant ses déplacements, alors que la justice s’y refusait. «On a pu établir que les explications de ce type ne tenaient pas debout», poursuit Me Gioia. Une simple vérification, un alibi qui s’effondre. Si les autorités peuvent ignorer un moment les demandes des parties civiles, elles ne peuvent longtemps fermer les yeux sur des résultats.
La grande nouveauté dans l’investigation privée, c’est le recours aux experts. De plus en plus souvent, d’anciens scientifiques, ou des spécialistes toujours en fonction, experts auprès des tribunaux, «nous contactent parce qu’ils veulent contribuer à la manifestation de la vérité », explique Corinne Herrmann. Ils se déplacent pour le compte des parties civiles, assurent les gestes techniques d’usage afin de ne souiller aucun indice, prélèvent, analysent et remettent leur rapport aux avocats. Une manière encore de pousser la justice dans la direction où elle refuse d’aller. Comme dans cette affaire où un homme est retrouvé décapité dans un canal du Loiret, en décembre 1995. Les gendarmes concluent vite à un accident ou à un suicide. Or, dans la voiture de la victime, une tache suspecte macule le revêtement d’un siège. Près de dix années plus tard, un bout de tissu est prélevé, envoyé dans un laboratoire anglais pour confirmer la présence d’hémoglobine et isoler une trace ADN. Le tout pour moins de 3000 euros. C’est un fait, la France a quelques trains de retard : « On a les mêmes structures d’enquête qu’il y a trente ans, alors que le crime a bien évolué », concède un gendarme enquêteur depuis quinze ans. Avant l’installation de Salvac (Système d’Analyse des Liens de la Violence associée aux Crimes) en 2003, aucun dispositif ne permettait de croiser des affaires. Autrement dit, il fallait [...]

(1) « Un tueur peut en cacher un autre », par Corinne Herrmann, J’ai Lu.

Elsa Vigoureux

En savoir plus :

http://hebdo.nouvelobs.com/sommaire/notre-epoque/098192/quand-les-prives-menent-l-enquete.html

Aux Etats-Unis, un logiciel permet aux entreprises de surveiller l’activité de leurs employés sur Facebook ou Twitter.
Est-ce qu’une solution de ce type pourrait être autorisée en France ? Réponse d’un juriste.
Par Xavier Biseul
01net.

La lecture de la fiche produit de Social Sentry laisse pantois. Cette solution éditée en mode Saas par Teneros propose ni plus ni moins aux entreprises de surveiller l’activité de leurs employés sur les médias sociaux de type Twitter ou Myspace.

« Plus de 70 % des “cols blancs” ont des comptes Facebook et un certain nombre de sociétés comme Pizza’s Domino et British Airways ont récemment vu leur image ternie par les agissements de leurs employés sur les réseaux sociaux », justifie cet éditeur américain. Dans le cas de British Airways, des photos sexy d’hôtesses de la compagnie aérienne avaient été postées sur Facebook. Quant à Domino’s Pizza, deux salariés ont été renvoyés suite à une vidéo sur Youtube où on les voyait s’amuser en cuisine au mépris de l’hygiène la plus élémentaire.

Si l’on comprend la motivation de réduire à la fois la perte de productivité lié à un envoi intensif de tweets et la divulgation d’informations sensibles, le spectre de Big Brother n’est pas loin. Social Sentry se proposant, entre autres, de détecter 24 heures sur 24 les collaborateurs en contact avec des clients et prospects ou tout simplement à la recherche d’un emploi.

Est-ce qu’une solution de ce type pourrait être autorisée en France ? A cette question, Thierry Dor, avocat à la Cour au cabinet Gide Loyrette Nouel, répond trois fois non. Tout d’abord, Social Sentry fait exploser les frontières actuelles de la cybersurveillance puisqu’elle peut potentiellement traquer les salariés hors du cadre classique. « Quand elle est autorisée, la cybersurveillance s’exerce traditionnellement sur le lieu de travail et sur le poste professionnel du salarié. »

Atteinte au droit d’expression de l’employé

Du point de vue du droit social, l’utilisation de ce logiciel violerait les dispositions de l’article L. 1121-1 du code du travail : « Nul ne peut apporter aux droits des personnes et aux libertés individuelles et collectives de restrictions qui ne seraient pas justifiées par la nature de la tâche à accomplir ni proportionnées au but recherché. » L’objectif recherché par Social Sentry ne répondrait pas à ces principes de finalité légitime et de proportionnalité.

[...]

Informations privées sorties de leur contexte

Il y a, par ailleurs, le volet protection des données personnelles. Dans le cas de Social Sentry, « il s’agit – on l’imagine en lisant l’argumentaire marketing de l’éditeur – de vérifier ce qu’écrivent les salariés, pour pouvoir les sanctionner le cas échéant. » Or, pour le traitement de données personnelles, la loi informatique et libertés de 1978 exige, selon la nature des traitements, soit une simple déclaration, soit une autorisation de la Cnil.

[...]

En savoir plus :

http://pro.01net.com/editorial/515856/un-employeur-peut-il-traquer-ses-salaries-sur-les-reseaux-sociaux/

Logiciel espion pour téléphone portable à moins de 2 euros …

Posté par Arnaud Pelletier le 5 mai 2010

Télécharger un logiciel qui permet d´espionner SMS, photos et appels pour seulement deux SMS. Enquête ! Depuis quelques jours, une publicité diffusée sur certains supports [exemple] annonce une petite application pour téléphone portable permettant d’espionner un téléphone mobile. “PIRATE SMS – APPLI DISCRÈTE OFFERTE* Intercepte sur ton mobile les SMS PRIVÉS de tes POTES ! ( + photos, appels, MMS,… ) Envoie par sms ESPION au 88484 *” indique l’encart publicitaire. Derrière cette annonce, la société Mediaplazza (filiale de Jet Multimédia Group) et plus précisément l’une de ses boutiques, le Club ZED. Le service Club Zed est un service pour téléphone mobile exigeant un abonnement. Le coût de ce “service” est de 2 SMS non surtaxés pour s’inscrire puis 2 SMS reçus par semaine facturés 1,5€ (chaque SMS). Des SMS permettant de télécharger 5 produits + 1 jeu. Bref, via sa publicité, ce club proposerait un logiciel d’espionnage pour [...]

Logiciel d’espionnage ? Club ZED ne s’amuserait pas à mettre à disposition un outil clairement affiché comme logiciel de piratage. L’espionnage étant illicite et réprimés par la loi, Club ZED ne jouerait pas avec le feu. Pour rappel, le code pénal prévoit jusqu’à 45.000 euros d’amende et un an de prison pour ce type de violation de la vie privée, comme pour celle orchestrée par un keylogger, un cheval de Troie, … La législation française indique clairement qu’il est interdit de “capter, enregistrer ou transmettre, sans le consentement de leurs auteurs, des paroles prononcées à titre privé ou confidentiel“. Un détail que la loi n’a pas prise en compte, si l’utilisation de ce type d’outil est interdite et punie, il n’en va pas de même pour la vente ou pour l’utilisation d’un logiciel espion à l’encontre de son enfant mineur.

C’est une application concept, souligne à ZATAZ.COM [ecouter ci-dessous, NDR], la société Mediaplazza, C’est une simulation ludique. Comme la lampe torche pour téléphone mobile qui n’est pas une lampe (…) ou le logiciel qui déshabille pour du faux ! C’ est sympa, c’est pour rire“.

Publicité mensongère ?
La loi étant ce qu’elle est, nous nous retrouvons avec une publicité qui annonce clairement proposer un outil d’espionnage. Un logiciel de 007 qui n’est en fait qu’une bonne blague ayant avant tout pour
mission de faire connaitre les services du Club ZED. La publicité trompeuse est une infraction punie (art. L.213-1) [...]

Damien BANCAL

En savoir plus :

http://www.zataz.com/news/20185/logiciel–espionnage–telephone-portable–sms–mobile.html

Usurpation de la qualité de détective privé …

Posté par Arnaud Pelletier le 4 mai 2010

Source : Union fédérale des enquêteurs de droit privé – Centre d’Information et de documentation sur les Détectives.

JUSTICE : première condamnation en France pour usurpation de la qualité de détective privé

Le Tribunal de Grande Instance de Cambrai a rendu, pour la première fois en France, une décision condamnant une personne pour avoir usurpé la qualité de détective privé.

Dans un avis n° 2008-135 du 21 septembre 2009, la Commission Nationale de Déontologie de la Sécurité, autorité administrative chargée de contrôler le respect de la déontologie par les détectives et enquêteurs privés, avait soulevé le problème de l’usurpation de qualité en relevant à l’égard d’un détective privé qui exerçait sans l’agrément prévu par la loi :

«En, méconnaissant cette règle élémentaire, l’intéressé s’est donc rendu coupable d’un comportement constitutif d’un manquement à la déontologie et, le cas échéant, d’un délit pénal (art. 433-17 code pénal ; usurpation de titres)».

Car si le titre de “détective” n’est pas protégé par la loi, l’article 433-17 du code pénal, lui, ne se limite pas à sanctionner l’usurpation d’un titre protégé et interdit, également, l’utilisation sans droit d’un diplôme officiel ou d’une qualité attachée à une profession règlementée :

Article 433-17 du code pénal :

«L’usage, sans droit, d’un titre attaché à une profession réglementée par l’autorité publique ou d’un diplôme officiel ou d’une qualité dont les conditions d’attribution sont fixées par l’autorité publique est puni d’un an d’emprisonnement et de 15000 euros d’amende».

La justice avait donc largement anticipé l’interprétation de la Commission Nationale de Déontologie de la Sécurité, en condamnant – pour la première fois en France à notre connaissance – un individu qui se prétendait détective privé pour effectuer des enquêtes privées sans disposer des autorisations administratives nécessaires.

Cette décision va donc faire jurisprudence et devrait permettre, aux organisations syndicales, de poursuivre les personnes qui usurpent cette qualité sans posséder l’agrément de l’État et ce quelle que soit l’appellation utilisée : détective, enquêteur privé, agent de recherches privées, enquêteur de droit privé, agent de renseignements privés, enquêteur d’assurances etc… etc…

ZOOM sur une décision intéressante et novatrice …

L’affaire se passe dans le Nord de la France, un habitant des environs de Cambrai arrondissait ses fins de mois non seulement en exerçant la profession de détective privé sans y être autorisé par le préfet, mais, au surplus, en se faisant passer pour une agence lilloise.

Une enquête du directeur de cette agence permettra d’identifier l’individu et l’affaire se terminera devant le Procureur de la République de Cambrai.

S’agissant d’un employé communal qui n’avait jamais attiré l’attention, le Magistrat optera pour la nouvelle procédure de reconnaissance préalable de culpabilité sur le fondement de l’article 495-7 du code de procédure pénale :

Article 495-7 C.P.P. :

«Pour les délits punis à titre principal d’une peine d’amende ou d’une peine d’emprisonnement d’une durée inférieure ou égale à cinq ans, le procureur de la République peut, d’office ou à la demande de l’intéressé ou de son avocat, recourir à la procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité conformément aux dispositions de la présente section à l’égard de toute personne convoquée à cette fin ou déférée devant lui en application des dispositions de l’article 393, lorsque cette personne reconnaît les faits qui lui sont reprochés».

C’est dans ces conditions que le prévenu sera déféré en “comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité” devant Mr. le Président du Tribunal de Grande Instance de Cambrai qui rendra une ordonnance d’homologation dans les termes suivants :

ORDONNANCE D’HOMOLOGATION [...]

En savoir plus :

http://ufedp.online.fr/detective_infos/2010042101.htm

Deux guérilleros de la politique sur le Web dévoilent leurs secrets

Fausses identités, infiltration au coeur du réseau des adversaires ou montages vidéo à charge: sur Internet, certains politiciens ont recours à des méthodes discutables pour influencer les électeurs. Leurs conseillers en communication ont mis au point des tactiques dignes des romans d’espionnage. Rencontre avec deux combattants de l’ombre qui travaillent pour un élu français.

Alexandre Haederli
Le Matin Dimanche


Des marionnettistes. Voilà comment se présentent Mélanie* et Anthony*. Ces deux trentenaires gèrent chacun plusieurs dizaines de profils Facebook construits de toutes pièces. Le but? Manipuler l’opinion des internautes en faveur d’un homme politique.

Si Barack Obama a popularisé l’utilisation des réseaux sociaux pour rallier un maximum de sympathisants et organiser le militantisme lors de la dernière présidentielle américaine, ses méthodes semblent déjà dépassées.

Aujourd’hui, la guerre pour influencer les électeurs se déroule à l’abri des regards. Et tous les coups sont permis.

Pour découvrir cette face cachée de la politique en ligne, nous avons rencontré Mélanie et Anthony qui travaillent en France – en Suisse, les partis politiques disent ne pas avoir recours à de telles méthodes. Ces professionnels de la communication gèrent l’identité en ligne d’un important politicien local. Ils postent des messages en son nom sur son site Internet, son profil Facebook ou Twitter. Mais ce n’est que la partie visible de l’iceberg. En sous-main, ils gèrent une cinquantaine d’identités virtuelles.

Photos choisies au hasard
«Ce sont comme des personnages, nous leur inventons une vie de A à Z», raconte Mélanie. Un nom fictif, un emploi bidon, une adresse e-mail créée pour l’occasion et surtout une photo pour illustrer le profil Facebook. «Les gens se méfient des pages qui n’en ont pas.» Pour en dénicher une, rien de plus facile: il suffit de se rendre sur n’importe quel site de partage de photos, comme Flickr.com, et d’en prendre une au hasard. «De préférence une image où la personne est relativement loin ou de dos. Ensuite, si nous créons un profil de militant écologiste, on l’inscrira à des groupes de défense de l’environnement ou à la section des Verts de sa région.» Pour rendre le tout encore plus vivant, ils lui imaginent même des goûts musicaux ou des loisirs.

Enfin, pour qu’un profil soit influent, il faut qu’il soit relié à un maximum d’amis. Au dire de ces experts autodidactes, rien de plus simple: «Il faut faire plusieurs dizaines de demandes et, sur le nombre, il y a toujours des personnes qui acceptent», explique Anthony. Des gens qui acceptent d’être amis avec d’autres qu’ils ne connaissent pas? «Oui, cela peut paraître étonnant, mais c’est très fréquent. Et il y a encore plus fort: nos faux profils reçoivent des dizaines de messages pour leur souhaiter un joyeux anniversaire!» Crédules, mais pas avares en bons voeux, les internautes…

Ces profils imaginaires peuvent remplir deux fonctions. D’une part, propager des informations favorables à l’homme politique: relayer son programme et ses idées. Une prise de position en faveur du droit de vote des étrangers, par exemple, sera diffusée dans des groupes à tendance socialiste. [...]

Noyer les commentaires négatifs
«Cela demande juste un peu d’organisation pour s’y retrouver avec tous ces profils, poursuit Mélanie. Il faut absolument éviter de les relier entre eux.» Les deux spécialistes tiennent à jour un tableau récapitulatif de leurs multiples identités virtuelles avec les noms inventés et les mots de passe. «Nous avons ainsi accès en tout temps à tous les profils.» Parce que cette schizophrénie en ligne s’entretient, quasi 24 heures sur 24. «Chaque jour, nous faisons le tour de nos personnages pour répondre aux messages ou ajouter de nouveaux amis. Ça prend plusieurs heures, mais c’est indispensable pour qu’ils soient crédibles.»

Et puis, il y a les commentaires négatifs que suscitent les messages qu’ils postent. «La règle est de ne jamais censurer, déclare Mélanie. Si vous supprimez un commentaire, cela crée immédiatement un tollé.» Les spécialistes préfèrent donc noyer les critiques sous un flot de commentaires positifs. «Facebook n’affiche que les deux derniers messages, poursuit la jeune femme. Si les gens veulent voir l’ensemble de la discussion, ils doivent cliquer. C’est une manière de [...]

Profils kamikazes
Il arrive que des profils soient sacrifiés. Pour la bonne cause. «On les appelle des kamikazes, image Anthony. Leur but est de discréditer les politiciens adverses, quitte à faire perdre toute crédibilité à nos profils.» La manière douce, d’abord: après s’être fait passer pendant plusieurs semaines pour un partisan de droite, un personnage publiera sur un groupe un message du type: «Je croyais sincèrement aux promesses de cet élu UMP, mais je suis déçu par son attitude. Je ne voterai finalement pas pour lui.» En espérant insuffler le doute à d’autres électeurs, bien réels eux. La méthode plus trash, ensuite: «Il nous est arrivé de faire un montage vidéo peu flatteur d’un autre politicien en juxtaposant des extraits de discours», témoigne Anthony.

Quelles limites se fixent ces activistes d’un nouveau genre? La question semble presque les surprendre. «Nous ne faisons rien d’illégal, rétorque Anthony après une seconde d’hésitation. Nous ne sommes jamais insultants, nous n’usurpons pas les identités de personnes qui existent vraiment. Et après tout, nous n’obligeons [...]

Est-ce grâce au combat de l’ombre mené par Mélanie et Anthony? L’homme politique pour lequel ils travaillent a été réélu lors de récentes élections locales.

* Noms connus de la rédaction

Lift 2010 démarre mercredi à Genève

Les deux Français spécialistes de la guérilla politique sur Internet viendront raconter leur expérience lors de la conférence Lift 2010. Depuis 2006, Lift réunit une fois par an des pionniers et des innovateurs dans le domaine des nouvelles technologies à Genève. Cette année, du 5 au 7 mai, un millier de participants viendront écouter plusieurs dizaines d’intervenants s’exprimer sur le thème «Connected People». Parmi eux, Rahaf Harfoush, qui a participé à la campagne en ligne de Barack Obama en 2008, ou Catherine Lottier, qui imagine ce que seront les programmes de la chaîne de télévision française Canal Plus dans le futur.

Programme complet sur www.liftconference.com

Pour en savoir plus :

http://www.lematin.ch/multimedia/high-tech/guerilleros-politique-web-devoilent-secrets-269737