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L’objectif de ce blog créé en 2006, qui n’est pas à proprement parler un blog puisque je ne donne que très peu mon avis, est d’extraire de mes veilles web informationnelles quotidiennes, un article, un billet qui me parait intéressant et éclairant sur des sujets se rapportant directement ou indirectement à la gestion de l’information stratégique des entreprises et des particuliers.
Depuis fin 2009, je m’efforce que la forme des publications soit toujours la même ; un titre, éventuellement une image, un ou des extrait(s) pour appréhender le sujet et l’idée, l’auteur quand il est identifiable et la source en lien hypertexte vers le texte d’origine afin de compléter la lecture.
En 2012, pour gagner en précision et efficacité, toujours dans l’esprit d’une revue de presse (de web), les textes évoluent, ils seront plus courts et concis avec uniquement l’idée principale.
Bonne découverte à tous …



Arnaud Pelletier


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La vie privée numérique doit être abordée à l’école …

Posté par Arnaud Pelletier le 29 septembre 2011

La CNIL britannique a publié ce mardi (30/08/11) un avis dans lequel elle souhaite que les problématiques de vie privée et de confidentialité soient abordées dès l’école primaire. Un récent sondage mené au Royaume-Uni a montré que la majorité des sondés s’intéresse peu à ces sujets, pourtant primordiaux.

À l’heure où les outils de communication sont omniprésents, la protection des données personnelles est plus que jamais primordiale. L’explosion des réseaux sociaux, des mondes virtuels et des services en ligne a effectivement poussé les internautes à livrer toujours plus d’informations confidentielles, au risque de ne plus parvenir à gérer cette pléthore de données.

Face à ce défi, la CNIL britannique (ICO, Information Commissioner’s Office) souhaite agir en amont afin d’offrir aux internautes du Royaume-Uni le moyen de mieux gérer la diffusion de leurs données personnelles sur la toile. L’organe public aimerait en particulier sensibiliser dès l’école les plus jeunes, très à l’aise avec l’outil informatique mais pas toujours très conscients de l’importance de la problématique de la vie privée.

Le souhait de l’ICO de présenter les enjeux de la vie privée sur Internet fait écho à un récent sondage portant sur 4 000 jeunes Britanniques. Celui-ci a mis en lumière que 88 % des collégiens et 39 % des écoliers ont un profil sur un réseau social, tout en soulignant que 60 % des sondés n’ont pas lu les conditions d’utilisation du service, 32 % ne savent pas ce qu’est une politique de confidentialité et 23 % ne savent pas où la trouver sur le site.

[...]

Par Julien L pour numerama.com

En savoir plus :

http://www.numerama.com/magazine/19662-la-vie-privee-doit-etre-abordee-a-l-ecole-estime-la-cnil-britannique.html

Dit Papa ! C’est quoi l’Intelligence économique ?

Posté par Arnaud Pelletier le 28 septembre 2011

Et bien c’est simple fiston !

L’intelligence économique c’est :

 

La société SEDULO présente ici de manière ludique  ce qu’elle entend par “Compétitive Intelligence”, une vidéo très sympa pour petits et grands …

Par : http://www.sedulogroup.com

Source :

http://www.youtube.com/watch?v=bj1q4zunuN0&feature=player_embedded

Faire de la veille concurrentielle sans se ruiner, c’est possible …

Posté par Arnaud Pelletier le 27 septembre 2011

Il est essentiel, mais pas toujours facile pour une PME, de suivre l’actualité dans son secteur et de surveiller ses concurrents. Quelques astuces pour assurer une veille minimale avec un budget maximum limité.

Outils sophistiqués, recours à un consultant en intelligence économique… Il n’y a pas de mystère : pour monter une veille réellement optimale, il faut investir. En attendant de sauter le pas, voici quelques astuces pour surveiller ses concurrents avec les moyens du bord.

[...]

D’abord, distinguez bien la veille, dispositif récurrent de surveillance, de la recherche ponctuelle d’informations sur un concurrent. Collecter, évaluer, trier les informations… est un travail au long cours : il mérite que vous lui attribuiez un créneau incompressible dans votre emploi du temps de dirigeant.

De même, délimitez vos besoins en information. “Quel est mon environnement concurrentiel ?” est une question bien trop large. A vouloir tout suivre, on est vite submergé par l’info. Préférez des champs plus réduits : les références clients de vos concurrents, par exemple, ou leurs technologies… Autant un champ de veille doit être réduit et défini précisément, autant les sources internet à surveiller ne doivent pas être fixées par avance. Ce serait se mettre des barrières.

[...]

Des outils performants

Un peu plus complexes, les “trackers” sont très efficaces. Grâce à des outils comme Copernic Tracker, Trackengine.com ou Website Watchers, l’information vient à vous de manière automatisée, sans que vous ayez besoin de lancer une recherche pour la trouver. Vous pouvez ainsi instaurer la surveillance de sites particuliers, notamment ceux de vos concurrents, et être alerté dès qu’ils subissent une modification.

[...]

Enfin, internet ne doit pas vous interdire de faire appel aux sources classiques. Abonnez-vous aux journaux des lieux où sont installés les concurrents. On apprend beaucoup de choses dans la presse de proximité. Vous pouvez récupérer des documents commerciaux sur les salons professionnels et/ou parcourir les revues spécialisées. Et n’hésitez pas à questionner intelligemment vos clients et fournisseurs.

Enfin, n’oubliez pas la plus importante des sources : vos collaborateurs. Dans 60 % des cas, l’information dont le dirigeant a besoin pour prendre une décision stratégique est déjà dans l’entreprise. Mais il faut que les salariés soient un minimum sensibilisés à l’esprit de la veille pour penser à la communiquer.

Par Marianne Rey pour lentreprise.lexpress.fr

En savoir plus :

http://lentreprise.lexpress.fr/prospection-commerciale/comment-avoir-des-renseignements-sur-la-concurrence-avec-un-budget-limite_30081.html

Agent de recherche privé (détective privé) & mentions légales …

Posté par Arnaud Pelletier le 26 septembre 2011

I. L’activité

A. Évolution historique de la profession

Légalement, aucun titre n’a été donné pour désigner la profession de celui qui mène des activités d’enquête pour des particuliers. (Une loi du 23 décembre 1980 avait institué le titre d’ « agent privé de recherches » mais cette loi a été abrogée.) Cette profession réglementée est désignée sous diverses appellations telles qu’agent de recherches privées, détective privé ou encore enquêteur de droit privé. La loi fait tout de même clairement référence aux agences de recherches privées au titre II de la loi n° 83-629 du 12 juillet 1983. Il est énoncé à l’article 20 de cette loi qu’ « est soumise aux dispositions du présent titre la profession libérale qui consiste, pour une personne, à recueillir, même sans faire état de sa qualité ni révéler l’objet de sa mission, des informations ou renseignements destinés à des tiers, en vue de la défense de leurs intérêts. »

C’est au XIIème siècle qu’apparait l’ « enquesteur » qui est un commissaire du roi chargé de surveiller l’administration des baillis et des sénéchaux. Des « agences d’affaires » font leur apparition au XIXème siècle. Les prémices de la profession sous sa forme actuelle datent de 1833 avec le « Bureau des Renseignements pour le Commerce et l’Industrie » crée par François Eugène Vidocq.

B. Comment la profession a envisagé la révolution « Internet » ?

Pour mener au mieux sa mission, l’agent de recherches privées doit veiller à être à jour des actualités législatives et jurisprudentielles. La Chambre professionnelle des détectives privés français (CNSP-ARP) a mis en place pour ses membres un code de déontologie avec une partie II intitulée « Charte informatique et libertés (C) ». Les agents de recherches privées membres se doivent de connaître les grands principes du droit de l’informatique car les nouvelles technologies évoluent vite. Ils doivent également maîtriser leur identité numérique, sécuriser leurs données informatiques et protéger les données personnelles.

De plus, dans un contexte où les fraudes informatiques et autres délits sont nombreux sur Internet, les agences de recherches privées spécialisées dans les enquêtes sur Internet se multiplient face à une demande croissante.

II. Les mentions légales à respecter

A. Le régime de droit commun

1. Mentions légales obligatoires pour tout service de communication au public en ligne

La loi pour la Confiance dans l’Economie numérique du 21 juin 2004 (Ci-après LCEN) impose à toute personne dont l’activité est d’éditer un service de communication au public en ligne de communiquer différents éléments d’identification.

Ainsi, l’article 6.III-1 de la LCEN impose-t-il aux personnes physiques ou morales éditant un service de communication en ligne de fournir l’ensemble des informations permettant de les identifier.

S’agissant des personnes physiques, celles-ci ont l’obligation de communiquer :

  • leur nom et prénoms ;
  • domicile ;
  • numéro de téléphone ;
  • si elles sont assujetties aux formalités d’inscription au registre du commerce et des sociétés ou au répertoire des métiers, le numéro de leur inscription.

Les personnes morales doivent quant à elles préciser :

  • leur dénomination ou leur raison sociale
  • leur siège social
  • leur numéro de téléphone

S’il s’agit d’entreprises assujetties aux formalités d’inscription au registre du commerce et des sociétés ou au répertoire des métiers, devront également figurer :

  • le numéro de leur inscription
  • leur capital social
  • l’adresse de leur siège social.

[...]

En outre, l’article L.121-18 du Code de la consommation prévoit, en matière de vente de biens et de fournitures de services à distance, l’obligation pour le vendeur du produit ou le prestataire de services, d’informer le consommateur : des coordonnées téléphoniques permettant d’entrer directement en contact avec lui ;

  • de son adresse ;
  • s’il s’agit d’une personne morale : son siège social et, si elle est différente, de l’adresse de l’établissement responsable de l’offre ;
  • des frais de livraison, modalités de paiement, de l’existence d’un droit de rétractation, de la durée de l’offre ;
  • du coût d’utilisation de la technique de communication à distance ;

Le non-respect de ces mentions expose son auteur aux sanctions prévues pour les contraventions de quatrième classe, à hauteur de 750 euros.

B. Les mentions légales obligatoires pour la profession réglementée d’agent de recherches privées

L’article 5 de la directive européenne 2000/31/CE précitée sur le commerce électronique prévoit des exigences particulières, transposées en droit français à l’article 19 de la LCEN, en matière d’information à l’égard des professions réglementées ou des activités soumises à autorisation :

Ainsi, l’agent de recherches privées devra aussi faire figurer dans les mentions légales de son site Internet :

  • la référence aux règles professionnelles applicables, son titre professionnel, l’Etat membre dans lequel il a été octroyé, ainsi que le nom de l’ordre ou de l’organisme professionnel auprès duquel il est inscrit ;

[...]

Il est à noter que tout cabinet de recherches privées doit être titulaire de deux identifications administratives :

  • un numéro d’autorisation préfectorale (au vu de l’article 27 de la loi n° 83-629 du 12 juillet 1983)
  • un numéro national d’identification de l’entreprise attribué par le Centre de formalités des Entreprises

Ces deux numéros doivent figurer sur les documents du cabinet. Ainsi, ils devront apparaître aussi dans les mentions légales du site internet.

L’agence qui oublie de mentionner son numéro d’autorisation préfectorale s’expose à payer une amende de 3750 euros. Quant à l’agence qui ne mentionne pas son numéro national d’identification de l’entreprise, elle est passible d’une peine de 7500 euros.

Par Angélique Ursulet pour haas-avocats.com

En savoir plus :

http://www.haas-avocats.com/mention-legale/agent-recherche-prive-mentions-legales/

Les 15 astuces pour ne plus se faire piéger sur le Net …

Posté par Arnaud Pelletier le 23 septembre 2011

La plupart des internautes savent que surfer sur le Net n’est pas sans risques. Espionnage, arnaque, spam, publicité intempestive, vol de données : les délits du Net sont nombreux et aujourd’hui massivement répandus. Pour y faire face, il faut bien sûr disposer de logiciels de sécurité, mais cela ne fait pas tout. La grande majorité des infections ne dépendent que de la vigilance de l’utilisateur.

Mais avec le temps, les fraudeurs emploient des méthodes de plus en plus subtiles, et ont donc plus de chances de berner l’utilisateur. Chaque jour, de nombreuses personnes sont victimes d’arnaques parfois grossières, mais très profitables pour les fraudeurs. Pour vous aider à repérer et lutter contre ces tentatives de fraudes, nous avons constitué ce dossier répertoriant quinze des principaux pièges à éviter sur Internet.

[...]

  1. Les faux sites

  2. Mails frauduleux (ou « phishing »)

  3. Les barres d’outils

  4. Les publiciels (adwares)

  5. Les faux logiciels (rogues)

  6. Typosquatting

  7. Le HTTPS

  8. Les logiciels gratuits mais payants

  9. Les spywares

  10. Les jeux en ligne

  11. Les High Yield Investment Program (HYIP)

  12. La vente bradée d’objets de luxe

  13. Les faux profils

  14. Les abonnements automatiques

  15. Protéger ses identifiants

 

Par la rédaction pour commentcamarche.net

En savoir plus :

http://www.commentcamarche.net/faq/32768-15-astuces-pour-ne-plus-se-faire-pieger-sur-le-net

Secret des affaires : bientôt un texte de loi …

Posté par Arnaud Pelletier le 22 septembre 2011

Un texte de loi sur la protection du secret des affaires, qui serait symbolisé par le sceau “confidentiel entreprise”, doit être prochainement soumis à l’arbitrage de Matignon, a annoncé mercredi le ministre de l’Industrie Eric Besson. Sans “préjuger” de l’aval du Premier ministre François Fillon, le ministre a toutefois évoqué avec “optimisme” l’hypothèse d’un arbitrage positif de Matignon, étape indispensable vers une loi qui “aiderait nos entreprises à mieux maîtriser la diffusion de leurs données sensibles et stratégiques”.

Devant l’encombrement du calendrier parlementaire, a-t-il indiqué, ce texte inspiré du “Cohen Act” américain pourrait être porté par le député UMP du Tarn Bernard Carayon, auteur de plusieurs rapports et propositions de loi sur ce sujet. “Je m’efforce auprès du gouvernement de l’inscrire dans une niche parlementaire avant la fin de l’année”, a indiqué pour sa part le député, interrogé par l’AFP.

Le texte, préparé par un groupe de travail réuni par la Délégation interministérielle à l’intelligence économique (D2IE), instituerait un “confidentiel entreprise”, comme il existe un “confidentiel défense”. Certains documents scientifiques, techniques, commerciaux ou financiers seraient frappés de cette mention et leur divulgation constituerait une infraction pénale.

[...]

Il en va de la protection de l’économie française “face aux agressions inhérentes à l’intensification de la concurrence internationale”, a souligné Olivier Buquen, patron de la D2EI. Les données protégées seraient celles dont “la divulgation porterait une atteinte grave aux positions stratégiques, au potentiel ou aux intérêts de l’entreprise”. Le ministre a évoqué à titre d’exemples la divulgation non autorisée ou frauduleuse de projets technologiques, industriels, financiers ou commerciaux, de plans stratégiques, de fichiers clients, etc.

Eric Besson a par ailleurs annoncé la création d’un label “intelligence économique” pour les 71 “pôles de compétitivité” lancés à l’automne 2005 en France, à l’image des “clusters” anglo-saxons, et qui visent à lier entreprises et centres de formation et de recherche publics ou privés.

[...]

Eric Besson a dressé la liste des risques de dissémination non intentionnelle d’informations, ainsi qu’un manque de protection des systèmes informatiques et de sensibilisation des salariés à la sécurité économique.

Par AFP pour lefigaro.fr

En savoir plus :

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2011/09/21/97002-20110921FILWWW00605-secret-d-affairesbientot-un-texte-de-loi.php

Et aussi :

http://www.boursorama.com/international/detail_actu_intern.phtml?num=23f360e157c338714fb12606d18ad5fb

Et encore :

http://lentreprise.lexpress.fr/propriete-intellectuelle/secret-des-affaires-reveler-des-documents-confidentiels-de-l-entreprise-une-infraction-penale_30883.html

Une application de plus pour pister ses proches …

Posté par Arnaud Pelletier le 21 septembre 2011

Surtout destinée aux ados, l’application est censée permettre de géolocaliser le portable sur lequel elle est installée.

[...]

Une société propose depuis cette semaine un service présenté comme un système de géolocalisation des adolescents par leurs parents grâce à une application pour téléphone portable, rapporte “Le Parisien” du mardi 20 septembre : http://www.leparisien.fr/laparisienne/maman/si-on-peut-pister-son-ado-20-09-2011-1616270.php

Baptisé “MapMyMobile”, ce petit programme s’installe sur le téléphone portable de la personne que l’on veut suivre. L’utilisateur pourra à partir de ce moment localiser le téléphone sur un plan ou sur une vue satellite type Google Map.

Historique de déplacements

Les parents ont également la possibilité de consulter l’historique des déplacements de leurs enfants. Ils pourront même décider de zones pour lesquelles ils recevront un alerte par SMS ou email lorsque le téléphone “pisté” y entre ou en sort. Le service est facturé 7,90 euros pour deux mois ou 19 euros par trimestre et fonctionne sur les téléphones sous Androïd et BackBlerry.

Grâce à cette application, “on peut savoir à tout moment où est son ado, s’il est entré ou sorti du collège, s’il dort bien chez son copain après sa sortie en boîte”, explique au “Parisien” Daniel Vassallucci, PDG la société qui commercialise “MapMyMobile”, Mapping Control.

[...]

Si le but affiché est d’assurer la sécurité de ses enfants, se pose la question des détournements possibles de cette technologie. La société Mapping Control précise pourtant dans ses conditions générales que l’utilisateur s’engage à utiliser son application dans un cadre familial. Reste, même dans ces conditions, que “MapMyMobile” sera l’outil idéal pour traquer, par exemple, son conjoint…

Par Jérôme Hourdeaux pour nouvelobs.com

En savoir plus : http://hightech.nouvelobs.com/actualites/20110920.OBS0706/une-application-pour-pister-ses-proches.html

Action en contrefaçon, action en concurrence déloyale… Quels sont les moyens à mettre en œuvre pour faire constater et cesser des infractions qui portent atteinte à la position de l’entreprise sur son marché.

Si l’entreprise est titulaire de droits de propriété intellectuelle (tels que marque, dessins et modèles, brevets, base de données…), elle pourra introduire un recours en contrefaçon. Ce dernier se résout habituellement en dommages et intérêts destinés à réparer le préjudice subi. En la matière, la retenue en douanes et la saisie contrefaçon sont des procédures spécifiques très efficaces.

L’action en concurrence déloyale

A défaut de posséder un tel droit privatif – et ce d’autant que les secrets d’affaires sont rarement protégeables à ce titre -, la société victime pourra toujours agir sur le fondement de l’action en concurrence déloyale, eu égard à la désorganisation interne de l’entreprise par voie de détournement de fichiers ou de débauchage de salariés, tel que dégagé par la jurisprudence.

[...]

Un droit pénal à parfaire

C’est pourquoi l’entreprise victime peut être tentée de s’en remettre aux investigations de la force publique, qui dispose de moyens d’enquête plus contraignants. La voie pénale pourrait dès lors se révéler décisive pour diminuer les agissements répréhensibles. Or, s’il existe de nombreux textes vus plus haut, couvrant la quasi-totalité des faits répréhensibles, une part non négligeable des comportements blâmables échappe toutefois à une qualification pénale.

[...]

Bientôt une avancée décisive ?

A ce jour, seul l’abus de confiance semble donc être retenu pour réprimer les actes de divulgation, mais ce fondement ne trouve à s’appliquer que si au moins deux conditions sont remplies : d’une part, il faut que la société victime ait préalablement remis à l’auteur de l’infraction un bien pour un usage déterminé ; d’autre part, il doit exister un lien contractuel antérieur entre la victime et l’auteur de l’infraction.

[...]

Par Olivier de Maison Rouge, avocat, membre de la Commission “secrets d’affaires” de l’AIPPI (Association internationale pour la protection de la propriété intellectuelle) pour lentreprise.lexpress.fr

En savoir plus :

http://lentreprise.lexpress.fr/propriete-intellectuelle/comment-se-defendre-en-cas-d-atteinte-au-secret-des-affaires_30602.html

 

 

Espionnage économique : la guerre des services secrets …

Posté par Arnaud Pelletier le 19 septembre 2011

Infiltrer des sociétés de hautes technologies pour voler des secrets industriels, espionner pour mieux gagner des marchés : la guerre économique est bel et bien lancée ! Le journal de l’Intelligence Économique d’Ali Laïdi a enquêté sur les heures les plus sombres de l’espionnage industriel transatlantique.

A la chute du bloc communiste en 1991, les services secrets de l’Alliance Atlantique sont en pleine crise d’identité. Privés de leur ennemi soviétique, il leur faut trouver un nouveau combat.
France, Etats-Unis, Royaume-Uni … les Etats comprennent que le nouvel ordre mondial reposera dorénavant sur leur prospérité économique. Les services secrets du monde entier partent donc à la conquête des marchés. Ils n’hésitent pas à infiltrer des entreprises étrangères afin de leur voler leurs secrets technologiques.

Au début des années 80, la DGSE française (Direction Générale de la Sécurité Extérieure) entreprend ainsi d’infiltrer 49 entreprises américaines. Des ingénieurs français se font embaucher chez IBM, Hewlett Packard ou encore Texas Instrument, et tentent d’accéder à des secrets industriels américains. Le gouvernement français est pris en flagrant délit par la CIA, qui crie à la trahison.
L’espionnage technologique n’a cependant rien d’extraordinaire estime Jean Guisnel, journaliste au Point et co-auteur du documentaire réalisé par David Korn-Brzoza : “L’espionnage c’est une culture. C’est aussi de nouvelles expériences. Dans les années 80, tout le monde faisait de l’espionnage économique. Et aujourd’hui encore il y a des entreprises qui sont pénétrées par des services étrangers dans tous les pays. C’est une constante avec des priorités variables”.

[...]

Par Victoire MEYNIAL pour france24

En savoir plus :

http://www.france24.com/fr/20110507-espionnage-economique-guerre-services-secrets-cia-fbi-dgse-dst-renseignements-france-etats-unis

Intelligence économique. Mythes et réalités …

Posté par Arnaud Pelletier le 16 septembre 2011

Il est à noter la sortie remarquée de l’ouvrage : Intelligence économique. Mythes et réalités chez CNRS dont l’auteur est Nicolas Moinet.

Le pitch :

Encensée, fantasmée, décriée, ultramédiatisée et pourtant méconnue, l’intelligence économique n’a rien de commun avec ce nouvel avatar de Big Brother que nous décrivent complaisamment adeptes de la théorie du complot et autres amateurs de caricatures orwelliennes. Loin des stéréotypes qui entourent trop souvent ce sujet sensible, Nicolas Moinet signe une analyse remarquable sur une activité dont les premiers balbutiements remontent à la Seconde Guerre mondiale et qui marque aujourd’hui en profondeur le développement de nos sociétés en réseaux.

Acquisition d’informations stratégiques, soutien aux conquêtes de marchés par les entreprises, capacité d’imposer internationalement des normes, des images et des valeurs, activités de veille et de protection des données confidentielles : art de la gestion des connaissances autant qu’art de la guerre, l’intelligence économique consiste d’abord et surtout à comprendre un environnement complexe et à prendre la bonne décision. Nicolas Moinet nous rappelle qu’elle obéit uniquement à des sources et des moyens légaux, et se distingue donc de l’espionnage industriel. Il nous montre également que l’intelligence économique interroge la notion de « capitalisme cognitif » qui est au cœur de la mutation actuelle des rapports de force économiques.

Enfin, études de cas à l’appui, il fait de la communication la clé de l’agilité stratégique, redonnant à cette dimension oubliée la place qui lui revient.

[...]

Par Nicolas MOINET

Professeur des universités à l’IAE de Poitiers
Responsable du Master Intelligence Economique & Communication Stratégique (ICOMTEC)
Chercheur au CEREGE & chercheur associé à l’Institut des Sciences de la Communication – CNRS
 

En savoir plus :

http://www.cnrseditions.fr/Communication/6468-intelligence-economique-nicolas-moinet.html