Un tueur à gages répond à une commande sur Facebook !!!
Un drame a été évité de peu aux États-Unis. Une jeune mère de famille a tenté de se débarrasser de son compagnon en recrutant un tueur à gages via Facebook. Celui a répondu favorablement à la “commande” sur le réseau social, mais n’a pas pu mettre en œuvre son plan grâce à l’intervention de la police.
Facebook ne sert pas uniquement à retrouver des anciens familles ou de la famille. C’est aussi un lieu où des règlements de compte peuvent avoir lieu. C’est le fait divers que rapporte ABC. Le site communautaire américain a permis à une mère de famille d’engager quelqu’un comme tueur à gages. Selon le réseau de télévision, la jeune femme souhaitait se débarrasser du père de son enfant.
Plutôt que de fréquenter les tripots et les bars malfamés, Eley – c’est son nom – a simplement laissé un message sur son mur Facebook. Message qui a finalement reçu une réponse favorable quelques temps plus tard. La police indique qu’un certain Timothy a répondu à la commande, non pas directement, mais par des phrases implicites “n’en dis pas plus“, “à quoi il ressemble“, “où est-ce qu’il se trouve” ou encore “je veux l’argent d’abord“.
Les menaces, dont le père a eu connaissance, n’ont pas été prises à la légère. Inquiété, il a contacté les forces de l’ordre. Armées d’un mandat, ces dernières se sont rendues au domicile de Timothy et ont découvert un pistolet calibre .22 chargé et dont le numéro de série avait été effacé. Elles ont également constaté que Timothy avait publié sur Facebook des photos de lui avec ses armes, au cas où il serait pris à la légère.
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Par Julien L. pour numerama.com
En savir plus :
http://www.numerama.com/magazine/19066-un-tueur-a-gages-repond-a-une-commande-sur-facebook.html
Les détectives privés sur le marché du recrutement …
Recourir à un détective privé pour recruter ? L’idée peut paraître saugrenue, voire décalée. Or, certaines entreprises n’hésitent pas à faire appel aux services des détectives privés (ou agents de recherche privée) pour débusquer les CV truqués dans le cadre d’une enquête de pré-embauche. Ainsi en France, près de 1.000 professionnels officieraient dans ce domaine, selon le SNARP (Syndicat national des agents de recherche privée).
“Notre mission consiste à vérifier l’authenticité du parcours professionnel du candidat, explique Emmanuel Magne, gérant d’Investipole, à Lyon (69). De fait, la moitié des CV comportent des anomalies.” Un chiffre qui englobe évidemment toutes les imperfections recensées : “Les principales erreurs concernent les fausses expériences à l’étranger, les rémunérations gonflées, les responsabilités exagérées ou encore les périodes de chômage maquillées en activité…”, ajoute-t-il.
- Une pratique encore peu développée
Sur un marché de l’emploi particulièrement frileux, les postulants n’hésitent pas, en effet, à “améliorer” leur CV quand il s’agit de se vendre. 75 % des curriculum vitae sont concernés, selon le cabinet Florian Mantione Institut. Un constat qui pousse certains dirigeants, directeurs de ressources humaines, voire chasseurs de têtes suspicieux à franchir le pas pour valider le passé de certains candidats, en particulier pour les profils stratégiques, cadres dirigeants, responsables financiers et commerciaux. “Contrairement aux États-Unis, à l’Allemagne et à la Suisse, ce genre de pratiques n’est pas très développé en France, estime Thomas Carillon, directeur de l’agence Helios Investigations & Stratégies, implantée à Nîmes (30) et Montpellier (34). Dans ces pays, la vérification est quasi-systématique.”
Les entreprises françaises compteraient, elles, sur l’entretien d’embauche pour repérer les éventuelles tromperies. Chez Investipole, l’enquête de pré-embauche représente ainsi seulement 2 % de l’activité. Chez Hélios Investigations & Stratégies, 5 % : la plupart des missions se concentrant sur les fraudes, le contre-espionnage industriel, la concurrence déloyale ou les pratiques anticoncurrentielles.
Les détectives sont pourtant convaincus de l’efficacité de leurs interventions. “Il y a quelque temps, une entreprise française a fait appel à nos services car elle avait des doutes sur le parcours d’un candidat pour un poste de directeur commercial, poursuit Thomas Carillon. Le postulant avait enchaîné de nombreuses expériences de très courte durée. Or, en fouillant dans son passé, nous nous sommes rendu compte que plusieurs plaintes pour harcèlement sexuel avaient été déposées à son encontre.” Ce type de procédure judiciaire peut, en effet, se révéler “préjudiciable pour l’entreprise en termes d’images, de management et de chiffre d’affaires”.
La vérification des diplômes obtenus à l’étranger est un autre exemple de mission confiée à ces agences. “Les entreprises sont parfois perdues”, explique Thomas Carillon. Coût de la recherche : de 1.000 à 2.000 € selon les agences et les missions.
- Avancer à visage découvert
Ces pratiques sont, toutefois, fortement controversées, notamment de la part des cabinets de recrutement. D’ailleurs, Florian Mantione, directeur du cabinet éponyme précise : “Ma priorité est d’instaurer une relation de confiance avec le candidat. L’entretien permet de valider certains points obscurs du curriculum. De même, je demande les références des derniers employeurs, ainsi que les trois derniers bulletins de salaire du candidat, y compris celui de décembre qui indique le total des rémunérations, car 81 % des candidats mentent sur leurs rémunérations. Mais tout est fait dans la transparence.”
Fouiller dans la vie des candidats “est totalement contraire à la déontologie”, affirme Alain Gavand, directeur d’Alain Gavand Consultants, qui réfute également ce genre de méthodes. Il est d’ailleurs à l’origine de la charte “réseaux sociaux, Internet, vie privée et recrutement”, signé en 2009, visant à sensibiliser les recruteurs aux risques de dérapage dans l’utilisation des réseaux sociaux et d’Internet dans le recrutement. Pas question donc pour lui de “googliser” les candidats – en l’occurrence interroger Google sur leur nom et prénom – ou de consulter leurs éventuelles pages Facebook ou Copains d’avant. Les avocats, ensuite, restent sur leur garde (lire encadré ci-dessous “Que dit la CNIL ?”).
Certes, conscients des risques du métier, les agents de recherche privée affirment agir dans le strict respect des règles : “La profession est très encadrée, rassure Arnaud Pelletier, directeur de l’agence Leprivé, à Enghien-les-Bains (95). Il ne faut pas tomber dans le voyeurisme, ni l’atteinte à la vie privée.” Qui plus est, le candidat doit être informé, en amont, des investigations. La recherche d’informations passe notamment par le Net, en particulier sur les réseaux sociaux ; les registres prud’homaux, les articles de presse, ou encore les contacts avec les anciens collègues.
- Des abus manifestes
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Par Anne Bariet pour pourseformer.fr
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L’espionnage sur Internet est une menace grandissante …
Les services secrets canadiens ont averti que les cyberattaques sur le Web sont la forme d’espionnage qui augmente le plus rapidement.
Le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) a prévenu que les secteurs de l’énergie, de la finance et des télécommunications devenaient de plus en plus susceptibles d’être la cible d’attaques virtuelles.
Dans son rapport annuel public, le SCRS souligne avoir enquêté l’an dernier sur les menaces provenant de pays étrangers, de terroristes et de pirates informatiques contre des systèmes d’information essentiels.
L’agence mentionne également que les outils et techniques offerts sur Internet permettent d’espionner sans trop de risques et de façon sécuritaire.
«Les enquêtes du Service portent sur les menaces ou les incidents à caractère politique qui nuisent à l’intégrité, à la confidentialité ou à la disponibilité de l’infrastructure d’information essentielle», indique-t-on dans le rapport déposé lundi devant le Parlement.
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Les attaquants ciblent principalement les systèmes informatiques pour acquérir des informations liées à la «technologie, la propriété intellectuelle, la stratégie militaire et les armes ainsi que des informations d’ordre commercial et des détails au sujet des stratégies portant sur divers enjeux nationaux et internationaux», peut-on lire dans le rapport de la SCRS.
Par Jim Bronskill pour La Presse Canadienne
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Comment travaillent les détectives privés américains ?
Emmanuelle Welch est détective privée à Washington pour l’agence de recherche French Connection Research. Cette Française raconte la manière dont les «private investigators» travaillent aux Etats-Unis et analyse les moyens déployés autour de l’affaire DSK.
Quelles sont les différences entre le métier de détective privé aux Etats-Unis et en France?
Aux Etats-Unis, l’emploi de détectives par les avocats dans des contre-enquêtes pénales, par exemple, est complètement répandu. Certains avocats ont même un ou plusieurs détectives salariés dans leur cabinet. Même les avocats commis d’office par les tribunaux, les «public defender», peuvent avoir recours à des détectives privés, à des taux horaires plafonnés.
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Combien y en-a-t-il aux Etats-Unis? Comment sont-ils organisés ?
Selon les statistiques du gouvernement américain, il y a environ 50.000 détectives privés aux Etats-Unis et leur nombre augmente régulièrement.
Ceci est dû aux inquiétudes sécuritaires de l’après 11-Septembre, à la montée du nombre d’actions en justice et de la cybercriminalité, notamment des nouvelles atteintes à la vie privée genre cyberstalking. Mais le chiffre réel est difficile à évaluer car certains Etats ne requièrent pas de licence professionnelle.
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Sur quels types d’affaires interviennent-ils majoritairement?
En général, les détectives préfèrent travailler pour de gros clients réguliers, des cabinets d’avocats, des compagnies d’assurances, etc. Mais tout dépend de l’Etat dans lequel ils se trouvent: en Californie, par exemple, où les accidents du travail sont généreusement indemnisés, de nombreux détectives se spécialisent dans ce genre de fraude.
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Quel est leur rôle? Jusqu’où peuvent-ils aller?
Leur rôle est de rassembler les informations et de les présenter au client qui, lui, décidera ce qu’il veut en faire.
Sur l’affaire DSK par exemple, les détectives employés par Brafman et Taylor sont à la recherche de toutes les informations susceptibles de décrédibiliser le témoignage de la victime présumée. Elle n’était pas du genre a s’épancher sur le Web et n’a laissé pratiquement aucune trace dans les bases de données. Les «private investigators» sont en train de parcourir les quartiers où elle a vécu depuis son arrivée aux USA, de parler à d’anciens collègues, d’anciens voisins pour faire une enquête de «caractère». Était-elle une bonne locataire? Sérieuse au travail? Quelles étaient ses mœurs? Prenait-elle des drogues? Avait-elle des dettes? S’était-elle déclarée en faillite personnelle et serait donc à court d’argent? Ses papiers étaient–ils en règle ou a-t-elle menti en remplissant sa demande de visa ou de carte verte?
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Sur l’affaire DSK, que peuvent-ils apporter? Est-ce que l’accusation les craint vraiment?
Dans l’affaire DSK, l’accusé a des ressources illimitées, mais le procureur général est également déterminé a remporter ce procès. Des moyens exceptionnels sont déployés des deux côtés.
Internet a-t-il considérablement modifié la façon d’enquêter?
La quantité d’information que les gens dévoilent volontairement sur le Web est vertigineuse. C’est formidable pour nous, car, en parallèle, et c’est ironique, les lois de protection de la vie privée aux USA limitent de plus en plus les détectives dans leur accès à certaines données. Dans certains Etats, il est devenu difficile d’identifier le propriétaire d’un véhicule sur la base de sa plaque d’immatriculation. Au niveau fédéral, il est illégal de se faire passer pour quelqu’un auprès d’une banque pour obtenir des informations financières et depuis 2007, de se faire passer pour un abonné de compagnie téléphonique pour obtenir des informations confidentielles sur sa facture, par exemple.
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Quelles étaient vos dernières affaires?
Rien à voir avec du pénal: je devais retrouver les héritiers d’une violoniste américaine gauchère afin que mon client, lui même gaucher, propose de leur racheter un instrument.
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Les détectives privés sont des personnages récurrents des séries et films américains, est-ce que les clichés qui s’y attachent pèsent dans les relations quotidiennes?
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Par Quentin Girard pour liberation.fr
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http://www.liberation.fr/monde/01012342414-comment-travaillent-les-detectives-prives-americains
La semaine de l’information stratégique
- L’intelligence économique en Normandie, une CCI active …
Depuis bientôt 2 ans qu’il occupe la fonction de délégué interministériel à l’intelligence économique, Olivier Buquen a entrepris d’effectuer un tour de France des régions pour y mesurer tantôt l’excellence, tantôt le manque de prise de conscience en matière d’intelligence économique. Derrière une terminologie qui peut parfois paraître abstraite, se cache pourtant la survie de [...]
- La preuve numérique dans la procédure du divorce pour faute …
Annonces, rencontres, tchats sur Internet, inscription sur des sites de rencontre, copie des données du disque dur, espionnage de l’ordinateur, SMS, E-mail : quels sont les éléments qui peuvent être produits comme preuves dans le cadre du divorce pour faute ? « Le divorce peut être demandé par l’un des époux lorsque des faits constitutifs d’une violation grave [...]
- Alerte on vous espionne !
Un article : lesgrandesoreilles.com L’espionnage au quotidien gagne du terrain. De la microcaméra aux écoutes planétaires, les outils ne manquent pas. On surveille dans la rue, au bureau ou sur internet, on suit à la trace via téléphone portable, cartes à puce ou système de vidéosurveillance. Quand M. Dupond devient James Bond… Suivez le guide. [...]
- De plus en plus de détectives dans les procédures en France …
[...] Recourir aux services des agences de détectives est désormais une pratique, discrète, mais courante, de nombreux avocats hexagonaux. «La demande est croissante», atteste Jean-Claude Barret, collaborateur au cabinet Duluc, un des grands noms parisiens. Enquêtes judiciaires Longtemps cantonnés aux constats d’adultères, les privés ont désormais conquis une place dans tous les domaines du contentieux, [...]
- Salariés : les entreprises cybersurveillées …
Longtemps protégés par le respect de la vie privée, les mails internes et les activités Internet des salariés peuvent être utilisés contre eux par l’entreprise, en toute légalité. Certains en ont fait l’amère expérience. «Attention à ce que vous postez sur Facebook ! Cela pourrait se retourner contre vous tôt ou tard. » Ce judicieux [...]
L’intelligence économique en Normandie, une CCI active …
Depuis bientôt 2 ans qu’il occupe la fonction de délégué interministériel à l’intelligence économique, Olivier Buquen a entrepris d’effectuer un tour de France des régions pour y mesurer tantôt l’excellence, tantôt le manque de prise de conscience en matière d’intelligence économique. Derrière une terminologie qui peut parfois paraître abstraite, se cache pourtant la survie de nos entreprises sur les marchés internationaux…
Protégons-nous !!! Telle pourrait être la conclusion de la journée de rencontre organisée cette semaine en préfecture de région entre les acteurs économiques et les différents services de l’Etat concernés par la question de l’intelligence économique (IE).Une entrevue marquée par la venue d’Olivier Buquen, le monsieur IE en France. Directement rattaché à la présidence de la République et placé auprès du ministère de l’Economie, il a pour mission d’animer mais aussi de promouvoir toutes les actions en faveur de la défense de nos entreprises.
Dans l’économie de marché dans laquelle elles évoluent, nos entreprises sont bien souvent exhortées à se tourner vers les marchés de l’export pour gagner des parts de marchés supplémentaires. Un positionnement que ne remet nullement en cause Oliver Buquen, bien au contraire, mais sur lequel il souhaite attirer l’attention des entreprises, a fortiori des PME, souvent moins bien armées que les grands groupes. « Lorsque nos entreprises vont à l’export, elles doivent être conscientes qu’elles sont de fait plus exposées. Il nous appartient donc de les alerter sur les risques potentiels, car notre objectif est la protection du patrimoine économique et scientifique des sociétés de recherche et des entreprises. Protection de leurs brevets, de leur réputation, de leurs actifs… et de leurs emplois ! », insiste le délégué.
[...]
Afin de pouvoir informer de manière concrète les entreprises sur les risques auxquels elles peuvent être exposées, l’Etat recense sur une base de données toutes les atteintes dont des entreprises françaises ou étrangères, ont été l’objet. Cela va du simple vol de portable ou clé USB à l’intrusion du réseau informatique d’une entreprise en passant par la campagne de désinformation. « Dès qu’une entreprise est victime de ce type de méfait, elle doit nous prévenir. Elle doit également prendre contact avec nos représentations locales lorsqu’elle envisage une mission export par exemple, que nous puissions l’informer en amont des bonnes pratiques à mettre en œuvre pour assurer sa sécurité économique ».
Complément d’information avec Olivier Buquen, au micro de Jacques-Olivier Gasly
1 – Qu’est-ce que l’Intelligence Economique ?
2 – Quel est le but de ce type de journée ?
3 – Que doit faire une entreprise lorsqu’elle est victime d’une « attaque » ?
Par la CCI de Normandie pour drakkaronline.com
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La preuve numérique dans la procédure du divorce pour faute …
Annonces, rencontres, tchats sur Internet, inscription sur des sites de rencontre, copie des données du disque dur, espionnage de l’ordinateur, SMS, E-mail : quels sont les éléments qui peuvent être produits comme preuves dans le cadre du divorce pour faute ?
« Le divorce peut être demandé par l’un des époux lorsque des faits constitutifs d’une violation grave ou renouvelée des devoirs et obligations du mariage sont imputables à son conjoint et rendent intolérable le maintien de la vie commune » (article 242 du Code civil).
« Les faits invoqués en tant que causes de divorce peuvent être établis par tout mode de preuve, y compris l’aveu » (article 259 du Code civil). Il faut tout de même préciser que, pour des raisons évidentes, les témoignages des descendants des époux, c’est-à-dire ceux des enfants et des petits-enfants, ne sont pas retenus.
Par ailleurs, il existe des limites légales à la recevabilité des preuves collectées ; ces limites tiennent aux moyens mis en œuvre pour recueillir les preuves.
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- L’inscription d’un époux sur un site de rencontre peut-elle constituer une faute ?
Selon la jurisprudence, un acte d’inscription isolé sur un site de rencontre ne saurait, à lui seul, être retenu comme une faute justifiant le prononcé d’un divorce. En effet, toute faute ou violation d’un devoir ou d’une obligation conjugale ne justifie pas le prononcé du divorce ; la faute doit revêtir un caractère de gravité suffisante ou être répétée pour que le juge accepte de prononcer le divorce.
Mais lorsqu’il est « produit des éléments démontrant que l’époux s’est inscrit sur un site de rencontres depuis une certaine période, qu’il entretient des correspondances intimes, envoie des photos compromettantes et recherche manifestement des aventures extraconjugales », le juge peut reconnaître dans ces comportements une faute qui justifie le prononcé du divorce (Cour d’appel de Lyon 2ème chambre 7 février 2011, N° de RG : 09/06238)
Il en est de même lorsqu’il est démontré qu’un époux s’adonne à « une fréquentation soutenue et injurieuse d’Internet sur des sites de rencontres ou pornographiques » (Cour d’appel de Paris, 19 décembre 2007, N° de RG : 07/03365)
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- Quand la chasse aux SMS est ouverte dans le divorce pour faute :
« L’écrit sous forme électronique est admis en preuve au même titre que l’écrit sur support papier, sous réserve que puisse être dûment identifiée la personne dont il émane et qu’il soit établi et conservé dans des conditions de nature à en garantir l’intégrité » (Article 1316-1 du Code civil).
Malgré cet article énoncé par la loi n° 2000-230 du 13 mars 2000 portant adaptation du droit de la preuve aux technologies de l’information et relative à la signature électronique, les juridictions considéraient, jusqu’à une décision récente de 2009, que les SMS « relevaient de la confidentialité et du secret de la correspondance » et que la « lecture de ces courriers à l’insu de leur destinataire constitue une atteinte grave à l’intimité de la personne ».
Mais, la Cour de cassation, dans un arrêt en date du 17 juin 2009, a admis la recevabilité des SMS comme preuve dans la procédure de divorce pour faute. Dans cette affaire, une épouse avait produit des SMS trouvés sur le portable professionnel de son époux pour prouver les relations extraconjugales de ce dernier. La cour a rappelé que « que la preuve pouvant être apportée par tout moyen [en ce compris les SMS] excepté par violence ou par fraude », (Cour de cassation, chambre civile, 17 juin 2009, N° de pourvoi : 07-21796).
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- Y a-t-il des limites aux fouilles et intrusions dont peut faire objet l’ordinateur utilisé par l’époux pour trouver des preuves ?
« Dès lors que l’ordinateur consulté est l’ordinateur familial, accessible par l’un ou l’autre des époux, sans code d’accès verrouillé », le juge considère que les preuves recueillies par un époux sont recevables, à moins que l’autre ne démontre qu’un moyen frauduleux a été utilisé pour consulter les messages. (Cour d’appel de Lyon, 2ème chambre, 7 février 2011, N° de RG : 09/06238).
[...]
De même, la mise en place de logiciels pour espionner et surveiller les sites consultés par l’époux, le piratage de sa boite mail, ou tout autre procédé de ce genre destiné à capter ses conversation ou échanges vidéo doivent être tenus pour des procédés frauduleux.
[...]
Par Judith Duperoy, Avocat, pour village-justice.com
En savoir plus :
http://www.village-justice.com/articles/Infidelite-virtuelle-adultere-preuve,10323.html
Alerte on vous espionne !
Un article : lesgrandesoreilles.com
L’espionnage au quotidien gagne du terrain. De la microcaméra aux écoutes planétaires, les outils ne manquent pas. On surveille dans la rue, au bureau ou sur internet, on suit à la trace via téléphone portable, cartes à puce ou système de vidéosurveillance. Quand M. Dupond devient James Bond… Suivez le guide.
Vous ne pourrez pas y échapper : l’espionnite est à la mode. Psychose, parano ou réalité ? En tout cas, sur le lieu de travail, chez soi, à l’occasion d’un achat, lors d’un voyage, dans les supermarchés, chaque moment de la vie donne lieu, à notre insu, à écoute et surveillance ! On estime qu’en moyenne un Français est fiché vingt fois dans une journée à travers ses actes de la vie courante. Neuf ordinateurs sur dix connectés à la toile portent, sans le savoir, des logiciels espions, les fameux spywares. Mais ce n’est pas tout : il y a le petit patron soucieux de protéger sa caisse, la grande entreprise suivant attentivement les faits et gestes de ses salariés ou l’homme de marketing nourrissant d’immenses bases de données. Sans oublier l’espionnage entre voisins, conjoints ou employés qui donne lieu à des procès en cascade. Depuis le 11 Septembre, les grandes oreilles de l’Etat mais aussi celles des entreprises ne se sont jamais autant déployées. Les yeux aussi : on estime à un million le nombre de caméras de vidéosurveillance en France.
Longtemps réservés aux services secrets, les caméras miniatures, les micros cachés et les stéthoscopes capables d’écouter à travers des murs de béton armé sont aujourd’hui interdits d’utilisation, mais en vente libre dans le commerce. Sans compter un arsenal de produits grand public, de l’appareil photo numérique miniaturisé au smartphone dernier cri, tous faciles à détourner de leur usage premier.
Les affaires médiatisées constituent l’arbre qui cache une jungle : contrôle excessif dans les bureaux, piratage d’ordinateurs, installation sauvage de vidéosurveillance, faux entretiens de recrutement, filature de personnels gênants, bases de données marketing non déclarées, utilisation de « loggers » décryptant les journées de travail, fouilles illicites des disques durs, etc. Le danger menaçant nos vies privées est d’autant plus grand que – les hackers le disent haut et fort – aucune donnée confidentielle informatisée n’est inviolable, cartes de crédit et cartes Vitale comprises. Bref, le secret n’existe plus. Et c’est bien le droit à la vie privée qui se trouve menacé par le développement tous azimuts du Big Brother technologique. Enquête sur le monde flou et fou de ce nouvel espionnage.
- Sortez les mouchards
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- Souriez, vous êtes filmés
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- Des coupables identifiés, mais trop tard
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- Quand la technologie nous trahit
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- Le rasoir qui trace plus près
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- Votre patron sait tout, voit tout, entend tout
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- Une variété de mouchards technologiques
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- Espionnage industriel : tous les coups sont permis
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L’espionnage touche quasiment tous les secteurs. L’armement et la sécurité sont parmi les plus sensibles. Un officier de l’armée grecque vient d’être arrêté pour avoir divulgué à des sociétés privées des informations confidentielles concernant l’achat de F-16 et d’avions de combat Eurofighter du consortium européen EADS. Mais tous les secteurs extrêmement concurrentiels, que ce soit l’agroalimentaire, les cosmétiques, les secteurs pharmaceutiques… sont concernés. Comme toutes les guerres, la guerre économique ne se gagne qu’avec de bonnes informations.
Par la rédaction de lesgrandesoreilles.com
En savoir plus :
http://www.lesgrandesoreilles.com/2010/07/24/alerte-on-vous-espionne/
De plus en plus de détectives dans les procédures en France …
[...] Recourir aux services des agences de détectives est désormais une pratique, discrète, mais courante, de nombreux avocats hexagonaux. «La demande est croissante», atteste Jean-Claude Barret, collaborateur au cabinet Duluc, un des grands noms parisiens.
- Enquêtes judiciaires
Longtemps cantonnés aux constats d’adultères, les privés ont désormais conquis une place dans tous les domaines du contentieux, y compris parfois les affaires pénales. Roger Marc-Moreau, qui a contribué à faire basculer le dossier Omar Raddad, est l’un des spécialistes de la «contre-enquête». Dans son carnet d’adresses figurent les avocats pénalistes les plus réputés, mais c’est souvent dans les cas les plus désespérés que son intervention est sollicitée. On a vu les proches de personnes mises en cause organiser des collectes pour s’offrir ses services.
[...]
S’il est peu connu, c’est qu’en France, le travail des privés n’apparaît souvent aux yeux du public – et du magistrat – qu’à travers le filtre de l’avocat. C’est le plus souvent lui, qui, une fois renseigné, demande aux juges de nouveaux actes. «C’est ce que nous avons fait récemment, dans un dossier d’enlèvement d’enfants, raconte Hugues Letellier, avocat à Paris. L’enquête n’avançait pas, le père a voulu quelqu’un qui se consacre pleinement à cette recherche.»
- Contentieux familiaux
«Il n’est pas rare que nous guidions la main des enquêteurs, par exemple dans les dossiers fiscaux», glisse pudiquement un autre conseil, «et en général, ils comprennent que la piste que nous indiquons est fiable…». Malgré tout, la facture d’une enquête importante atteint vite plusieurs dizaines de milliers d’euros. «Récemment une commune n’a pas hésité, raconte Alain Letellier, détective parisien, elle a engagé un détective privé pour résoudre un problème de dégradation.»
Dans les dossiers financiers, les agences de détectives se présentent volontiers sous une bannière moins sulfureuse: celle de l’«intelligence économique». Pister les échanges entre deux sociétés sœurs entre la France et le Maroc, ou traquer un compte dissimulé à l’étranger constitue leur quotidien.
[...]
- Des «rapports confidentiels»
Les privés sont encore extrêmement présents dans les contentieux familiaux, malgré la réforme de la loi sur le divorce. Le visage de ce conseil en stratégie d’entreprise s’est figé lorsqu’il a entendu l’avocat de son ex-femme prononcer, devant le juge, le montant exact de la déclaration d’impôt de sa nouvelle petite amie. Il lui a fallu quelques jours pour comprendre que le conseil en question s’est adjoint les services d’un «privé» pour compléter son dossier de tous les éléments susceptibles de faire pencher la balance du côté de sa cliente. Les bonnes vieilles ficelles font également toujours recettes, comme la filature de l’un des membres du couple soupçonné d’entretenir une autre relation amoureuse.
Dans les dossiers judiciaires apparaissent désormais régulièrement, le plus officiellement du monde, des «rapports confidentiels» signés de la main d’un enquêteur privé. Libre au juge d’accorder à ces pièces le poids qu’il souhaite. Quand aux informations qui auraient été recueillies en dehors des strictes règles légales, qui ne peuvent apparaître aux yeux du juge, elles pourront toujours servir d’arguments dans une négociation…
Par Laurence De Charette pour lefigaro.fr
En savoir plus :
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2011/05/30/01016-20110530ARTFIG00710-de-plus-en-plus-de-detectives-dans-les-enquetes-judiciaires.php
Salariés : les entreprises cybersurveillées …
Longtemps protégés par le respect de la vie privée, les mails internes et les activités Internet des salariés peuvent être utilisés contre eux par l’entreprise, en toute légalité. Certains en ont fait l’amère expérience.
«Attention à ce que vous postez sur Facebook ! Cela pourrait se retourner contre vous tôt ou tard. » Ce judicieux conseil émane de Barack Obama. Destiné à l’origine aux étudiants américains, il pourrait tout aussi bien être adressé aux salariés français. Que ce soit sur les réseaux sociaux, dans leurs courriels ou leur usage d’Internet au bureau, ceux-ci sont encore nombreux à imaginer que le droit à la liberté d’expression et le respect de la vie privée les protègent de toute sanction. Mais ce sentiment d’impunité pourrait leur valoir quelques mésaventures, comme le souligne l’évolution récente de la jurisprudence.
Certes, la cybersurveillance exercée par l’employeur n’est pas techniquement une nouveauté. Dans la très grande majorité des entreprises, la direction est capable, via le service informatique, d’explorer la messagerie ou le disque dur d’un salarié jusque dans ses moindres recoins. Mais dénicher un courriel dans lequel un employé se vante de buller durant les heures de travail est une chose, l’utiliser dans une procédure disciplinaire en est une autre. « La clef, c’est la licéité de la preuve, explique l’avocate Isabelle Schucké-Niel. Qu’importe la gravité du contenu : si l’entreprise n’a pas pris légitimement connaissance du mail incriminé, le document ne peut être produit devant un juge. »
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Dailymotion
Sur ce plan, les salariés ont longtemps bénéficié d’un jugement de la chambre sociale de la Cour de cassation datant de 2001, qui étendait le secret de la correspondance aux courriels et rendait ceux-ci quasi intouchables au nom du respect de la vie privée. « Cette jurisprudence visant les courriels privés a amené les salariés à penser que le secret des correspondances couvrait tous leurs mails, explique Jean-Emmanuel Ray, professeur de droit du travail à Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Mais la Cour de cassation a récemment rappelé l’opposition entre courriel professionnel et courriel privé. » Depuis un arrêt du 15 décembre 2010 par exemple, tous les dossiers, fichiers et mails envoyés par les salariés sont présumés professionnels et donc peuvent être légitimement ouverts par l’employeur, sauf si l’expéditeur spécifie « privé » dans l’intitulé. La direction reste certes tenue d’informer les représentants des salariés puis ceux-ci sur une possible cybersurveillance. Mais la plupart des grandes entreprises ont pris soin de se couvrir sur ce point.
Outre le contenu des mails, de nombreux DRH ont également en ligne de mire le temps passé sur Dailymotion ou lequipe.fr. « Les entreprises sont vigilantes sur les abus, confirme Isabelle Schucké-Niel. Il nous arrive d’accompagner des DRH qui font des licenciements disciplinaires sur ces questions. » Et l’avocate de citer en exemple une procédure engagée contre une salariée qui mettait à jour sans arrêt son blog personnel durant son temps de travail, ce qui la retardait dans les missions qui lui étaient confiées.
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Accès restreint à la Toile
Certaines sociétés ont même bloqué l’accès à Facebook depuis les postes de travail à titre préventif. Armand Mennechet, DRH de l’Association française des chambres de commerce et d’industrie, et membre du bureau national de l’ANDRH, n’est pas favorable à une telle mesure : « Il faut laisser une marge d’utilisation personnelle d’Internet aux collaborateurs dans le cadre d’une relation de confiance avec l’entreprise. » La Cnil affiche la même position et préconise de tolérer « un usage raisonnable ».
Reste à définir ce dernier terme… Le cadre qui avait passé quarante et une heures sur Internet à des fins personnelles durant un seul mois avait manifestement franchi la ligne jaune. La Cour de cassation a d’ailleurs validé son licenciement pour faute grave. Mais certaines études aiguisent la paranoïa des managers : selon la société Alteo, spécialisée dans les logiciels destinés à sécuriser l’accès à Internet, les salariés passeraient près d’une heure par jour en moyenne à surfer sur le Web pour un usage non professionnel. Soit près d’un mois par an ! De quoi renforcer les velléités de surveillance de l’entreprise et les recommandations de modération à prodiguer aux employés.
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Attention aux smileys
Plaisanterie innocente ou début de harcèlement moral ? Toujours est-il qu’un « ami » électronique et collègue des deux jeunes femmes transmet une copie des échanges à la supérieure concernée. Dans la foulée, les deux salariées sont licenciées pour faute grave, pour « incitation à la rébellion » et « dénigrement de l’entreprise ». Elles contestent la sanction devant les prud’hommes. Rendu fin 2010, le jugement du tribunal, qui valide les licenciements, est la première décision prenant en compte les spécificités d’un réseau social comme Facebook. Premier enseignement : les juges se sont fondés sur le paramétrage du compte pour estimer que l’entreprise n’avait pas violé la vie privée des salariés. « Car dans l’entreprise et même à l’extérieur, tout collaborateur doit aujourd’hui avoir un QI numérique minimum : le mur en question était consultable par les « amis et leurs amis », c’est-à-dire par n’importe qui, détaille Jean-Emmanuel Ray. Les juges ont donc estimé que l’échange avait un caractère public et non privé, comme cela aurait été le cas s’il n’avait été consultable que par les seuls amis. » Autre leçon : les smileys et autres onomatopées (« hi, hi, hi ») qui agrémentaient les échanges incriminés n’ont pas convaincu le tribunal de leur caractère purement humoristique, comme le soutenaient les salariées. Rajouter « LOL» ou « MDR » après un propos offensant sur le PDG n’enlève donc rien au caractère injurieux.
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Par LIONEL STEINMANN pour lesechos.fr
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