Blog de l'information stratégique
De l’enquête à l’Intelligence économique
Investigation, Qualiting, Benchmark, Renseignement, Veille, TIC …
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L’objectif de ce blog créé en 2006, qui n’est pas à proprement parler un blog puisque je ne donne que très peu mon avis, est d’extraire de mes veilles web informationnelles quotidiennes, un article, un billet qui me parait intéressant et éclairant sur des sujets se rapportant directement ou indirectement à la gestion de l’information stratégique des entreprises et des particuliers.
Depuis fin 2009, je m’efforce que la forme des publications soit toujours la même ; un titre, éventuellement une image, un ou des extrait(s) pour appréhender le sujet et l’idée, l’auteur quand il est identifiable et la source en lien hypertexte vers le texte d’origine afin de compléter la lecture.
En 2012, pour gagner en précision et efficacité, toujours dans l’esprit d’une revue de presse (de web), les textes évoluent, ils seront plus courts et concis avec uniquement l’idée principale.
Bonne découverte à tous …



Arnaud Pelletier


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Un couple du Wyoming a porté plainte mardi contre l’entreprise qui lui avait fourni leur ordinateur en ” location vente “. Motif : la société les aurait espionnés par l’intermédiaire de leur webcam.

Tout commence en juillet 2010, lorsqu’un couple résidant à Casper, dans l’Etat américain du Wyoming, se rend dans la franchise locale de l’enseigne Aaron’s pour louer un ordinateur portable muni d’une webcam. Une histoire jusque-là banale, qui dégénère quelques mois plus tard. En décembre, le gérant du magasin local d’Aaron’s se présente en effet à leur domicile pour réclamer le paiement de la location-vente, en indiquant posséder une photo prouvant que le couple a utilisé l’ordinateur.

Or, pour le couple, si l’entreprise détient une telle photo, elle a forcément installé un logiciel espion sur l’ordinateur à son insu. Du coup, les deux Américains font état de l’incident à la police et contactent un cabinet d’avocats. Mardi, ils décident de porter plainte. Des poursuites sont donc engagées auprès d’un tribunal fédéral.

Un logiciel mouchard difficile à détecter

L’action judiciaire vise le loueur, Aaron’s, le franchisé qui tenait le magasin local à cette enseigne, et le concepteur du logiciel d’espionnage, DesignerWare. Selon le couple, ce logiciel appelé PC Rental Agent, qui enregistre des images prises par la webcam, des captures d’écran et des touches tapées, “ne peut pas être désinstallé ni facilement détecté“. Et le contrat “ne demande pas la permission d’installer ni ne dévoile” la présence de ce logiciel.

Les avocats des plaignants expliquent dans un communiqué qu’”une enquête de la police locale a confirmé la surveillance électronique  [...]

[...]

Par TF1 News pour lci.tf1.fr

En savoir plus :

http://lci.tf1.fr/insolite/espionnes-via-leur-webcam-un-couple-d-americains-porte-plainte-6433090.html

Interview du Commandant Rémy Février, Gendarmerie nationale.

Spécialiste en cybercriminalité et intelligence économique, le commandant Rémy Février, ancien cadre du privé, estime que le risque zéro n’existe pas.

Pensez-vous que le vol de données bancaires sur Internet se développe de façon inquiétante ?

Il est très difficile de mesurer la cybercriminalité et ses conséquences sur les entreprises, car il y a bien des cas où ces dernières ne portent pas plainte. Elles s’inquiètent souvent du coût en termes d’image et de réputation que cela pourrait causer si le vol était rendu public. En revanche, on sait que la cybercriminalité se transforme. Elle n’est plus seulement le fait de hackers solitaires. Des organisations criminelles ou mafieuses estiment aujourd’hui rentable de pénétrer les systèmes d’informations des entreprises. Et pas seulement pour les données bancaires.

[...]

En tant qu’ancien chef d’entreprise, que vous avez été avant d’être officier sous contrat avec la Gendarmerie, pensez-vous que le développement de l’e-commerce est menacé par ce phénomène ?

On ne peut pas aller contre le développement du cybercommerce. Mais c’est à l’entreprise de se protéger. La Gendarmerie nationale sensibilise les PME à ce sujet. Nous constatons, bien au-delà de l’e-commerce, un manque de prise de conscience du risque de pénétration des systèmes d’informations. Les patrons de PME n’ont pas toujours à l’esprit qu’ils peuvent être pénalement responsables. Le risque zéro n’existe pas.

[...]

Les particuliers ont-ils eux aussi des précautions à prendre ?

Elles sont connues et devraient être davantage appliquées : il faut un antivirus, un pare-feu, un anti-malware. Ensuite, la vigilance impose de ne pas ouvrir les e-mails d’origine inconnue, alors que le mail reste l’un des principaux vecteurs de pénétration des ordinateurs de particuliers.

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Par Jean-Baptiste Jacquin pour latribune.f

En savoir plus :

http://www.latribune.fr/technos-medias/internet/20110429trib000618751/les-entreprises-doivent-avoir-en-tete-le-risque-de-penetration-des-systemes-d-information.html

 

 

Vingt ans. Ce mois-ci, ça fera vingt ans que Didier Vienne s’est installé comme détective privé à Liévin. Une profession, qui, il faut bien le dire, reste encore bien mal connue du grand public. Et même des spécialistes. Sans langue de bois, mais en gardant certains aspects confidentiels, Didier Vienne nous dit tout sur lui et son métier.

On lui dit qu’il nous fait penser à un jeune commissaire de police qui a travaillé à Lens. Il sourit, se demandant sans doute comment il doit le prendre. Voici donc Didier Vienne, 40 ans, dans son costume un peu sévère. En tout cas sérieux. Cet homme né à Auchel a installé ses bureaux de détective privé le 13 mai 1991 dans le centre de Liévin. Ça fera vingt ans tout pile ce mois-ci.

Inspecteur de police

« J’ai passé le bac à 17 ans au lycée Saint-Paul de Lens. J’ai fait un peu d’études de droit. Je me suis planté – à quelques places m’a-t-on dit – au concours d’inspecteur de police. Comme j’étais jeune, on m’a conseillé de le repasser. Mais j’ai décidé de devenir détective privé.

[...]

Tout ça ne nous dit pas ce qu’est un détective privé. Didier Vienne insiste bien que la répartition qui suit est propre à notre secteur. À Paris, c’est différent. « À 60 % je traite des affaires privées c’est-à-dire des problèmes de pensions alimentaires, des fugues, des constats d’adultères, des divorces. Ensuite on a 30 % d’affaires commerciales : des concurrences déloyales, des arrêts maladies intempestifs de salariés, des vols sur des chantiers. » Les 10 % restants seront des affaires criminelles, des problèmes liés à la drogue, etc. Mais ces dossiers-là sont plutôt rares. Ces jours-ci, il a une petite dizaine de dossiers d’adultères « classiques » et deux ou trois affaires commerciales. « Je dois notamment prouver aux prud’hommes que des ouvriers quittent un chantier plus tôt que prévu chaque jour. » Moins attendu, il a été mandaté par des parents. « Ils sont inquiets des fréquentations de leur fils au lycée. » Ils ont peur qu’il bascule dans la drogue. Enfin il y a ces personnes qui sont venues chez lui parce qu’elles reçoivent des appels malveillants avec menaces de mort en prime. « Ce sont quarante à cinquante appels par jour qui proviennent de cabines téléphoniques différentes. Et ça dure depuis des mois.

» On s’étonne que la police n’ait pas été saisie. Ou qu’elle n’ait pas encore trouvé le coupable.

Ça coûte cher de faire appel à un « privé » ? Didier Vienne ne veut pas trop entrer dans les détails sur ce sujet-là. Et puis, « c’est très variable ». Il explique qu’il reçoit d’abord pendant une heure le demandeur. Histoire de bien cerner ce qu’il recherche et de proposer un forfait pour la mission à remplir.

[...]

Une voiture par mois

C’est légal d’espionner des amants ? « Une épouse ou un mari a le droit de faire suivre son conjoint. Quand je reçois le demandeur, je vérifie en premier qu’il est marié à celui ou celle qu’il veut que je suive.

[...]

Revenons à la loi. Didier Vienne démythifie la profession. « Un enquêteur privé n’a pas plus de pouvoirs qu’un simple citoyen mais n’en a pas moins. Je vais jusqu’à la limite de ce qui est légal. » Il explique qu’il bosse en moyenne dix heures par jour. Et à ce tarif-là, il faut aimer le sport et jouer les caméléons. « J’ai déjà fait une filature en short et à vélo. J’ai toujours une tenue de rechange dans ma voiture.

» S’il suit quelqu’un dans un casino, il enfile un smoking. Et pour être sûr de ne pas se faire repérer, il ne roule qu’en voiture de location, qu’il change tous les mois.

Par SÉBASTIEN ROSELÉ pour lavoixdunord.fr

En savoir plus :

http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Lens/actualite/Secteur_Lens/2011/05/03/article_didier-vienne-detective-prive-a-lievin-.shtml

Dans la peau de Sophie, “détective privée” …

Posté par Arnaud Pelletier le 2 mai 2011

[...]

Forcément, avec cette silhouette gracile, son (petit) mètre 60 et son sourire discret, on l’aurait plus volontiers imaginée danseuse. Non, à 27 ans, Sophie est… détective. Enfin… agent de recherches privées. “Un choix”, prévient-elle immédiatement. Son quotidien : filatures, planques, des journées et des nuits en voiture, les autoroutes qui défilent, les villes inconnues où il faut trouver son chemin…

“Je me régale, c’est une véritable passion !”, ajoute-t-elle avant même que la question ne soit posée. Après de brillantes études de droit à Aix, un Master en droit privé, puis deux années comme assistante de justice à la cour d’appel, elle réalise : “Magistrat, ce n’était pas pour moi !” Un oncle policier devenu détective, beaucoup de curiosité naturelle et l’envie d’une vie hors des sentiers battus… et ce sera l’Institut de formation des agents de recherche, à Montpellier, puis un poste au groupe Abbei, basé à Nîmes mais qui rayonne bien au-delà.

“Dans ma famille, ils connaissaient un peu le métier mais mon choix les a quand même surpris. Reste qu’aujourd’hui, ils voient que je m’épanouis. Je fais à la fois du droit et du travail de terrain, j’ai trouvé ma place et mon identité.” Pourtant, ce n’est pas simple tous les jours : “On sait quand etoù une mission commence. Pour le reste…”.

Sa dernière filature, débutée à Montpellier, l’a conduite à Deauville. Le métier, célèbre mais mal connu, comporte deux volets principaux. La recherche à caractère professionnel : arrêts maladie abusifs, vol de marchandises, concurrence déloyale, espionnage industriel… Et le volet familial : adultère, carences éducatives, recherches de personnes et de débiteurs, surveillance de mineurs par des parents inquiets…

“Cela nécessite à la fois un travail administratif sur le cadastre, les mairies, les réseaux internet… et puis du travail de terrain, fait par la cellule opérationnelle”, explique Sophie Mas. Soit le versant le plus passionnant du métier, forcément. “On filoche, on planque dans la rue, on prend des photos, on change de silhouette : mon dressing, c’est le coffre de ma voiture ! Il faut aimer vivre dans son véhicule. Et pour ne pas se faire repérer, on opte moins pour une grosse berline confortable, que pour une voiture passe-partout !”, dit la jeune femme.

Qui aime se prendre au jeu : “L’été dernier, on a été mandaté par un homme qui avait des doutes sur sa compagne. Il m’a dit : ‘Je ne la connais pas vraiment. Soit elle me ment, soit elle est très dangereuse’. J’ai suivi son amie quelques temps et j’ai découvert qu’elle mentait sur tout. Elle s’était même inventé un passé.”

Un travail d’investigation, strictement réglementé en France.

Il y a aussi les parents à rassurer : “Souvent, quand ils s’inquiètent, c’est à juste titre.” Récemment, elle est allée localiser puis chercher une jeune fugueuse, à Valence. “Je sais que je fais jeune, ça aide, pour la surveillance devant les lycées”, sourit l’agent. Qui a déjà assimilé tous les aspects de sa profession : “On est là pour écouter, rassurer, conseiller… D’où une disponibilité permanente.”

Le plus compliqué, finalement ? “Annoncer de mauvaises nouvelles, comme confirmer qu’un mari ou une épouse est infidèle. Même si le plus souvent, les gens sont soulagés de le savoir”, observe Sophie. Son appareil photo toujours à portée de main, prête à changer de coiffure et de couleur de cheveux, de lunettes, de veste, le portable scotché à l’oreille, elle ne cache pas être avant tout “une grosse bosseuse”.

[...]

Par Sèverine PARDINI pour laprovence.com

En savoir plus :

http://www.laprovence.com/article/region/aix-dans-la-peau-de-sophie-detective-privee

La semaine de l’information stratégique

Posté par Arnaud Pelletier le 30 avril 2011
  • GSM : Se prémunir des écoutes et se défendre des vols…
    Leçon n°1 : Se prémunir des écoutes… Est-ce pour cette raison que les Vénézuéliens ne jurent que par leur Blackberry (ou BB) ? Notre confrère Slate.fr l’assure dans son article : « Il n’y a que le chien qui n’ait pas son BlackBerry dans la famille vénézuélienne ! ». Ainsi, le pays dirigé par Hugo Chavez serait dingue du [...]
  • Le renseignement est aussi sur Facebook …
    [...] Aujourd’hui, avec ses 500 millions de membres revendiqués, l’entreprise fondée par Mark Zuckerberg est de loin le plus gros annuaire mondial. Ses membres y documentent leur vie sans relâche, formant un gigantesque amas de données et d’informations en perpétuelle actualisation. Dès l’apparition d’Internet, les services de renseignement du monde entier – d’espionnage comme de [...]
  • La France est mal armée pour enquêter sur le Net …
    Selon nos informations, les forces de police et de gendarmerie ne réalisent que 500 interceptions par an sur Internet, soit tout juste 10 % de leurs besoins, contre 35.000 écoutes téléphoniques. Internet reste un refuge pour les délinquants. Selon nos informations, la France accuse un grand retard dans la modernisation des outils d’investigation sur Internet. Les [...]
  • Comment disparaître sans laisser de traces ?
    Une famille ou une personne seule qui disparaît, intentionnellement, du jour au lendemain, c’est possible, mais c’est difficile… «C’est un art de disparaître». [...] Certes, «chacun a le droit de disparaître et c’est possible», estime le détective, mais «c’est de plus en plus difficile» à une époque où tout le monde est «traqué et fiché [...]

GSM : Se prémunir des écoutes et se défendre des vols…

Posté par Arnaud Pelletier le 29 avril 2011
  • Leçon n°1 : Se prémunir des écoutes…

Est-ce pour cette raison que les Vénézuéliens ne jurent que par leur Blackberry (ou BB) ? Notre confrère Slate.fr l’assure dans son article : “Il n’y a que le chien qui n’ait pas son BlackBerry dans la famille vénézuélienne !”. Ainsi, le pays dirigé par Hugo Chavez serait dingue du fameux téléphone, à cause de son “PIN” : “Le PIN ? Le numéro d’identification unique et personnel à huit chiffres, qui a totalement remplacé, pour beaucoup, le numéro de téléphone ou le mail. Grâce à lui, les propriétaires de BB et eux seuls, peuvent s’échanger gratuitement messages, photos, etc. Valentina, avocate et utilisatrice BlackBerry depuis trois ans, l’a adopté : “C’est un service de communication privée qui est très difficile à pénétrer, contrairement aux mails ou SMS qui peuvent être contrôlés. Dans mon travail on l’utilise beaucoup” (Lire ici l’article).

Être pisté ou sur écoute est-il une réalité en France ? Selon Le Figaro.fr, ceux qui ont des choses à cacher feraient mieux d’échanger par mail que par téléphone : “Selon nos informations, les forces de police et de gendarmerie ne réalisent que 500 interceptions par an sur Internet, soit tout juste 10% de leurs besoins, contre 35.000 écoutes téléphoniques. (…) La France accuse un grand retard dans la modernisation des outils d’investigation sur Internet. Les interceptions téléphoniques – “les écoutes” – ont très largement fait face à l’explosion du nombre de téléphones portables depuis une décennie, en passant de 5.845 écoutes en 2002 à 35.000 aujourd’hui.

[...]

(Lire ici l’article).

  • Leçon n°2 : Se défendre des vols…

Selon l’article de Slate.fr, ”le Venezuela n’échappe pas à la vague de vols de smartphones qui sévit dans le monde entier, et constitue même dans ce domaine un des pires exemples… Dans un pays qui recense 17.600 homicides en 2010, il est devenu un des premiers motifs de vol et d’agression…”. En France, un nouveau dispositif de la loi Loppsi – présenté dans un communiqué de la préfecture de l’Yonne, reçu vendredi 22 avril 2011 - vient d’être créé afin de rendre le vol de portable sans intérêt…

Extraits du communiqué : “Auparavant seule la fonction téléphone était bloquée par une déclaration à votre opérateur. Grâce aux nouvelles dispositions, dès que vous aurez porté plainte, la police ou la gendarmerie feront bloquer toutes les fonctionnalités de votre téléphone utilisant le réseau ou le web (téléphone proprement dit, usage web, consultation d’applications etc.). Afin de rendre inutilisables les téléphones volés, ces appareils seront bloqués par votre opérateur de téléphonie mobile lorsque la police ou la gendarmerie leur signalera le vol. Plus aucune fonctionnalité ne sera accessible. Ainsi le vol deviendra inutile. Quel est le numéro IMEI de votre téléphone ? Ce numéro peut vous être communiqué par votre opérateur. Vous pouvez le relever dès à présent en tapant *#06# sur votre téléphone. Conservez ce numéro en dehors de votre téléphone portable, en un lieu ou vous saurez le retrouver en cas de vol”.

Mais votre téléphone n’est pas le seul à avoir de la valeur : d’après un autre article de Slate.fr, il semblerait que “votre ordinateur vaut bien plus que son prix” : “Imaginez que vous soyez tombé nez à nez ce matin avec un cambrioleur masqué, faisant main basse non pas sur votre argenterie ou vos bijoux, mais sur votre ordinateur portable. Ce criminel atypique vous dit qu’il ne veut pas voler votre ordinateur mais le kidnapper. Il vous le rendra si vous acceptez de négocier avec lui et de déterminer combien vous seriez prêt à mettre dans une rançon annuelle, vous octroyant le privilège de garder cette machine chez vous. Ce qui pourrait sembler ridicule mais de nombreux économistes adoreraient faire cette expérience car ils suspectent que nos ordinateurs valent, d’une certaine (et étrange) façon, bien plus que ce que nous payons en les achetant” (Lire ici l’article).

[...]

Par Hanaë Grimal pour dijonscope.com

En savoir plus :

http://www.dijonscope.com/012880-attention-mouchards-votre-telephone-ou-votre-ordinateur-parlent-trop-nbsp

Le renseignement est aussi sur Facebook …

Posté par Arnaud Pelletier le 28 avril 2011

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Aujourd’hui, avec ses 500 millions de membres revendiqués, l’entreprise fondée par Mark Zuckerberg est de loin le plus gros annuaire mondial. Ses membres y documentent leur vie sans relâche, formant un gigantesque amas de données et d’informations en perpétuelle actualisation.

Dès l’apparition d’Internet, les services de renseignement du monde entier – d’espionnage comme de contre-espionnage – se sont emparés de ce nouvel outil de communication et d’information. L’arrivée du web 2.0 « communautaire » il y a une demi douzaine d’années a-t-il renouvelé leur approche du renseignement sur la toile ?

[...]

Ainsi, au mois d’août dernier, l’Electronic Frontier Foundation (EFF), une organisation américaine de défense des internautes, s’est procuré des documents émanant de diverses administrations des États- Unis. Parmi ces documents, un manuel pour les agents du FBI mentionne l’existence de comptes secrets sur Facebook pour récolter des informations.

La CIA n’est pas en reste. En 2005, l’agence a lancé l’Open Source Center, un portail qui compile et analyse les données présentes sur les blogs, les forums et les réseaux sociaux. En septembre 2008, le directeur de l’agence Michael Hayden a expliqué qu’« une bonne partie du briefing quotidien du Président des États-Unis provient des renseignements ouverts ». Comprendre : de Facebook, des blogs, des forums et des réseaux sociaux en général.

Une source suffisamment utilisée ?

Les grandes puissances diplomatiques ont été incapables de pressentir le formidable soulèvement des peuples arabes et s’interrogent depuis sur les raisons d’une telle cécité. Et si une partie de la réponse était à chercher sur Facebook ? À voir le rôle fondamental joué par ce réseau social dans l’éveil politique de la jeunesse égyptienne et tunisienne, on peut se demander si les services de renseignement y prêtaient suffisamment attention.

Le mea culpa a déjà commencé. Fin janvier, le directeur du cabinet de David Cameron a enjoint les services de renseignement a suivre de beaucoup plus près ce qui se tramait sur les réseaux sociaux : « avec l’utilisation d’Internet, la façon dont les mouvements de protestation se développent, c’est un monde totalement différent, a-t-il déclaré. Nous devons être beaucoup plus proches de ce monde là. »

[...]

Des militaires israéliens piégés par un profil aguicheur

A contrario, Facebook constitue une menace grandissante pour leurs homologues de l’intérieur, les services de contre-espionnage. De plus en plus d’individus possédant des informations stratégiques – cadres de grandes entreprises, scientifiques, soldats – utilisent Facebook de manière intensive. Cette nouvelle vulnérabilité inquiète le privé comme le public.

« Les grands groupes dont les salariés sont présents sur les réseaux sociaux sont autant de point faibles potentiels pour forcer une rencontre, créer des liens et soutirer des informations », précise Laurence Ifrah1, criminologue spécialiste des cyberconflits et du renseignement sur Internet. « Ces dernières années, les terroristes islamistes utilisent de plus en plus Facebook », peut-on lire au détour d’un rapport déclassifié du département de la sécurité intérieure américain consacré au terrorisme et aux réseaux sociaux.

[...]

Un service secret qui fonctionne bien est un service secret dont on n’entend jamais parler. De l’immense champ de bataille pour le renseignement qui s’est ouvert sur Facebook, on n’entend que les très lointains échos. On devine pourtant que le renseignement, qu’il soit offensif ou défensif, a déjà intégré la nouvelle du web 2.0. Et la dynamique n’est pas près de s’arrêter. Pour Jean Guisnel « aucun de nos échanges dans le cyberespace n’est secret. Rien. Zéro ». Vous aurez été prévenus.

Par Martin Untersinger pour owni.fr

en savoir plus :

http://owni.fr/2011/04/26/le-renseignement-espion-est-aussi-sur-facebook/

La France est mal armée pour enquêter sur le Net …

Posté par Arnaud Pelletier le 27 avril 2011

Selon nos informations, les forces de police et de gendarmerie ne réalisent que 500 interceptions par an sur Internet, soit tout juste 10 % de leurs besoins, contre 35.000 écoutes téléphoniques.

Internet reste un refuge pour les délinquants. Selon nos informations, la France accuse un grand retard dans la modernisation des outils d’investigation sur Internet. Les interceptions téléphoniques – «les écoutes» – ont très largement fait face à l’explosion du nombre de téléphones portables depuis une décennie, en passant de 5845 écoutes en 2002 à 35.000 aujourd’hui. Cette hausse fait même craindre à la gauche des abus lors de la campagne présidentielle. Jean-Jacques Urvoas, député PS du Finistère, a déposé début avril un projet de loi visant à renforcer les sanctions pénales pour les écoutes abusives. Pas de débat en revanche sur les interceptions sur Internet – les interceptions IP – car celles-ci peinent à décoller.

La principale raison en est le coût : une interception téléphonique coûte aujourd’hui 12 euros par jour en moyenne tandis qu’une interception sur Internet vaut encore 80 euros. «Avec ces tarifs, les juges rechignent à autoriser une interception IP, explique une source policière. Les enquêteurs se voient souvent refuser leurs demandes.» Parfois, ce sont aussi les opérateurs qui ne sont pas assez réactifs.

[...]

Manque de coordination

Résultat : les enquêteurs obtiennent facilement les échanges téléphoniques de leurs suspects, après avoir adressé une requête au juge, mais sont désarmés pour lire les échanges d’e-mails. L’an dernier, il n’y a eu que 500 interceptions sur Internet alors que le besoin en France est dix fois supérieur. Selon le ministère de la Justice, ce retard est lié à un manque de coordination et à une organisation préindustrielle des moyens : il y aurait aujourd’hui 250 dispositifs différents implantés dans les locaux de police et de gendarmerie en France.

À cette organisation kafkaïenne s’ajoute la complexité du Web, qui fait l’affaire des criminels. «Quand vous avez une adresse mail à intercepter, il suffit de faire une réquisition auprès d’une société privée avec l’accord du juge, explique Francis Nabot, du syndicat Synergie-officiers. Les choses se compliquent un peu quand le suspect a plusieurs adresses et qu’il faut avoir une adresse IP pour intercepter tous les échanges passant par une même ligne.»

Pour développer les interceptions sur Internet, le ministère de la Justice a mis sur pied la plate-forme nationale des interceptions judiciaires (PNIJ). Il s’agit d’un gigantesque serveur qui permettra, d’ici à 2013, de centraliser l’ensemble des données interceptées sur Internet ainsi que l’ensemble des écoutes téléphoniques. L’appel d’offres du projet, dont Le Figaro s’est procuré une copie, révèle qu’à terme le serveur sera accessible à 60 000 officiers de police judiciaire (OPJ). «Il s’agit de mettre en place une plate-forme faisant l’interface entre les opérateurs et les officiers de police judiciaire, explique un porte-parole au ministère de la Justice. Celle-ci permettra d’adapter les moyens d’investigation à l’évolution des technologies ainsi que de rationaliser les frais de justice.»

[...]

Par Fabrice Amedeo pour lefigaro.fr

En savoir plus :

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2011/04/25/01016-20110425ARTFIG00443-la-france-mal-armee-pour-enqueter-sur-le-net.php

Comment disparaître sans laisser de traces ?

Posté par Arnaud Pelletier le 26 avril 2011

Une famille ou une personne seule qui disparaît, intentionnellement, du jour au lendemain, c’est possible, mais c’est difficile…

«C’est un art de disparaître».

[...]

Certes, «chacun a le droit de disparaître et c’est possible», estime le détective, mais «c’est de plus en plus difficile» à une époque où tout le monde est «traqué et fiché de partout». Pour passer entre les mailles du filet, il faut être un véritable spécialiste. Alain Bernier cite notamment les escrocs, ces «menteurs professionnels», qui ne doivent leur échec qu’à leurs propres erreurs.

[...]

  • Changer d’identité et de date de naissance

A moins de vouloir vivre comme un ermite dans une grotte, c’est un sacrifice à faire pour rester inséré dans la société et pouvoir accéder à tous les services offerts par celle-ci et impliquant de donner ses coordonnées. Pour les plus extrémistes, la chirurgie esthétique est également un bon moyen de ne plus être reconnu.

  • Partir à l’étranger

C’est un grand classique. Alain Bernier cite l’Amérique du Sud parmi les destinations préférées des disparus volontaires «parce qu’il y a moins de contrôle et de flicage». Enfin, «cela dépend des pays».

  • Payer en liquide

La carte bleue est à proscrire parce qu’elle suit les paiements à la trace. Les espèces, elles, ne laissent aucune trace de son passage, mais à moins de partir en cavale avec un pactole, difficile d’arriver à vivre bien longtemps uniquement avec ce moyen. Ou alors, il faut trouver un petit boulot au noir.

  • Ne pas téléphoner

Le téléphone portable est l’autre élément le plus handicapant pour une disparition en raison de son pouvoir de géolocalisation. «Il faut enlever la batterie pour être sûr de ne pas être repéré», ajoute Alain Bernier. Le retour à l’usage des bonnes vieilles cabines téléphoniques est donc de rigueur.

  • Payer ses transports à l’unité

De plus en plus de villes proposent des systèmes de carte d’abonnement à puce (Navigo à Paris), hors tous vos déplacements y sont enregistrés. Le ticket traditionnel est à privilégier.

  • Eviter les lieux publics et les commerces

La vidéosurveillance est de plus en plus répandue, principalement dans les grandes agglomérations, mais également au sein même des commerces, par mesure de sécurité. Partisan d’un anonymat maximal, Jean-Pierre Petit, l’un des fondateurs du collectif «Souriez, vous êtes filmés», expliquait son quotidien à 20Minutes: «Je ne fréquente pas certains magasins.

[...]

  • Echapper au système

«Chaque fois que l’on commet un acte, on atterrit sur un fichier quelconque», caricature Alain Bernier. Mais il est vrai que la citoyenneté doit être réduite au minimum: plus question de payer d’impôts ou de voter. Il faut aussi veiller à ne pas tomber malade parce qu’il est également nécessaire de se passer de la carte vitale et ce n’est pas simple. «J’ai tenté de m’en passer, mais j’ai eu trop de problèmes. J’ai été obligé de la reprendre», raconte Jean-Pierre Petit.

  • Bannir toute vie sociale

La discrétion est de mise, le simple fait de parler à ses voisins peut constituer une erreur fatale. De la même manière, il convient de bien se comporter, car le moindre contact avec les autorités est éliminatoire.

  • Partir seul

Plus on est de fous, plus on rit, mais plus on laisse de traces aussi. Il n’y a que la solitude qui vaille dans une disparition réussie.

Il existe sans doute encore beaucoup de manières de s’évanouir dans la nature et, d’après Alain Bernier, «celui qui veut disparaître, il y arrive». Cependant, «à moins de se faire couper les dix doigts», le détective estime que nul ne peut vivre à jamais en échappant au reste du monde: «Il y a toujours un moment où nos traces refont surface».

Par Corentin Chauvel pour 20minutes.fr
En savoir plus :
  • Lutte contre l’espionnage industriel.

L’affaire de protection des données chez Renault et la démission de son directeur général, Patrick Pélata ont relancé la question de la sécurité dans le milieu des entreprises.

Trois experts se sont penchés sur les liens entre entreprises et espionnage industriel et les risques de dérives des directions de multinationales en matière de protection des données. Pour Bertrand Warusfel (pour l’ISAD), il faut mettre en place en amont une véritable politique de sécurité de l’information.

Encore faut-il que les multinationales acceptent de participer à la moralisation des affaires, répond Marjorie Lebrun (IRSEM).

Peut-être, leur lance Ali Laïdi (IRIS), mais l’espionnage industriel est un concept dépassé, [...]

En savoir plus :

http://www.lemonde.fr/idees/ensemble/2011/04/20/jusqu-ou-les-entreprises-peuvent-elles-aller-dans-la-lutte-contre-l-espionnage-industriel_1510025_3232.html

  • Vidéo sur le même sujet :

mercredi 16 mars 2011
L’attaque des pirates fantômes ?

Talk show dynamique et percutant sur l’actualité nationale et internationale présenté par Ahmed El Keiy.

En savoir plus et voir la vidéo :

http://www.franceo.fr/toutes-les-france/index-fr.php?page=player_video&id_article=570

 

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