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Profession détective privé : de l’autre côté du miroir …
Elle a tout laissé tomber. Par passion, parce qu’une petite voix intérieure lui disait de franchir le pas.
Agent d’assurances durant dix ans, Christine Cuzon est retournée sur les bancs de l’école pour apprendre son nouveau métier : détective privé.
A lire sur dna.fr :
« J’ai toujours ressenti ça en moi, je crois même que j’en rêvais depuis l’adolescence. Voici quelques années, j’ai effectué une longue recherche généalogique concernant un membre de ma famille. Et ce travail de fourmi a conforté mon choix », explique la jeune femme.
Après avoir réussi le concours d’entrée, Christine Cuzon s’inscrit donc à l’IFAR (Institut de formation des agents de recherches privés) de Montpellier.
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« Lâchée dans la nature, je me suis rapidement acclimatée à la réalité du terrain »
Deux ans de formation, un diplôme, un agrément de la préfecture et voilà Miss détective opérationnelle pour lancer son agence Est Investigations à Strasbourg.
Auparavant, elle a effectué un stage de quatre mois à Paris dans l’un des plus anciens cabinets de la profession. « Lâchée dans la nature, j’ai fait très vite connaissance avec la réalité du terrain », sourit-elle. Pour preuve, la filature d’une future mariée à la demande de son promis. Mais la jeune femme d’origine russe se sent épiée par sa belle famille. « Elle utilisait des leurres, comme la lumière allumée pour faire croire à sa présence dans l’appartement. »
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Si la moitié des affaires concerne encore des faits d’adultère, les détectives privés demeurent également de plus en plus sollicités par les employeurs (arrêt maladie, concurrence déloyale, travail dissimulé). Autres rayons d’activités : la recherche de personnes disparues (succession, héritage, conflit familial) ou bien encore des fraudes (assurance, sécurité sociale), mais aussi des affaires de garde d’enfants, de non-versement de pension alimentaire. Outre une disponibilité sans faille, 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24, cette profession, loin des clichés de roman ou de cinéma, requiert des qualités d’adaptabilité, de ténacité, de discrétion, d’intuition, de patience, mais également d’écoute auprès du client.
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« Il faut toujours avoir en tête un plan B, si on se fait repérer »
Le tout doublé d’une bonne condition physique et d’hygiène de vie. Loin de Philip Marlowe, ce privé bagarreur, fripé, imbibé et cynique immortalisé à l’écran par le formidable Humphrey Bogart.
« Il faut toujours avoir un plan B ou un scénario en tête, si jamais on se fait repérer »
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Pour les gens, nous sommes souvent leur dernière chance …
Par Patrick Schwertz pour dna.fr
En savoir plus :
source http://www.dna.fr/edition-de-strasbourg/2012/04/26/de-l-autre-cote-du-miroir
Quand les entreprises font appel aux détectives privés …
Contre-enquêtes, filatures et surveillances sont le pain quotidien des deux privés qui sévissent en ville, en grande partie pour le compte des entreprises.
A lire sur sudouest.fr
- La traque des faux malades
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Il y a d’abord « les faux malades ». Des employés qui se mettent en arrêt pour en fait partir tranquillement travailler chez le concurrent. Une combine qui a tendance à se développer dans le département. Alors de plus en plus, les entreprises font appel aux détectives privés pour vérifier les plannings de ces salariés à la conscience professionnelle un peu légère.
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Les entreprises villeneuvoises comptent également sur les détectives pour prendre la main dans le sac les employés qui piquent dans la caisse ou dans les stocks. Cela permet notamment de les licencier à l’amiable en faisant l’économie des prud’hommes et de la mauvaise publicité. Ce n’est pas souvent qu’un employé mis face aux preuves de son larcin refuse de partir avec un petit pécule plutôt qu’une plainte …
- Pas de mise sur écoute
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Ils ne peuvent pas. Il faut pour cela une autorisation du procureur.
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Leurs seules armes : un caméscope ou un appareil photo, un ordinateur portable, un GPS et un smartphone. Leurs plus grandes qualités : patience, discrétion et mobilité. Pas d’arrestation musclée ou de courses-poursuites. Le détective privé, qui a une compétence nationale, avale les kilomètres pour surveiller sa proie et peut rester des heures entières en planque dans sa voiture, aux aguets, pour avoir LE bon cliché.
- Gadgets interdits
« Voir sans être vu »
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Et c’est d’autant plus compliqué que les détectives n’ont pas plus le droit que les forces de l’ordre d’utiliser des traqueurs et autres gadgets considérés comme des atteintes à la vie privée. Et c’est peut-être là la plus grande difficulté à laquelle ils sont confrontés. Mener l’enquête sans empiéter sur la sphère du privé. Un exercice d’équilibriste qui a ses récompenses lors de la résolution de belles affaires.
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Par Alexandra Tauziac pour sudouest.fr
en savoir plus :
La sécurité privée à l’heure du CNAPS …
A lire sur usp-securite.org
Sécurité Privée N° 18 – Hors-série
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Document réalisé par :
Approche politique, enjeux juridiques et fiscaux, mode opératoire, … un vademecum indispensable à lire avant d’agir !
Au sommaire de ce hors-série spécial CNAPS :
- Le grand entretien.
“Pour être ressentie par tous, la sécurité doit être l’affaire de tous“, par Claude Guéant, ministre de l’Intérieur, de l’outre-mer, des collectivités territoriales et de l’immigration.
- Mise au point.
“Le CNAPS rencontre un fort soutien de l’État et de la profession“, entretien avec Alain Bauer, professeur de criminologie au Conservatoire National des Arts et Métiers, New York et Beijing, président de la mission de préfiguration du CNAPS.
- Mise en oeuvre.
Le CNAPS, premier outil de moralisation et de professionnalisation du secteur de la sécurité privée, par Jean-Louis Blanchou, délégué interministériel à la sécurité privée
” Les professionnels peuvent compter sur mon engagement, ma détermination et mon écoute attentive”, entretien avec Jean-Yves Latournerie, directeur général du CNAPS
Par l’Union des entreprises de sécurité privée pour usp-securite.org
En savoir plus :
source : http://usp-securite.org/Securite-Privee-18-Hors-serie.html
Statistiques 2012 des détectives et enquêteurs privés (ARP) …
A lire sur ufedp.online.fr :
De nouvelles statistiques (source INSEE à partir du code NAF) sont récemment édités, valides en février 2012, et toujours fondées sur le code statistique 8030Z (activités d’enquêtes).
Il y aurait, actuellement, environ 740 (plus ou moins) entreprises recensées sous le code APE 8030Z dont :
- - 556 entreprises individuelles (professions libérales, auto-entrepreneurs, travailleurs indépendants, collaborateurs indépendants)
- - 90 sociétés à responsabilité limitée
- - 30 sociétés unipersonnelles
- - 15 sociétés par actions simplifiée (SAS)
- - 2 sociétés en nom collectif
Les départements disposant d’au moins vingt agences sont par ordre dégressif :
- – PARIS (54)
- – Alpes maritimes (37 agences)
- – Bouches du Rhône (35)
- – Rhône (31)
- – Gard (25)
- – Bas Rhin (24)
- – Hérault (22)
- – Gironde (20)
Les départements de la région parisienne ne disposent pas d’effectifs très importants sous ce code APE :
- - Yvelines : 18 agences
- - Val de Marne : 17
- - Val d’Oise : 16
- - Essonne : 14
- - Hauts de Seine : 14
- - Seine saint Denis : 12
- - Seine et Marne : 7 agences (bien que ce département soit le plus grand d’Île de France).
En outre-Mer, la Guadeloupe est en tête avec 13 agences contre 7 pour la Martinique, 2 pour la Guyane, et 8 pour la Réunion.
Aucune agence de recherches ne semble encore “statistiquement” implantée dans les départements 2A, 03, 15, 16, 19, 23, 36, 52, 53, 36, et neuf départements ne disposent que d’une seule agence déclarée sous ce code APE sur leur circonscription territoriale (04, 05, 08, 09, 48, 55, 58, 61, 70).
Sur le plan des effectifs les statistiques confirment nos prévisions, savoir l’absence de salarié dans la très grande majorité des agences puisqu’on observe 638 agences n’ont pas le le moindre salarié (même administratif), 44 entreprises n’ayant qu’un ou 2 salariés et si l’on relève une entreprise classée dans la tranche de 50 à 99 salariés et une seconde dans la tranche de 100 à 200 salariés, à l’évidence elles correspondent à des sociétés de recherches de débiteurs procédant à des enquêtes téléphoniques et non à des cabinets d’enquêtes privées spécialisés dans la recherches de preuves relatives aux litiges civils et commerciaux de type “détective ou enquêteur privé“.
Sur le plan du chiffre d’affaires, une société profiterait d’un chiffre compris entre 10 et 20 millions d’Euros, deux autres d’un chiffre d’affaires compris entre 2 et 5 millions d’euros, enfin six agence se classeraient dans la tranche comprise entre 1 et 2 millions d’euros.
Le chiffre d’affaires est ignoré pour plus de 600 autres entreprises, mais on observe que la majorité (c’est à dire 67 entreprises) des agences dont le C.A. est connu, se situent dans la tranche inférieure à 0,5 million d’euros ce qui correspond très certainement à la réalité de la très grande majorité des cabinets d’enquêtes privées.
[...]
Accès aux précédents statistiques
Par le Centre d’Information sur les Détectives privés pour ufedp.online.fr
En savoir plus :
source http://ufedp.online.fr/detective_infos/2012/statistiques_detectives_France_2012.htm
France Inter : le renseignement privé au sein de l’entreprise suite à l’affaire IKEA …
A écouter sur franceinter.fr :

Arnaud PELLETIER, directeur de l’Agence Leprivé, est interviewé sur France INTER par Guillaume Erner à propos des métiers du renseignement privé au sein de l’entreprise suite à l’affaire IKEA.
Mon patron m’écoute, coûte que coûte
Rappelons que l’immense majorité des sociétés de ce secteur est honnête et respecte scrupuleusement la loi.
Écoutez l’émission :
ÉCOUTEZ AUSSI L’ÉMISSION ICI
Les invités :
Service public par Guillaume Erner du lundi au vendredi de 10h à 11h
Formule rénovée pour « Service public », l’émission quotidienne consacrée au quotidien des auditeurs. Une heure pour explorer la société dans tous ses états. Tous les jours, il est question des consommateurs, sous l’angle sociologique, psychologique, économique ou anthropologique.
Des raisons de nos actions aux causes de nos déraisons, « Service Public » tente de comprendre un monde étrange, celui de la collectivité.
Le studio de France Inter :

Par Guillaume Erner sur franceinter.fr
En savoir plus : http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=308241
source http://www.franceinter.fr/emission-service-public-mon-patron-m-ecoute-coute-que-coute
Interview sur France Info à propos des dérives possibles des métiers du renseignement privé …

Arnaud PELLETIER, directeur de l’Agence Leprivé, est interviewé sur France INFO à propos des métiers du renseignement privé et des dérives possibles suite aux affaires AREVA, IKEA, EURODISNEY ou RENAULT.
Rappelons que l’immense majorité des sociétés de ce secteur est honnête et respecte scrupuleusement la loi.
Écoutez l’émission :
Aussi en cliquant ici :ECOUTER L’EMISSION
Source : http://www.franceinfo.fr/
Et aussi sur le même sujet un article ici :
Atlantico : Ikea est accusé d’espionnage sur des employés et des clients via une officine qui aurait eu recours frauduleusement à des fichiers de police. Est-ce une pratique qui vous surprend ?
Arnaud Pelletier : Si tout ceci est vrai nous sommes clairement en présence d’un cas illégal et condamnable. Mais cela reste néanmoins l’exception. Au vu de l’ensemble des activités de renseignement privé au niveau national, ces pratiques sont fort heureusement marginales car la profession est réglementée et très surveillée en France.
Évidemment, quand ce type d’affaires sort, cela fait du bruit. L’effet est retentissant médiatiquement, on pense notamment aux affaires EDF, Besancenot ou encore récemment AREVA.
On en parle d’autant plus qu’Ikea diffuse une image qui va à l’encontre de ce genre de méthode.
En aucun cas une société privée qui fournit des renseignements d’entreprise n’a accès légalement à ce type d’information. Il ne faut pas croire que des sociétés, aussi grosses soient-elles, ont des accès privilégiés en France. Il existe un fantasme sur l’espionnage massif des salariés en général et des individus en particulier par des sociétés plus ou moins opaques (on lit souvent le mot « officine »).
[...]
Article complet ici : http://www.atlantico.fr/decryptage/big-brother-bureau-entreprise-espionne-ikea-arnaud-pelletier-299897.html?page=0,0
Les USA offre un million de dollars pour retrouver un détective privé, ancien du FBI …
A lire sur cyberpresse.ca :
Le directeur du FBI Robert Mueller a annoncé mardi une récompense d’un million de dollars pour toute information qui conduirait à la localisation et au retour aux États-Unis de l‘ancien agent du FBI, Robert Levinson, disparu mystérieusement il y a cinq ans en Iran.
M. Mueller a fait cette annonce en présence de la femme de l’otage et d’une quarantaine d’anciens et actuels agents du FBI venus apporter leur soutien lors d’une conférence de presse devant le siège de la police fédérale à Washington.
La secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton a de son côté «appelé le gouvernement d’Iran à confirmer sa promesse d’assistance et à aider M. Levinson à rentrer en toute sécurité» dans son pays.
Ce dossier «demeure une priorité pour les Etats-Unis», a-t-elle ajouté dans un communiqué, en remerciant ses «partenaires internationaux pour leur aide dans cette enquête».
Le patron du FBI a annoncé «une récompense d’un million de dollars pour toute information qui conduirait directement à localiser, retrouver et ramener Bob Levinson en toute sécurité».
[...]
L’ancien agent, qui aura 64 ans le 10 mars et a pris sa retraite du FBI il y a plus de dix ans, a disparu le 9 mars 2007 sur cette île alors qu’il enquêtait sur la contrebande de cigarettes, en tant que détective privé employé par un «groupe important».
«Il n’y a pas de mots pour décrire le cauchemar que je vis avec ma famille depuis cinq ans», a déclaré à la presse Christine Levinson, son épouse, exprimant sa «reconnaissance» au FBI pour cette récompense.
«Bien qu’il soit retraité, Bob est toujours un membre de la famille du FBI et sa famille est notre famille», a poursuivi M. Mueller, ajoutant: «comme toutes familles, nous restons ensemble dans les bons moments comme dans l’adversité».
Affaire IKEA, dérive ou pratique répendue ?
Interview d’Arnaud PELLETIER, à lire sur atlantico.fr :
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Atlantico : Ikea est accusé d’espionnage sur des employés et des clients via une officine qui aurait eu recours frauduleusement à des fichiers de police. Est-ce une pratique qui vous surprend ?
Arnaud Pelletier : Si tout ceci est vrai nous sommes clairement en présence d’un cas illégal et condamnable. Mais cela reste néanmoins l’exception. Au vu de l’ensemble des activités de renseignement privé au niveau national, ces pratiques sont fort heureusement marginales car la profession est réglementée et très surveillée en France.
Evidemment, quand ce type d’affaires sort, cela fait du bruit. L’effet est retentissant médiatiquement, on pense notamment aux affaires EDF, Besancenot ou encore récemment AREVA.
On en parle d’autant plus qu’Ikea diffuse une image qui va à l’encontre de ce genre de méthode.
En aucun cas une société privée qui fournit des renseignements d’entreprise n’a accès légalement à ce type d’information. Il ne faut pas croire que des sociétés, aussi grosses soient-elles, ont des accès privilégiés en France. Il existe un fantasme sur l’espionnage massif des salariés en général et des individus en particulier par des sociétés plus ou moins opaques (on lit souvent le mot « officine »).
Rappelons que l’immense majorité des sociétés de ce secteur est honnête et respecte scrupuleusement la loi.
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Quel est la réglementation en France ? Jusqu’où peut-on aller en matière de surveillance dans le monde professionnel ?
En France, il existe une profession réglementée en charge de ces affaires qui s’appelle « Agents de Recherches Privées » (ARP). La loi la décrit comme telle : « Une profession libérale qui consiste, pour une personne, à recueillir, même sans faire état de sa qualité ni révéler l’objet de sa mission, des informations ou renseignements destinés à des tiers, en vue de la défense de leurs intérêts. » Ici, en l’occurrence, les tiers peuvent être des entreprises ou des chefs d’entreprise.
Dans le cadre d’une problématique d’entreprise avec ses salariés, il y a deux cas de figures :
Dans le premier cas, la société agit de façon préventive. Cela ne présente un intérêt que pour les postes importants d’une entreprise car les démarches sont assez onéreuses.
Par exemple, un directeur peut vouloir vérifier la véracité des CV de candidats qui postulent pour un poste à forte responsabilité (en France, 75% des CV qui arrivent chez les recruteurs sont erronés ; de petites omissions à la fausse expérience professionnelle ou aux faux diplômes). Il peut alors demander à un ARP de vérifier si le diplôme, l’expérience ou le niveau de revenu sont authentiques. Nous faisons alors un travail d’enquête. Nous appelons les anciens employeurs, les universités, les écoles. On appelle cela une « enquête de reconstitution de carrière ». Cette enquête est faite à l’insu du principal intéressé. C’est une démarche légitime pour que l’employeur ait accès à la vérité.
Il faut savoir que pour qu’un agent de recherche privé d’une société de renseignement accepte une demande d’enquête, il faut qu’elle soit légitime, légale et proportionnée. Ces trois mots sont très importants car si une des trois conditions n’est pas remplie la dérive est alors possible.
Dans le second cas, la personne est déjà employée au sein de l’entreprise. Il existe beaucoup d’exemples : le chef d’entreprise peut se rendre compte que des vols de marchandises, ou d’informations ont été commis, des commerciaux peuvent être suspectés de collaborer avec la concurrence et même des salariés en arrêt maladie peuvent également travailler pour leur compte avec le fichier client de l’entreprise. Il paraît alors légitime que l’employeur, avant d’entamer une quelconque procédure, mandate une enquête afin de recueillir des preuves préalables.
Le principe réglementaire est le suivant : le salarié d’une entreprise ne peut faire l’objet d’une enquête que s’il en a été auparavant averti via son contrat de travail ou via le règlement intérieur. Une clause du type « dans le cadre de votre activité professionnel, et conformément à votre contrat de travail, vous pouvez faire l’objet de contrôle inopiné, afin de vérifier la bonne exécution des clauses qui nous lient. » Si le salarié n’en a pas été averti au préalable, bien qu’étant en faute, l’employeur ne peut pas utiliser les éléments qu’il aurait recueillis par l’enquête au Prud’homme sous peine d’être débouté de sa demande.
Mais il y a des exceptions, ceci n’est pas valable au pénal. Et selon le contexte, les juges peuvent avoir une interprétation plus souple. Dans le cadre de l’exemple de vol au sein de l’entreprise, l’employeur appelle une société de recherche privée qui va mener l’enquête légitime, légale et proportionnée, qui va montrer que Mr Dupond vole. Si l’entreprise porte plainte au pénal, même si Mr Dupond n’a pas été prévenu au préalable de cette enquête, les éléments vont être retenus par le juge.
Cette démarche est largement utilisée dans les pays anglo-saxons depuis longtemps. Elle est grandissante en France. De plus en plus, les magistrats accordent la recevabilité du rapport d’enquête. Même au-delà de la sphère du privé, l’administration réalise aussi des investigations privées concernant ses fonctionnaires.
Il s’agit bien évidemment d’un contrôle des activités professionnelles de l’employé. Il ne s’agit pas d’aller contrôler ce qu’il fait le week-end. Sa vie privée ne nous intéresse pas.
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Comment faire en sorte que les investigations n’empiètent pas sur la vie privée ?
En France, la loi est draconienne concernant la protection de la vie privée. Cependant, aujourd’hui même, un juge a accordé gain de cause à des parents qui avaient dissimulé un micro dans le nounours de leur enfant, pour surveiller la nounou de la famille suspectée de maltraitances.
Il faut savoir que tout cela est très complexe, et que la jurisprudence est en perpétuelle évolution. Nous pourrions aussi parler de la surveillance des emails, des réseaux sociaux, tout cela est un peu dans le même esprit. Jusqu’où va-t-on et à partir de quel endroit franchissons-nous la ligne de la violation de la vie privée ? Selon le contexte et les dossiers, la limite peut varier…
Au pénal, on estime que si l’enjeu le justifie, même si la ligne est franchie, les éléments peuvent être reçus. C’est le cas dans l’affaire Bettencourt où l’enregistrement effectué par le majordome a été retenu par les juges.
Depuis la crise, il y a de plus en plus de concurrence déloyale. Certains employés se mettent à leur compte en volant les informations stratégiques de l’entreprise. On fait alors appel à des sociétés privées d’enquête, en toute légalité, qui vont devoir investiguer uniquement sur cet aspect-là et non sur la vie privée de l’employé. Le principe de proportionnalité est alors important.
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Avez-vous remarqué une recrudescence récente des pratiques de surveillance dans un cadre professionnel ?
Cela a toujours existé et l’évolution s’est faite en même temps que la loi. Pour schématiser rapidement, en 1983, un texte de loi réglemente plus structurellement les métiers de la sécurité privée. En 2003, un nouveau texte modifie le précédent et légifère fortement les ARP en donnant la définition actuelle de l’agent de recherches privées. Ce texte oblige l’ARP à justifier sa qualification et impose une formation préalable à l’exercice du métier, délivrant ensuite un agrément préfectoral, sésame obligatoire pour exercer.
Plus la réglementation a été draconienne, plus le métier est devenu sérieux. Les professionnels sont maintenant scrupuleux et reconnus. Les rapports avec les avocats et magistrats se sont nettement améliorés. Tout cela a favorisé l’expansion des services de ces professionnels du renseignement.
Et enfin, cette année, il y a eu un changement. Le 1er janvier 2012, a été créé le Conseil National des Activités Privées de Sécurité (CNAPS) qui est un établissement public qui réglemente et contrôle la profession. La création d’une telle institution était nécessaire car, en France, le secteur de la sécurité privée au sens large affiche une très forte croissance en effectifs et ne cesse de croître en terme de chiffre d’affaires.
Propos recueillis par Jean-Benoît Raynaud pour atlantico.fr
En savoir plus :
Être détective privé est une expérience fabuleuse …
A lire sur ladepeche.fr :
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Femmes jalouses, maris volages et photos compromettantes, c’est du classique pour Jessica. Mais les Sherlock Holmes des temps modernes dont elle fait partie évoluent aussi dans un univers bien plus mystérieux et opaque, celui de l’intelligence économique : concurrents déloyaux, salariés peu scrupuleux sont les cibles de l’objectif tranchant de Jessica. Même si on est loin de la loupe et du bureau poussiéreux, Jessica confirme l’importance de ces qualités que tout détective doit posséder : « Rien ne vaut l’attention, la disponibilité et la concentration. Une seconde trop tard, une tong qui nous glisse du pied en plein été, et tout notre plan tombe à l’eau ! »
“L’adrénaline monte”
« C’est un métier passionnant. Les affaires sont toujours différentes et elles nous aident à nous connaître, à repousser nos limites. Moi qui ne suis pas patiente, je peux passer des heures à attendre, cachée dans ma voiture ! Et dès que je vois un mouvement, l’adrénaline monte : je sais que j’ai gagné. »
Même si les 1000 détectives privés en France travaillent en autonomie, Jessica souligne que les relations entre enquêtrices sont essentielle.
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Après le très célèbre « Élémentaire, mon cher Watson », le « Légalité, légitimité, moralité » a ses lettres de noblesse dans la profession.
Par Julie Thoin-Bousquié pour ladepeche.fr
En savoir plus :
source http://www.ladepeche.fr/article/2012/02/23/1289853-etre-detective-est-une-experience-fabuleuse.html
Disparition d’enfant : un détective privé pour relancer l’enquête …
A lire leprogres.fr sur :
Depuis seize mois, les parents d’Adrien Fiorello sont sans nouvelle de leur fils. Un détective privé a pris la relève, la police ayant mis un terme à l’enquête.
« On a un peu de nouveau, mais rien de sûr ». Marie-France et Salvatoré Fiorello sont les parents d’Adrien, qui a disparu le 6 octobre 2010 au matin.
Impossible d’en rester là pour les époux Fiorello, qui estiment alors que c’est à eux de prendre les choses en main. L’idée de solliciter un enquêteur privé prend forme. Depuis, « les recherches ont avancé ». Adrien aurait été aperçu dans des discothèques ou bars de nuit à Chambéry puis Genève et Lausanne. « Trois personnes l’auraient reconnu ». Mais pas de certitude pour les parents d’Adrien : « Tant que nous n’aurons pas eu notre fils au téléphone ou tant que nous ne l’aurons pas vu, nous n’y croirons pas ». Des désillusions, ils en ont déjà eu. Trop de fois. Tous les deux sont persuadés que leur fils n’est pas parti tout seul, comme ça.
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- Pour toute information, prendre contact au 04 77 61 67 17
+33 (0)1.34.16.10.50 



