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Partager votre soirée… ou pas. À vous de faire les bons choix ! Selon la CNIL …
A lire et voir sur cnil.fr :
Depuis plusieurs années, la CNIL mène des actions à destination des jeunes, des enseignants et des familles pour les sensibiliser aux bonnes pratiques sur les réseaux sociaux.
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24 millions. C’est le nombre de Français inscrits sur Facebook aujourd’hui 1. Ils sont autant à se rendre sur Youtube chaque mois, ce qui représente 1,3 milliard de vidéos vues.2
En 2011, la CNIL a reçu 700 plaintes portant sur les problèmes d’opposition à la diffusion de contenus sur internet, soit une augmentation de 42% par rapport à 2010.
La CNIL souhaite sensibiliser les jeunes à l’impact que peuvent avoir leurs publications sur les réseaux sociaux et donner au grand public les clefs pour un usage d’internet qui soit plus responsable et respectueux de la vie privée.
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L’objectif de la vidéo interactive Share the Party* est de faire vivre une expérience aux internautes et de les responsabiliser en les immergeant dans une scène de la vie courante d’un jeune. Un adolescent participe à une soirée et en filme les temps forts avec la possibilité de les “partager ou pas” sur les réseaux sociaux. En fonction de ses choix, la soirée ne se terminera pas de la même manière et l’adolescent devra assumer les conséquences, heureuses ou malheureuses, de ses actes. Ainsi, 11 fins différentes sont possibles.
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Par la CNIL sur cnil.fr
Apprenez à sécuriser votre smartphone, une vidéo de la CNIL …
A lire et voir sur cnil.fr :
Lors de l’étude “Smartphone et vie privée”, réalisée avec Médiamétrie en novembre 2011, la CNIL a élaboré une série de conseils pratiques pour protéger les données contenues dans son téléphone. A l’occasion de la 6ème journée européenne de la protection des données et de la vie privée, le 28 janvier 2012, elle met à disposition un tutoriel vidéo pour appliquer concrètement ces recommandations !
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Conseils illustrés dans la vidéo :
1) Toujours mettre en place un code PIN
2) Mettre en place un code de verrouillage du téléphone
3) Notez le numéro « IMEI » du téléphone
4) Activer le chiffrement des sauvegardes du téléphone
5) Avant d’installer une application
6) Paramétrer les options de géolocalisation
Par la CNIL pour cnil.fr
En savoir plus :
La géolocalisation à partir des points d’accès wi-fi par la CNIL …
A lire sur cnil.fr :
Des centaines d’applications pour smartphone proposent des services basés sur la géolocalisation. Pour se géolocaliser, ces téléphones utilisent souvent les points d’accès WiFi à leur portée. Ces points d’accès sont répertoriés dans des bases de données. Comment ces bases de données sont-elles créées ? Les propriétaires de “box” peuvent-ils s’opposer à cette collecte ?
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Fonctionnement de la géolocalisation à partir des points d’accès wi-fi
Lorsqu’une personne lance une application de géolocalisation sur son smartphone, celui-ci peut lister les points d’accès WiFi à sa portée et interroger une base de données qui permet d’associer un point d’accès WiFi à une position géographique. Le smartphone va donc être capable de géolocaliser précisément le propriétaire du smartphone.
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Position de la CNIL par rapport à la constitution de ces bases de données.
S’il n’est pas possible d’informer individuellement les possesseurs de “box internet” de la collecte de leurs point d’accès wi-fi la CNIL recommande que l’information soit publiée, par exemple sur un site internet dédié, et que la société communique largement sur ce sujet.
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Mise en place d’un système d’opposition à la collecte de ces données par Google
Conformément aux demandes de la CNIL, Google a mis en place une procédure d’opposition pour permettre à ceux qui le souhaitent de supprimer leurs points d’accès de la base de géolocalisation de Google.
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Par la CNIL sur cnil.fr
En savoir plus :
Smartphones : les 10 conseils de la CNIL pour protéger sa vie privée …
Cette année encore, le smartphone sera en bonne place au pied du sapin de Noël. iPhone, Android, Windows Phone, BlackBerry… Ces “téléphones intelligents” ont déjà séduit 17 millions de Français grâce à leurs nombreuses fonctionnalités et aux tarifs alléchants proposés par les opérateurs. La CNIL a cherché à mieux comprendre les pratiques des Français avec ces nouveaux accessoires technologiques. Quelles données personnelles stockent-ils (photos, contacts, coordonnées bancaires, codes secrets, informations médicales) ? Ont-ils conscience de la sensibilité de ces données ? Comment les protègent-ils?
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Principaux constats de l’Étude
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Sécurité et maîtrise : les 10 conseils de la CNIL
- N’enregistrez pas d’informations confidentielles (codes secrets, codes d’accès, coordonnées bancaires…) dans votre smartphone (vol, piratage, usurpation d’identité…).
- Ne désactivez pas le code PIN et changez celui proposé par défaut. Choisissez un code compliqué. Pas votre date de naissance !
- Mettez en place un délai de verrouillage automatique du téléphone. En plus du code PIN, il permet de rendre inactif (verrouiller) le téléphone au bout d’un certain temps. Cela empêche la consultation des informations contenues dans le téléphone en cas de perte ou de vol.
- Activez si possible le chiffrement des sauvegardes du téléphone. Pour cela, utilisez les réglages de la plate-forme avec laquelle vous connectez le téléphone. Cette manipulation garantira que personne ne sera en mesure d’utiliser vos données sans le mot de passe que vous avez défini.
- Installez un antivirus quand cela est possible.
- Notez le numéro “IMEI” du téléphone pour le bloquer en cas de perte ou de vol.
- Ne téléchargez pas d’application de sources inconnues. Privilégiez les plateformes officielles.
- Vérifiez à quelles données contenues dans votre smartphone l’application que vous installez va avoir accès.
- Lisez les conditions d’utilisation d’un service avant de l’installer. Les avis des autres utilisateurs peuvent également être utiles !
- Réglez les paramètres au sein du téléphone ou dans les applications de géolocalisation (Twitter, Foursquare, Plyce…) afin de toujours contrôler quand et par qui vous voulez être géolocalisé. Désactivez le GPS ou le WiFI quand vous ne vous servez plus d’une application de géolocalisation.
Conclusion d’Isabelle Falque-Pierrotin, Présidente de la CNIL : “Compte-tenu de la place grandissante qu’occupe le smartphone dans la vie des Français, il représentera pour la CNIL un enjeu majeur en 2012. Nous souhaitons tout d’abord sensibiliser les utilisateurs de smartphones pour les aider à mieux sécuriser et maîtriser leurs données personnelles. Nous allons également analyser et comprendre cet écosystème pour recommander aux constructeurs et développeurs d’application des bonnes pratiques leur permettant d’offrir des produits et services plus respectueux de la vie privée.”
Par la CNIL pour cnil.fr
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La vie privée numérique doit être abordée à l’école …
La CNIL britannique a publié ce mardi (30/08/11) un avis dans lequel elle souhaite que les problématiques de vie privée et de confidentialité soient abordées dès l’école primaire. Un récent sondage mené au Royaume-Uni a montré que la majorité des sondés s’intéresse peu à ces sujets, pourtant primordiaux.
À l’heure où les outils de communication sont omniprésents, la protection des données personnelles est plus que jamais primordiale. L’explosion des réseaux sociaux, des mondes virtuels et des services en ligne a effectivement poussé les internautes à livrer toujours plus d’informations confidentielles, au risque de ne plus parvenir à gérer cette pléthore de données.
Face à ce défi, la CNIL britannique (ICO, Information Commissioner’s Office) souhaite agir en amont afin d’offrir aux internautes du Royaume-Uni le moyen de mieux gérer la diffusion de leurs données personnelles sur la toile. L’organe public aimerait en particulier sensibiliser dès l’école les plus jeunes, très à l’aise avec l’outil informatique mais pas toujours très conscients de l’importance de la problématique de la vie privée.
Le souhait de l’ICO de présenter les enjeux de la vie privée sur Internet fait écho à un récent sondage portant sur 4 000 jeunes Britanniques. Celui-ci a mis en lumière que 88 % des collégiens et 39 % des écoliers ont un profil sur un réseau social, tout en soulignant que 60 % des sondés n’ont pas lu les conditions d’utilisation du service, 32 % ne savent pas ce qu’est une politique de confidentialité et 23 % ne savent pas où la trouver sur le site.
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Par Julien L pour numerama.com
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CNIL : Surfer sur internet, ça laisse des traces ! Faites-en l’expérience …
Les sites internet exploitent les informations issues de votre navigation et de vos recherches pour personnaliser leurs offres et leurs services. Cette collecte de données se fait le plus souvent à votre insu. Dans sa rubrique “vos traces”, la CNIL propose d’expérimenter les principales techniques de profilage à travers de nouvelles démonstrations.
Sur internet, vos activités, vos préférences, et vos déplacements laissent des traces de votre passage. La conservation de ces données est nécessaire pour assurer le bon fonctionnement du réseau ou poursuivre les auteurs d’activités illégales. Mais elle permet également d’analyser en détail l’ensemble de votre parcours sur internet. Votre adresse IP, votre navigateur, les mots clés que vous avez saisis, les sites que vous visitez sont analysés par les sites internet et les régies publicitaires dans le but d’en apprendre toujours plus sur vous et sur vos habitudes. A travers toutes ces traces, c’est une image de vous-même qui se dessine, un profil de vos goûts, vos activités, votre mode de vie, votre niveau de revenu. De ce profil, les régies publicitaires déduisent la publicité la mieux adaptée au consommateur que vous êtes.
La rubrique “Vos traces” propose d’expérimenter quelques unes des techniques mises en œuvre par les différents acteurs du web. Faites l’expérience et découvrez comment vous êtes pisté, tracé, profilé sur internet, et partez à la reconquête de vos libertés numériques !
Géolocalisation via l’adresse IP
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Cookies et flash cookies
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Historique des sites visités
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Publicité ciblée
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Par la CNIL pour cnil.fr
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Mais aussi :
Vos traces sur internet : ça n’est pas virtuel !
Sur internet comme ailleurs, vos activités et vos déplacements laissent des traces. L’impression de facilité qui domine l’univers du web masque la réalité d’une surveillance discrète et active.
Découvrez comment vous êtes pisté sur internet et partez à la conquête de vos libertés numériques !
ICI : http://www.cnil.fr/index.php?id=907
Source : CNIL
http://www.cnil.fr/vos-libertes/vos-traces/
CNIL : Comment effacer des informations me concernant sur un moteur de recherche ?
Vous avez tapé votre nom dans Google, Bing, ou un autre moteur de recherche. Les informations qui vous concernent nuisent à votre image ou à votre réputation ?
La CNIL vous explique comment les faire disparaître.
Un moteur de recherche permet d’obtenir, à partir d’une expression ou d’un mot, une liste de références de pages internet les comportant.
En pratique, un moteur de recherche est un robot qui balaie et “indexe” tous les contenus qu’il trouve sur internet. Il ne maîtrise pas le contenu des pages qu’il référence. Un moteur de recherche répond quasi instantanément à plusieurs centaines de millions de demandes par jour.
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Première étape : contacter le webmaster du site
Pour demander la suppression des informations vous concernant sur un site internet, il faut tout d’abord vous adresser à son responsable.
C’est le responsable du site internet, qui met en ligne ces informations, qui peut décider d’exclure du référencement de son site certaines pages.
Vous trouverez des éléments d’information sur son identité dans les mentions légales ou les conditions générales d’utilisation du site. Si vous ne trouvez pas ces informations sur le site, vous pouvez retrouver l’identité et l’adresse du propriétaire (en anglais registrant) du nom de domaine dans les bases de données whois de n’importe quel bureau d’enregistrement de nom de domaine.
Pour faire supprimer une information vous concernant sur une page web, vous devez justifier auprès du responsable en quoi la publication de ce contenu nuit à votre réputation ou à votre vie privée.
Pour vous aider à formuler votre demande, la CNIL met à votre disposition un modèle de courrier à adresser aux responsables des sites.
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Deuxième étape : faire disparaître les informations du cache des moteurs de recherche
Après avoir obtenu la suppression des informations vous concernant sur un site, des traces peuvent malgré tout subsister pendant un certain temps dans les résultats des moteurs de recherche.
En effet, les moteurs de recherche conservent temporairement une copie de toutes les pages que leurs robots d’indexation visitent. C’est ce qu’on appelle des “caches”. Le délai entre deux visites varie en fonction de différents critères tels que :
- la popularité du site
- la fréquence d’actualisation du site.
En moyenne, les robots d’indexation visitent les pages toutes les deux à trois semaines (certains sites d’actualité par exemple, peuvent faire l’objet d’une mise à jour quotidienne).
Dans cet intervalle de temps, l’ancienne version d’une page web peut encore être visible depuis le “cache” des moteurs de recherche, même si la page a été modifiée sur le site d’origine.
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Par cnil.fr
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Désindexer une page web, la loi Informatique et libertés s’applique à Google …
Dans une ordonnance de référé, le TGI de Montpellier a ordonné à Google Inc. de supprimer de ses moteurs de recherche tous les résultats apparaissant à la suite des requêtes avec les nom et prénom d’une femme associés aux termes « swallows » et « école de Laetitia », qui renvoyaient directement ou indirectement vers une ancienne vidéo à caractère pornographique la mettant en scène. Le tribunal a considéré que ces résultats constituaient un trouble manifestement illicite du fait de l’inaction de Google à désindexer les pages web litigieuses et de l’atteinte à l’intimité de la vie privée de la plaignante.
En plus de l’atteinte à la vie privée, le tribunal s’est fondé sur la loi Informatique et libertés. Il a d’abord reconnu que cette législation est applicable au moteur de recherche tel que Google et que Google Inc. est responsable de ce traitement. En conséquence, « il lui incombe d’aménager la possibilité d’un retrait a posteriori des données à caractère personnel en permettant la désindexation des pages à la demande de la personne concernée par ces données en application de l’article 38 alinéa 1er de la loi précitée. ». Il s’agit du droit pour toute personne physique de s’opposer à ce que les données qui la concernent fassent l’objet d’un traitement. Le tribunal a rejeté l’argument de l’impossibilité matérielle de la désindexation. Il reconnaît que Google n’est pas tenu à une obligation de contrôle a priori des sites indexés, ce qui serait matériellement impossible à réaliser. Toutefois, il estime qu’« il appartient à la société Google Inc., qui dispose des moyens techniques appropriés au regard de la nature même de son activité, de rechercher elle-même les adresses URL précises des résultats de ses moteurs de recherches. ». En conséquence, il lui ordonne, sous astreinte de 1 000 € par jour de retard, de supprimer les résultats litigieux.
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Dans la présente affaire, Google qui a en grande partie exécuté l’ordonnance du tribunal de Montpellier a fait appel.
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CNIL : Protège ta vie privée sur internet !

Selon une étude e-enfance / Ipsos 2009, 70 % des moins de 11 ans utilisent internet. 19 % des 9-10 ans possèdent un téléphone et ils sont 49 % parmi les 11-12 ans. Pour certains d’entre eux, ils sont déjà inscrits sur des réseaux sociaux tels que Habbo ou Facebook.
On assiste donc à une explosion du nombre d’informations personnelles accessibles en ligne sans limitation de durée. Chacun aime montrer ses photos et ses vidéos au plus grand nombre de personnes en se disant “ Je n’ai rien à me reprocher donc je n’ai rien à cacher ”. Il se crée alors une confusion entre la notion de non-culpabilité et celle d’intimité. Or, ce n’est pas parce que l’on n’a rien à se reprocher que l’on doit tout montrer ! La vie privée, au même titre que l’environnement naturel, est un capital en voie de disparition qu’il faut préserver.
La CNIL envoie aujourd’hui aux 40 000 classes de CM2 15 exemplaires de l’édition spéciale de Mon Quotidien, le journal des 10-14 ans édité par Play Bac, sur le thème “ Protège ta vie privée sur Internet ”.
L’objectif est de leur rappeler que la vigilance s’impose dès maintenant, en particulier lorsqu’il s’agit de diffuser des informations à caractère politique, sexuel, médical ou religieux. C’est bien avant de publier qu’il faut réfléchir car une fois en ligne, il est difficile de supprimer les informations qui peuvent vous suivre toute votre vie.
Une déclinaison interactive du journal est également disponible sur le site jeunes de la CNIL.
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Géolocalisation et CNIL …
Géolocalisation des véhicules : la justice condamne un employeur qui n’a pas suivi les règles “informatique et libertés”
La cour d’appel de Dijon a estimé qu’un licenciement est infondé si l’employeur se sert d’un dispositif de géolocalisation non déclaré à la CNIL, à l’insu des salariés, pour prouver l’utilisation d’un véhicule de service à des fins personnelles.
Un employeur s’est aperçu, grâce au dispositif de géolocalisation installé à bord d’un véhicule de service, qu’un coursier utilisait ce véhicule à des fins personnelles. Le salarié a été licencié.
Saisi par le salarié, le conseil des prud’hommes a estimé que le licenciement était sans cause réelle et sérieuse puisque ce dispositif n’avait pas été déclaré à la CNIL. De plus, le salarié n’avait pas été informé de son installation. L’employeur a fait appel de ce jugement.
Le 14 septembre 2010, la cour d’appel de Dijon a confirmé le jugement du conseil des prud’hommes. Elle a considéré que, la note de service produite par l’employeur pour informer les salariés, était insuffisante puisqu’elle ne mentionnait pas l’existence du dispositif de géolocalisation. Elle a également constaté l’absence de déclaration auprès de la CNIL. Le dispositif étant illégal, les preuves obtenues par son intermédiaire sont inutilisables.
La société a été en outre condamnée à payer 1 000 € à son salarié pour exécution déloyale du contrat de travail dans la mesure où les règles légales relatives à l’installation d’un dispositif de géolocalisation n’avaient pas été respectées.
Dès 2004, la chambre sociale de la Cour de cassation a estimé que, l’absence de déclaration auprès de la CNIL d’un système de contrôle par badges des entrées et des sorties du personnel, a pour conséquence d’interdire à l’employeur de sanctionner un salarié qui refuserait d’utiliser un tel système.
De même, la Cour de cassation affirme constamment, concernant d’autres systèmes tels que la vidéosurveillance, que l’employeur ne peut mettre en œuvre un dispositif de contrôle de l’activité professionnelle sans en informer les préalablement les salariés.
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