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L’objectif de ce blog créé en 2006, qui n’est pas à proprement parler un blog puisque je ne donne que très peu mon avis, est d’extraire de mes veilles web informationnelles quotidiennes, un article, un billet qui me parait intéressant et éclairant sur des sujets se rapportant directement ou indirectement à la gestion de l’information stratégique des entreprises et des particuliers.
Depuis fin 2009, je m’efforce que la forme des publications soit toujours la même ; un titre, éventuellement une image, un ou des extrait(s) pour appréhender le sujet et l’idée, l’auteur quand il est identifiable et la source en lien hypertexte vers le texte d’origine afin de compléter la lecture.
En 2012, pour gagner en précision et efficacité, toujours dans l’esprit d’une revue de presse (de web), les textes évoluent, ils seront plus courts et concis avec uniquement l’idée principale.
Bonne découverte à tous …



Arnaud Pelletier


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Articles taggués ‘géolocalisation’

Les brouilleurs de GPS, nommé “Spoofer”, se développent …

Posté par Arnaud Pelletier le 27 mars 2012

A lire sur lemonde.fr :

Dans son petit atelier encombré d’appareils de toutes sortes, Todd Humphreys, directeur du Laboratoire de radionavigation de l’université du Texas, à Austin, montre à ses étudiants la vidéo d’une expérience récente. On y voit un smartphone tenu à bout de bras dont l’écran montre une carte Google : “L’appareil se localise avec sa puce GPS et indique sa position grâce à un point bleu sur la carte.” Soudain, le point bleu se met à bouger, comme si le smartphone venait d’être embarqué dans une voiture, alors qu’il est toujours au même endroit. La puce GPS transmet une position erronée, mais crédible, car la progression sur la carte se fait à une allure normale, le long d’une rue.

Pour expliquer cette énigme, Todd Humphreys montre du doigt un boîtier d’aspect banal, posé dans un coin de l’atelier : “C’est un spoofer (“usurpateur”), un simulateur GPS. Il capte les signaux authentiques des satellites GPS, puis les réémet sur la même longueur d’onde après avoir légèrement modifié les coordonnées. Les systèmes GPS du voisinage vont capter en priorité le faux signal du spoofer, car il est plus puissant que celui d’un satellite situé à 20 000 kilomètres de la Terre. Si j’en installais un sur le toit de cet immeuble avec une bonne antenne, je pourrais fausser tous les GPS du quartier, et même ceux des avions passant au-dessus de la ville.”

Selon Todd Humphreys, un spoofer utilisé à des fins malveillantes par des hackers, des gangsters ou des terroristes pourrait provoquer des catastrophes en chaîne, car les systèmes GPS jouent désormais un rôle essentiel dans de nombreux secteurs d’activités : les transports terrestres, aériens et maritimes, la gestion de conteneurs, le guidage des machines agricoles, les communications électroniques et même les banques, qui se servent des signaux satellites comme d’une horloge universelle pour dater des transactions financières au centième de seconde.

[...]

Déjà, la contre-attaque s’organise. En Grande-Bretagne, un consortium de laboratoires publics et privés a mis au point un appareil capable de détecter la présence de brouilleurs GPS. Lors de tests effectués le long des routes anglaises, les chercheurs ont eu la surprise de découvrir qu’ils sont déjà assez répandus – plusieurs détections par semaine sur un seul carrefour, pris au hasard.

A Austin, Todd Humphreys termine la mise au point d’un appareil encore plus perfectionné, qui localisera précisément les brouilleurs GPS et permettra à la police de les saisir. Mais, par ailleurs, il remarque que les nouveaux émetteurs radio de type USRP (universal software radio peripheral), très prisés par les chercheurs et les radioamateurs car ils couvrent toutes les gammes d’ondes, peuvent diffuser un signal sur les fréquences GPS, ce qui provoque un brouillage très efficace. La guerre des brouilleurs ne fait que commencer.

Par Yves Eudes pour lemonde.fr

En savoir plus :

source : http://www.lemonde.fr/sciences/article/2012/03/23/sur-la-trace-des-brouilleurs-de-gps_1674264_1650684.html

La géolocalisation à partir des points d’accès wi-fi par la CNIL …

Posté par Arnaud Pelletier le 23 janvier 2012

A lire sur cnil.fr :

Des centaines d’applications pour smartphone proposent des services basés sur la géolocalisation. Pour se géolocaliser, ces téléphones utilisent souvent les points d’accès WiFi à leur portée. Ces points d’accès sont répertoriés dans des bases de données. Comment ces bases de données sont-elles créées ? Les propriétaires de “box” peuvent-ils s’opposer à cette collecte ?

 

  • Fonctionnement de la géolocalisation à partir des points d’accès wi-fi

Lorsqu’une personne lance une application de géolocalisation sur son smartphone, celui-ci peut lister les points d’accès WiFi à sa portée et interroger une base de données qui permet d’associer un point d’accès WiFi à une position géographique. Le smartphone va donc être capable de géolocaliser précisément le propriétaire du smartphone.

[...]

  • Position de la CNIL par rapport à la constitution de ces bases de données.

S’il n’est pas possible d’informer individuellement les possesseurs de “box internet” de la collecte de leurs point d’accès wi-fi la CNIL recommande que l’information soit publiée, par exemple sur un site internet dédié, et que la société communique largement sur ce sujet.

[...]

  • Mise en place d’un système d’opposition à la collecte de ces données par Google

Conformément aux demandes de la CNIL, Google a mis en place une procédure d’opposition pour permettre à ceux qui le souhaitent de supprimer leurs points d’accès de la base de géolocalisation de Google.

[...]

Par la CNIL sur cnil.fr

En savoir plus :

source http://www.cnil.fr/nc/la-cnil/actualite/article/article/la-geolocalisationa-partir-des-points-dacces-wi-fi/

Géolocalisation : l’incroyable business et des dérives possibles …

Posté par Arnaud Pelletier le 8 décembre 2011

Dites-nous où vous êtes, nous saurons quoi vous vendre. Du marketing à la logistique, les applications de géolocalisation, boostées par l’explosion des smartphones, semblent infinies… Enquête sur des services déjà incontournables.

L’irrésistible ascension de la géolocalisation

Incontournable la géolocalisation ? Selon le cabinet Jupiter Research, elle devrait représenter un marché de 13 milliards de dollars d’ici à 2014. Un rêve pour certains, un cauchemar pour d’autres.

[...]

Utiliser la géolocalisation pour affiner ses zones de chalandise

Les technologies évoluent, mais les trois règles du succès dans le commerce ne changent pas. Les outils de géolocalisation, bien exploités, permettent d’affiner sa zone de chalandise, de mieux allouer ses investissements publicitaires et d’améliorer sa rentabilité !

[...]

La géolocalisation permet de positionner un objet (ou une personne, etc) sur un plan ou une carte à l’aide de ses coordonnées géographiques.

La géolocalisation se généralise ; à titre d’exemple, Facebook a créé un système de géolocalisation qui permet à “ses amis” de savoir où vous êtes et où vous allez.

Dans un arrêt du 3 novembre 2011 (10-18036), la Cour de cassation a jugé que la géolocalisation d’un salarié est licite si et seulement si elle est utilisée par l’employeur pour les finalités déclarées auprès de la CNIL et portées à la connaissance des salariés.

En revanche, en cas de mise en place par l’employeur, d’un système de géolocalisation illicite, en l’occurrence, pour contrôler la durée du travail d’un salarié, celui-ci peut valablement prendre acte de la rupture et obtenir outre les indemnités de rupture des dommages intérêts pour licenciement abusif.

  • 1) La géolocalisation d’un salarié n’est autorisée qu’à certaines conditions

Nul ne peut apporter aux droits des personnes et aux libertés individuelles et collectives de restrictions qui ne seraient pas justifiées par la nature de la tâche à accomplir, ni proportionnés au but recherché (article L. 1121-1 du Code du travail).

[...]

  • 2) La géolocalisation illicite d’un salarié permet au salarié de prendre acte valablement de la rupture de son contrat de travail et donc obtenir la requalification de la rupture en licenciement abusif.

Dans un arrêt du 3 novembre 2011 (n°10-18036), la Cour de cassation a considéré que cette géolocalisation n’était pas justifiée lorsque le salarié dispose d’une liberté dans l’organisation de son travail.

[...]

Par Me Frédéric CHHUM pour village-justice.com

En savoir plus :

source http://www.village-justice.com/articles/geolocalisation-illicite-salarie-permet,11112.html?utm_source=Village+Bulletin&utm_medium=email&utm_campaign=Nouveaut%C3%A9s+du+Village+de+la+justice+n%C2%B0517&utm_content=CabinetBlanc%40wanadoo.fr

Géolocalisation et vie privée !!! un iPhone 4S = un divorce …

Posté par Arnaud Pelletier le 18 octobre 2011

Un homme s’est servi de l’application “Localiser mes amis” disponible sur les iPhone sous iOS 5 pour traquer sa femme, et demander le divorce après avoir obtenu la preuve qu’elle n’était pas où elle prétendait être.

 

[...]

Sur le blog du site anglophone MacRumors.com, un homme raconte qu’il a acheté à sa femme un nouvel iPhone 4S, sur lequel il a installé – sans le lui dire – l’application “Localiser mes amis”, éditée par Apple. Ce qui l’a conduit, lui, à demander le divorce.

L’app Localiser mes amis vous permet de situer facilement famille et amis à partir de votre iPhone, iPad ou iPod touch (…) Dès lors que votre ami acceptera d’utiliser l’app Localiser mes amis, vous pourrez en connaître sa position sur une carte“, résume la firme de Cupertino sur la fiche de présentation de l’application. Pas besoin d’obtenir une autorisation à chaque demande de localisation.

Utilisez Localiser mes amis pour suivre des compagnons de voyage pendant les vacances. Ou pour voir si les enfants sont rentrés de l’école. Ou encore, pour voir où sont les amis que vous retrouvez pour dîner“. Ou encore pour savoir si votre femme vous ment.

L’homme raconte en effet que sa femme “allait chez des amis du côté est de la ville“, mais qu’il la soupçonnait d’avoir rendez-vous avec un amant en centre-ville. ”Et voilà, Localiser Mes Amis la situe juste là“, raconte-t-il, captures d’écran à l’appui. ”Je lui ai envoyé un texto pour lui demander où elle était, et cette c…. m’a répondu qu’elle était sur la 10ème rue. Merci Apple, merci l’App Store, merci à vous tous. Ces magnifiques trésors de captures d’écran vont bien me servir quand je vais la rencontrer chez l’avocat dans quelques semaines“.

[...]

Rappelons qu’en France, installer ce genre d’applications sans le consentement de la personne traquée est un délit pénal. Et qu’il serait donc bien imprudent de produire ce genre de preuves en justice pour justifier sa demande de divorce.

Par Guillaume Champeau pour numerama.com

En savoir plus :

source : http://www.numerama.com/magazine/20201-il-flique-sa-femme-grace-a-un-service-apple-et-divorce.html

Une application de plus pour pister ses proches …

Posté par Arnaud Pelletier le 21 septembre 2011

Surtout destinée aux ados, l’application est censée permettre de géolocaliser le portable sur lequel elle est installée.

[...]

Une société propose depuis cette semaine un service présenté comme un système de géolocalisation des adolescents par leurs parents grâce à une application pour téléphone portable, rapporte “Le Parisien” du mardi 20 septembre : http://www.leparisien.fr/laparisienne/maman/si-on-peut-pister-son-ado-20-09-2011-1616270.php

Baptisé “MapMyMobile”, ce petit programme s’installe sur le téléphone portable de la personne que l’on veut suivre. L’utilisateur pourra à partir de ce moment localiser le téléphone sur un plan ou sur une vue satellite type Google Map.

Historique de déplacements

Les parents ont également la possibilité de consulter l’historique des déplacements de leurs enfants. Ils pourront même décider de zones pour lesquelles ils recevront un alerte par SMS ou email lorsque le téléphone “pisté” y entre ou en sort. Le service est facturé 7,90 euros pour deux mois ou 19 euros par trimestre et fonctionne sur les téléphones sous Androïd et BackBlerry.

Grâce à cette application, “on peut savoir à tout moment où est son ado, s’il est entré ou sorti du collège, s’il dort bien chez son copain après sa sortie en boîte”, explique au “Parisien” Daniel Vassallucci, PDG la société qui commercialise “MapMyMobile”, Mapping Control.

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Si le but affiché est d’assurer la sécurité de ses enfants, se pose la question des détournements possibles de cette technologie. La société Mapping Control précise pourtant dans ses conditions générales que l’utilisateur s’engage à utiliser son application dans un cadre familial. Reste, même dans ces conditions, que “MapMyMobile” sera l’outil idéal pour traquer, par exemple, son conjoint…

Par Jérôme Hourdeaux pour nouvelobs.com

En savoir plus : http://hightech.nouvelobs.com/actualites/20110920.OBS0706/une-application-pour-pister-ses-proches.html

Microsoft nie les accusations d’espionnage via géolocalisation …

Posté par Arnaud Pelletier le 7 septembre 2011

Microsoft est sous le feu des critiques, au même titre que Apple et Google.

 

La géolocalisation cause bien des soucis aux fabricants d’OS. Après Apple et Google, c’est au tour de Microsoft de se faire accuser de jouer les Big Brothers, avec une plainte déposée la semaine dernière dans l’Etat de Washington. Lundi, l’entreprise s’est défendue via un communiqué: «Parce que nous n’enregistrons pas d’identifiant unique lorsque des données de géolocalisation sont transmises par l’appareil photo des Windows Phone, ces données ne peuvent pas être corrélées à un utilisateur spécifique», affirme Microsoft.

Selon la plainte, Windows Phone transmet en effet des données géolocalisées à Microsoft lorsqu’un utilisateur prend une photo. Ceci sans message d’avertissement. Mais comme Apple et Google, Microsoft joue la carte de l’«anonymisation» des données pour se défendre.

Dans l’absolu, Apple, Microsoft et Google auraient gros à gagner à pouvoir enregistrer de telles données en les associant à chaque utilisateur, notamment pour proposer de la publicité ciblée et géolocalisée.

[...]

Par P.B. pour 20minutes.fr
En savoir plus :

Les données personnelles permettent à la publicité ciblée d’être plus pertinente, et donc de rapporter plus aux développeurs qui acceptent de les livrer.

Localisation, âge, sexe, identifiants : la plupart des applications sur téléphone mobile envoient des données privées à des régies publicitaires sans que l’utilisateur en soit informé, selon une enquête du Wall Street Journal. Sur 101 applications populaires étudiées par le journal américain, moitié sur iPhone, moitié sur Android, 56 transmettent l’identifiant unique du téléphone, 47 donnent la localisation de l’utilisateur, et 5 livrent l’âge et le sexe du mobinaute sans qu’il se doute de rien.

[...]

IMPOSSIBLE DE DÉSACTIVER LE TRAÇAGE

Le Wall Street Journal pointe deux faiblesses dans la protection de la vie privée des mobinautes : l’impossibilité de désactiver a posteriori le traçage, et l’absence d’obligation pour les applications de disposer de règles de confidentialité, aussi bien sur l’Apple Store que sur l’Android Market.

Sur les 101 applications testées, 45 n’ont aucune règle de confidentialité, c’est-à-dire une déclaration écrite, consultable sur le site Internet de l’application ou dans le logiciel lui-même, indiquant comment sont traitées, utilisées et protégées les informations privées de l’utilisateur. Et si sur un ordinateur classique il est aisé de supprimer les cookies (qui contiennent des données de navigation) en quelques clics, la manœuvre est impossible sur un téléphone.

[...]

PROFILAGE POUR REVENUS PUBLICITAIRES

Ces données permettent à d’autres sociétés, comme Mobclix, de classer un utilisateur de smartphone dans 150 “segments” différents, allant du “militant écologiste” à la “femme au foyer”. Ainsi, explique le Wall Street Journal, le segment des “joueurs acharnés” est constitué par“des hommes âgés de 15 à 25 ans, ayant plus de 20 applications sur leurs téléphones, et passant plus de 20 minutes sur chacune d’entre elles”.

Grâce à ce profilage, la société peut proposer les publicités les plus adaptées à la cible, et le développeur de l’application peut améliorer ses revenus issus de la publicité. Selon le créateur de l’application DailyHoroscope sur Android, qui a refusé de livrer certaines données aux régies, la publicité ciblée, basée sur le lieu où se trouve l’utilisateur, rapporterait de deux à cinq fois plus que la publicité classique.

[...]

Par Le Monde.fr

En savoir plus :

http://www.lemonde.fr/technologies/article/2010/12/20/ces-donnees-privees-que-les-applications-mobiles-transmettent-a-votre-insu_1455982_651865.html#xtor=AL-32280265

Géolocalisation et CNIL …

Posté par Arnaud Pelletier le 2 novembre 2010

Géolocalisation des véhicules : la justice condamne un employeur qui n’a pas suivi les règles “informatique et libertés”

La cour d’appel de Dijon a estimé qu’un licenciement est infondé si l’employeur se sert d’un dispositif de géolocalisation non déclaré à la CNIL, à l’insu des salariés, pour prouver l’utilisation d’un véhicule de service à des fins personnelles.

Un employeur s’est aperçu, grâce au dispositif de géolocalisation installé à bord d’un véhicule de service, qu’un coursier utilisait ce véhicule à des fins personnelles. Le salarié a été licencié.

Saisi par le salarié, le conseil des prud’hommes a estimé que le licenciement était sans cause réelle et sérieuse puisque ce dispositif n’avait pas été déclaré à la CNIL. De plus, le salarié n’avait pas été informé de son installation. L’employeur a fait appel de ce jugement.

Le 14 septembre 2010, la cour d’appel de Dijon a confirmé le jugement du conseil des prud’hommes. Elle a considéré que, la note de service produite par l’employeur pour informer les salariés, était insuffisante puisqu’elle ne mentionnait pas l’existence du dispositif de géolocalisation. Elle a également constaté l’absence  de déclaration auprès de la CNIL. Le dispositif étant illégal, les preuves obtenues par son intermédiaire sont inutilisables.

La société a été en outre condamnée à payer 1 000 € à son salarié pour exécution déloyale du contrat de travail dans la mesure où les règles légales relatives à l’installation d’un dispositif de géolocalisation n’avaient pas été respectées.

Dès 2004, la chambre sociale de la Cour de cassation a estimé que, l’absence de déclaration auprès de la CNIL d’un système de contrôle par badges des entrées et des sorties du personnel, a pour conséquence d’interdire à  l’employeur de sanctionner un salarié qui refuserait d’utiliser un tel système.

De même, la Cour de cassation affirme constamment, concernant d’autres systèmes tels que la vidéosurveillance, que l’employeur ne peut mettre en œuvre un dispositif de contrôle de l’activité professionnelle sans en informer les préalablement les salariés.

[...]

La géolocalisation : information préalable des salariés …

Posté par Arnaud Pelletier le 18 octobre 2010

L’employeur ne peut pas utiliser les données de géolocalisation d’un salarié pour démontrer le caractère justifié d’un licenciement, si le dispositif n’a pas été préalablement et individuellement porté à la connaissance de ce dernier et s’il n’a pas été déclaré à la Cnil. Telle est la conclusion d’un arrêt de la cour d’appel de Dijon du 14 septembre 2010 qui considère qu’« attendu que les informations relatives à la conduite et à l’utilisation de son véhicule par l’intimé ayant été obtenues par l’employeur par des procédés dont la licéité n’est pas établie, les griefs qui en découlent ne sauraient être considérés comme avérés ».
Dans cette affaire, un coursier avait été licencié pour faute grave. On lui reprochait notamment d’avoir fait un usage personnel du véhicule de la société. Pour en apporter la preuve, l’employeur avait extrait les données du système de géolocalisation équipant ses véhicules. Or, pour que la preuve soit valide, l’article L. 1222-4 du code du travail prévoit qu’« aucune information concernant personnellement un salarié ne peut être collectée par un dispositif qui n’a pas été porté préalablement à sa connaissance ». Pour sa défense, l’employeur a produit des attestations de salariés vagues que la cour a rejeté au motif qu’elles n’évoquaient ni l’existence d’un système de géolocalisation ni la date d’information des salariés. Par ailleurs, l’employeur n’a apporté aucune preuve comme quoi il aurait respecté son obligation de déclarer à la Cnil ce traitement automatisé de données nominatives. La Commission a justement adopté une norme simplifiée (n° 51) qui porte sur les systèmes de géolocalisation des véhicules utilisés par des salariés.
La cour a, en revanche, refusé d’admettre que l’utilisation irrégulière d’un système de géolocalisation portait atteinte à la liberté fondamentale du salarié. Comme il ne disposait pas d’un véhicule de fonction mais d’un véhicule de service, il n’avait pas le droit de l’utiliser à titre personnel. Dans ces conditions, le suivi de ses déplacements, dans le cadre des dispositions légales, ne portait pas atteinte à sa vie privée ni à sa liberté d’aller et venir.

Source :

http://www.legalis.net/