Articles taggués ‘information stratégique’
L’application qui fait bondir les services de renseignement et sécurise les échanges de données des entreprises …
Une application pour smartphone permet de transférer en toute confidentialité des fichiers. Une technologie qui pourrait aider des dissidents mais qui reste une mauvaise nouvelle pour les services de renseignement.
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L’application promet, en effet, un transfert en toute discrétion – entre deux iPhone sur laquelle elle est installée – de messages SMS ou de documents (jusqu’à 100 Mo) comme de la vidéo, des photos ou des PDF. La technologie développée par les équipes de Silent Circle garantit que l’œil indiscret de tel service de renseignement ou d’un gouvernement un peu trop porté sur la cybersurveillance, ne saura rien de ce qui vient d’être envoyé parfois d’un bout à l’autre du globe.
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- Ce message s’autodétruira dans…
Silent Text peut aussi se révéler très utile dans le monde professionnel. “Plusieurs entreprises européennes et américaines s’en servent déjà pour transférer sans risques depuis leur tablette ou smartphone des données sensibles – même médicales – d’une filiale à l’autre”, assure Mike Janke. Une avancée majeure, tant ces terminaux mobiles moins sécurisés qu’un réseau d’entreprises sont des cibles de choix pour les cyber-espions.
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Par Sébastian SEIBT pour france24.com
Espionnage industriel : 12 grandes affaires et bien d’autres …
Espionnage industriel : une série de scandales
Face au défi de la mondialisation, les industriels doivent sans cesse se perfectionner. Une pression qui pousse certains d’entre eux à franchir la ligne rouge, et à recourir à l’espionnage industriel par différents moyens. L’affaire d’espionnage qui éclabousse le constructeur automobile français Renault en 2011, est la dernière d’une longue série de scandales.
Retour sur quelques affaires qui ont défrayé la chronique, dans les milieux de l’industrie…
- Tupolev 144 : un roman d’espionnage en pleine guerre froide
- Volkswagen / General Motors : un accord à l’amiable
- Ericsson espionné, la Russie soupçonnée
- Valeo : une étudiante chinoise soupçonnée d’espionnage industriel
- Boeing doit payer 615 millions de dollars
- Coca-Cola : son secret est toujours bien gardé
- Un espion chez Michelin ?
- Formule 1 : l’affaire Stepneygate
- Motorola accuse Huawei d’espionnage industriel
- Nom de code : ‘opération Aurora’
- Renault : de l’espionnage à la manipulation
- France : l’empire du Mal’ de l’espionnage ?
Et AREVA, IKEA, EDF, GREENPEACE …
Par les rédactions de news.fr.msn.com/m6-actualite
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Source : http://news.fr.msn.com/m6-actualite/monde/espionnage-industriel-les-grandes-affaires
Il faut une vraie politique du renseignement économique en France …
Décidé à interpeller le nouveau gouvernement sur ses ambitions en matière de renseignement économique, Christian Harbulot en a rappelé les fondements : une activité qui consiste à trouver la bonne information pour renforcer la puissance économique d’un Etat ou d’un acteur privé. Sous l’effet des nouvelles technologies de l’information, l’importance du renseignement économique a décliné, déplore le directeur de l’Ecole de guerre économique. Et pourtant, le renseignement économique va au-delà du simple espionnage industriel. Si on considère que l’influence en fait également partie, le renseignement économique recouvre en réalité l’ensemble des moyens, y compris illégaux, destinés à renforcer la puissance des Etats ou des entreprises. Le souci est que les entreprises ne savent pas à quelle porte frapper quand elles recherchent des informations disponibles depuis des sources fermées. Les groupes français sous-traitent alors leur recherche d’informations à des cabinets privés, anglo-saxons pour la plupart d’entre eux. Et c’est ce qui explique le véritable déficit en ressources humaines et le manque d’expertise de nos entreprises pour acquérir des informations parfois vitales (contrefaçon de médicaments, détournement de technologies…).
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- Xerfi Canal a reçu Christian Harbulot, directeur de l’école de Guerre Economique et directeur associé du cabinet Spin Partners
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Il faut une vraie politique du renseignement économique Christian HarbulotDecouvrir l’émission ici
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Parla rédaction de xerficanal.com
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Les nouveaux fronts de la guerre économique et informatique …
Un simple e-mail peut suffire à mettre en danger l’activité d’une entreprise. En Suisse, beaucoup ne sont pas conscientes des dangers du réseau et de la nécessité d’une stratégie appropriée de sécurité informatique, note Solange Ghernaouti, experte internationale en cybercriminalité.
Il s’appelle Gauss et il a déjà infecté des centaines d’ordinateurs au Proche-Orient. Ce nouveau virus informatique est capable d’espionner les transactions bancaires et de voler des mots de passe. Selon l’agence de sécurité Kaspersky Lab, il aurait été créé par les mêmes laboratoires qui ont mis au point Stuxnet, le virus utilisé pour contrer le programme nucléaire iranien.
La découverte de Gauss vient encore alimenter le débat sur la prolifération et l’utilisation des instruments informatiques à des fins criminelles. Et cette évolution concerne aussi les entreprises suisses, qui, comme les autres, ont impérativement besoin d’une protection adéquate si elles veulent rester innovantes et compétitives, souligne Solange Ghernaouti.
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Quelles sont les techniques les plus sophistiquées?
On peut citer les techniques d’ingénierie sociale, soit la manière humaine de capturer des mots de passe ou des informations confidentielles. Ici, on exploite les faiblesses de l’être humain au lieu des vulnérabilités des systèmes. Par exemple, vous contactez l’entreprise en vous faisant passer pour l’administrateur du système et vous dites qu’il y a un problème de réseau. Vous dites que vous devez reconfigurer les ordinateurs et que vous avez besoin des mots de passe. Cette méthode fonctionne toujours.
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Par Luigi Jorio pour swissinfo.ch
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Sécurité, sureté et intelligence économique : La Direction Centrale du Renseignement Intérieur, au service de l’économie …
A lire sur refletsactuels.fr :
- Le contre espionnage économique
Sur ce thème, Jean-Marc Durkowski (DCRI) précise : « On minimise, trop souvent, le domaine réservé de la recherche, des brevets et des applications, dans un tissu international extrêmement concurrentiel. Et c’est ce contexte qui impose une veille technologique stricte. Pas besoin de focaliser sur les technologies sensibles, du style armement, aérospatial et similaire. L’espionnage industriel est devenu plus vaste. La guerre économique englobe quasiment toute l’économie, avec des moyens de plus en plus sophistiqués ».
Les informations sensibles sont, aujourd’hui, autant commerciales que technologiques. Le rôle de la DCRI est d’abord préventif : signaler, informer et prévenir les industriels des risques de pillage encourus. Quand une entreprise ou un laboratoire travaille sur une technologie innovante et qui peut s’avérer rentable, des manifestations d’intérêt se mettent quasi-automatiquement en place autour de ce travail.
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- La prévention maître-mot de l’innovation
Se sont souvent des anomalies de comportement, autour du projet en cours qui peuvent intriguer. Ces anomalies sont, pour la DCRI, des signaux d’alerte. A charge pour elle de conseiller les entreprises dans la mise en place des dispositifs de défense sécurisant la recherche susceptible d’espionnage. Le plus efficace, dans cette mission économique, est de travailler sur l’humain.
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Par Gérard Delenclos pour refletsactuels.fr
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source : http://www.refletsactuels.fr/201203127285-la-d-c-r-i-le-renseignement-au-service-de-leconomie/
Intelligence économique : comment protéger l’information stratégique ?
L’information est devenue stratégique pour devancer la concurrence ou décrocher de nouveaux marchés. Gérer et protéger cette information constitue un nouvel enjeu : c’est l’intelligence économique (IE). Les PME françaises sont-elles plus vulnérables ? Que doivent-elles protéger et comment s’y prendre ?
L’intelligence économique (IE), kezako ? Les définitions diffèrent mais on peut comprendre cette problématique comme la maîtrise et la protection de l’information stratégique utile aux décideurs économiques. Seulement voilà, en même temps qu’ils permettaient de découvrir ce nouvel enjeu économique, ces exemples les plus connus de l’IE ont desservi sa vulgarisation dans les PME.
Beaucoup confondent encore l’IE et l’espionnage. Les affaires médiatisées ont entretenu le fantasme de l’espion et des écoutes téléphoniques dans le monde économique. Aujourd’hui, les chefs d’entreprise doivent savoir que l’époque des barbouzeries est terminée. Il y a une nouvelle génération d’experts qui n’est plus issue des services de renseignements mais qui est formée à l’IE.
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Des “James Bond” d’un nouveau genre
L’intelligence économique a emprunté son nom et certaines de ses méthodes à l’espionnage à la James Bond. Enseignée dans les universités en Europe, aux États-Unis et aussi en France, elle s’en est éloignée à grands pas ces dernières années et a acquis ses lettres de noblesse dans les entreprises.
- « Cellules de veille »
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- Les PME pénalisées
Les PME sont les plus pénalisées dans cette course effrénée à l’information, nerf de la guerre économique. Certaines sont pillées à leur insu, le dépôt d’un brevet n’étant plus une garantie tous risques contre la contrefaçon dans un système mondialisé. La plupart découvrent à peine la nouvelle culture de l’intelligence économique, qui passe aussi par la maîtrise des autoroutes de l’information et en particulier d’Internet.
- Entre vrais experts et faux spécialistes
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Quel coût pour une entreprise ?
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- Propiété industrielle, des motifs d’inquiétude
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Le B.A.-BA contre les fuites
La majorité de l’information s’obtient sans difficulté et en toute légalité. Mais une information sur trois émane de recherches très pointues, voire illégales. On estime ainsi que :
- 70 % de l’information est blanche. Elle s’obtient facilement sur Internet, dans les documentations, les salons professionnels, les articles de presse, etc.
- 25 % de l’information est grise. Elle s’obtient dans le cadre d’une veille technologique ou en matière d’intelligence économique (benchmarking, fausse identité…)
- 5 % de l’information est noire. Elle s’obtient de manière illégale par l’écoute téléphonique, l’intrusion dans les ordinateurs, la manipulation des individus, la corruption, etc…
Avant de mettre en place des portiques de sécurité ou de s’équiper en logiciel spécialisé, l’intelligence économique passe d’abord par du bon sens. Voici trois clefs.
- La discrétion
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- Sécurisez vos locaux
Une entreprise ne doit pas être ouverte à tous les vents. « Un livreur ne doit pas pouvoir s’introduire comme ça dans une entreprise », indique Pascal Frion, d’Acrie. Les entreprises doivent mettre en place une procédure pour éviter les fuites. Cela passe la plupart du temps par des règles élémentaires comme le fait d’effacer le tableau de la salle de réunion une fois celle-ci terminée. La gestion des badges ou des digicodes dans une entreprise pose également régulièrement question. Certains salariés laissent entrer un inconnu qui, pensent-ils, travaille dans un autre service. Lors d’un entretien, fermez les dossiers qui peuvent traîner sur vos bureaux. Balisez le circuit de visite de votre entreprise car trop souvent un visiteur peut photographier de manière illicite une maquette ou une machine avec son téléphone portable. Mettez sous coffre les documents les plus importants (brevet, fichier client, etc.) et broyez ceux que vous jetez.
- Verrouillez vos systèmes d’information
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Trois questions techniques à se poser
- Faut-il publier les bilans de l’entreprise ?
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- Stagiaire : où se trouve la ligne jaune ?
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- Comment gérer le départ d’un salarié ?
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Par Simon Janvier pour netpme.fr
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L’espionnage industriel des PME …
L’espionnage industriel ne frappe pas que les grandes entreprises et les multinationales. La police judiciaire de Caen enquête [...]
Une société d’ingénierie en technologies innovantes de la région caennaise vient de porter plainte suite à la disparition, notamment, d’un disque dur.
L’équipe, composée de scientifiques, aurait évalué son préjudice (ses trouvailles) à un million d’euros !
Par Briac Trébert pour cotecaen.fr
Source : http://www.cotecaen.fr/2011/06/15/exclusif-un-vol-estime-a-un-million-deuros-a-caen/
L’espionnage sur Internet est une menace grandissante …
Les services secrets canadiens ont averti que les cyberattaques sur le Web sont la forme d’espionnage qui augmente le plus rapidement.
Le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) a prévenu que les secteurs de l’énergie, de la finance et des télécommunications devenaient de plus en plus susceptibles d’être la cible d’attaques virtuelles.
Dans son rapport annuel public, le SCRS souligne avoir enquêté l’an dernier sur les menaces provenant de pays étrangers, de terroristes et de pirates informatiques contre des systèmes d’information essentiels.
L’agence mentionne également que les outils et techniques offerts sur Internet permettent d’espionner sans trop de risques et de façon sécuritaire.
«Les enquêtes du Service portent sur les menaces ou les incidents à caractère politique qui nuisent à l’intégrité, à la confidentialité ou à la disponibilité de l’infrastructure d’information essentielle», indique-t-on dans le rapport déposé lundi devant le Parlement.
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Les attaquants ciblent principalement les systèmes informatiques pour acquérir des informations liées à la «technologie, la propriété intellectuelle, la stratégie militaire et les armes ainsi que des informations d’ordre commercial et des détails au sujet des stratégies portant sur divers enjeux nationaux et internationaux», peut-on lire dans le rapport de la SCRS.
Par Jim Bronskill pour La Presse Canadienne
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Quand l’intelligence économique sert des intérêts privés …
Face à la décision du procureur de Manhattan de renforcer l’équipe d’accusation, DSK étoffe son dispositif de défense avec GuidePost Solutions, TDI International et le cabinet de lobbying Ein Communications.
La guerre de communication fait rage entre l’équipe de défense de DSK et les «tabloïds» new-yorkais. «DSK se replie dans un refuge de luxe !», titrait jeudi le «New York Post», au lendemain du transfert de l’ancien patron du FMI dans une «townhouse» du quartier branché de Tribeca, au loyer estimé à 50.000 dollars par mois. Face à la décision du bureau du procureur de Manhattan de renforcer l’équipe d’accusation avec la nomination de deux nouveaux procureurs chevronnés, Joan Illuzzi-Orbon et Ann P.Prunty, l’entourage de DSK renforce son arsenal de conseils en vue de l’audience du 6 juin.
Outre le recrutement de la société d’investigation privée GuidePost Solutions, co-fondée par un ancien de Kroll, en vue d’enquêter sur le passé de la victime présumée, les avocats ont fait appel au cabinet de communication de crise Ein Communications et pris contact avec le cabinet de lobbying TD International, fondé en 1999 par Michael Green, un ancien employé de la CIA en France.
Une consultante pour gérer la communication
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Pour la première fois depuis le début de l’affaire, l’équipe de défense a officiellement engagé la consultante Marina Ein pour gérer sa communication. Ancienne collaboratrice du représentant démocrate Gary Condit, Marina Ein a dû gérer les conséquences du «scandale Levy» en 2001, après la mystérieuse disparition de Chandra Levy, une assistante parlementaire de l’élu démocrate. Après avoir reconnu une liaison avec la jeune femme de 23 ans, Gary Condit a été soupçonné par la presse d’avoir commandité sa disparition avant qu’un immigré clandestin, Ingmar Guandique, soit finalement reconnu coupable de son assassinat et condamné par la justice en novembre 2010.
« Faire cesser immédiatement les fuites »
Parallèlement, selon Reuters, l’équipe de défense de DSK a pris contact, de manière informelle, avec la société TD International de Michael Green (ex-président du cabinet d’intelligence économique Parvus International), qui avait déjà participé à la «campagne» de DSK pour le FMI en juillet 2007. Ancien employé de la CIA de 1986 à 1996, Michael Green, qui a compté parmi ses clients l’ancien leader de la Révolution orange, l’Ukrainienne Yulia Tymoshenko, aurait été expulsé de France sur décision du ministre de l’Intérieur Charles Pasqua en janvier 1995, en même temps que quatre autres employés des services secrets américains.
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Par PIERRE DE GASQUET pour lesechos.fr
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Piratage du site Internet de la préfecture du Nord …
Le site Internet de la préfecture du Nord était toujours hors service hier suite à une attaque informatique datant de dimanche (nos éditions précédentes). Une plainte a été déposée mais les questions sur ce genre d’actes de malveillance demeurent. Décryptage avec un spécialiste, le commandant Rémy Février, ancien cadre en entreprise, aujourd’hui officier de l’état-major de la région de gendarmerie Nord – Pas-de-Calais, chargé de mission sur l’intelligence économique. …
- Ce type d’agressions numériques est-il en progression ?
« Oui. Avec le développement exponentiel d’Internet et des nouvelles technologies de l’information, et en parallèle une explosion de la dématérialisation et de cette ubiquité virtuelle que permet le Net, cela crée un effet mécanique. »
- Pourquoi s’attaquer au site d’une préfecture ? Malveillance ou volonté de piocher des informations ?
« A priori, ça ressemble plutôt à de la malveillance. Si quelqu’un voulait récupérer des informations sensibles, il ne s’attaquerait pas au site Internet d’une préfecture. En fait, du côté des pouvoirs publics, la question se pose davantage pour les collectivités. Elles ont à gérer trois défis : l’e-démocratie, où les citoyens sont amenés à donner des positions personnelles l’e-administration, avec des internautes souhaitant réaliser des actes de procédure de manière dématérialisée pour gagner du temps et enfin la dématérialisation croissante des appels d’offres, selon une directive européenne.
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- C’est sur ces serveurs-là qu’à terme, on trouvera le plus de données personnelles ou sensibles…
« Davantage qu’en pénétrant le serveur d’une préfecture. En fait, il existe quatre types d’attaquants sur le Web : le petit génie qui fait tomber un serveur par goût du défi ou par activisme, dans son garage ou sa chambre le crime organisé et les mafias, parce qu’il est plus rentable et moins risqué de s’attaquer à Internet pour récupérer des informations et ensuite les revendre les dérives du secteur marchand privé où des attaques peuvent se produire sur le plan international de la part de concurrents peu scrupuleux et enfin, les services de sécurité étatiques, vis-à-vis d’autres nations…
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- Les pouvoirs publics ont-ils pris conscience des risques et leurs sites sont-ils bien protégés ?
« C’est le cas pour les grandes institutions publiques comme les ministères. Je serai plus nuancé pour les collectivités locales. Les élus sont des généralistes qui ne connaissent pas forcément les risques encourus. Voilà pourquoi la région de gendarmerie Nord – Pas-de-Calais, pilote en la matière, organise des séances de sensibilisation spécifiques pour les décideurs publics, par exemple avec le conseil régional.
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Par CHRISTOPHE CARON pour lavoixdunord.fr
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