Articles taggués ‘vie privée’
Espionnage du web sous l’œil de l’Union Européenne …
L’Union Européenne prévoit de faire une proposition d’amendement de la Directive sur la Conservation des Données cette année. L’accès aux données conservées par les autorités policières pourrait être réglementé par l’UE à l’avenir, si la Commission bénéficie du soutien des États membres et des eurodéputés.
A lire sur contrepoints.org :
- Un article d’Open Europe.
La Coalition au pouvoir [Ndt: nom donné au gouvernement de coalition anglais regroupant le Conservative Party et les Liberal Democrats] a reculé sur les nouveaux pouvoirs gouvernementaux pour la surveillance d’Internet, préférant une « consultation » sur une ébauche à un projet de loi.
Bien que les propositions exactes restent vagues, la Coalition semble se préparer à étendre la législation actuelle sur la conservation et l’accès à ces données (la destination des appels téléphoniques, e-mails et sites visités, mais pas leur contenu, est déjà enregistrée et conservée pendant 12 mois selon la loi anglaise).
Quel est l’angle de l’UE sur cette question, puisqu’il y en a forcément un ?
Les obligations des fournisseurs de services sur la conservation des données sont établies dans la Directive sur la Conservation des Données de 2006. Nous avons examiné la directive et d’autres propositions de surveillance de l’UE dans ce rapport de 2009. Mais il faut noter que le gouvernement précédent du Royaume-Uni a été un co-auteur de la proposition initiale de l’UE quand elle a été déposée en 2004, puis à la suite des attentats de Londres en 2005, un fervent partisan de ces règles.
Les nouvelles propositions de la Coalition, qui devraient probablement continuer à être poussées une fois la tempête calmée, utiliseraient une loi britannique supplémentaire pour étendre les données recueillies aux contacts créés aux travers des réseaux sociaux, et même potentiellement des jeux vidéos en ligne.
- Mais, la proposition qui est probablement la plus controversée est d’autoriser les agents de renseignement à accéder aux e-mails, appels téléphoniques et SMS en « temps réel » sans mandat, plutôt que rétrospectivement.
Tout cela va au-delà de la directive actuelle de l’UE, qui est essentiellement limitée à la conservation des données sur les appels fixes et mobiles, e-mails et historique web. Cette directive laisse également aux États membres le choix de décider comment les autorités policières peuvent avoir accès à ces données.
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Par la rédaction de contrepoints.org
En savoir plus :
source http://www.contrepoints.org/2012/04/10/76745-espionnage-du-web-lue-y-pousse
Quand Facebook nous donne ses secrets …
Que fournit Facebook comme données en cas d’assignation en justice ?
A lire sur demainlaveille.fr :
Quand Facebook approuve de fournir des données d’utilisateur dans le cadre d’une subpoena ou d’une assignation, il ne fait pas dans la dentelle. Dans le cas de Philip Markoff, pas moins de 71 pages ont été fournies, avec des détails allant des posts sur le mur personnel, aux images mises en ligne sur Facebook ainsi que la liste des adresses IP depuis lesquelles une connexion a été enregistrée.
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Par Aref JDEY pour demainlaveille.fr
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En France, Facebook donne également ce genre d’information, uniquement dans le cadre d ‘une procédure, diligentée par un avocat pour le compte de son client. Encore faut-il apporter au préalable la preuve du préjudice subi par la plaignant. Diffamation ou atteinte grave à son e-réputation peuvent motiver de telles demandes.
Un exemple ci-après de rapport Facebook aux USA :
Par Aref JDEY pour demainlaveille.fr
En savoir plus :
Royaume Uni : projet de loi de surveillance renforcée des données électroniques …
A lire sur 01net.com :
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Le Sunday Times a révélé le projet du gouvernement britannique d’accroître considérablement la surveillance des échanges de données électroniques Outre-Manche.
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Les FAI mis à contribution
Toujours selon le discours officiel, le Government Communications Headquarters (GCHQ), l’agence britannique chargée des écoutes, pourra accéder à tout moment aux « données de communication [incluant] l‘heure, la durée, le numéro composé pour un appel émis depuis un téléphone, ou une adresse email. Cela ne [comprendra] pas le contenu d’un appel ou d’un email et ce n’est pas dans l’intention du gouvernement d’effectuer des changements dans la base existante légale à propos des interceptions de communications. »-
Indignation générale face au nouveau Big Brother
USA – Vie privée sur internet : des règles plus strictes ?
A lire sur lexpansion.lexpress.fr :
Le régulateur américain du commerce souhaite que les lois protègent davantage les internautes, en matière de confidentialité.
Le régulateur américain du commerce, la FTC, s’est prononcé dans un rapport pour des mesures permettant plus facilement aux internautes qui le souhaitent de ne pas laisser leurs données personnelles “tracées” en ligne. Par troix voix contre une, la FTC a recommandé aux entreprises et aux législateurs américains d’œuvrer pour mieux protéger la vie privée des consommateurs, “dans une ère de changements rapides”.
“Si les entreprises adoptent nos recommandations pour de meilleures pratiques –et beaucoup l’ont déjà fait–, elles pourront innover et offrir aux consommateurs de nouveaux services créatifs sans que les utilisateurs ne sacrifient pour cela leur vie privée”, écrit la FTC dans son rapport.
La FTC se prononce en particulier pour la mise en place d’une option “Ne me tracez pas” simple d’accès sur les sites internet. “Nous avons confiance dans le fait que les utilisateurs auront une option ‘Ne me tracez pas’ simple d’utilisation et efficace d’ici à la fin de l’année parce que des entreprises travaillent d’arrache-pied pour que cela arrive, et parce que les législateurs l’imposeront par la loi si ce n’est pas le cas”, poursuit le régulateur.
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Par AFP pour lexpansion.lexpress.fr
En savoir plus :
Ma vie privée pour 19 € selon Google …
A lire sur lefigaro.fr :
En échange de 25$ en bons d’achat, Google propose aux volontaires de scruter leur activité sur le net. Baptisé Screenwise, le programme fait l’objet de nombreuses critiques. Nouveau pas dans la sphère privée ? Espionnage déguisé ?
Le géant de l’Internet propose de rémunérer ses utilisateurs en échange d’un accès complet aux sites qu’ils visitent.
Google vient de présenter son programme Screenwise, qui permet de suivre à la trace les internautes en échange d’une rémunération pouvant monter «jusqu’à 25 dollars en cartes cadeau».
Tous les utilisateurs américains du navigateur Chrome de plus de 13 ans, disposant déjà d’un compte Google, peuvent s’inscrire à ce programme qui, selon l’entreprise, l’aidera à «améliorer ses produits et services et à créer une meilleure expérience en ligne pour tout le monde». Concrètement, après l’inscription, les utilisateurs devront installer une extension sur leur navigateur. Chaque inscrit recevra alors une carte cadeau Amazon d’une valeur de 5 dollars au moment de l’inscription, puis de 5 dollars supplémentaires tous les trois mois. En échange, Google aura accès, de façon anonyme promet-il, à l’intégralité des sites visités par l’internaute.
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Par Geoffroy Husson pour lefigaro.fr
En savoir plus :
Et aussi : http://www.zebulon.fr/actualites/8632-vie-privee-google-lance-programme-espionnage-screenwise.html
La géolocalisation à partir des points d’accès wi-fi par la CNIL …
A lire sur cnil.fr :
Des centaines d’applications pour smartphone proposent des services basés sur la géolocalisation. Pour se géolocaliser, ces téléphones utilisent souvent les points d’accès WiFi à leur portée. Ces points d’accès sont répertoriés dans des bases de données. Comment ces bases de données sont-elles créées ? Les propriétaires de “box” peuvent-ils s’opposer à cette collecte ?
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Fonctionnement de la géolocalisation à partir des points d’accès wi-fi
Lorsqu’une personne lance une application de géolocalisation sur son smartphone, celui-ci peut lister les points d’accès WiFi à sa portée et interroger une base de données qui permet d’associer un point d’accès WiFi à une position géographique. Le smartphone va donc être capable de géolocaliser précisément le propriétaire du smartphone.
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Position de la CNIL par rapport à la constitution de ces bases de données.
S’il n’est pas possible d’informer individuellement les possesseurs de “box internet” de la collecte de leurs point d’accès wi-fi la CNIL recommande que l’information soit publiée, par exemple sur un site internet dédié, et que la société communique largement sur ce sujet.
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Mise en place d’un système d’opposition à la collecte de ces données par Google
Conformément aux demandes de la CNIL, Google a mis en place une procédure d’opposition pour permettre à ceux qui le souhaitent de supprimer leurs points d’accès de la base de géolocalisation de Google.
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Par la CNIL sur cnil.fr
En savoir plus :
Smartphones : les 10 conseils de la CNIL pour protéger sa vie privée …
Cette année encore, le smartphone sera en bonne place au pied du sapin de Noël. iPhone, Android, Windows Phone, BlackBerry… Ces “téléphones intelligents” ont déjà séduit 17 millions de Français grâce à leurs nombreuses fonctionnalités et aux tarifs alléchants proposés par les opérateurs. La CNIL a cherché à mieux comprendre les pratiques des Français avec ces nouveaux accessoires technologiques. Quelles données personnelles stockent-ils (photos, contacts, coordonnées bancaires, codes secrets, informations médicales) ? Ont-ils conscience de la sensibilité de ces données ? Comment les protègent-ils?
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Principaux constats de l’Étude
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Sécurité et maîtrise : les 10 conseils de la CNIL
- N’enregistrez pas d’informations confidentielles (codes secrets, codes d’accès, coordonnées bancaires…) dans votre smartphone (vol, piratage, usurpation d’identité…).
- Ne désactivez pas le code PIN et changez celui proposé par défaut. Choisissez un code compliqué. Pas votre date de naissance !
- Mettez en place un délai de verrouillage automatique du téléphone. En plus du code PIN, il permet de rendre inactif (verrouiller) le téléphone au bout d’un certain temps. Cela empêche la consultation des informations contenues dans le téléphone en cas de perte ou de vol.
- Activez si possible le chiffrement des sauvegardes du téléphone. Pour cela, utilisez les réglages de la plate-forme avec laquelle vous connectez le téléphone. Cette manipulation garantira que personne ne sera en mesure d’utiliser vos données sans le mot de passe que vous avez défini.
- Installez un antivirus quand cela est possible.
- Notez le numéro “IMEI” du téléphone pour le bloquer en cas de perte ou de vol.
- Ne téléchargez pas d’application de sources inconnues. Privilégiez les plateformes officielles.
- Vérifiez à quelles données contenues dans votre smartphone l’application que vous installez va avoir accès.
- Lisez les conditions d’utilisation d’un service avant de l’installer. Les avis des autres utilisateurs peuvent également être utiles !
- Réglez les paramètres au sein du téléphone ou dans les applications de géolocalisation (Twitter, Foursquare, Plyce…) afin de toujours contrôler quand et par qui vous voulez être géolocalisé. Désactivez le GPS ou le WiFI quand vous ne vous servez plus d’une application de géolocalisation.
Conclusion d’Isabelle Falque-Pierrotin, Présidente de la CNIL : “Compte-tenu de la place grandissante qu’occupe le smartphone dans la vie des Français, il représentera pour la CNIL un enjeu majeur en 2012. Nous souhaitons tout d’abord sensibiliser les utilisateurs de smartphones pour les aider à mieux sécuriser et maîtriser leurs données personnelles. Nous allons également analyser et comprendre cet écosystème pour recommander aux constructeurs et développeurs d’application des bonnes pratiques leur permettant d’offrir des produits et services plus respectueux de la vie privée.”
Par la CNIL pour cnil.fr
En savoir plus :
Espionnage web à l’échelle mondiale, révélations sur WikiLeaks …
WikiLeaks a annoncé jeudi avoir repris ses publications, suspendues en octobre faute de fonds, avec des documents montrant l’espionnage par des gouvernements de leurs propres citoyens grâce aux technologies fournies par des industriels spécialisés dans la surveillance.
VIDEO ICI
WikiLeaks avait dû suspendre ses publications en octobre faute de trésorerie. Après un mois sans “fuites”, le robinet aux documents confidentiels s’est rouvert. Et ceux publiés jeudi concernent, cette fois, l’espionnage par des gouvernements de leurs propres citoyens grâce aux technologies fournies par des industriels spécialisés dans la surveillance.
Lors d’une conférence de presse, Julian Assange a lancé la publication de centaines de documents provenant de 160 industriels de 25 pays spécialisés dans la surveillance et l’interception des télécommunications. Ils montrent comment ces systèmes permettent à des gouvernements de surveiller les individus à travers leurs téléphones mobiles, comptes de messagerie et les traces laissées sur internet. “Nous publions aujourd’hui plus de 287 dossiers montrant la réalité d’une industrie de surveillance à grande échelle – une industrie qui vend aussi bien ses équipements aux démocraties qu’aux dictatures pour espionner des populations entières“, a déclaré le fondateur de WikiLeaks à Londres.
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Une affaire d’espionage massif prend de l’ampleur aux Etats-Unis et commence à inquiéter en Europe. En effet, un hacker américain, Trevor Eckhart, a découvert un petit logiciel, Carrier IQ, que les opérateurs et/ou les constructeurs intègrent afin d’améliorer la qualité et la performance de leurs réseaux mobiles (aux Etats-Unis, Verizon et Sprint sont clients). Ces informations sont anonymisés par Carrier IQ.
Le problème est que ce logiciel d’aide à la supervision des réseaux ne fait pas qu’envoyer des données sur la qualité du réseau. En effet, la version Android de Carrier iQ, découverte par Eckhart, renvoie des informations sur les actions faites (détection de l’écran tactile, localisation GPS, ouverture/fermeture d’applications,…) et les usages (SMS envoyés/reçus, sites Web visités,…). Pour Trevor, l’application ressemble plus à un logiciel espion qu’à un logiciel de supervision.
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Par AFP, TF1 et Le Monde sur :
source http://www.dailymotion.com/video/xmpy5k_wikileaks-s-attaque-a-l-espionnage-a-l-echelle-mondiale_news
source http://lci.tf1.fr/high-tech/wikileaks-s-attaque-au-businesse-de-l-espionnage-du-web-6856122.html
source http://www.echosdunet.net/dossiers/dossier_8455_un+mouchard+dans+smartphones+aux+etats-unis.html
Piratage de données : une plainte de l’UMP et “des centaines” de SMS pour Copé …
Lui même victime, Jean-François Copé, secrétaire général de l’UMP, a qualifié mercredi 9 novembre d’“extrêmement grave” le piratage de données professionnelles et privées de députés UMP.
Découvert par une agence de veille et relevé par Rue89, ce piratage concerne près d’un millier de cadres de la majorité dont Christian Jacob, Michèle Alliot-Marie, Marie-Anne Montchamp et M.Copé, qui a indiqué avoir reçu “des centaines et centaines de messages d’injures, d’insultes à caractère très diversifié” et précisé qu’il allait “dans une heure, changer de numéro de portable”.
Selon Rue89, qui a décidé de ne pas indiquer le lien du site concerné, “quatre fichiers texte ont été mis en ligne samedi 5 novembre et comportent un grand nombre de données sensibles : numéros de téléphone fixe et portable, numéros de téléphone prioritaires, nom, adresse et numéros de téléphone de leurs suppléants, nombre d’enfants, année de naissance du cadet et de l’aîné des enfants, adresses personnelles et professionnelles”.
Le ou les responsables de ce piratage ont laissé un message de revendication sur le serveur piraté de l’UMP, relayé par Rue89 : “A tous les gardés à vue des banlieues karcherisées, aux manifestants battus, aux journalistes espionnés, aux demandeurs d’asile ignorés et matraqués, aux Roms stigmatisés, à toutes les victimes de l’UMP, nous vous livrons les coordonnées de l’UMP. Œil pour œil, dent pour dent.”
L’UMP VA PORTER PLAINTE CONTRE X
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“C’est extrêmement grave”, a jugé le député-maire de Meaux. “Cela pose vraiment le problème de la protection des données individuelles”. “C’est inacceptable dans un grand pays moderne”.
Le président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, Christian Jacob, a “décidé de porter plainte contre X du chef de violation du secret des correspondances et vol de données informatiques, auprès du procureur de la République de Paris”, indique un communiqué.
Par AFP pour lemonde.fr
En savoir plus :
Vie privée, vie professionnelle des salariés : Une distinction altérée par les réseaux sociaux et les NTIC …
« On ne peut avoir 500 millions d’amis sans se faire quelques ennemis » . Telle pourrait être la phrase d’exergue d’une série de décisions rendues dans le cadre des contentieux Facebook. Ce début de XXIème siècle marque un tournant majeur dans l’approche que les juristes doivent se faire de la notion de vie privée. De plus en plus transparente, de plus en plus accessible, la vie privée des salariés se trouve désormais en proie à de multiples intrusions là où l’interpénétration des différentes sphères restait restreinte à des hypothèses rares.
Symptôme d’un bouleversement dans la conception classique de la distinction vie privée/vie professionnelle, l’actualité jurisprudentielle utilise néanmoins un dispositif préexistant de règlement des contentieux nuançant la perméabilité des différentes sphères de vie du salarié.
Une analyse proposée par Geoffrey Gury et Alexis Vaudoyer.
- Principe
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- Frontière civiliste
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- Frontière travailliste
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- Une atteinte à la vie privée par un état de « disposition » plus important à l’employeur : le développement des NTIC
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- Une atteinte issue de l’utilisation de faits tirés de la vie privée du salarié au profit de sanctions disciplinaires
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- Une deuxième intrusion de la vie privée dans le cadre professionnel
Existe par nature, du fait même des relations humaines. Les salariés ne franchissent pas les portes de l’entreprise libérés de tout bonheur ou problème personnels. Il est dès lors impératif de composer et de tenir compte des vies particulières des salariés dans la vie générale de l’entreprise. L’outil informatique a fait naitre des contentieux majeurs sur le sujet. Quid des fichiers informatiques personnels que le salarié emporte sur son lieu de travail ? Pour les juges du Quai de l’horloge, l’employeur n’est pas en mesure, au regard de la protection de la vie privée du salarié, d’ouvrir les fichiers identifiés par le salarié comme personnels contenus sur le disque dur de l’ordinateur mis à sa disposition à moins que celui-ci soit présent ou en cas de risque ou d’événement particulier.
Si le salarié n’identifie pas ses dossiers contenus sur le disque dur de l’ordinateur mis à sa disposition comme « personnels », ces derniers sont présumés professionnels et l’employeur pourra y accéder dans tous les cas. Toutefois, la Chambre sociale a rappelé récemment que l’employeur ne peut pas utiliser ces dossiers non identifiés pour sanctionner le salarié s’ils s’avèrent relever de sa vie privée. Il était question dans cette affaire du licenciement d’un salarié après la découverte par l’employeur de mails contenant des photos érotiques sur sa boîte de messagerie.
La vie privée du salarié ne s’arrête donc pas aux portes de l’entreprise. Elle coexiste avec la sphère professionnelle.
L’employeur est tenu de respecter cette première intrusion. Il peut néanmoins la limiter dans le cadre d’un risque ou d’un événement particulier mais également dans le cadre de l’article 1321-3,2° du Code du travail en ce qui concerne le règlement intérieur et de l’article L1121-1 du Code du travail en général. Aux termes de ces articles, l’employeur peut apporter aux droits des personnes et aux libertés individuelles et collectives des restrictions justifiées par la nature de la tâche à accomplir. Ces dispositions permettent notamment à l’employeur d’instaurer un dispositif de contrôle alcoolémique dans des cas très restrictifs. Eu égard à l’atteinte portée aux droits des personnes, leurs mises en place doit être rendue nécessaire en raison des conditions particulières tenant à la sécurité des salariés.
L’appréciation in concreto des différentes situations qui peuvent poser problème dans l’entreprise laisse une marge de manœuvre indispensable à l’employeur, conciliant vie privée du salarié, pouvoir de direction et obligation de sécurité de résultat de l’employeur.
Par Geoffrey Gury et Alexis Vaudoyer pour village-justice.com
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