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Dans Newsweek : "Facebook, le paradis des escrocs ?" …

Posté par Arnaud Pelletier le 10 novembre 2009

Chaque jour, des millions de gens se rendent sur Facebook, le populaire site de réseau social. Mais ouvrez l’œil. Il arrive à certains d’entre eux de se faire avoir par des arnaqueurs.

> Cet article a été publié sur le site de Newsweek le 6 novembre.

Chaque jour, des millions de gens se rendent sur Facebook, le populaire site de réseau social, et passent du temps à jouer à des petits jeux loufoques en ligne. Mais ouvrez l’œil. Il arrive à certains d’entre eux de se faire avoir par des arnaqueurs, et de se retrouver à passer commande de produits ou de services dont ils ne veulent pas. Et le pire, c’est que ça n’arrive pas par hasard. Les sociétés qui développent des jeux pour Facebook font beaucoup d’argent en vendant de l’espace publicitaire – parfois à des escrocs.

Facebook fermerait les yeux

Cette semaine, Michael Arrington, un bloggeur qui traite de l’actualité de la Silicon Valley a déclenché un certain émoi en suggérant que Facebook lui-même fermait les yeux sur les agissements des arnaqueurs, car il touche une part du butin. Michael Arrington, à la tête de TechCrunch, un blog de référence, s’est lancé dans une croisade destinée à contraindre Facebook à faire le ménage sur son site.
“Au final, tout est de la faute de Facebook”, déclare-t-il. Selon lui, le site de réseau social n’applique pas son propre règlement contre les arnaques publicitaires. “Ca rappelle la ligue professionnelle de base-ball et les anabolisants. Si on n’applique pas le règlement, comme c’est le cas sur Facebook, les gens ne le respectent plus. Facebook doit mettre un terme à ces agissements”.
Facebook nie les accusations d’Arrington. Dans un échange écrit par courrier électronique, David Swain, un des porte-parole de la compagnie, a confirmé à Newsweek que Facebook s’efforçait d’éradiquer les arnaques publicitaires, et avait déjà désactivé deux réseaux publicitaires qui enfreignaient le règlement.
“Nous avons pris des mesures très strictes dans le passé, et nous continuerons, en vue de mettre un terme aux activités qui menacent ou portent atteinte à la qualité d’utilisation de notre site”, affirme David Swain. “Suggérer le contraire est une erreur”.

300 millions d’utilisateurs

Michael Arrington répond de son côté que Facebook n’est pas à la hauteur de la tâche, prenant pour exemple FarmVille, un jeu très populaire sur Facebook : “Il ne m’a pas fallu plus de dix secondes pour voir s’afficher des publicités des plus douteuses”.
Facebook est le site le plus couru d’Internet, et connaît une croissance effrénée. Le site compte plus de 300 millions d’utilisateurs, dont cinquante millions venus s’ajouter au cours du troisième trimestre à lui seul. Au début de cette année, Marc Andreessen, qui siège au conseil d’administration, annonçait que Facebook allait cette année engranger plus de 500 millions de dollars de revenus.
Le président-directeur général de Facebook, Mark Zuckerberg, annonçait pour sa part en septembre que l’entreprise était devenue bénéficiaire, en avance sur les prévisions. Cette étape majeure pour l’entreprise était initialement prévue pour 2010.

Mode opératoire des arnaqueurs

Si Facebook explose, c’est qu’il s’agit d’un site web merveilleux et très utile. Il constitue également une cible de choix pour les escrocs. Leur mode opératoire est le suivant.
Disons que vous vous êtes inscrits de façon à jouer à FarmVille, un jeu produit par Zynga, un éditeur basé à San Francisco. Chaque mois, 63 millions de gens utilisent ce jeu, qui consiste à planter des graines pour ensuite récolter des cultures.
Si vous voulez acheter des choses dans FarmVille, des graines ou de la terre par exemple, vous pouvez soit gagner des points ou acheter des points. Pour acheter des points, vous envoyez à Zynga de l’argent avec votre carte de crédit. Oui, il existe des gens qui sont prêts à dépenser de l’argent pour acheter des graines virtuelles pour un jeu en ligne. Ca me dépasse autant que vous.
Il existe un autre moyen de gagner de l’argent à dépenser chez Zynga : en cliquant sur des publicités qui vous promettent de la monnaie FarmVille si vous acceptez d’effectuer telle ou telle tâche, par exemple de remplir un questionnaire.
On vous propose par exemple de passer un “test de QI”, qui consiste en quelques questions. Puis, pour obtenir votre score, vous devez indiquer votre numéro de téléphone portable. Les escrocs vous envoient un code par SMS, que vous devez ensuite entrer sur un site web.
En petits caractères, un message vous indique qu’en entrant ce code, vous vous abonnez à un service d’horoscope quotidien pour la somme de 9,99 dollars par mois. Quand vous recevez votre facture de téléphone, vous réalisez que vous vous êtes fait avoir.
Lors d’un premier contact avec Newsweek, un des cadres d’une entreprise chargée de la distribution de ces publicités a défendu leur caractère totalement légal. “Il est impossible à un utilisateur de s’abonner à quoi que ce soit par inadvertance” indiquait Matt McAllister, directeur du marketing pour Offerpal Media, un réseau publicitaire de Fremont (Californie). “Il faut un choix délibéré”. Matt McAllister soulignait également qu’il n’y avait ici rien de nouveau : “Ce genre de publicité existe depuis des années”.

Publicités insidieuses

Deux jours après notre conversation, toutefois, Offerpal annonçait que sa présidente-directrice générale et fondatrice, Anu Shukla, était sur le départ. Selon McAllister, sa démission n’avait rien à voir avec les attaques concernant les arnaques publicitaires. Son successeur, George Garrick, a néanmoins publié un communiqué public dans lequel “Offerpal admet et regrette d’avoir participé à la distribution d’offres douteuse”, et s’engage à mettre un terme à ces pratiques.
C’est vrai, les arnaques publicitaires existent depuis des années. La différence avec Facebook, c’est que les utilisateurs confient au site beaucoup de données personnelles. Ce qui permet aux arnaqueurs de créer des publicités particulièrement insidieuses, à l’aide de logiciels capables d’insérer de façon dynamique des informations personnalisées — votre nom, le nom d’un de vos amis — dans les publicités qui s’affichent devant vous. Un utilisateur un peu naïf peut être amené à penser que les publicités sont des messages émanant de Facebook, sachant d’autre part que les arnaqueurs utilisent les mêmes polices de caractères et les mêmes couleurs que Facebook.
Mieux, les arnaqueurs n’ont pas besoin que la victime leur fournisse un numéro de carte de crédit. Un numéro de portable suffit. Et devinez qui on trouve sur Facebook ? Des millions d’ados un peu naïfs, qui ne possèdent pas forcément de cartes de crédit, mais qui ont …

Par Daniel Lyons

Traduction française de David Korn

En savoir plus :

http://hightech.nouvelobs.com/actualites/20091109.OBS7295/dans_newsweek_facebook_le_paradis_des_escrocs.html



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L’objectif de ce blog créé en 2006, qui n’est pas à proprement parler un blog puisque je ne donne que très peu mon avis, est d’extraire de mes veilles web informationnelles quotidiennes, un article, un billet qui me parait intéressant et éclairant sur des sujets se rapportant directement ou indirectement à la gestion de l’information stratégique des entreprises et des particuliers.
Depuis fin 2009, je m’efforce que la forme des publications soit toujours la même ; un titre, éventuellement une image, un ou des extrait(s) pour appréhender le sujet et l’idée, l’auteur quand il est identifiable et la source en lien hypertexte vers le texte d’origine afin de compléter la lecture.
En 2012, pour gagner en précision et efficacité, toujours dans l’esprit d’une revue de presse (de web), les textes évoluent, ils seront plus courts et concis avec uniquement l’idée principale.
Bonne découverte à tous …


Arnaud Pelletier

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