Vol d’ordinateur dans des chambres d’hôtel, disparition de brevets dans le Thalys entre Paris et Bruxelles, pénétration d’agents à l’occasion d’une visite, piratage de technologies… Alors qu’une crise endémique tenaille le pays et réveille les appétits les plus féroces, des fleurons de l’économie française font l’objet d’un pillage vertigineux. Animé par un cynique théâtre d’ombres que ne renierait guère John le Carré, il prendrait même depuis vingt ans une forme industrielle. Cet édifiant état des lieux émane d’un rapport choc de la délégation parlementaire au renseignement, composée de parlementaires tous habilités au «secret-défense» et emmenés par le président de la commission des lois à l’Assemblée, le député (PS) Jean-Jacques Urvoas, qui vient d’effectuer une plongée au cœur des services de renseignements et de la sécurité nationale. Ce document de 175 pages, porté à la connaissance du Figaro, pointe une «plurivoracité de la prédation économique» liée à une «technicisation de l’espionnage» mais aussi l’«utilisation croissante du vecteur Internet».
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Par Christophe Cornevin pour lefigaro.fr
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Encapsulé dans la loi sur les dépenses 2018, le Cloud Act, offrant un cadre légal à la saisie d’emails, documents et communications électroniques localisés dans les serveurs de sociétés américaines à l’étranger, a été voté par le Congrès américain et signé par le président Donald Trump. Alors que les géants web et tech US se félicitent de cette décision, les associations de défense des libertés et de la vie privée dont l’union des libertés civiles américaines (ACLU) et l’Electronic Frontier Fondation (EFF) sont vent debout.
Les États-Unis comptent 3 fois plus d’agents privés que de policiers, le ratio des agents privés par habitant est lui aussi 3 fois plus important que dans un pays comme la France et le marché américain de la sécurité privée représente un chiffre d’affaires de 64 milliards de dollars. Parmi ces agents, les détectives privés, les « private investigators » ont un rôle considérable dans la procédure d’information et dans la quête d’indices utiles à un procès. Qui exerce cette profession et quels sont les pouvoirs des détectives privés ? Qui peut en engager un et quelle est la valeur de leurs découvertes en justice ? Le French District mène l’enquête.
Un rapport choc de la délégation parlementaire au renseignement, dont Le Figaro révèle le contenu, met en lumière les redoutables méthodes de nos «amis » américains.
78% des femmes contre 63% des hommes se disent peu susceptibles de révéler des informations personnelles (date de naissance, adresse réelle, numéro de sécurité sociale, etc.) en utilisant les médias sociaux (Facebook, Instagram, sites de rencontre, etc.). Pourquoi ? Les femmes seraient-elles plus malignes que les hommes ? Peut-être… mais ce n’est pas si simple. En fait, les femmes auraient tendance à compter davantage sur leur propre comportement tandis que les hommes s’en remettent aux solutions techniques.
Si vous utilisez Facebook, vos données personnelles sont certainement stockées aux États-Unis. Le transfert de ces informations outre-Atlantique est légal si les entreprises américaines s’engagent à les traiter conformément aux normes de confidentialité européennes. Jeudi 17 mars, les députés ont débattu avec des experts du nouveau cadre sur les transferts de données entre l’Union européenne et les États-Unis qui doit remplacer l’ancien accord connu sous le nom de « sphère de sécurité ».
Selon des documents publiés, mercredi, par « Libération » et Mediapart, en collaboration avec WikiLeaks, les Etats-Unis ont espionné les trois derniers présidents français. Alain Juillet, patron du renseignement au début des années 2000, décrypte pour francetv info cette affaire.
C’est par message privé, via Facebook, que Ellanora Baidoo a fait parvenir à son mari, injoignable, les papiers du divorce. La jeune infirmière de 26 ans avait tout tenté pour joindre Victor Sena Blood-Dzraku, mais «le service postal n’avait pas d’adresse à son nom et aucune adresse de facturation liée à son téléphone portable prépayé n’était disponible, précise l’avocat de la jeune américaine, Andrew Spinnel. Un détective privé a même été engagé.» En vain.
Sur Internet, chaque page consultée par un internaute laisse des traces : les produits qui ont attiré son attention, mais aussi son nom, sa date de naissance, son e-mail. Et parfois bien plus. La somme de ces données personnelle a été surnommée «Big Data». Et ce serait même le pétrole XXIe siècle. Car collecter les données de consommateurs est devenue une véritable industrie en soi, un marché estimé à 315 milliards de dollars pour les données des habitants de l’Union européenne. Ces entreprises, largement non contrôlées, obtiennent des informations en fouillant les recherches internet, les réseaux sociaux, les historiques d’achats, les données publiques.

