Vol d’ordinateur dans des chambres d’hôtel, disparition de brevets dans le Thalys entre Paris et Bruxelles, pénétration d’agents à l’occasion d’une visite, piratage de technologies… Alors qu’une crise endémique tenaille le pays et réveille les appétits les plus féroces, des fleurons de l’économie française font l’objet d’un pillage vertigineux. Animé par un cynique théâtre d’ombres que ne renierait guère John le Carré, il prendrait même depuis vingt ans une forme industrielle. Cet édifiant état des lieux émane d’un rapport choc de la délégation parlementaire au renseignement, composée de parlementaires tous habilités au «secret-défense» et emmenés par le président de la commission des lois à l’Assemblée, le député (PS) Jean-Jacques Urvoas, qui vient d’effectuer une plongée au cœur des services de renseignements et de la sécurité nationale. Ce document de 175 pages, porté à la connaissance du Figaro, pointe une «plurivoracité de la prédation économique» liée à une «technicisation de l’espionnage» mais aussi l’«utilisation croissante du vecteur Internet».
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Par Christophe Cornevin pour lefigaro.fr
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À grand renfort de publicité, un nombre croissant d’entreprises vendent des objets connectés destinés à améliorer notre bien-être. Ces objets, qui scrutent nos déplacements, notre rythme cardiaque et bien d’autres paramètres, ne se contentent pas de sauvegarder ces données, ils transmettent aussi des informations à leurs concepteurs respectifs.
Vous avez l’impression d’être espionné sur le Web et personne ne vous croit? Faites le test de
Max Thommes, alias Mister X, est un jeune artiste berlinois sans histoires. Pendant 30 jours, il a accepté qu’on installe un logiciel espion sur son portable. Une expérience dans le cadre d’un documentaire, « Nothing to Hide », qui explore la surveillance des données son acceptation par la population. Le réalisateur Marc Meillassoux nous en dit plus, alors qu’un cycle de projections commence mercredi à Paris.
Les cyberactivités sont récentes, mais elles sont devenues globales, complexes et fort évolutives, tant les capacités des moyens techniques sont exponentielles. La perspective des dossiers clés est sans cesse changeante. En plus, le droit manque de repères et invente souvent sa propre grammaire.
La lutte contre la fraude est devenue une obsession pour la quasi-totalité des entreprises : 99 % des professionnels interrogés par Grant Thornton (1) juge cet enjeu important ou très important, contre un peu plus de 85 % il y a deux ans. « Cette prise de conscience repose sur un triptyque combinant conformité réglementaire, responsabilité des dirigeants, et protection de la réputation et de l’image de l’entreprise », explique le cabinet d’audit et de conseil. Surtout, elle est fondée sur une menace bien réelle : plus des trois quarts des entreprises sondées (77 %) ont subi une tentative de fraude au cours des deux dernières années, impliquant dans plus de la moitié des cas, de manière exclusive (38 %) ou partielle (19 %), leurs collaborateurs.
La justice américaine utilise de manière croissante les informations collectées par les objets connectés.
Un rapport choc de la délégation parlementaire au renseignement, dont Le Figaro révèle le contenu, met en lumière les redoutables méthodes de nos «amis » américains.
Un an après les attentats du 13 novembre, six juges d’instruction et des centaines d’enquêteurs cherchent toujours à identifier avec certitude le ou les commanditaires de cet attaque.
L’espionnage aux fins économiques et financières existerait depuis l’apparition du commerce. A l’ère numérique, il constituerait un enjeu décisif aux conséquences exponentielles. Que comprendre de la réalité de la menace ?
