L’évolution rapide des technologies de l’information et de la communication souligne la nécessité croissante d’une solide protection des données à caractère personnel, un droit qui est garanti à la fois par les instruments de l’Union européenne (UE) et du Conseil de l’Europe (CdE). Les avancées technologiques étendent notamment les frontières de la surveillance, de l’interception des communications et de la conservation des données, ce qui place le droit à la protection des données face à des défis majeurs.
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Par la rédaction de fra.europa.eu/fr
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Wanna Cry, Petya, cette année les attaques informatiques d’ampleur se sont multipliées en Europe et dans le monde. 80% des entreprises européennes ont été victimes d’une cyberattaque pendant la seule année 2016. Perte de fichiers, chômage technique, les dégâts sont parfois considérables pour les entreprises.
La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) vient d’affirmer une nouvelle fois sa volonté de garantir les droits fondamentaux des personnes dans le monde numérique en complétant l’édifice législatif établi en matière de protection des données (
Le législateur en France, hésite à légiférer sur le secret des affaires. On peut comprendre pourquoi. Le secret est une notion élastique. Les affaires le sont tout autant. La pensée cartésienne et géométrique qui nous habite peine à dresser des limites. Elle peine donc à légiférer. L’Europe hésite moins puisqu’une directive est à l’étude et s’imposera bientôt dans le droit national. Un talkshow en forme d’opportunité pour explorer le sujet et son aporie sous-jacente : entre nécessité de la transparence et protection du capital informationnel sensible de l’entreprise.
Si vous utilisez Facebook, vos données personnelles sont certainement stockées aux États-Unis. Le transfert de ces informations outre-Atlantique est légal si les entreprises américaines s’engagent à les traiter conformément aux normes de confidentialité européennes. Jeudi 17 mars, les députés ont débattu avec des experts du nouveau cadre sur les transferts de données entre l’Union européenne et les États-Unis qui doit remplacer l’ancien accord connu sous le nom de « sphère de sécurité ».
L’ère du numérique et du tout connecté a apporté son lot de révolutions au sein du quotidien, son lot de problématiques aussi, notamment concernant les sacro-saintes données personnelles des utilisateurs.
Un nouveau cadre européen sur la protection des données personnelles pourrait permettre d’être plus en phase avec l’ère du numérique.
Selon l’étude « State of Privacy » de Symantec, les consommateurs n’accordent que peu de confiance aux entreprises et administrations pour gérer leurs données personnelles. Au point de mentir.
La législation est jugée nécessaire pour lutter contre le crime organisé et le terrorisme, mais doit être amendée pour « limiter au strict nécessaire » l’ingérence dans la vie privée des individus.
