Archive pour la catégorie ‘Détective privé’
Comment les détectives privés fonctionnent aux Etats-Unis, différences avec la France …
Les détectives privés engagés par la défense de DSK sillonnent le monde à la recherche d’informations. Arnaud Pelletier, Président fondateur d’une agence d’enquêteurs privés, analyse le fonctionnement de cette profession aux Etats-Unis, et décrit comment elle pourrait avantager Dominique Strauss-Kahn.
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Atlantico : Comment les détectives privés fonctionnent-ils aux États-Unis et quels rapports entretiennent-ils avec la police et la justice ?
Arnaud Pelletier : Ce qui se passe aux États-Unis serait impossible en France, techniquement et juridiquement. Le travail des enquêteurs privés américains est réglementé et l’accès à la profession différent selon les États. En ce qui concerne le procès DSK qui aura lieu dans le comté de New York, il faut avoir une licence pour pouvoir y enquêter. Historiquement, aux États-Unis, beaucoup d’enquêteurs privés proviennent de la police, du FBI ou du monde du renseignement. Ils ont donc beaucoup de contacts, de relations et un accès aux informations facilité. Le domaine légal de leur enquête est plus important qu’en France. La loi américaine est plus permissive que chez nous, ce qui a donné lieu à un certain nombre d’excès.
Culturellement, ce métier fait partie du quotidien de beaucoup d’Américains. Dès qu’il y a une affaire pénale aux États-Unis, on fait appel à des enquêteurs privés. Pour l’affaire DSK par exemple, si les enquêteurs veulent retourner dans la suite où s’est passé le drame – un lieu difficile d’accès car surveillé -, ils pourraient en faire la demande au juge, qui, dans beaucoup de cas, accepterait au nom de l’accès au droit de la défense et de ses intérêts.
Aux États-Unis, leur rôle est très large, mais tout n’est pas permis. Le métier est réglementé, puisqu’en juillet 2000, un texte de loi a été voté par le Congrès pour encadrer un peu plus l’accès aux informations privées dans le pays.
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Quelles sont les grandes différences avec le système français ?
On ne peut pas comparer. Le système est complétement différent. Aux États-Unis, il s’agit d’un système accusatoire, alors que nous avons à faire en France à un système inquisitoire. Les enquêteurs privés français font le même travail que leurs homologues américains, mais ils ne sont pas utilisés au même moment. Il faut savoir qu’en France les détectives privés travaillent essentiellement sur des procédures civiles et commerciales, mais peu sur du pénal. Un cas comme DSK n’aurait pas été possible en France.
Dans notre pays, en cas d’affaire pénale, l’enquêteur n’a pas à travailler sur un dossier en cours. Cela reste du domaine de la police. S’il le fait, il peut même être inquiété : s’il approche par exemple des témoins, il peut être ensuite accusé de subornation de témoin. Dans de très rares cas, il est déjà arrivé qu’à la demande du procureur une enquête privée soit mandatée, mais cela relève de l’exception. En revanche les enquêteurs font quand même un travail de recherche sur des affaires pénales mais ils ne le font pas au même moment. Une personne qui veut engager une action en justice ou qui est mise en examen, peut mandater un avocat qui fera lui-même appel à un enquêteur qui effectuera un travail en amont, c’est-à-dire avant la procédure. Il devra trouver des preuves qui serviront à la défense de cette personne. L’avocat s’en servira ensuite pour porter plainte ou défendre son client. C’est une procédure légale et très encadrée, bien plus qu’aux États-Unis.
Les pouvoirs d’un enquêteur en France sont les mêmes que ceux de tout citoyen. Soit il le fait en amont de la procédure, soit en aval. C’est ce qu’on appelle la contre-enquête. Il y a quelques détectives en France qui se sont spécialisés dans ce domaine. A la demande des familles, ils vont refaire l’enquête pour essayer de démontrer qu’il y a eu une erreur. Certains détectives, suite à leurs rapports, ont réussi à faire rouvrir des dossiers sur la base d’éléments nouveaux.
Depuis 2003, en France, une réforme – la LOPPSI ou loi d’orientation pour la sécurité intérieure – a complètement modifié les règles de la profession. Elle l’a réglementée de manière draconienne. Un enquêteur ne va pas enquêter tout seul parallèlement à la justice, puisque s’il se fait prendre, il perd son agrément et donc son métier. A partir du moment où l’enquête est ouverte, il est formellement interdit d’enquêter de manière privée sans en avertir le juge.
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Une personne qui a les moyens d’engager un détective privé est-elle avantagée ?
Oui, bien évidemment, que cela soit en France ou aux États-Unis. L’avocat qui n’a pas d’éléments ne peut pas défendre son client. En France, l’avocat n’a pas le droit d’enquêter, c’est interdit par la loi. Il est donc obligé de faire appel à un enquêteur. Aux États-Unis, les cabinets d’enquêtes sont intégrés aux cabinets d’avocats. Mais il ne faut pas oublier que l’aide juridictionnelle existe aux États-Unis comme en France et que certains enquêteurs sont rémunérés grâce à cette aide.
Il est évident que pour DSK, tous les moyens sont de son côté, au vu de sa fortune personnelle. L’enquêteur privé ne peut toutefois retourner une situation quand les preuves sont accablantes. Dans un dossier, où la parole de l’un affronte celle de l’autre, il est certain que celui qui peut se payer les meilleurs enquêteurs mais aussi les meilleurs avocats – cela va de pair – va être avantagé. De façon identique en France, lorsqu’un avocat commis d’office plaide contre un ténor du barreau, le procès n’est pas vraiment équitable.
Le travail du détective consiste à recueillir principalement des informations et des interviews et à réaliser des filatures, des reconstitutions et des enquêtes. Il est évident qu’il faut des moyens pour envoyer, comme dans le cas DSK, des détectives en Guinée, en France et à Washington. Ces services coûtent très chers, surtout aux États-Unis.
Interview réalisée par Arthur Vernazobres pour atlantico.fr
En savoir plus :
http://www.atlantico.fr/decryptage/detectives-prives-affaire-dsk-avocat-enquete-penale-105434.html
Alain JUILLET, Nouveau Président du CDSE …
Le CDSE (Club des Directeurs de Sécurité des Entreprises) annonce l’élection d’Alain Juillet à la Présidence du CDSE. Elu en Assemblée Générale, ce haut fonctionnaire français succède à François Roussely pour un mandat de trois ans à la tête du CDSE.

Aujourd’hui âgé de 69 ans, Alain Juillet a dirigé de nombreuses entreprises francaises et étrangères avant d’être nommé Directeur du renseignement à la DGSE de 2002 à 2003. Il a ensuite occupé jusqu’en 2009 les fonctions de Haut responsable à l’intelligence économique, rattaché au Premier Ministre. Il intègre ensuite le cabinet d’avocats ORRICK en qualité de Conseiller sénior. Il fut élevé au grade de Commandeur de la Légion d’honneur le 14 juillet 2009
Depuis le 1er janvier 2011, Alain Juillet est Président de l’Académie d’Intelligence Economique. Il est notamment l’initiateur du Référentiel de formation à l’intelligence économique.
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Par le CDSE
En savoir plus :
L’intelligence économique en PME: mode d’emploi …
Arnaud Pelletier est un acteur de l’intelligence économique en France. Il a récemment présenté son point de vue sur la pratique de l’intelligence économique en PME et a présenté son guide pratique de la maîtrise de l’information stratégique.
Son intervention est organisée en 14 chapitres, il a eu la bonne idée de découper sa conférence en 16 vidéos:
- introduction
- la veille
- la sécurité et la sureté de l’information
- les risques
- l’audit d’intelligence économique
- le renseignement
- la présence sur Internet
- les réseaux
- Information et surveillance
- la gestion de projet
- normalisation et innovation
- knowledge management
- lobbying et influence
- benchmarking et qualiting
- stratégie
- gestion de crise
- conclusion
Je n’ai pas encore tout regardé (il y a certainement plus d’une heure de video), mais ce que j’ai vu est prometteur. J’invite donc tous les chefs d’entreprise à consacrer un peu de temps à ces videos.
INTRO par Starteg-IE
BFM TV – rôles des détectives privés dans l’affaire DSK …
Interview, sur BFM TV en direct, d’Arnaud PELLETIER, directeur de l’agence Leprivé, sur le rôle des détectives aux État-Unis dans le cadre de l’affaire DSK.
BFM Story – émission en direct présentée par Alain Marchall & Olivier truchot.
Apparue en Janvier 2010, l’émission se veut centrée autour d’un ou deux fait qui marquent l’actualité du jour, qui en font la une.
Cette émission voit généralement accueillir de nombreux spécialistes en compagnie des deux animateurs, la tranche étant coupé à la demi-heure par un bref journal.
Source : BFM TV
Affaire DSK : rôle des détectives privés embauchés par la défense …
Mais quel peut bien être leur rôle?
Faire face aux coups de théâtre.
Jusqu’au jour du procès, le procureur va fournir très peu d’éléments aux avocats. Il faut donc prévoir les « coups » que peut porter le procureur.
Matthew J. Galluzzo, avocat pénaliste, explique à France 3 : « Parfois le procureur trouve un excellent témoin, à la dernière minute, un témoin dont la défense n’a jamais entendu parler. Il arrive au procès, il témoigne, et ca créée de gros dégâts. Ca peut être une énorme surprise pour la défense. Quand on a un témoin surprise comme ca, la défense a intérêt à être préparée. »
Comment travaillent ces détectives privés?
France 3 est allé rendre visite à un détective privé, Vincent « Vinny » Parco, qui a déjà travaillé sur des histoires similaires à celle de Dominique Strauss-Kahn. Il explique ce que lui ferait : « La première chose que je ferai, c’est trouver qui est cette femme. Bon, elle est mise au secret, loin de la presse, de tout le monde, mais on peut trouver » dit-il.
En savoir plus :
Et aussi sur le même sujet :
Les avocats de Dominique Strauss-Kahn ont fait appel à des détectives privés […]
Une pratique normale aux USA où c’est aux avocats qu’il appartient de mener l’enquête à décharge.
Cliquez sur l’image ci-dessous pour voir le reportage de BFM TV
En savoir plus :
Dans la peau d’un détective privé …
Pouvoir et abus de pouvoir, amour et infidélité, héritage, disparition, harcèlement… Le détective privé est au cœur de toutes les histoires qui touchent notre société. Exerçant chaque jour un métier indispensable, méconnu, et souvent fantasmé, au service de ceux qui n’ont pas de réponse policière ou judiciaire à leur problème. Charles Cluzet est « enquêteur de droit privé », comme l’on dit officiellement, depuis dix ans. Il vient nous raconter les grands moments de sa carrière de privé.
Comment devient-on détective privé ? Comment trouver le bon ?
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Source : Vivre FM C’est Vous !
(Christophe Bougnot – L’émission qui parle de vous : santé, éducation, vie quotidienne…)
Ecouter l’émission ici :
http://www.vivrefm.com/podcast/2011/05/04/040511-dans-la-peau-d%E2%80%99un-detective-prive/
L’intelligence économique se professionnalise …
Le ministre du travail, de l’emploi et de la santé Xavier Bertrand a confirmé le 19 avril la décision de la Commission nationale de la certification professionnelle (CNCP) d’inscrire le métier de consultant en intelligence économique dans le Répertoire de la certification professionnelle (RNCP). En inscrivant ce métier au RNCP, l’Etat signifie sa volonté de voir ce métier se développer et se professionnaliser. L’Ecole européenne d’intelligence économique (EEI) est désormais la première institution habilitée à délivrer le titre d’Etat de consultant en intelligence économique, soit dans le cadre du cursus de 3ème cycle en temps plein, soit via la VAE (validation des acquis de l’expérience).
En savoir plus :
http://www.lemoci.com/011-54148-L-intelligence-economique-se-professionnalise.html
Communiqué de presse de l’Ecole Européenne d’Intelligence Economique
PREMIERE formation habilitée à délivrer Le Titre reconnu par l’Etat de Consultant en Intelligence Economique
Le 19 avril 2011, monsieur Xavier Bertrand Ministre du travail, de l’emploi et de la santé a confirmé la décision de la Commission Nationale de la Certification Professionnelle (CNCP) d’inscrire le métier de Consultant en Intelligence Economique dans le Répertoire de la Certification Professionnelle (RNCP) et c’est l’Ecole Européenne d’Intelligence Economique qui est habilitée à délivrer ce titre d’Etat de Consultant en Intelligence Economique.
Une reconnaissance déterminante pour un secteur en plein développement qui porte encore les stigmates de sales affaires :
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En inscrivant ce métier au RNCP, l’état donne un signe fort. Il signifie non seulement sa volonté de voir ce métier se développer mais aussi de se structurer, de s’organiser, de se «professionnaliser».
La reconnaissance d’un « titre reconnu par l’état »
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L’EEIE est désormais la seule formation habilitée à délivrer ce Titre d’Etat de niveau 1 (niveau le plus élevé) :
– soit dans le cadre du cursus de 3ème cycle en temps plein,
– soit par le principe de la VAE (Validation des Acquis de l’Expérience).
En conséquence, toutes les personnes qui travaillent dans ce milieu professionnel (en cabinet spécialisé, en entreprise, dans les CCI, au sein de l’Etat.) et qui souhaiteraient obtenir ce Titre d’Etat peuvent déposer un dossier directement à l’EEIE.
Comme le souligne Hervé Séveno, le Président du SYNFIE (Syndicat des Professionnels de l’IE en France) : « Le Synfie et son Président, Hervé Séveno, se félicitent de cette évolution majeure pour notre secteur et s’associent sans réserve à ce dispositif indispensable, innovant et porteur : il fallait le faire, l’EEIE l’a fait !
Les métiers d’intelligence économique : une vraie profession
Dans sa définition la plus simple : «l’Intelligence Economique consiste à rechercher, traiter et diffuser l’information». Aujourd’hui, il existe de véritables outils pour anticiper des OPA agressives, la modification des normes européennes, l’évolution des tendances du marché (globalisation, concurrence industrielle accrue, complexité des normes européennes, industrialisation des brevets, etc.) et toute entreprise doit donc être à l’affût des informations qui la concernent.
Selon les observateurs du marché, la France serait encore très en retard en comparaison avec les Anglo-saxons ou les Japonais
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En savoir plus :
Intelligence économique en France …
Le rendez-vous est fixé à Paris, à deux pas de Bercy. Sur le fronton d’un immeuble moderne, une plaque: « Délégation interministérielle à l’intelligence économique ». Bienvenue au cœur du nouvel instrument de la politique économique de l’État français. Lieu stratégique et sensible, c’est ici qu’a élu domicile le délégué interministériel. Son ordre de mission? La préservation de l’emploi, de la compétitivité des entreprises et la lutte contre le pillage du patrimoine industriel français. Ses méthodes? La collecte et l’analyse de l’information stratégique, le lobbying auprès des organismes internationaux et l’investigation. Ses leviers? Huit cabinets ministériels et des relais dans les ambassades. Son chef? Nicolas Sarkozy en personne. C’est d’ailleurs lui qui a fait de l’intelligence économique une priorité pour remettre la France en selle dans la compétition mondiale.
Au sixième étage, deux caméras de surveillance scrutent les couloirs et la minuscule salle d’attente. Sur la table, des revues aux titres évocateurs: « État et sécurité », « Les entreprises face aux fuites de données » ou encore le « Rapport des douanes 2010 ».
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Piratage et espionnage
- 12 janvier, Renault décide de licencier trois cadres soupçonnés d’espionnage industriel sur les nouveaux moteurs électriques développés par le constructeur, des accusations abandonnées depuis lors.
- 7 février, le ministre du Budget annonce que le ministère des Finances s’est fait pirater son système informatique alors même que la France présidait le G20.
- 13 avril, le groupe de défense et d’aéronautique Safran explique, quant à lui, qu’il a été victime de plusieurs cyber-attaques entre 2009 et 2010.
Ces trois affaires ont en commun d’avoir mis en péril la crédibilité de la France et de ses fleurons industriels. Elles montrent aussi que les informations stratégiques sensibles sont devenues des denrées convoitées et que, pour les obtenir, toutes les méthodes sont bonnes. En France, sur vingt secteurs sensibles recensés, quatre concentrent la majorité des attaques informatiques et des tentatives d’espionnage: l’automobile, l’aéronautique, la métallurgie et le nucléaire.
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Concept galvaudé
Pour prendre le pouls du secteur, rendez-vous dans un grand immeuble haussmannien du 9e arrondissement de Paris, pour rencontrer Hervé Séveno, fondateur du cabinet d’intelligence économique « i2F » et président charismatique du syndicat français de l’intelligence économique (Synfie). « Aujourd’hui, l’État français confisque l’intelligence économique au profit d’un microcosme. Il cultive l’opacité et décrédibilise le secteur qu’on associe désormais à un milieu de barbouzes et d’officines. Le concept d’intelligence économique est tellement galvaudé et connoté négativement que j’envisage de demander à mes affiliés de supprimer ce terme et de le remplacer par ‘conseil stratégique’ », fulmine-t-il. Hervé Séveno ne cesse de réclamer un encadrement de la profession pour trier le bon grain de l’ivraie et mettre un terme à la suspicion qui pèse sur le métier.
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Retour aux sources
L’intelligence économique s’est développée en France, il y a une quinzaine d’années, à destination des entreprises. A la base, il s’agit d’un outil d’aide à la décision qui implique une maîtrise de l’information stratégique: état de la concurrence, évolution du marché et risques liés à l’activité. Le travail se fonde sur l’exploitation légale de l’information ouverte et disponible. Mais l’intensification de la concurrence mondiale et la guerre économique entre États ont progressivement associé la discipline aux pratiques d’espionnages et de renseignements.
Mais alors, comment travaillent les entreprises spécialisées dans le domaine? Pour le savoir, direction Montrouge, dans le sud de Paris. A une centaine de mètres du siège de ST Microelectronics, se trouvent les locaux de Geos, un des leaders européens du conseil en intelligence économique. Parmi ses clients, des grands groupes actifs dans les secteurs pharmaceutique, énergétique, de la grande distribution ou des télécommunications.
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Focus sur les pme
Défaut de vision stratégique, absence de protection des données sensibles, faible connaissance du marché dans lequel elles opèrent, les PME sont régulièrement pointées du doigt. « La France commence seulement à sortir du règne de l’amateurisme et de la naïveté. Pourtant, il est impératif d’inverser la tendance afin de freiner le recul de l’économie française qui est passée de la cinquième à la sixième place à l’échelle mondiale. Et pour ça, il faut se baser sur un réseau de PME innovantes et, dans le secteur de l’innovation, la moindre fuite d’informations peut coûter très cher. Idem s’il y a une méconnaissance du marché », explique Christian Coutenceau.
Cette sensibilisation des PME à l’importance de l’information stratégique et à la protection de ses données est justement l’une des missions prioritaires de la délégation interministérielle. Pour ce faire, l’État mise sur la formation. D’ici un an, chaque étudiant à l’université suivra au moins une session de cours sur l’intelligence économique.
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Un seul chiffre pourrait, à lui seul, résumer l’enjeu: 47% des entreprises françaises actives dans les hautes technologies sont, à terme, rachetées par un investisseur étranger.
Par Nicolas Becquet pour lecho.be
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Comment Ben Laden envoyait ses e-mails sans Internet …
Les services secrets américains disposent du plus grand arsenal informatique du monde, et des meilleurs moyens d’espionnage, mais ils n’ont jamais réussi à trouver la trace d’Oussama Ben Laden sur Internet. Conscient d’être traqué aussi dans le monde virtuel, ce dernier avait mis en place un stratagème d’une simplicité déconcertante, mais très efficace.
Comme le note l’agence Associated Press (AP), qui tient ses informations d’officiels américains, Oussama Ben Laden écrivait ses messages sur son ordinateur mais n’avait pas de connexion à Internet dans la maison où il vivait. Il s’appuyait donc sur des personnes de confiance, qui transportaient ses messages sur une clé USB, jusqu’à un cybercafé où ils copiaient-collaient les textes et les envoyaient par e-mail. Ces messagers en profitaient pour copier tout message entrant sur la clé USB, pour rapporter son courrier virtuel à Oussama Ben Laden, qui ne quittait pas sa maison d’Abbottabad.
Des dizaines de milliers de documents
Cette pratique très discrète a protégé le leader terroriste des grandes oreilles de Washington. Mais paradoxalement, elle pourrait désormais beaucoup nuire à al-Qaida. Les membres du commando qui a exécuté Oussama Ben Laden ont retrouvé des centaines de clés USB dans la maison. Toute la correspondance de l’ex-numéro 1 de l’organisation terroriste est archivée et va être exploitée, par la CIA notamment. Il y aurait selon AP des dizaines de milliers de documents, ainsi que des noms et des coordonnées des contacts de Ben Laden.
La méthode comportait plusieurs inconvénients, dont le fait que les intermédiaires avaient accès à l’ensemble des messages. La lenteur du processus, dont on ne connaît pas exactement le rythme, pourrait aussi avoir été un handicap pour l’organisation terroriste.
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Par Guerric Poncet pour lepoint.fr
En savoir plus :
Ce que les entreprises doivent savoir en matière d’espionnage industriel …
Quels sont les risques pour les entreprises ?
Vols (de fichiers, de dossiers, de brevets, de secrets de fabrication…), intrusion physique et dans les systèmes informatiques, mise hors services des ressources informatiques, déstabilisation, mise en cause au plan légal, risque financier.
L’intelligence économique, c’est quoi ?
Pas de confusion. L’intelligence économique, complètement légale, n’a rien à voir avec l’espionnage. Elle constitue à la fois, un rempart aux actions offensives, dont peuvent faire l’objet les entreprises, et un outil pour obtenir des informations de manière transparente. Elle repose sur la veille, la protection des informations, et l’influence sur un marché donné. L’intelligence économique est un outil au service de la stratégie de développement de chaque entreprise.
Se mettre à l’intelligence économique
La région Rhône-Alpes compte trois mille entreprises innovantes. Autant de cibles éventuelles.
Si les grands groupes ont pris toutes leurs dispositions, c’est parfois plus difficile pour les PME. « Les chefs d’entreprise doivent comprendre que c’est un avantage concurrentiel de disposer de systèmes de sécurité efficace », confie un spécialiste de l’intelligence économique,« c’est également un moyen d’avoir une politique offensive ». Dans ce domaine, et grâce à l’ensemble des politiques initiées, la France rattrape son retard sur ses voisins européens. Mais la partie n’est pas gagnée.
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Les techniques utilisées
Pressions, chantages, (avec documents ou vidéos compromettants), pillages de travaux universitaires, vrais faux stagiaires, salariés espions, faux appels d’offres, pressions judiciaires, « sonorisation » de locaux de l’entreprise…
Par la rédaction pour leprogres.fr
En savoir plus :
http://www.leprogres.fr/rhone/2011/02/26/quels-sont-les-risques-pour-les-entreprises

