Blog de l'information stratégique
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Articles taggués ‘ie’

INTELLIGENCE ECONOMIQUE AIRBUS ET BOEING …

Posté par Arnaud Pelletier le 7 janvier 2010

Une vidéo intéressante relatant un événement du service d’IE d’Airbus …

Émission de France 24 avec la participation de FlyIntelligence

En savoir plus :

http://www.youtube.com/watch?v=oTdkfpTgOJI&feature=related

Lagence LEPRIVE peut vous apporter conseils en maitrise de l’information stratégique de votre entreprise :

L’information est devenue stratégique pour devancer la concurrence ou décrocher de nouveaux marchés.

Gérer et protéger cette information constitue un nouvel enjeu : c’est l’intelligence économique (IE).

En savoir plus :

http://www.youtube.com/watch?v=AGQnDj-E0Rw

Un seul salaire pour quatre spécialités, c’est un bel exemple de maîtrise des finances publiques que donne Bernard Bajolet en recrutant Lorraine Tournyol du Clos.

Peu à peu, l’équipe du Coordonnateur national du renseignement s’étoffe. Bernard Bajolet vient de recruter deux nouveaux collaborateurs qui vont le rejoindre à l’Elysée. La nomination de Lorraine Tournyol du Clos, annoncée au Journal officiel de ce mardi 15 décembre 2009, est plutôt surprenante en ce qu’elle ouvre de nombreuses perspectives. Cette jeune femme de 36 ans, elle est née en 1973, est d’une part une spécialiste de l’intelligence économique et des risques et menaces en entreprise. Docteur en économie, elle a travaillé comme chargé d’étude à l’Institut national des hautes études de la sécurité (INHES), le think tank du ministère de l’Intérieur à « l’animation territoriale des activités d’Intelligence économique », « la veille et rédaction d’une lettre mensuelle d’information d’Intelligence économique » et la « gestion des contacts avec les principaux acteurs de l’Intelligence économique (Instituts et entreprises) ».

Mais, Lorraine Tournyol du Clos s’est également penchée sur l’analyse du terrorisme, elle a été chercheur associé au centre d’excellence START/University of Maryland (Etats-Unis). Et pour compléter le portrait de ce mouton a cinq pattes, la nouvelle collaboratrice de Bajolet est également spécialiste de l’analyse de la délinquance. Elle a notamment travaillé à l’Observatoire national de la délinquance.

Mais n’est ce pas son dernier poste qui pourrait intéresser Bajolet ? Lorraine Tournyol du Clos, au ministère de l’intérieur, devait prévoir à l’avance les menaces à l’aide notamment de modélisations. Quel va donc être son rôle exact Chez Bajolet ?

En revanche, la question ne se pose pas, ou peu pour la deuxième recrue, Jérôme Poirot, dont la nomination dans l’équipe du Coordonnateur a été annoncée au JO du 2 décembre. Cet énarque a été spécialiste des questions budgétaires au cabinet de Rachida Dati, alors Garde des sceaux. Il devrait suivre les mêmes dossiers chez Bajolet, alors que les questions budgétaires sont devenues centrales dans le monde du renseignement en raison des coûts désormais exorbitants des matériels et des personnels …

Pascal Junghans

En savoir plus :

http://www.latribune.fr/blogs/le-blog-intelligence-economique-de-pascal-junghans/20091215trib000453273/une-specialiste-multi-fonctions-aupres-du-coordonnateur-du-renseignement.html

L’effacement de données au cœur de la sécurité des entreprises …

Posté par Arnaud Pelletier le 15 décembre 2009

Bertrand Garé

Les données ne restent plus cantonnées dans le périmètre de l’entreprise. Pourtant de nombreuses données sensibles sont disséminées dans la nature lors de la fin de vie d’un matériel. Malgré certaines obligations légales, le processus d’effacement des données est souvent oublié. Kroll Ontrack propose une suite d’outils pour répondre à la problématique.

Pour la plupart des utilisateurs, effacer des données, les mettre dans la corbeille et vider la corbeille suffisent à leur faire croire que la donnée est détruite. Hélas c’est loin d’être le cas. Un formatage du disque ne détruit pas les données mais juste la table les reliant à l’endroit où elles on été inscrites. Pourtant 700 ordinateurs portables sont perdus ou volés sur le seul aéroport de Roissy chaque semaine. Par an, 1600 téléphones mobiles sont volés avec violence suivant une statistique récente des services de police. Même la réécriture multiple ne permet pas réellement d’effacer des données inscrites sur le disque dur. Il n’existe en fait que trois méthodes définitives, l’écrasement total des données d’un disque dur, la démagnétisation et le broyage du disque dur.
Selon différents alinéas de l’article 226 du code pénal, les entreprises ont cependant l’obligation de détruire certaines données présentes sur les disques durs avant de les réutiliser, de les remettre sur le marché ou de les détruire. Le non respect de ces mesures est passible de 5ans d’emprisonnement au maximum et d’une amende de 300 000 €. Cela éviterait quelques cas fâcheux comme celui d’un ordinateur acheté 77 £ sur EBay et qui contenait des informations sur des millions de clients de la RBS (Royal Bank of Scotland) et de sa filiale Natwest ou encore un disque acheté d’occasion en ligne qui comprenait des données sur les missiles déployés en Irak par l’armée américaine ! Une étude récente démontre d’ailleurs que 40 % des disques durs achetés d’occasion contiennent des données récupérables et que 30 % contiennent des données aussi sensibles que des numéros de cartes bancaires !

Un effacement suivant le contexte

Pratiquement les méthodes d’effacement de données suivent le contexte de l’utilisation future du support magnétique. Si celui-ci est détruit ensuite, la méthode est assez simple. Kroll Ontrack propose Eraser Degausser, un matériel qui démagnétise totalement le disque après le déclenchement d’une onde de 18 Gauss. A part l’aimant sur le disque, plus rien n’est présent sur le support et il est même impossible de le refaire démarrer.
Par contre si le disque dur est recyclé ou a une autre utilisation, la problématique est plus complexe pour être certain de l’effacement des données. Là, la solution Eraser assure une destruction sécurisée et complète des données. Une déclinaison permet de réaliser la même opération sur les téléphones mobiles que ce soit par USB ou à distance par SMS.
Le prix de départ est de 12 € l’effacement avec une dégressivité selon le nombre d’effacements. Kroll Ontrack certifie d’ailleurs la destruction des données sur le disque.
Vous avez pensé à la destruction des données dans votre politique de …

En savoir plus :

http://www.linformaticien.com/Actualit%C3%A9s/tabid/58/newsid496/7470/l-effacement-de-donnees-au-c-ur-de-la-securite-des-entreprises/Default.aspx

Un guide pratique de l'intelligence économique …

Posté par Arnaud Pelletier le 14 décembre 2009

20091211_01La méthode MADIE

Christian Coutenceau , François Barbara , William Everett , Alain Gilliéron , Xavier Jacquin , Muriel Poullain , Claude Valle , Edmond de Vigouroux D’arvieu

Comment mettre en oeuvre concrètement une démarche d’intelligence économique au sein de son entreprise ?

Les auteurs constatent que l’intelligence économique se déploie difficilement dans les entreprises, et notamment dans les PME, car il n’existe aucune méthode la reliant aux prises de décision quotidiennes. Ils nous proposent ici une méthode inédite, la méthode Madie, qui explique, étape par étape, comment déployer dans son entreprise une démarche opérationnelle d’intelligence économique. Grâce à cet ouvrage, le lecteur chef d’entreprise, décideur ou manager, pourra anticiper les évolutions de son environnement et adapter avant ses concurrents sa stratégie d’entreprise.

La méthode MADIE a reçu en 2008 une mention spéciale pour le prix de l’Académie de l’Intelligence économique.

Sommaire

– Piloter par l’intelligence économique

o Qu’est-ce que l’intelligence économique ?

o Pour une organisation apprenante

o Démarche globale d’un pilotage par l’intelligence économique

– Veiller et protéger

o Connaître le centre de gravité de son entreprise

o La veille

o Le cycle de veille

o La protection des informations stratégiques

o Protéger son entreprise

o Protection de votre système d’information : les dispositions permanentes

o Les dispositions occasionnelles

o Prévention des incidents ou des attaques

o Contrôle et respect de la politique de protection

o Formation et sensibilisation à la protection

o Quelques outils pour concevoir sa politique de protection du patrimoine

– Agir avec la méthode MADIE

o La méthode MADIE

o Les sept étapes de MADIE

o Étapes 1 et 2 : la décision d’action du dirigeant et la recherche ciblée de renseignements

o Étape 3 : la directive initiale du dirigeant

o Créer un espace cryptique

o Étape 4 : analyse de la directive par l’espace cryptique

o Étape 5 : la lettre de mission

o Étape 6 : mise en oeuvre du plan d’action

o Étape 7 : le bilan

o Révision périodique de son centre de gravité

o La stratégie d’influence

– Annexes

o Glossaire

o Cadre juridique du renseignement d’intelligence économique

o Quelques logiciels de veille sur Internet

o Bibliographie choisie

o Table des …

En savoir plus :

http://www.itrmanager.com/articles/98512/guide-pratique-intelligence-economique.html

Le vol de données, un business en pleine expansion …

Posté par Arnaud Pelletier le 11 décembre 2009

LeMonde.fr

La préservation d’informations sensibles est un enjeu majeur pour les entreprises. Selon le baromètre de pertes de données du cabinet d’audit KPMG, environ 110 millions de personnes, à travers le monde, ont subi une perte ou un vol de données dans les six premiers mois de l’année 2009.

Bercy semble parfaitement formé aux méthodes modernes de l’information économique. Le ministre français du budget, Eric Woerth, a confirmé, mercredi 9 décembre sur France 2, qu’un ancien employé de la banque HSBC était « une source » qui avait fourni la liste des personnes soupçonnées d’évasion fiscale que détient le gouvernement français. Selon Le Parisien, un cadre informatique de la HSBC Private Bank de Genève, un Franco-Italien de 38 ans dont le nom n’a pas été révélé, a volé une partie de la liste des trois mille personnes soupçonnées d’évasion fiscale en France avant de la confier au fisc.

« LE FACTEUR HUMAIN EST SOUVENT LE MAILLON FAIBLE »

Dans un environnement économique mondialisé, il est nécessaire que les acteurs français soient bien armés pour mener, sur leurs marchés, leur guerre économique. Un décret d’application vient récemment d’instituer un nouveau dispositif de l’intelligence économique et la création d’un délégué interministériel éponyme. Ce dernier est chargé de « la veille, la collecte, la synthèse et la diffusion de l’information stratégique », non seulement pour alerter l’Etat sur les évolutions économiques à venir, mais aussi pour accompagner les entreprises dans leurs opérations internationales.

Le hacking est la première cause de perte de données en 2009, suivi de la perte ou le vol d’ordinateur puis la perte ou le vol de smartphone. Néanmoins, « le facteur humain est souvent le maillon faible », explique KPMG. « De nombreuses informations sont divulguées par la maladresse de cadres d’entreprise », confirme Martine Marandel , présidente de la commission intelligence économique du Medef Ile-de-France. « Les conversations d’affaires dans les transports ou les lieux publics, la publication d’informations sensibles sur Internet et parfois sur des blogs personnels peuvent être préjudiciables à l’entreprise », assure-t-elle.

LE COURRIEL, PREMIER VECTEUR DE FUITE

Mais la maladresse de certains employés n’est pas la seule source d’inquiétude pour les entreprises. « La combinaison de la pression économique et de la tentation provoquée par les offres d’organisations criminelles ont conduit certains employés à envisager le vol comme une option possible« , estime KPMG. 10 % des vols de données sont le fait de salariés. Dans 93 % des cas les voleurs ont quitté l’entreprise lorsque les faits ont été découverts. 23 % des vols ont été perpétrés dans le but d’établir une activité concurrente, avec un certain succès, puisque 73 % de ces individus ont été embauchés au sein d’une société adverse.

Enfin, le courriel est le premier canal de sortie de fuites (46 %), le moyen le plus simple pour faire sortir un document d’un immeuble avant les copies papier (22 %). Dans 70 % des cas, les informations sont utilisées par un concurrent. « Dans le futur il est probable qu’un nombre croissant de salariés tentent de voler des données confidentielles à leur employeurs lorsqu’ils quittent l’entreprise », prévoit …

La cybercriminalité financière explose avec la crise …

Posté par Arnaud Pelletier le 30 novembre 2009

Depuis la crise de 29, les statistiques montrent que les périodes d’exception sont propices à la recrudescence des activités criminelles. La crise actuelle provoque une explosion sans précédent de la piraterie financière sur Internet.

Dans son rapport sur la cybercriminalité au premier trimestre 2009, la société de conseil Fijan établit que la cybercriminalité rapporte plus de 10 000 dollars par jour à un seul réseau pirate, une estimation qui inquiète, d’autant que cette forme de criminalité financière par Internet tend à s’industrialiser. Au Nigeria, en Chine ou en Inde, on voit fleurir des e-commerces de kits Trojan ou des « doses » d’infection à HTML, prêts pour l’usage. Les fournisseurs répondent ainsi à une demande, sans cesse croissante, d’outils d’intrusion indétectables par les anti-virus.

Dans ce qu’il est désormais convenu d’appeler African connection, une main d’œuvre bon marché (kids) écume les forums de discussions et sites de rencontres, afin de s’approprier des listes d’e-mails et de cartes de crédits. Ils achètent les informations aux prix les plus bas pour les revendre en dégageant une marge moyenne de 90 dollars/mensuel. Mais derrière l’activisme des kids, se cachent de vrais modèles économiques.

Le nigerian scam – Bien que le FBI les chiffre à des millions de dollars par an, les gains générés par le scam nigérian sont extrêmement difficile à évaluer. Les ¾ des victimes culpabilisent et préfèrent garder le secret. Le scam nigérian arrive par e-mail, principalement du Nigeria (d’où son appellation « nigerian scam »), mais aussi de plus en plus de Côte d’Ivoire, du Togo et d’Afrique du Sud. Il est basé sur le principe de storytelling : « Vous avez gagné à la loterie ! » Ou alors un riche individu décédé en Afrique a laissé une fortune en millions de dollars, qu’il faut mettre à l’abri grâce au « bienfaiteur » que vous êtes. Mais avant, il faut envoyer une somme d’argent pour que votre gain ou la fortune du défunt (selon le cas) soit débloqué ou sécurisé… Dans un cas sur trois, le spam s’achève par « Dieu vous bénisse ! »

Le phishing – Par un jeu de procédés à prix minimes, le hacker entre en possession de plusieurs groupes d’adresses électroniques, auxquelles il envoie une correspondance. Cette dernière parvient aux cibles comme provenant de leur banque. Elle leur indique un lien à suivre, qui débouche sur une page (généralement fort bien imitée) du site de leur établissement bancaire. L’utilisateur est alors invité à fournir les codes d’accès à son compte. Le hacker récupère les informations, les revend sur Internet ou effectue des transactions financières via e-gold.com. Le 23 octobre dernier, le gouvernement nigérian a annoncé la fermeture de 800 sites Internet frauduleux dans le pays, grâce au dispositif  de répression « Eagle Craw ».

E-gold.com – Crée en 1996 par Douglas Jackson, e-gold.com est le site de référence des transactions financières cybercriminelles. On y accède en créant un compte aussi simplement que sur Yahoo! ou Gmail, sans véritable contrôle d’identité. Complètement offshore, e-gold.com permet d’effectuer des transactions d’or virtuel 100% convertibles en or physique dans l’immédiat. Une fois effectuées, les transactions sont absolument irréversibles. L’e-gold est actuellement la monnaie électronique la plus répandue dans le cyberespace.

Le pack CC – Il s’agit d’un ensemble comprenant un numéro de carte bancaire, sa date de validité et le code de sécurité, constitué des trois chiffres situés au dos de la carte. Des milliers de numéros dérobés sont vendus chaque jour dans le cyberespace. La vente en gros est la plus courante. Deux ou trois CC complets pré-testés permettent  ensuite d’en écouler plusieurs dizaines. Impossible à garantir dans l’heure qui suit leur compromission, ces packs obligent les trafiquants professionnels à tisser des réseaux de confiance assez hermétiques. Chez les vendeurs au détail, les prix oscillent autour  de 5 dollars l’unité sur les marchés en ligne.

L’espionnage industriel – Une simple clé USB abandonnée dans les couloirs d’une entreprise ou la pièce jointe d’un courrier électronique chargé d’un cheval de Troie peuvent permettre d’accéder aux secrets industriels d’une entreprise. Un cheval de Troie coûte 700 dollars en moyenne (hors mise à jour). Deux situations se présentent dans la quasi totalité des cas : l’espion (amateur ou professionnel) agit seul ou à la demande d’une entreprise concurrente de la cible. Les informations ainsi collectées sont ensuite cédées contre plusieurs dizaines, voire des centaines de milliers d’euros. Ce type de crime ne fait jamais la une des journaux, pour la simple raison que sa  publicité ne profite ni à l’assaillant, ni à sa victime.

Le racket en ligne – Ici, le pigeon est traditionnellement une entreprise du e-commerce. Comme dans le cas d’un enlèvement classique, le preneur d’otage exige une rançon, menaçant d’endommager le serveur de la cible de manière graduelle. L’entreprise qui s’exécute reçoit une protection à durée déterminée. Celle qui refuse de payer s’expose à des dégâts plus importants… Le montant initial des rançons, qui oscille ordinairement autour de 10 000 dollars, peut très vite atteindre les 50 000 dollars. La tendance haussière du racket électronique est proportionnelle au développement du commerce en ligne dans plusieurs pays.

Le Money muling – Très prisé parmi les dernières inventions, le Money muling, promu à un bel avenir d’après les analystes, consiste à attirer les internautes sur des sites apparemment légaux. On y propose des postes de type  « agents de transfert de fonds » qui sont en réalité des emplois écran appartenant à des réseaux de blanchiment de capitaux. Ces derniers brassent environ trois trillions de dollars par an. Les effets dévastateurs de la crise financière internationale sur le marché de l’emploi sont propices au développement du Money muling.

Avec le développement des banques en ligne en Chine et en Inde, le business de la cyber-piraterie financière a de belles perspectives de croissance devant lui, du moins jusqu’à ce qu’une législation transnationale soit adoptée et appliquée par tous les États à cette forme de criminalité dont le chiffre d’affaires mondial avoisine …

Guy Gweth

En savoir plus :

http://gwethguy.wordpress.com/2009/11/29/la-cybercriminalite-financiere-explose-avec-la-crise-guy-gweth/

Freddy Mini, Netvibes : « Nous offrons un résumé de la vie digitale »Le portail Netvibes, qui fête cette année ses 4 ans a lancé depuis un an et demi des offres à destination des professionnels, tout en continuant d’offrir une solution gratuite pour les particuliers. Le PDG de Netvibes, Freddy Mini, nous explique pourquoi les outils de monitoring sont devenus indispensables en entreprise.

CCM – Netvibes propose désormais une offre packagée pour les entreprises. Quelles sont les différences avec l’offre « particulier », gratuite ?

FM – Cela fait maintenant un an et demi que nous proposons une offre pour les entreprises. Elle est complètement différente de la version particulier. La version pour les particuliers va vous permettre de suivre les nouvelles de l’équipe de foot de votre fils, par exemple, ou de suivre vos blogs favoris.

L’offre pour les entreprises est totalement différente : nous proposons de créer une page publique qui va être un véritable tableau de bord pour l’entreprise. Notre offre Netvibes Premium Dashboards est personnalisable et beaucoup plus puissante. Le tableau de bord fonctionne un peu comme un système d’exploitation. Il peut se placer directement sur l’URL d’un client ou être placé dans une frame.

CCM – Vous parlez d’usages différents pour les particuliers et pour les professionnels… Concrètement, comment les professionnels peuvent-ils utiliser Netvibes ?

FM – Les entreprises vont surtout avoir des usages d’expertise et de tracking pour suivre un sujet précis. Les entreprises ont en général une utilisation de Netvibes qui se décline en 3 grands usages. D’une part ce qu’on va appeler le brand watch. Une agence de pub va par exemple pouvoir agréger tout ce qui se qui a un intérêt avec la marque. La deuxième grande utilisation, c’est l’e-reputation. Là on va plutôt suivre ce qui se dit sur une personne. Enfin, on peut faire un usage corporate du dashboard. On va permettre à chaque collaborateur de créer son dashboard, et éventuellement le partager, sur des sujets liés à sa sphère professionnelle.

« On a tellement de sources d’informations à notre disposition qu’il serait impossible de tout suivre »
CCM – Dans une même entreprise, selon les services, tous les collaborateurs ne cherchent pas tous les même type d’informations. Est-ce que Netvibes prend en compte l’organisation de l’entreprise ?

FM – Oui, tout à fait. On peut très bien paramétrer des droits d’accès par collaborateur. On peut imaginer, par exemple, que l’on propose un Dashboard spécifique au Directeur du Marketing et un tout a fait different pour les chefs de Produits, ou le responsable de production, etc.

CCM – Mais aujourd’hui, une simple recherche sur Google peut permettre de savoir ce qui se dit sur tel ou tel sujet…

FM – Non, car on a tellement de sources d’informations à notre disposition qu’il serait impossible de tout suivre. Il faut bien comprendre comment le web a évolué. Nous avons eu dans un premier temps, dans les années 90, l’ère du browsing où l’on naviguait assez facilement, où il n’y avant pas énormément de sources d’informations. Puis au début des années 2000, le nombre de sources a beaucoup augmenté, on a vu l’apparition des blogs ; on est passé à l’ère du searching. Aujourd’hui avec les réseaux sociaux et le micro-blogging les sources se sont encore démultipliées… il est impossible de tout suivre ! Si on prend l’exemple de Twitter, les messages sont tellement courts qu’on est en mesure d’en poster beaucoup plus, c’est du temps réel. On est passé à l’ère du monitoring. Je pense que l’évolution du monde conduit aujourd’hui vers Netvibes. Nous offrons aux entreprises un résumé de leur vie digitale.

CCM – Justement dans un contexte où les sources sont démultipliées, de tels outils permettent aussi d’agréger des sources peu fiables ?

FM – Oui mais peu fiables par rapport à quoi ? Quand vous voyez un journal comme Le Monde, qui est quand même une institution en France, qui publie des reportages de Bernard-Henri Lévy où il décrit la situation d’un poste de contrôle en Géorgie et qu’ il est aujourd’hui prouvé par A+B qu’il n’a pas pu y aller ; on peut considérer à ce moment là, que Le Monde n’est pas une source fiable. D’une manière générale, je pense qu’il ne faut jamais croire ce que quelqu’un peut vous dire. Et quand vous êtes une source de contenu, vous vous devez avoir une certaine déontologie et vérifier votre information, comme un journaliste. Et de toute façon que l’on parle de vous de manière fiable ou pas, c’est important de le savoir.

CCM – Dans quelle mesure ?

FM – Imaginons que je travaille chez Samsung, et que sur Twitter je vois un Tweet passer disant « Mon téléviseur Samsung a pris feu ». Je peux aller voir si les messages et surtout quel utilisateur les a posté. Si ce compte a déjà posté des messages négatifs sur ma marque, je peux peut-être commencer à penser que c’est une campagne de buzz négatif orchestrée par l’un de mes concurrents, par exemple. Dans ce cas là, peu importe que l’information soit fiable ou pas, elle va quand même être vue par des internautes. Et dans ce cas là, je dois réagir…

Écrit par Olivier Guitton

La Fédération des professionnels de l’intelligence économique (FéPIE) a réclamé mardi la mise en place d’un agrément pour les entreprises du secteur, afin de mieux encadrer cette profession et de la faire reconnaître.

« Nous sommes demandeurs que les pouvoirs publics encadrent » le secteur privé de l’intelligence économique, a affirmé Hervé Séveno, président de la FéPIE, lors d’une conférence de presse.

« Nous voulons un agrément, car nous en avons assez des amalgames » concernant ce domaine d’activité, a insisté M. Séveno, rejetant la « confusion » faite entre intelligence économique et « espionnage industriel ».

La Loi d’orientation et de programmation pour la performance de la Sécurité intérieure (Loppsi), qui avait été présentée au conseil des ministres en mai, incluait la délivrance d’un agrément par le ministère de l’Intérieur aux dirigeants d’entreprises privées d’intelligence économique.

Mais ce projet de loi est en veille depuis le départ de Michèle Alliot-Marie de la place Beauvau, où lui a succédé en juin Brice Hortefeux.

M. Séveno a également plaidé pour des « relations claires, normées » avec les pouvoirs publics, alors que l’intelligence économique en France enregistre un déficit d’organisation et de reconnaissance par rapport aux pays anglo-saxons.

Il a précisé que la FéPIE, qui revendique 120 adhérents, n’avait pas encore rencontré Olivier Buquen, nommé fin septembre délégué interministériel à l’intelligence économique auprès de Bercy.

Jusqu’alors, l’intelligence économique était confiée à un haut-fonctionnaire placé sous l’autorité du Secrétariat général de la défense nationale (SGDN), un service du Premier ministre.

L’intelligence économique est « l’ensemble des activités coordonnées de collecte, de traitement et de diffusion de l’information utile aux acteurs économiques », selon la FéPIE.

Elle englobe les activités de renseignement des affaires (conclusion des contrats, prix des matières premières…), le renseignement industriel (procédés de fabrication, projets de recherche…) et la protection des entreprises contre les tentatives de pénétrations extérieures, publiques ou …

Source : FEPIE

En savoir plus :

http://www.sphere-ie.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=2246&Itemid=240

L'intelligence économique : qui concerne-t-elle ?

Posté par Arnaud Pelletier le 14 octobre 2009

Interview de Pascal Frion

CV : Créateur de l’entreprise Acrie en 1998 – réseau national pour la veille et l’intelligence économique – Pascal Frion est animateur du réseau du même nom (17 agences d’intelligence économique dans le monde) depuis 1999.
Il est également auditeur à l’Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN) et auditeur IHEDN en intelligence économique, membre de l’Académie de l’Intelligence économique (Paris), membre de l’Information Overload Research Group et conférencier international.
Pascal Frion est l’auteur de deux ouvrages sur le sujet (« Accompagnement à la recherche d’information économique » et « Accompagnement au traitement de l’information essentielle ») et de 1 200 fiches techniques présentées sous la forme d’un logiciel de e-learning (AcrieProj).

Interview :

Comment définiriez-vous l’intelligence économique ?

Il existe plus d’une centaine de définitions de l’intelligence économique (IE) ! L’important est de ne pas se limiter à une seule d’entre elles, car la probabilité est forte que la définition retenue ne soit pas adaptée à une petite entreprise.
– Au niveau national et international, l’IE peut être vue comme une politique économique et sociale visant à renforcer la compétitivité d’un pays.
– Pour un grand groupe, on peut parler de maîtrise et de protection de l’information (c’est d’ailleurs la définition « officielle » moderne à la française) et l’on voit déjà l’usine à gaz que représente la veille sur des milliers d’accès à l’information à surveiller de manière permanente et lourde  (médias, internet, personnes sources, etc.). L’IE devient alors surtout de la mise à jour de données (veille).
– Pour une petite entreprise, il me paraît plus adapté de ne pas évoquer le niveau « organisation », ni « structure », mais plutôt de dire que l’intelligence économique est davantage une affaire de compétences individuelles, d’état d’esprit, de vigilance et de prises de décision ponctuelles (et très peu de gestion de l’information consommatrice de ressources).
L’intelligence économique serait donc un ensemble de compétences individuelles et un ensemble d’actions coordonnées visant à se questionner sur des sujets importants, à rechercher l’information manquante pour agir, à traiter l’information pertinente, à diffuser l’information déterminante et à protéger l’information discriminante. Bien sûr, ces actions sont envisagées avant d’être lancées, car il serait trop simple de se retourner sur son passé et croire que l’on a fait de l’intelligence économique sans le savoir, comme Mr Jourdain faisait de la prose sans le savoir…

L’intelligence économique s’adresse-t-elle aux TPE ?

Une TPE peut initier une démarche d’IE, à la condition qu’elle n’essaie pas de copier ce que font les entreprises de taille moyenne ou grande. Ainsi, il est préférable de se fixer des petits challenges mensuels pour s’informer sur un sujet précis puis passer à autre chose le mois suivant, au lieu de commencer par monter une veille.
Il est essentiel pour une TPE de se préserver de la surinformation, de l’intoxication et de la bureaucratie de la veille ! C’est pourquoi, je propose un nouveau RMI : refus méthodologique de l’information ! Cela consiste à ne pas surveiller l’actualité tous les jours, mais réfléchir à ses axes de survie ou de développement. Plutôt que de mettre en œuvre le couple « réception passive – traitement », je conseille le couple « questionnement – recherche ciblée ». Bien sûr, dans un monde idéal, il est possible de faire les deux, mais ce que je constate c’est que la volonté de faire les deux aboutit généralement à la mise en place du couple « réception passive – traitement ». Les TPE qui ont l’habitude de travailler « à la mission » sont écartelées entre les logiques de structure et les logiques de projet.

A quel niveau un créateur/repreneur peut-il intégrer une politique d’intelligence économique dans son projet ?

Des règles simples peuvent constituer une politique d’IE, comme par exemple ne pas faire de recherche d’information sans plan de recherche. Il est important de clarifier le projet avant de lancer des recherches d’information. Il faut également identifier les manques d’information, les meilleures personnes pour nous informer et le meilleur accès pour les contacter.
Ainsi, le recours systématique à internet diminue au profit de relations humaines plus riches et davantage dans l’esprit des TPE.

Existe-t-il des structures d’aide aux futures ou jeunes entreprises dans la réalisation d’une veille ?

Je ne connais pas d’aide dédiée spécifiquement aux futures ou jeunes entreprises dans la réalisation d’une veille, mais les chambres de métiers et d’artisanat, ainsi que les chambres de commerce et d’industrie peuvent proposer des programmes sur l’IE. Il existe notamment le crédit d’impôt recherche, une aide fiscale pour réaliser de la veille technologique, ainsi que des dispositifs fiscaux régionaux. Des financements peuvent être mobilisés pour l’IE mais il faut se renseigner car, à ma connaissance, ces financements ne doivent pas souvent être utilisés pour ce sujet.

Comment développer une veille efficace quand ont est une jeune entreprise avec peu ou pas de moyens ?

Le réflexe et le piège, c’est de croire qu’internet va résoudre notre problème de veille. Je ne connais pas beaucoup de TPE qui se satisfassent d’une veille sur internet. Il faut s’obliger à « sortir » et à « lever la tête » régulièrement, à discuter sur les impressions des gens.
Je suggère de consacrer une partie de son vendredi après-midi à se poser des questions sur l’avenir et à décliner ces réflexions en informations à acquérir pour se faire une idée plus précise de ses interrogations. Et pour ceux qui veulent absolument faire de la veille sur internet, une formation aux méthodes sur internet est vraiment un plus. Mais attention, il ne s’agit pas de se former à faire « bouger la machine », comme on apprend, lorsque l’on passe son permis, à faire bouger la voiture !  Il faut apprendre la formulation d’une question, les limites d’internet, la complémentarité d’internet avec les accès et les personnes sources traditionnelles, etc. Un gain de temps de recherche de 30 à 40% est au rendez-vous : une meilleure utilisation d’internet et surtout « moins de temps passé à perdre son temps » !

D’après vous, les TPE ont-elles intérêt à se regrouper pour faire de la veille ?

Tout à fait ! Clairement, une mise en réseau d’amis veilleurs est le meilleur des réseaux. Chacun connait les besoins des autres et les transmet gratuitement. Attention, un réseau a tendance à diminuer son intensité avec le temps et il est important de l’animer et le dynamiser. Les organisations professionnelles, les écoles, les foires-expositions, certaines publications, etc. sont aussi des sources d’information à envisager. Chaque membre du réseau peut être chargé de lire une ou deux revues, de suivre les activités d’un organisme professionnel et un ou deux sujets de veille. Une fois par trimestre, le réseau se réunit autour d’un repas et chacun prépare un petit compte-rendu de ce qu’il a vu, lu et entendu. La convivialité et la connaissance des besoins des autres sont essentielles. Bien sûr, un réseau est fait pour ceux qui pensent que partager l’information enrichit et non appauvrit, sinon s’abstenir d’être un simple voyeur dans un réseau.

Avez-vous des conseils pratiques pour mettre en place une démarche d’intelligence économique dans l’entreprise (TPE) ?

A mon avis, le plus important pour une TPE n’est pas de savoir « tout » ce qui se passe autour de soi, mais  d’assurer sa survie, d’aller chercher de la clientèle quand il y a de la baisse de prise de commande, etc.
Le/la dirigeant(e) de TPE doit donc être dans une logique ponctuelle de test (tester son marché pour voir à quoi et comment il réagit) et d’adaptation rapide.
En d’autres termes, la veille n’est pas un point de départ, et l’accès à l’information n’est pas le problème. Il faut commencer par être capable de se poser des questions, de prendre des décisions, de faire des choix. C’est le contraire de la veille (la veille accepte de nombreuses informations, sans avoir à décider et sans rien jeter). Plutôt que de commencer par empiler des informations que l’on n’a pas le temps de lire, il est préférable de lister ses besoins d’informations et d’y associer des personnes sources et des accès.

Vous conseillez donc de se constituer « une base de besoins », plutôt qu’une « base de données » ?

Oui… et des plans de recherche associés. Ainsi, le cas échéant, si un besoin d’information se fait pressant, alors on consulte les personnes sources et les accès à mobiliser et on va vers elles.
Quand la TPE saura faire des choix et saura d’où vient la bonne information de manière régulière, alors il sera peut-être temps d’envisager de mettre en place une veille (pas avant un an), à la condition que la veille s’avère être rentable. En attendant ce moment, on peut calculer le temps passé à effectuer des recherches « à la main » et nous pouvons ainsi voir si le montage d’une veille ou l’achat d’un logiciel de veille est rentable. Ce n’est pas souvent le cas, car la veille et les outils ne peuvent pas …

En savoir plus :

http://www.apce.com/cid93399/l-intelligence-economique-qui-concerne-t-elle.html?pid=326

L’objectif de ce blog créé en 2006, qui n’est pas à proprement parler un blog puisque je ne donne que très peu mon avis, est d’extraire de mes veilles web informationnelles quotidiennes, un article, un billet qui me parait intéressant et éclairant sur des sujets se rapportant directement ou indirectement à la gestion de l’information stratégique des entreprises et des particuliers.
Depuis fin 2009, je m’efforce que la forme des publications soit toujours la même ; un titre, éventuellement une image, un ou des extrait(s) pour appréhender le sujet et l’idée, l’auteur quand il est identifiable et la source en lien hypertexte vers le texte d’origine afin de compléter la lecture.
En 2012, pour gagner en précision et efficacité, toujours dans l’esprit d’une revue de presse (de web), les textes évoluent, ils seront plus courts et concis avec uniquement l’idée principale.
En 2022, les publications sont faite via mon compte de veilles en ligne : http://veilles.arnaudpelletier.com/
Bonne découverte à tous …


Arnaud Pelletier

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