Articles taggués ‘Réseaux sociaux’
Réseaux sociaux sur le Web : vers une nouvelle communication ?
Le 28 janvier, au Musée des arts et métiers, se tiendra une conférence sur le thème des Réseaux sociaux.
Contact : inscriptions au 01 53 01 82 70 ou à conferences@arts-et-metiers.net
Lieu : Amphithéâtre Abbé Grégoire
Entrée par le Musée des arts et métiers
60, rue Réaumur
75003 Paris
Métro : Arts et Métiers ou Réaumur-Sébastopol
Bus : 20, 38, 39, 47
Entrée libre dans la limite des places disponibles
Avec Franck Ghitalla, Institut de l’information scientifique et technique (INIST/CNRS)
et Jean-Pierre Beaudoin, directeur général de i&e Consultants, Paris.
Twitter : attention à ce que l'on écrit …
LEMONDE.FR
C’est un bref message posté sous le coup de la colère sur Twitter, mais il a déjà coûté cher à Paul Chambers. Ce Britannique de 26 ans a été arrêté et longuement interrogé pour avoir exprimé sa frustration sur le site de micro-blogging alors que des chutes de neige menaçaient d’annuler son vol pour l’Irlande : « L’aéroport Robin Hood [de Doncaster-Sheffield ] est fermé. Vous avez un peu plus d’une semaine pour remettre de l’ordre dans votre merdier, autrement je fais exploser cet aéroport jusqu’aux cieux », avait-il écrit le 6 janvier.
Une semaine plus tard, relate le quotidien The Independent, le jeune homme a été arrêté sur son lieu de travail en vertu de la législation antiterroriste britannique, vraisemblablement après une dénonciation. Les policiers ont estimé que son texte représentait une menace. Ils l’ont interrogé durant près de sept heures, et lui ont confisqué son téléphone portable et ses deux ordinateurs.
La police du Yorkshire sud a confirmé au journal britannique qu’« un homme a été arrêté le 13 janvier pour des commentaires déposés sur un site de socialisation. Il a été libéré sous conditions dans l’attente d’un complément d’enquête ».
Paul Chambers saura le 11 février s’il est inculpé ou non de complot en vue de faire une fausse alerte à la bombe, mais il indique avoir d’ores et déjà été interdit à vie de fréquenter l’aéroport Robin Hood et avoir été suspendu par son employeur dans l’attente d’une enquête interne.
Facebook et la preuve …
Les échanges de contenu sur facebook sont admis comme preuve matérielle en cas de fraude, a décidé l’organe en charge d’examiner les cas de litige concernant les examens en Belgique.
La question de la valeur des preuves provenant de facebook va donc se poser de plus en plus souvent et dans des domaines où les enjeux pourront être bien plus importants.
Il s’agit donc de présenter dans les grandes lignes le droit français de la preuve et de déterminer quel rôle pourrait avoir facebook dans les contentieux futurs.
En droit civil, la preuve des faits juridiques est totalement libre. En conséquence, le délit et quasi délit civil (responsabilité civile) pourraient donc être prouvés en utilisant des informations ou des images provenant de facebook.
Concernant les actes juridiques (principalement les contrats), la preuve des actes excédant la somme de 1500 euros nécessite un écrit. (art 1341 du Code civil.)
Cependant, en dessous de 1500 euros, la preuve est libre ce qui semble laisser la possibilité d’utiliser les réseaux sociaux (même si il est peu probable que facebook soit utile pour prouver l’existence d’un acte juridique)
D’autre part, contre un commerçant, la preuve est également libre (art L110-3 du Code de commerce). Cela signifie que facebook pourrait être utilisé dans cette situation.
Enfin, en matière de divorce l’article 259 du Code civil dispose les faits invoqués en tant que causes de divorce ou comme défenses à une demande peuvent être établis par tout mode de preuve. Cela laisse donc penser que facebook pourrait également être utilisé.
En droit pénal, le Code de procédure pénale consacre le système de la liberté des preuves en son article 427. La chambre criminelle de la Cour de cassation rappelle souvent que, devant les juges du fond, la preuve peut se faire par tout moyen (Cass. crim., 13 oct. 1986).
En principe, il n’y a donc pas d’inconvénient à ce que des preuves découvertes sur facebook soient utilisées dans le cadre d’une procédure pénale. De plus, le principe de l’intime conviction donne aux juges du fond une liberté totale quant à l’appréciation des preuves.
Pourtant, les enregistrements au moyen d’un procédé quelconque de paroles prononcées dans un lieu privé par une personne sans le consentement de celle-ci ne peuvent pas constituer des preuves puisqu’ils sont prohibé par l’article 226-1 du Code pénal. De même, il est interdit d’enregistrer ou de transmettre l’image d’une personne se trouvant dans un lieu privé sans son consentement, ces images ne peuvent donc pas constituer des preuves.
Cependant, Il faudrait que les messages soient assimilés à des paroles pour que la disposition s’applique à facebook. D’autre part, si cette disposition devait être appliquée à facebook, elle ne s’appliquerait qu’aux parties privées de facebook.
Concernant les images, il faudrait impérativement que les personnes se trouvent sur un lieu privé et qu’elles aient été publiées sur facebook sans le consentement de la personne se trouvant sur l’image.
Toutefois, ces dispositions ne sont pas toujours appliquées avec une grande rigueur. En effet, il a été admis qu’était licite l’enregistrement de communications téléphoniques si cet enregistrement avait pour but d’identifier l’auteur d’appels constituant des violences avec préméditation, les juges étant libres de déterminer la valeur probante dudit enregistrement (Cass. crim., 13 juin 2001). L’interprétation de ces dispositions laisse donc penser que facebook pourra, dans très grand nombre de cas, être utilisé comme …
par Murielle-Isabelle CAHEN, Avocat à la Cour
http://www.net-iris.fr/veille-juridique/doctrine/23501/facebook-et-la-preuve.php
Canada: elle sourit sur Facebook, son assurance maladie suspend ses droits …
(AFP)
MONTREAL — Une Québécoise en congé de longue maladie pour dépression a vu son assureur lui supprimer ses allocations parce qu’elle avait diffusé sur le site de socialisation Facebook des photos qui la montrent en train de s’amuser lors d’un spectacle de Chippendales et en vacances.
Nathalie Blanchard, 29 ans, a quitté il y a plus d’un an son emploi chez IBM à Bromont, au Québec, en raison d’une dépression profonde.
Selon elle, l’agent de sa compagnie d’assurance Manulife lui a décrit plusieurs photos affichées sur Facebook qui la montrent en train de s’amuser lors d’un spectacle de strip-tease masculin de Chippendales, de fêter son anniversaire ou de profiter de vacances au soleil, pour justifier la suspension de ses allocations.
On m’a dit que « je suis en mesure de travailler à cause de Facebook », a-t-elle dit sur le site de la télévision publique CBC, citant l’explication donnée par son assureur.
Le cas de Nathalie Blanchard a suscité un immense intérêt dans le public, à en juger d’après le nombre de commentaires et d’opinions publiés samedi sur le site de CBC.
Manulife a refusé de commenter cette affaire, mais a adressé à CBC un communiqué pour souligner qu’il ne prenait pas la décision de refuser ou d’interrompre le versement d’allocations à un client en se basant uniquement sur des informations trouvées sur Facebook ou d’autres sites de socialisation. Mais la compagnie a reconnu qu’elle les utilisait pour s’informer sur ses …
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5iMHMzVn69jvWvfO7S_wZFMzoO0JQ
Innocenté grâce à Facebook, une première judiciaire …
Une fois de plus, Facebook est au centre d’une histoire totalement improbable. Un américain de 19 ans, accusé d’une agression à New York, s’est vu innocenté grâce à un commentaire qu’il a posté sur le réseau social.
Facebook : un alibi de poids
Rodney Bradford, un jeune américain de 19 ans, s’est vu arrêté il y a deux semaines, accusé d’avoir participé à une agression à main armée dans le quartier de Brooklyn. Cela faisait 12 jours qu’il était incarcéré dans une prison de New York quand un coup de théâtre l’a sorti d’affaire. L’enquête a en effet révélé qu’une minute seulement avant l’agression, il aurait mis en ligne un commentaire sur le profil de sa copine, depuis l’ordinateur du domicile de son père.
Une aubaine pour le jeune homme qu’un tel message ait été retrouvé, puisqu’il a permis de l’innocenter et de le libérer immédiatement. « C’était juste un alibi solide » précise l’avocat au jeune homme, « cela reflète à quel point les sites de socialisation sur Internet ont pris de …
http://www.infos-du-net.com/actualite/16229-facebook.html#xtor=RSS-201
L'auto-protection de la vie privée bientôt enseignée à l'école ?
Une proposition de loi déposée par deux sénateurs prévoit d’inscrire au programme scolaire un enseignement sur les dangers des nouvelles technologies au regard de la protection de sa propre intimité, et de celle d’autrui. Le texte, qui vise globalement à renforcer la protection de la vie privée, élargit aussi les obligations de transparence vis à vis des fichiers collectés, facilite les recours, et clarifie le statut de l’adresse IP.

Auteurs d’un rapport publié le 27 mai dernier sur le respect de la vie privée à l’heure des mémoires numériques, les sénateurs Yves Détraigne (MoDem) et Anne-Marie Escoffier (PRC) ont déposé vendredi dernier une proposition de loi « visant à mieux garantir le droit à la vie privée à l’heure du numérique« . Il transpose une partie importante des propositions émises dans le rapport, qui s’inquiètait de l’effet combiné de l’accélération des progrès technologiques et de la recherche d’une sécurité collective toujours plus infaillible sur le respect de la vie privée. Non seulement l’Etat emploie des méthodes toujours plus invasives pour assurer (ou donner l’illusion d’assurer) la sécurité des citoyens, mais en plus les citoyens eux-mêmes tendent à renoncer, consciemment ou non, à la protection de leur propre vie privée à travers l’emploi des nouvelles technologies, notamment sur les réseaux sociaux.
Très symbolique, le premier article de la loi prévoit d’inscrire au code de l’éducation l’obligation pour les élèves de recevoir une information sur les risques liés aux usages d’Internet et des téléphones mobiles. Non seulement au regard du piratage comme l’a imposé la loi Hadopi, mais aussi « au regard de la protection des données personnelles et, plus généralement, du droit à la vie privée« . Les élèves devront être notamment « informés des dangers de l’exposition de soi et d’autrui lorsqu’ils utilisent des services de communication au public en ligne« , les sénateurs s’inquiétant du phénomène des « sextos ». Pour eux, cette pratique très répandue qui consiste à s’envoyer par messageries instantannées ou par SMS des photos de soi nu est une « dramatique illustration » des dangers des nouvelles technologies. Aux Etats-Unis, elle a conduit des adolescents à être accusés de pédophilie. Bien que la pratique parte d’abord d’une démarche volontaire, entre petits amis, les sénateurs indiquent que les photos sont souvent transmises « sans le consentement des personnes, afin de leur nuire ou d’accomplir une vengeance« .
Par ailleurs, l’information portera sur les « droits d’opposition commerciale, de suppression, d’accès et de rectification prévus par la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés, ainsi que (les) missions de la Commission nationale de l’informatique et des libertés« .
Une éducation au droit à la vie privée et à sa protection jugée par les auteurs de la proposition de la loi « tout aussi essentielle » que l’éducation sur les dangers du piratage. Manière de placer le gouvernement devant ses contradictions, s’il venait à être défavorable à une telle information à l’école, certes moins favorable aux lobbys indsutriels qui surfent sur le succès des communications mobiles et des fichiers commerciaux.
La proposition de loi doit aussi mettre un terme à la polémique créée par le Conseil d’Etat, contre le droit européen, sur la nature juridique de l’adresse IP. Pour obliger la CNIL à autoriser la chasse aux pirates qu’elle avait gelé, le Conseil d’Etat avait jugé contre toute logique que l’adresse IP n’était pas une donnée personnelle protégée par la loi de 1978. L’article 2 de la proposition de loi affirme donc, conformément au droit européen et aux recommandations du G29 (le rassemblement des CNIL européennes), que « constitue en particulier une donnée à caractère personnel toute adresse ou tout numéro identifiant l’équipement terminal de connexion à un réseau de communication« . Une disposition qui pourrait avoir des répercussions sur les relevés d’adresses IP transmis à l’Hadopi.
Le reste du texte renforce globalement la protection de la vie privée, en durcissant les obligations d’information « spécifique, claire et disponible » donnée par les sites Internet sur le traitement et la conservation des données personnelles. Le droit d’opposition, renommé « droit de suppression » pour plus de clarté, devra pouvoir être exercé par voie électronique, alors que la seule transmission par voie postale est souvent prévue, pour décourager les demandes. La proposition de loi donne aussi aux citoyens la possibilité de demander à la CNIL la durée de conservation des données des traitements déclarés auprès d’elle, et facilite la saisie des juridictions civiles en cas d’impossibilité d’exercer le droit de suppression. Les internautes devront enfin pouvoir demander communication de l’origine des données personnelles collectées, souvent transmises à des tiers « partenaires » sans que la personne concernée le sache avec précision.
En pleine polémique sur le décret du fichier Edvige 2, le projet de loi impose également que toute création de fichier national ne puisse se faire qu’après un strict encadrement de la loi, qui seule devra définir les finalités d’un traitements, les services responsables du fichier, et la durée de conservation des données.
Certaines propositions du rapport ne semblent en revanche pas avoir été retenu. On constate ainsi l’absence de création d’une redevance aquittée par les grands organismes publics et privés au bénéfice de la CNIL, ou la réunion sous la seule autorité de la CNIL de l’ensemble des compétences d’autorisation et de contrôle en matière de vidéosurveillance.
Enfin l’idée de création d’un « droit à l’oubli » n’a pas été transcrite dans la proposition de la loi. Il devait permettre à un internaute d’obtenir par voie judiciaire la suppression de messages passés en démontrant « par exemple que les faits ou les propos rapportés ne correspondent plus à son mode de vie ou à ses opinions et qu’ils lui causent un un préjudice dans sa …
Guillaume Champeau
Dans Newsweek : "Facebook, le paradis des escrocs ?" …
Chaque jour, des millions de gens se rendent sur Facebook, le populaire site de réseau social. Mais ouvrez l’œil. Il arrive à certains d’entre eux de se faire avoir par des arnaqueurs.
> Cet article a été publié sur le site de Newsweek le 6 novembre.

Chaque jour, des millions de gens se rendent sur Facebook, le populaire site de réseau social, et passent du temps à jouer à des petits jeux loufoques en ligne. Mais ouvrez l’œil. Il arrive à certains d’entre eux de se faire avoir par des arnaqueurs, et de se retrouver à passer commande de produits ou de services dont ils ne veulent pas. Et le pire, c’est que ça n’arrive pas par hasard. Les sociétés qui développent des jeux pour Facebook font beaucoup d’argent en vendant de l’espace publicitaire – parfois à des escrocs.
Facebook fermerait les yeux
Cette semaine, Michael Arrington, un bloggeur qui traite de l’actualité de la Silicon Valley a déclenché un certain émoi en suggérant que Facebook lui-même fermait les yeux sur les agissements des arnaqueurs, car il touche une part du butin. Michael Arrington, à la tête de TechCrunch, un blog de référence, s’est lancé dans une croisade destinée à contraindre Facebook à faire le ménage sur son site.
« Au final, tout est de la faute de Facebook », déclare-t-il. Selon lui, le site de réseau social n’applique pas son propre règlement contre les arnaques publicitaires. « Ca rappelle la ligue professionnelle de base-ball et les anabolisants. Si on n’applique pas le règlement, comme c’est le cas sur Facebook, les gens ne le respectent plus. Facebook doit mettre un terme à ces agissements ».
Facebook nie les accusations d’Arrington. Dans un échange écrit par courrier électronique, David Swain, un des porte-parole de la compagnie, a confirmé à Newsweek que Facebook s’efforçait d’éradiquer les arnaques publicitaires, et avait déjà désactivé deux réseaux publicitaires qui enfreignaient le règlement.
« Nous avons pris des mesures très strictes dans le passé, et nous continuerons, en vue de mettre un terme aux activités qui menacent ou portent atteinte à la qualité d’utilisation de notre site », affirme David Swain. « Suggérer le contraire est une erreur ».
300 millions d’utilisateurs
Michael Arrington répond de son côté que Facebook n’est pas à la hauteur de la tâche, prenant pour exemple FarmVille, un jeu très populaire sur Facebook : « Il ne m’a pas fallu plus de dix secondes pour voir s’afficher des publicités des plus douteuses ».
Facebook est le site le plus couru d’Internet, et connaît une croissance effrénée. Le site compte plus de 300 millions d’utilisateurs, dont cinquante millions venus s’ajouter au cours du troisième trimestre à lui seul. Au début de cette année, Marc Andreessen, qui siège au conseil d’administration, annonçait que Facebook allait cette année engranger plus de 500 millions de dollars de revenus.
Le président-directeur général de Facebook, Mark Zuckerberg, annonçait pour sa part en septembre que l’entreprise était devenue bénéficiaire, en avance sur les prévisions. Cette étape majeure pour l’entreprise était initialement prévue pour 2010.
Mode opératoire des arnaqueurs
Si Facebook explose, c’est qu’il s’agit d’un site web merveilleux et très utile. Il constitue également une cible de choix pour les escrocs. Leur mode opératoire est le suivant.
Disons que vous vous êtes inscrits de façon à jouer à FarmVille, un jeu produit par Zynga, un éditeur basé à San Francisco. Chaque mois, 63 millions de gens utilisent ce jeu, qui consiste à planter des graines pour ensuite récolter des cultures.
Si vous voulez acheter des choses dans FarmVille, des graines ou de la terre par exemple, vous pouvez soit gagner des points ou acheter des points. Pour acheter des points, vous envoyez à Zynga de l’argent avec votre carte de crédit. Oui, il existe des gens qui sont prêts à dépenser de l’argent pour acheter des graines virtuelles pour un jeu en ligne. Ca me dépasse autant que vous.
Il existe un autre moyen de gagner de l’argent à dépenser chez Zynga : en cliquant sur des publicités qui vous promettent de la monnaie FarmVille si vous acceptez d’effectuer telle ou telle tâche, par exemple de remplir un questionnaire.
On vous propose par exemple de passer un « test de QI », qui consiste en quelques questions. Puis, pour obtenir votre score, vous devez indiquer votre numéro de téléphone portable. Les escrocs vous envoient un code par SMS, que vous devez ensuite entrer sur un site web.
En petits caractères, un message vous indique qu’en entrant ce code, vous vous abonnez à un service d’horoscope quotidien pour la somme de 9,99 dollars par mois. Quand vous recevez votre facture de téléphone, vous réalisez que vous vous êtes fait avoir.
Lors d’un premier contact avec Newsweek, un des cadres d’une entreprise chargée de la distribution de ces publicités a défendu leur caractère totalement légal. « Il est impossible à un utilisateur de s’abonner à quoi que ce soit par inadvertance » indiquait Matt McAllister, directeur du marketing pour Offerpal Media, un réseau publicitaire de Fremont (Californie). « Il faut un choix délibéré ». Matt McAllister soulignait également qu’il n’y avait ici rien de nouveau : « Ce genre de publicité existe depuis des années ».
Publicités insidieuses
Deux jours après notre conversation, toutefois, Offerpal annonçait que sa présidente-directrice générale et fondatrice, Anu Shukla, était sur le départ. Selon McAllister, sa démission n’avait rien à voir avec les attaques concernant les arnaques publicitaires. Son successeur, George Garrick, a néanmoins publié un communiqué public dans lequel « Offerpal admet et regrette d’avoir participé à la distribution d’offres douteuse », et s’engage à mettre un terme à ces pratiques.
C’est vrai, les arnaques publicitaires existent depuis des années. La différence avec Facebook, c’est que les utilisateurs confient au site beaucoup de données personnelles. Ce qui permet aux arnaqueurs de créer des publicités particulièrement insidieuses, à l’aide de logiciels capables d’insérer de façon dynamique des informations personnalisées — votre nom, le nom d’un de vos amis — dans les publicités qui s’affichent devant vous. Un utilisateur un peu naïf peut être amené à penser que les publicités sont des messages émanant de Facebook, sachant d’autre part que les arnaqueurs utilisent les mêmes polices de caractères et les mêmes couleurs que Facebook.
Mieux, les arnaqueurs n’ont pas besoin que la victime leur fournisse un numéro de carte de crédit. Un numéro de portable suffit. Et devinez qui on trouve sur Facebook ? Des millions d’ados un peu naïfs, qui ne possèdent pas forcément de cartes de crédit, mais qui ont …
Salaires de misère sur Twitter …
Thomas, cadre trentenaire, recense et publie sur le site de microblogging les offres d’emplois pour cadres aux salaires scandaleusement bas. Son compte? JobDeCrevard.
Vous avez beaucoup d’expérience et vous cherchez un job mal payé? Suivez JobDeCrevard sur Twitter: depuis mardi après-midi, il recense les offres d’emploi les plus mal rémunérées et les plus exigeantes du marché.
« Envoyez vos annonces de jobs sous-payés grâce à la crise à jobdecrevard @ gmail.com. Tous les jours une sélection est publiée. Bienvenue dans un monde de Crevards », est-il expliqué sur le site de microblogging. Une idée qui attire déjà du monde: 254 personnes suivaient ce fil moins de 48 heures après l’apparition du blog.
Derrière ce compte Twitter décapant, un particulier: Thomas (le prénom a été changé), cadre logisticien trentenaire qui, explique-t-il à E24, est « effaré des exigences de certaines annonces et du salaire proposé en face ». Lui-même tente de changer de travail. « Je suis en poste dans une entreprise qui prépare un plan social. Je ne serais pas forcément viré, mais dans ces cas-là, mieux vaut être pro-actif ».
Buzz négatif
C’est donc en cherchant des offres d’emplois avec ses collègues que Thomas tombe sur ces annonces sous-payées notamment sur le site de l’Association pour l’emploi des cadres (APEC). « Au début, ça nous a fait rire. Ensuite, j’ai trouvé que c’était scandaleux. J’ai donc voulu faire une bonne action en utilisant les réseaux sociaux pour faire de la mauvaise publicité aux entreprises qui cherchaient des cadres sous-payés ».
Un exemple? « Chef low-cost de 15 pers bac+5 si possible compétences en commerce, management, gestion, logistique… 24.000 euros par an ». Ou encore: « Directeur usine de 50 pers avec 8 ans d’expérience en Lean Manufacturing et 5S… bac+2, salaire inférieur à 35.000 euros ».
Salaires de misère
Des salaires de misère comparés aux rémunérations proposées en temps normal aux ingénieurs à la sortie d’école. « Un jeune diplômé se voit d’habitude proposer 28.000 euros par an », explique Thomas. Ces entreprises cherchent des « cadres low cost », selon l’expression de Thomas: « en fait, ils recrutent des techniciens pour en faire des cadres à bas coût. Ces annonces ne devraient même pas être sur le site de l’APEC ».
« Communiquer le salaire »
Contactée par E24, l’APEC a précisé qu’elle ne pouvait pas refuser de publier une offre d’emploi, sauf en cas d’enfreinte au code du travail (discrimination par exemple). « On ne fait pas le marché de l’emploi mais nous cherchons à le rendre plus transparent », a expliqué une porte-parole. « C’est pourquoi nous incitons très fortement les entreprises à communiquer le salaire dans leurs offres d’emploi ».
Si la rémunération est inférieure à la pratique, l’APEC a très peu de marge de manoeuvre. « Une fois l’offre reçue, nous ne pouvons que conseiller l’entreprise », ajoute la porte-parole. Mais la société reste la seule à décider de ce qui figurera sur l’offre d’emploi.
Ce phénomène des « cadres low cost » n’est pas nouveau, d’après Thomas. Mais il pourrait bien se développer par ces temps de crise. Avec la hausse du chômage, les entreprises sont de plus en plus en situation de force pour imposer leurs conditions à leurs nouvelles recrues. Surtout auprès des jeunes, qui devraient vivre une rentrée très difficile sur le marché de l’emploi.
Guillaume Guichard
http://www.e24.fr/hightech/mediapub/article128834.ece/Salaires-de-misere-sur-Twitter.html
Données privées : sur Facebook, les internautes misent sur la confiance
Sur les réseaux sociaux, les internautes instaurent un équilibre dans leurs échanges. Ils évitent de diffuser des contenus nuisibles à leurs contacts, tout en leur faisant confiance pour qu’ils agissent de même.

Pour gérer ses données personnelles sur les réseaux sociaux comme Facebook, cloisonner relations privées et professionnelles n’est pas forcément la bonne solution. Selon une étude de l’Helsinki Institute for Information Technology HIIT, il s’agit avant tout d’une histoire de confiance : beaucoup d’internautes interviewés ont simplement décidé de faire confiance aux autres, pour ne pas utiliser le partage d’informations de manière nuisible. Ce qui fait que les contacts des différentes sphères accèdent aux mêmes messages.
Faire confiance
Par exemple, un supérieur hiérarchique approuvé par l’utilisateur voit autant qu’un ami de longue date les posts que l’utilisateur échange avec ses amis proches. Ce qui pourrait sembler problématique est en fait relativement bien géré par les internautes, selon les chercheurs Airi Lampinen, Sakari Tamminen et Antti Oulasvirta. Un utilisateur ne peut pas directement contrôler ce que les autres publient sur lui, il est donc important en échange de respecter les besoins de vie privée des autres : généralement, les utilisateurs évitent de publier des informations que les autres pourraient trouver néfastes.
S’exprimer plus librement
Les chercheurs ont remarqué que les individus protègent leur vie privée et celle est autres instinctivement, souvent presque sans le remarquer. Le fait de pouvoir définir des groupes de contacts précis, ou d’avoir validé un nombre seulement limité d’amis, sont également deux éléments importants dans la gestion de la vie privée sur les réseaux sociaux : ils rendent l’internaute plus libre de s’exprimer.
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