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Archive pour la catégorie ‘Intelligence économique’

L'intelligence économique : qui concerne-t-elle ?

Posté par Arnaud Pelletier le 14 octobre 2009

Interview de Pascal Frion

CV : Créateur de l’entreprise Acrie en 1998 – réseau national pour la veille et l’intelligence économique – Pascal Frion est animateur du réseau du même nom (17 agences d’intelligence économique dans le monde) depuis 1999.
Il est également auditeur à l’Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN) et auditeur IHEDN en intelligence économique, membre de l’Académie de l’Intelligence économique (Paris), membre de l’Information Overload Research Group et conférencier international.
Pascal Frion est l’auteur de deux ouvrages sur le sujet (« Accompagnement à la recherche d’information économique » et « Accompagnement au traitement de l’information essentielle ») et de 1 200 fiches techniques présentées sous la forme d’un logiciel de e-learning (AcrieProj).

Interview :

Comment définiriez-vous l’intelligence économique ?

Il existe plus d’une centaine de définitions de l’intelligence économique (IE) ! L’important est de ne pas se limiter à une seule d’entre elles, car la probabilité est forte que la définition retenue ne soit pas adaptée à une petite entreprise.
– Au niveau national et international, l’IE peut être vue comme une politique économique et sociale visant à renforcer la compétitivité d’un pays.
– Pour un grand groupe, on peut parler de maîtrise et de protection de l’information (c’est d’ailleurs la définition « officielle » moderne à la française) et l’on voit déjà l’usine à gaz que représente la veille sur des milliers d’accès à l’information à surveiller de manière permanente et lourde  (médias, internet, personnes sources, etc.). L’IE devient alors surtout de la mise à jour de données (veille).
– Pour une petite entreprise, il me paraît plus adapté de ne pas évoquer le niveau « organisation », ni « structure », mais plutôt de dire que l’intelligence économique est davantage une affaire de compétences individuelles, d’état d’esprit, de vigilance et de prises de décision ponctuelles (et très peu de gestion de l’information consommatrice de ressources).
L’intelligence économique serait donc un ensemble de compétences individuelles et un ensemble d’actions coordonnées visant à se questionner sur des sujets importants, à rechercher l’information manquante pour agir, à traiter l’information pertinente, à diffuser l’information déterminante et à protéger l’information discriminante. Bien sûr, ces actions sont envisagées avant d’être lancées, car il serait trop simple de se retourner sur son passé et croire que l’on a fait de l’intelligence économique sans le savoir, comme Mr Jourdain faisait de la prose sans le savoir…

L’intelligence économique s’adresse-t-elle aux TPE ?

Une TPE peut initier une démarche d’IE, à la condition qu’elle n’essaie pas de copier ce que font les entreprises de taille moyenne ou grande. Ainsi, il est préférable de se fixer des petits challenges mensuels pour s’informer sur un sujet précis puis passer à autre chose le mois suivant, au lieu de commencer par monter une veille.
Il est essentiel pour une TPE de se préserver de la surinformation, de l’intoxication et de la bureaucratie de la veille ! C’est pourquoi, je propose un nouveau RMI : refus méthodologique de l’information ! Cela consiste à ne pas surveiller l’actualité tous les jours, mais réfléchir à ses axes de survie ou de développement. Plutôt que de mettre en œuvre le couple « réception passive – traitement », je conseille le couple « questionnement – recherche ciblée ». Bien sûr, dans un monde idéal, il est possible de faire les deux, mais ce que je constate c’est que la volonté de faire les deux aboutit généralement à la mise en place du couple « réception passive – traitement ». Les TPE qui ont l’habitude de travailler « à la mission » sont écartelées entre les logiques de structure et les logiques de projet.

A quel niveau un créateur/repreneur peut-il intégrer une politique d’intelligence économique dans son projet ?

Des règles simples peuvent constituer une politique d’IE, comme par exemple ne pas faire de recherche d’information sans plan de recherche. Il est important de clarifier le projet avant de lancer des recherches d’information. Il faut également identifier les manques d’information, les meilleures personnes pour nous informer et le meilleur accès pour les contacter.
Ainsi, le recours systématique à internet diminue au profit de relations humaines plus riches et davantage dans l’esprit des TPE.

Existe-t-il des structures d’aide aux futures ou jeunes entreprises dans la réalisation d’une veille ?

Je ne connais pas d’aide dédiée spécifiquement aux futures ou jeunes entreprises dans la réalisation d’une veille, mais les chambres de métiers et d’artisanat, ainsi que les chambres de commerce et d’industrie peuvent proposer des programmes sur l’IE. Il existe notamment le crédit d’impôt recherche, une aide fiscale pour réaliser de la veille technologique, ainsi que des dispositifs fiscaux régionaux. Des financements peuvent être mobilisés pour l’IE mais il faut se renseigner car, à ma connaissance, ces financements ne doivent pas souvent être utilisés pour ce sujet.

Comment développer une veille efficace quand ont est une jeune entreprise avec peu ou pas de moyens ?

Le réflexe et le piège, c’est de croire qu’internet va résoudre notre problème de veille. Je ne connais pas beaucoup de TPE qui se satisfassent d’une veille sur internet. Il faut s’obliger à « sortir » et à « lever la tête » régulièrement, à discuter sur les impressions des gens.
Je suggère de consacrer une partie de son vendredi après-midi à se poser des questions sur l’avenir et à décliner ces réflexions en informations à acquérir pour se faire une idée plus précise de ses interrogations. Et pour ceux qui veulent absolument faire de la veille sur internet, une formation aux méthodes sur internet est vraiment un plus. Mais attention, il ne s’agit pas de se former à faire « bouger la machine », comme on apprend, lorsque l’on passe son permis, à faire bouger la voiture !  Il faut apprendre la formulation d’une question, les limites d’internet, la complémentarité d’internet avec les accès et les personnes sources traditionnelles, etc. Un gain de temps de recherche de 30 à 40% est au rendez-vous : une meilleure utilisation d’internet et surtout « moins de temps passé à perdre son temps » !

D’après vous, les TPE ont-elles intérêt à se regrouper pour faire de la veille ?

Tout à fait ! Clairement, une mise en réseau d’amis veilleurs est le meilleur des réseaux. Chacun connait les besoins des autres et les transmet gratuitement. Attention, un réseau a tendance à diminuer son intensité avec le temps et il est important de l’animer et le dynamiser. Les organisations professionnelles, les écoles, les foires-expositions, certaines publications, etc. sont aussi des sources d’information à envisager. Chaque membre du réseau peut être chargé de lire une ou deux revues, de suivre les activités d’un organisme professionnel et un ou deux sujets de veille. Une fois par trimestre, le réseau se réunit autour d’un repas et chacun prépare un petit compte-rendu de ce qu’il a vu, lu et entendu. La convivialité et la connaissance des besoins des autres sont essentielles. Bien sûr, un réseau est fait pour ceux qui pensent que partager l’information enrichit et non appauvrit, sinon s’abstenir d’être un simple voyeur dans un réseau.

Avez-vous des conseils pratiques pour mettre en place une démarche d’intelligence économique dans l’entreprise (TPE) ?

A mon avis, le plus important pour une TPE n’est pas de savoir « tout » ce qui se passe autour de soi, mais  d’assurer sa survie, d’aller chercher de la clientèle quand il y a de la baisse de prise de commande, etc.
Le/la dirigeant(e) de TPE doit donc être dans une logique ponctuelle de test (tester son marché pour voir à quoi et comment il réagit) et d’adaptation rapide.
En d’autres termes, la veille n’est pas un point de départ, et l’accès à l’information n’est pas le problème. Il faut commencer par être capable de se poser des questions, de prendre des décisions, de faire des choix. C’est le contraire de la veille (la veille accepte de nombreuses informations, sans avoir à décider et sans rien jeter). Plutôt que de commencer par empiler des informations que l’on n’a pas le temps de lire, il est préférable de lister ses besoins d’informations et d’y associer des personnes sources et des accès.

Vous conseillez donc de se constituer « une base de besoins », plutôt qu’une « base de données » ?

Oui… et des plans de recherche associés. Ainsi, le cas échéant, si un besoin d’information se fait pressant, alors on consulte les personnes sources et les accès à mobiliser et on va vers elles.
Quand la TPE saura faire des choix et saura d’où vient la bonne information de manière régulière, alors il sera peut-être temps d’envisager de mettre en place une veille (pas avant un an), à la condition que la veille s’avère être rentable. En attendant ce moment, on peut calculer le temps passé à effectuer des recherches « à la main » et nous pouvons ainsi voir si le montage d’une veille ou l’achat d’un logiciel de veille est rentable. Ce n’est pas souvent le cas, car la veille et les outils ne peuvent pas …

En savoir plus :

http://www.apce.com/cid93399/l-intelligence-economique-qui-concerne-t-elle.html?pid=326

Voyage au coeur de l'intelligence économique

Posté par Arnaud Pelletier le 13 octobre 2009

Lepoint.fr

Par Jean Guisnel

C’est un exercice que nombre d’entreprises, dont certains journaux et magazines d’information, connaissent bien : lorsque des indices troublants se multiplient, il devient urgent de faire passer les « dépoussiéreurs ». Ces spécialistes viennent chercher des micros dans les murs ou les pieds de table, et repartent généralement bredouilles ! Car ces pratiques d’espionnage appartiennent généralement au passé, tant il est devenu facile de savoir, sans même avoir besoin d’y pénétrer, ce qui se passe dans une entreprise. Pour ceux qui en douteraient, il suffit de lire le dernier ouvrage de Bruno Delamotte, l’un de ces chefs d’entreprise pratiquant ce qu’il est convenu d’appeler « l’intelligence économique ». Et d’expliquer pourquoi les « plombiers » qui avaient opéré au Canard Enchaîné en 1973 ont disparu du paysage.

C’est que le développement des technologies de l’information et celui des communications numériques a bouleversé le métier des voleurs d’infos : « Les messageries électroniques, à l’ère de la feuille Excel et surtout de la présentation Powerpoint, sont une mine d’or pour qui sait se positionner habilement. Être posté au bon carrefour de ces autoroutes de l’information, totalement invisible, peut permettre de plonger dans le coeur de l’entreprise, de la lire à livre ouvert tant dans sa stratégie que dans ses comptes. » Le monde vu par Delamotte est assez déprimant. On y évoque des coups tordus, certains ahurissants quand le patron doit expliquer à un client africain que les assassinats ne sont pas pratiqués par son entreprise, d’autres franchement débilitants, quand le chef d’entreprise est mis sous pression dans une cave par des policiers du contre-espionnage, qui veulent à tout prix savoir d’où sort un document officiel secret qui circule sous le manteau dans Paris.

Freelance

Parfois, on est saisi de la proximité que l’auteur décrit entre les responsables de grandes entreprises et les services de renseignement, avec lesquels les « droits de tirage » sur les informations sensibles sont réciproques et constants. Jusqu’à ce que le politique, parfois, mette le hola. On a peine à croire que des spécialistes formés par la DGSE à l’art difficile de la pénétration physique dans les chambres d’hôtels où les bureaux des chefs d’entreprise, appelés les « ouvreurs », opèrent aujourd’hui en freelance dans Paris, « se vendant au plus offrant en usant tant du savoir-faire que des contacts acquis dans l’administration ». Nous y voilà ! Car l’auteur insiste sur le fait que ces « ouvreurs » mercenaires ne fréquentent pas seulement les terrains de chasse habituels, les grands hôtels : « plusieurs groupes – et la rédaction d’un grand news magazine (NDLR : ne serait-ce pas Le Point « visité » à plusieurs reprises ces dernières années ?) – ont été confrontés à la visite d’un inconnu qui, à chaque fois, savait exactement où aller et comment faire pour s’emparer de ce qu’il cherchait sans laisser de traces ».

Les histoires de cet ouvrage ne seront pas des découvertes pour les habitués de ce milieu incestueux où les entreprises privées de renseignement agissent souvent aux frontières de la loi, en les franchissant quand elles rémunèrent des fonctionnaires pour avoir accès aux lignes téléphoniques d’une personne visée, à ses comptes bancaires ou à son casier judiciaire. Le militant trotskiste Olivier Besancenot en sait quelque chose ! Pour le néophyte, qui ne comprendra pas nécessairement comment tourner toutes les clés, la lecture risque de …

Bruno Delamotte, Les Coulisses de l’intelligence économique , Le Nouveau Monde, 185 pages, 19 euros, ISBN : 9782847363883

En savoir plus :

http://www.lepoint.fr/actualites-monde/2009-10-10/espionnage-voyage-au-coeur-de-l-intelligence-economique/1648/0/384593

Des milliers de comptes Hotmail piratés

Posté par Arnaud Pelletier le 8 octobre 2009

INTERNET

Les mots de passe de comptes Hotmail ouverts principalement en Europe, ont été identifiés par des pirates informatiques. Microsoft appelle à la plus grande vigilance.

La société Microsoft a annoncé avoir bloqué lundi 5 octobre l’accès à des milliers de comptes de son système de messagerie électronique Hotmail, dont les mots de passe avaient été identifiés par des pirates informatiques. « Nous sommes informés du fait que certains mots de passe de clients de Windows Live Hotmail ont été obtenus illégalement par une technique de phishing et ont été exposés sur un site internet », a déclaré mardi 6 octobre Microsoft. La technique de « phishing » est largement utilisée par les pirates du net et consiste à tromper ses utilisateurs pour leur extorquer des informations ou à télécharger des logiciels malveillants sur leurs ordinateurs. Parmi les tactiques utilisées figurent l’envoi de courriers électroniques frauduleux, assortis de pièces jointes promettant des photos de célébrités dénudées ou de liens vers des répliques convaincantes de pages d’accès à des sites légaux.

Pas de piratage des données internes

« Nous avons pris des mesures pour bloquer l’accès à tous les comptes qui ont été exposés et avons mis en place des ressources pour aider ces utilisateurs à récupérer leurs comptes », a ajouté Microsoft, qui a indiqué avoir pris connaissance du problème pendant le week-end après que des informations sur les comptes Hotmail de « plusieurs milliers » d’utilisateurs, en particulier en Europe, se soient retrouvées sur un site internet.
Cette opération de piratage « n’a pas permis de pénétrer dans les données internes de Microsoft », a indiqué la firme, qui rappelle que le « phishing » est « un problème à l’échelle du secteur » d’internet dans son ensemble. Microsoft conseille aux internautes de « faire très attention avant d’ouvrir des pièces jointes non sollicitées et des liens provenant de sources connues ou inconnues, et d’installer des logiciels anti-virus remis à jour régulièrement », ainsi que de changer de mot de passe tous les 90 jours environ.

Journées de l’innovation et de l’intelligence économique

Posté par Arnaud Pelletier le 7 octobre 2009

La CCIP propose aux dirigeants de PME-PMI d’Île-de-France une série de conférences-ateliers qui leur donneront les clés de la réussite, du 6 au 23 octobre.

Journées de l'innovation et de l'intelligence économique©DR

Comment pérenniser ses marchés en période de crise ? Et comment en développer de nouveaux ? À ces questions, qui sont au cœur des préoccupations des dirigeants de PME-PMI, la deuxième édition des Journées de l’innovation et de l’intelligence économique tente d’apporter une réponse (la deuxième notion caractérisant la démarche qui permet de prendre la bonne décision au bon moment grâce à un accès à la bonne information).

Organisées par la Chambre de commerce et d’industrie de Paris (CCIP), ces Journées ont la forme de conférences-ateliers et s’adressent aux dirigeants de PME-PMI franciliennes. Placées cette année sous le signe de « la conquête des marchés », elles sont prévues du 12 au 23 octobre dans l’ensemble des antennes franciliennes de la CCIP. Après une journée inaugurale qui se tiendra, elle, le 6 octobre, au siège parisien de la CCIP, dans le 8e arrondissement.

Des conférences-ateliers articulées autour de cinq thèmes

Le programme comprend 15 conférences-ateliers, articulées autour de cinq thèmes : mieux connaître son environnement pour mieux se positionner sur ses marchés ; valoriser ses savoir-faire ; protéger ses avantages concurrentiels ; innover pour se différencier ; être plus performant grâce à l’innovation.

L’événement, qui devrait réunir près d’un millier de dirigeants de PME-PMI, vise quatre objectifs : sensibiliser ces participants aux enjeux de l’innovation et de l’intelligence économique ; répondre à leurs interrogations ; leur fournir des outils pratiques et orienter dans leurs démarches ; et promouvoir l’offre des partenaires, comme par exemple les aides de la Région associée à Oséo-innovation (voir En téléchargement).

Pour rappel, la Région soutient les initiatives, comme ces Journées, qui favorisent l’appropriation de l’intelligence économique par les PME-PMI franciliennes. Mais elle appuie aussi des actions concrètes de formation et d’accompagnement des entreprises dans ce domaine. En particulier dans le cadre des plans filières régionaux, où peuvent être proposées directement des prestations d’intelligence économique. Ce soutien important s’explique très simplement : l’Île-de-France est la terre d’élection des PME. Elle en compte en effet 38.600 (soit 24 % des PME françaises alors qu’elle ne représente que 21 % de la population active), lesquelles réalisent 357 milliards d’euros de chiffre d’affaires et emploient 1,3 million de salariés (soit 28 % de l’emploi salarié privé).

http://www.iledefrance.fr/lactualite/emploi/journees-de-linnovation-et-de-lintelligence-economique/

Contrefaçon : augmentation des saisies et de la "cyber contrefaçon"

Posté par Arnaud Pelletier le 6 octobre 2009

4,5 millions de produits contrefaits ont été saisis par les douanes françaises depuis le début de l’année, soit une hausse de 20 % par  rapport à la même période de l’année dernière. Selon un responsable des douanes cité par l’AFP, si les saisies continuent à ce rythme, elles devraient représenter 8 millions d’articles contrefaits à la fin de l’année. Un record. 2008, déjà, avait été une année « faste » avec près de 6,5 millions de saisies, soit une augmentation de 41 % par rapport à 2007.

La plupart de ces saisies ont lieu dans les aéroports, les ports et sur le réseau routier.  Mais pas seulement. Parmi les causes de ce déferlement, Internet est régulièrement montré du doigt et la « cyber contrefaçon » représente aujourd’hui 10 % des saisies. Bernard Brochand, maire de Cannes et président du Comité national anticontrefaçon (CNAC) a remis un rapport sur le sujet le 29 septembre à Christine Lagarde. Parmi les pistes proposées, le CNAC appelle à une plus grande responsabilisation  des sites de commerce en ligne proposant des articles contrefaits.

Aujourd’hui, les douanes ne saisissent pas uniquement des vêtements de marque contrefaits. De plus en plus de médicaments et de produits alimentaires sont également copiés. Les deux tiers de l’ensemble des saisies proviennent de Chine. Le 28 septembre, les services des douanes, en collaboration avec le CNAC et l’Unifab (Union des fabricants), ont procédé à la destruction de près de 19 000 paires de chaussettes, de plus de 3 600 articles textiles et de plus de 3 500 paires de chaussures devant un parterre de journalistes à Cannes. Un acte fort, dont la portée est essentiellement symbolique. Le marché de la contrefaçon représenterait 10 % de l’ensemble du commerce mondial.

http://www.lemoci.com/20226-contrefa%C3%A7ons-saisies-en-augmentation

Samuel Delziani

La Tribune.fr

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Le conseil des ministres a nommé, ce mercredi, Olivier Buquen aux nouvelles fonctions de délégué interministériel à l’intelligence économique. Comme Alain Juillet, à qui il succède dans un poste reconfiguré, ce proche de Brice Hortefeux vient du secteur privé.

La création du poste de délégué interministériel à l’intelligence économique avait été annoncée le 16 septembre par le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel. Ce dernier avait expliqué qu’il s’agissait de « renforcer l’efficacité de l’Etat » en la matière et de « fournir aux acteurs de l’économie les outils leur permettant de maîtriser et protéger l’information stratégique qui concerne leur activité ».

Rattaché hiérarchiquement à la présidence de la république et placé auprès du ministère de l’Economie, Olivier Buquen sera notamment chargé de « proposer la politique de l’Etat en matière d’intelligence économique et d’en coordonner la mise en oeuvre », ainsi que d’exercer une « fonction de veille sur les évolutions scientifique, technologique et économique sur le plan international ». Il a aussi pour mission de « protéger les secteurs économiques stratégiques pour notre pays », « le patrimoine scientifique, technologique et économique de l’Etat comme de l’ensemble des entreprises ».

Avant cette nomination, Olivier Buquen avait débuté dans le groupe Bolloré, puis passé douze ans chez BNP Paribas et huit ans dans le groupe Plastic Omnium dont il a été directeur du développement. En 2004, il avait été nommé directeur général de la Compagnie Signature, filiale de Burelle SA. Breton, Olivier Buquen, 46 ans, a aussi été élu local en tant que conseiller général du Morbihan et maire de Carnac. Ce proche de Brice Hortefeux, ministre de l’Intérieur, est un ancien élève de Sciences Po Paris et de l’Essec.

Avant la création de ce nouveau poste, l’intelligence économique était confiée à un haut fonctionnaire placé sous l’autorité du Secrétariat général de la défense nationale (SGDN), un service du Premier ministre. Le poste a été occupé de 2003 à mai 2009 par Alain Juillet, ancien directeur du renseignement de la DGSE et ancien dirigeant d’entreprises.

latribune.fr

http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20090930trib000428218/olivier-buquen-nouveau-delegue-interministeriel-a-l-intelligence-economique.html

IEPédia : le wiki de l’intelligence économique

Posté par Arnaud Pelletier le 29 septembre 2009
Lancé en 2009, IEpedia se définit comme le wiki de la communauté francaise de l’Intelligence économique



A l’origine du projet, on retrouve des personnalités de l’IE comme Bernard Besson, Stéphane Boudrandi, Thibault Du Manoir de Juaye et Julien Valiente. On y trouvera notamment des informations sur le concept d’intelligence économique, le rôle de l’Etat dans l’IE,  les grandes figures de l’intelligence économique, l’IE dans d’autres pays du monde comme le Canada ou encore le Japon, des articles parus dans la revue « Regards sur l’Intelligence Economique »…

A noter qu’il existe depuis déjà plusieurs années un autre wiki dédié à l’Intelligence économique et au Lobbying : ie-lobbying.info.

http://www.bases-publications.com/actualites/e-docs/00/00/05/23/document_actu.phtml

http://www.iepedia.fr/index.php/Accueil

Quand l'intelligence économique réussit aux ONG …

Posté par Arnaud Pelletier le 22 septembre 2009

Les ONG se multiplient à travers le monde et opèrent beaucoup dans les pays du « tiers-monde ». Mais sont-elles réellement efficaces et pertinentes ?

La Zambienne Dambisa Moyo
La Zambienne Dambisa Moyo

Dans son édition du 12 avril 2009, le New York Times classait « Dead Aid» [1] au 29è rang des livres les plus vendus aux Etats-Unis. L’ouvrage de la Zambienne Dambisa Moyo [2] décrypte avec méthode, chiffres et exemples, comment le business de l’aide au développement accroit la dépendance de l’Afrique et profite à des réseaux d’ONG rompues aux techniques de guerre économique. Dans son éditorial du 29 avril 2009 au Time, Paul Wolfowitz, ancien directeur de la Banque Mondiale, confirme l’analyse de l’économiste africaine de 40 ans (classée parmi les 100 personnalités les plus influentes au monde[3]) et comprend la tension déclenchée par la parution de l’ouvrage dans les milieux de la solidarité internationale. Désormais dotées de stratèges et de lobbyistes, de business models et de commerciaux, de réseaux et de communicateurs, les grandes ONG maîtrisent parfaitement les techniques d’intelligence économique et les appliquent sans en parler.

Ceux qui ont pratiqué les milieux de la solidarité internationale savent qu’à chaque début d’exercice,  la plupart des responsables financiers d’ONG de développement se posent systématiquement ces trois questions : 1. Quels bailleurs financent tel type de projet ?, 2. Quels projets finance tel bailleur de fonds ?, 3. Comment rester compétitif en développant des sources de financements autonomes ? Les professionnels de la competitive intelligence les aident à y répondre grâce à:

  • La veille et les enquêtes ciblées (sur les bailleurs de fonds, leurs projets, leur langage, leurs enveloppes, leurs exigences, leurs réseaux…) ;
  • La cartographie et le profiling des acteurs (décideurs, concurrence, entreprises, relais d’opinions, donateurs publics et privés…) ;
  • La recherche, l’innovation et la sécurité de l’information (Benchmarking, knowledge management, anticipation des tendances, protection du patrimoine informationnel pour éviter des intrusions comme celle d’EDF sur Greenpeace récemment.)

Depuis une décennie, les grandes figures de l’action humanitaire telles que l’Abbé Pierre ou Mère Teresa sont étudiées dans les meilleurs cursus d’intelligence économique et stratégique. Leur décryptage révèle que les techniques utilisées pour attirer les financements dans ces « organisations à but non lucratif » n’ont rien à envier aux opérations de guerre psychologique conçues par des officines ou des agences de marketing. Avec la bénédiction des Nations Unies, la multiplication des acteurs de la société civile a généré une extraordinaire concurrence dans ce secteur d’autant qu’à l’instar du marché de Dieu, de la sécurité ou de la beauté, le business de la pauvreté se nourrit des failles décelées dans nos perceptions. Ce sont aussi ces failles que Dambisa Moyo a mis en exergue dans Dead Aid. Son courage et son expertise lui valent aujourd’hui d’avoir l’oreille des présidents Mouhammar Khadafi de Libye et Paul Kagamé du Rwanda sur les questions d’aide au développement.

Par Guy Gweth, consultant en intelligence économique & stratégique.

[1] Dans Dead aid ou L’aide fatale, en français, l’auteur soutient que la suspension dans un délai de 5 ans de toute aide accordée à l’Afrique, hors aide d’urgence « permettrait de stimuler la croissance » du continent.

[2] Dambisa Moyo est titulaire d’un doctorat en économie de l’université d’Oxford, d’un master de l’université de Harvard et d’un MBA de l’American University of Washington D.C.. Après la Banque Mondiale, elle a travaillé pendant 8 ans chez Goldman Sachs avant de prendre la direction du hedge fund Absolute Return for Children. Dambisa Moyo milite pour des mécanismes innovants d’autofinancement du développement en Afrique à travers la microfinance, l’accès aux marchés de capitaux et le commerce avec la Chine.

[3] Classement 2009 du New York Time

Par Redaction Bonaberi.com (Guy J. Gweth)

http://www.bonaberi.com/ar,quand_l_intelligence_economique_reussit_aux_ong,6829.html

A lire : un “barbouze” passe a table …

Posté par Arnaud Pelletier le 21 septembre 2009

Bruno Delamotte, patron d’une des plus importantes entreprises d’intelligence économique en France, tire un trait sur son passé et publie un livre dans lequel il dévoile quelques-uns des sulfureux secrets d’un monde obscur.
“Little Buddha” veut tirer un trait sur son passé français, un passé de dirigeant d’une des plus importantes entreprises d’intelligence économique en France, avant de s’installer à Dubaï. Bruno Delamotte, dit “Little Buddha”, en raison de son physique hors norme, raconte dans un livre à paraître le 24 septembre le quotidien d’un dirigeant d’un cabinet d’intelligence économique.

Un quotidien stressant qui débute le matin par une perquisition dans ses bureaux de Riskeco, l’entreprise qu’il a fondé, alors qu’il se trouve à 9000 km de Paris, pour se terminer en soirée dans des dîners ou des bars d’hôtels en compagnie de grands patrons qui veulent tout savoir de leurs concurrents ou exigent que l’on déménage du matériel bloqué dans un pays exotique, les armes à la main, en passant par les rapports tordus entre les spécialistes de l’intelligence économique et les services de renseignement, DCRI ou DGSE.

Ce livre d’anecdotes masque les lieux et les personnes sous des pseudonymes. Mais ceux-ci sont faciles à démasquer et, derrière, apparaissent quelques vérités sur des affaires qui ont fait jaser par le passé. Ainsi, ce vol des scellés de l’affaire Elf, des pièces de la procédure judiciaire instruite par la juge Joly, dans le bunker ultra-sécurisé de la brigade financière, rue du Château-des-Rentiers, à Paris. Et d’autres affaires tout aussi croustillantes. Les révéler, c’est se couper de son ancien milieu professionnel ….

Les secrets de l’intelligence économique, Bruno Delamotte, Ed du Nouveau monde, 200 pages, 19 euros, sortie le 24 septembre.

Pascal Junghans

http://blog.latribune.fr/blogpascal/?p=264

PILOTÉ PAR L’ÉLYSÉE
Après cinq mois de réflexions, la succession de l’ancien haut responsable en charge de l’intelligence économique auprès du Premier ministre, Alain Juillet , est désormais décidée. On ne connaît pas encore le nom du titulaire du poste, mais la ministre de l’Économie, de l’Industrie et de l’Emploi Christine Lagarde a présenté ce matin en Conseil des ministres le décret annonçant la création d’une nouvelle fonction de « délégué ministériel à l’intelligence économique ».

Selon nos informations, celui-ci serait placé auprès du secrétaire général du ministère de l’Économie, Dominique Lamiot. Le décret précise que les « orientations » du délégué interministériel seront déterminées par un nouveau « comité directeur de l’intelligence économique », placé auprès de la présidence de la République. Cette double dépendance Bercy/Élysée ainsi que l’élévation du poste au niveau d’un délégué interministériel constituent les grandes nouveautés de ce décret. Pour le reste, le mandat du délégué interministériel demeure assez proche de celui qui était dévolu à Alain Juillet : « Il a pour mission de proposer la politique de l’État en matière d’intelligence économique et d’en coordonner la mise en oeuvre. Il exerce une fonction de veille sur les évolutions de l’environnement scientifique, technologique et économique international. Il contribue à la protection des secteurs économiques porteurs d’intérêts nationaux stratégiques, ainsi que du patrimoine scientifique, technologique et économique de l’État et des entreprises. Il doit également renforcer l’influence et la présence française dans les institutions et activités internationales, notamment celles intéressant directement la compétitivité des entreprises. »

À ce stade, personne ne semble savoir ce qu’il adviendra de la demi-douzaine de collaborateurs d’Alain Juillet, dont l’équipe n’a pas été dispersée et demeure dans ses anciens locaux du Secrétariat général de la défense nationale.

par Jean Guisnel
http://www.lepoint.fr/actualites-monde/2009-09-16/competitivite-un-nouveau-poste-de-delegue-ministeriel-a-l-intelligence/1648/0/377673

L’objectif de ce blog créé en 2006, qui n’est pas à proprement parler un blog puisque je ne donne que très peu mon avis, est d’extraire de mes veilles web informationnelles quotidiennes, un article, un billet qui me parait intéressant et éclairant sur des sujets se rapportant directement ou indirectement à la gestion de l’information stratégique des entreprises et des particuliers.
Depuis fin 2009, je m’efforce que la forme des publications soit toujours la même ; un titre, éventuellement une image, un ou des extrait(s) pour appréhender le sujet et l’idée, l’auteur quand il est identifiable et la source en lien hypertexte vers le texte d’origine afin de compléter la lecture.
En 2012, pour gagner en précision et efficacité, toujours dans l’esprit d’une revue de presse (de web), les textes évoluent, ils seront plus courts et concis avec uniquement l’idée principale.
En 2022, les publications sont faite via mon compte de veilles en ligne : http://veilles.arnaudpelletier.com/
Bonne découverte à tous …


Arnaud Pelletier

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