L’affaire Renault prouve-t-elle que la menace s’intensifie autour des entreprises?
Au-delà du cas Renault, les chiffres le prouvent. Le nombre des incidents survenus sur le territoire français, que nous recensons depuis cinq ans, est alarmant. Il s’élève à plusieurs milliers. Il révèle aussi que tous les secteurs, toutes les régions, et des entreprises de toutes tailles, sont touchés. Le nombre de pays dont les ressortissants se livrent à de l’espionnage industriel est aussi en progression. Le cas Renault illustre donc la nécessité croissante pour toute entreprise de se protéger.
Pourquoi le risque progresse-t-il?
L’économie est mondialisée, la concurrence, plus intense. Elle pousse les entreprises à être plus ouvertes mais sans tomber dans la naïveté. Elles doivent trouver un équilibre : être moins vulnérables sans tomber dans la paranoïa. Des procédures de contrôle existent dans toutes les structures, mais elles ne sont pas forcément opératoires contre des agissements de type fraude ou escroquerie. Or, toute organisation fonctionne sur la base de l’honnêteté de ses salariés. Le risque zéro n’existe pas. […]
Quelles sont les mesures que vous préconisez?
Nous travaillons à un projet de loi afin de renforcer juridiquement la protection des informations stratégiques. Nous avons besoin d’un nouveau cadre, clair et simple, pour assurer une meilleure défense des secrets d’affaires. C’est l’un des deux axes du plan d’action que j’ai proposé au comité directeur de l’Intelligence économique, qui est en quelque sorte mon conseil d’administration. Il est présidé par Claude Guéant et regroupe les directeurs de cabinet de sept des principaux ministères du gouvernement. […]
Mais comment les entreprises peuvent-elles améliorer leur sécurité?
Nous sommes en train de mettre au point un outil opérationnel qui pourra permettre à tout chef d’entreprise, quelle que soit la taille de sa structure, de définir les risques auxquels elle est exposée.
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La nature des attaques qui menacent les entreprises a-t-elle changé?
Disons qu’elles s’intensifient, que le spectre devient très large. La menace peut venir de fournisseurs pendant une visite de site, d’un stagiaire dont le rapport recèle des informations confidentielles, de prospects, etc.
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Quels sont les cas d’espionnage les plus frappants que vous ayez vus?
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Par Sylvie Andreau pour Le Journal du Dimanche sur lejdd.fr
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Et encore :
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Et enfin :
Le Premier ministre a présenté une communication relative au dispositif d’intelligence économique.
Très tendance dans les entreprises, la notion d’Intelligence Économique est aussi associée à d’obscures affaires d’espionnage et de manipulation. Alors que la guerre économique atteint son paroxysme, tous les coups sont permis. Les frontières entre l’information stratégique, le renseignement économique et l’espionnage industriel sont de plus en plus poreuses. Les protagonistes emblématiques du milieu racontent ses coulisses, illustrent sa diversité. Personnages sulfureux et icônes des nouvelles branches de l’Intelligence Économique parlent sans détour de cette guerre secrète qui agite le petit monde de l’entreprise.
Dans cette émission, Olivier Buquen présente dans un premier temps le rôle de la délégation interministérielle à l’Intelligence Économique (D2IE) : dans le contexte actuel qui est celui de la mondialisation, […]
Animateur Stratégie & Intelligence économique : Jérôme Bondu, dirigeant d’Inter-Ligère. sur
L’intelligence économique est un moyen d’action essentiel pour renforcer la compétitivité des entreprises. C’est pourquoi, à l’initiative d’Olivier Buquen, délégué interministériel à l’intelligence économique (D2IE), vient de paraître le “Guide du routard de l’intelligence économique”.


