Blog de l'information stratégique
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Articles taggués ‘detective’

Mais comment fait-elle pour avoir des ­factures de téléphone pareilles ?» Le détective D., ancien flic du NYPD, est un des enquêteurs chocs de Cyrus Vance Jr, le procureur de Manhattan. Un job en or, très prestigieux, qui lui permet d’ajouter à sa retraite de policier un salaire rondelet. Son bureau est situé dans le saint des saints, au huitième étage de l’immeuble Art déco du 1 Hogan Place, où siège le «district attorney». Dans les premiers jours de juin, le détective D. reçoit une mission qui paraît plutôt simple : vérifier les factures de portable de la plaignante. Simple contrôle de routine, pense-t-il, car il sait que le procureur considère la jeune Guinéenne de 32 ans comme une «victime idéale», musulmane pratiquante, traumatisée par l’agression sexuelle. Un par un, il appelle les opérateurs téléphoniques américains pour leur demander s’ils ont, dans leur fichier clientèle, une certaine Nafissatou Diallo habitant au 1040 Gerard Avenue, The Bronx, Etat de New York. Première surprise : cinq compagnies répondent positivement. Jusque-là, Nafissatou avait déclaré n’avoir qu’un seul portable. Que fait-elle avec cinq mobiles ? Mais c’est surtout le montant des factures qui frappe l’enquêteur. Il constate que la plaignante, qui dispose pour vivre avec sa fille d’un salaire mensuel à peine supérieur à 2 000 dollars, dépense en téléphone plusieurs centaines de dollars par mois. «Je ne comprenais plus rien, rapporte-t-il. Comment cette femme, qui affirmait ne connaître personne aux Etats-Unis, pouvait-elle passer des heures à converser avec des interlocuteurs en Pennsylvanie ou en Géorgie ? Ça ne collait pas du tout avec l’image que nous avions d’elle.»

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Par Olivier O’Mahony pour parismatch.com

En savoir plus :

http://www.parismatch.com/Actu-Match/Politique/Actu/DSK-la-tete-haute.-L-enquete-a-New-York-de-Paris-Match-310283/

Un détective privé en ville !

Posté par Arnaud Pelletier le 5 juillet 2011

Sherlock Holmes n’a qu’à bien se tenir! Il y a un an, un détective privé a ouvert son agence sur Guingamp. Enquêteur chevronné, il a accepté de nous raconter les coulisses de son métier. Le tout, souscouvert d’anonymat.

Un seul coup de fil a suffi pour fixer rendez-vous. Quelques jours plus tard, notre homme se présente, comme convenu, à notre rédaction. Paul (*) ne porte ni chapeau, ni lunettes noires, ni imperméable. Arborant un style vestimentaire des plus classiques, notre détective guingampais a tout de l’homme de la rue lambda. Pour les clichés répandus par le cinéma depuis des décennies, on repassera. Quoi de plus normal. La profession d’agent de recherche privée ne va pas, après tout, sans un minimum de discrétion.

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Vols, fugues, adultères…

Fort de ses 36 ans d’expérience en enquête, Paul a ouvert son agence de détective privé il y a tout juste un an. Dans une petite ville comme Guingamp, cela peut surprendre de prime abord. Paul l’admet: «Dans les grandes villes, l’activité est plus soutenue. La plupart des mes confrères n’arrêtent pas.» Mais ici aussi, à Guingamp, certains n’hésitent pas à faire appel aux services d’un détective privé.

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Un métier encadré

Et pas question de faire n’importe quoi. «Notre profession est encadrée par une loi très stricte, qui demande une formation universitaire obligatoire. On ne devient pas détective comme ça, du jour au lendemain.» Et puis, un détective ne peut et ne doit tout se permettre.

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Le danger existe

Notre homme aime son quotidien de détective privé. «C’est une affaire différente chaque jour. C’est aussi ça qui me donne du tonus!» Il lui arrive de sortir la nuit. «Pour une vérification d’adresse dans un quartier résidentiel, c’est mieux d’y aller à 1h du matin, quand tout le monde dort», sourit-il.

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Par Arnaud Le Hir pour letelegramme.com

En savoir plus :

http://www.letelegramme.com/local/cotes-d-armor/guingamp/ville/insolite-un-detective-prive-en-ville-30-06-2011-1354357.php

Barbouze, détective, expert en gardiennage, le responsable de la sécurité a gardé pendant longtemps une image peu engageante que l’actualité se charge une fois de plus de remettre au goût du jour dans notre pays. Il est vrai que nos concitoyens ignorent l’évolution de cette fonction confrontée aux mutations technologiques et managériales accompagnant la globalisation. Très peu savent qu’au-delà de ses origines professionnelles le directeur sécurité est un cadre supérieur, comme les autres ou presque, qui doit négocier son budget, convaincre sa direction générale, motiver ses hommes, et imposer les changements requis dans l’organisation.

Une récente étude de la Wharton School a montré qu’il doit faire preuve de leadership, communiquer sa vision et savoir vendre son activité pour répondre aux attentes de sa direction et aux aléas d’un environnement mouvant et incertain. C’est donc un manager aux fonctions classiques, dont les missions se singularisent toutefois par leur sensibilité et leur acuité. A l’heure où les entreprises françaises sont attaquées de toute part : tentative de rachat, d’intimidation, introduction de capitaux mafieux, vol de données, escroquerie…, la sécurité devient un enjeu considérable. Le doute n’est plus permis quand on sait que du 1er janvier 2006 au 13 mars 2009, la Direction Centrale du Renseignement Intérieur (DCRI) a constaté 4600 agressions étrangères d’entreprises françaises (vols de brevets, sabotages, attaques d’installations…) sur le sol national. En opposition avec notre naïveté concurrentielle, c’est 2804 entreprises qui ont été touchées dans 150 secteurs d’activités différents.

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Par Alain Juillet, Président du CDSE pour cdse.fr

En savoir plus :

https://www.cdse.fr/spip.php?article886

Un tueur à gages répond à une commande sur Facebook !!!

Posté par Arnaud Pelletier le 17 juin 2011

Un drame a été évité de peu aux États-Unis. Une jeune mère de famille a tenté de se débarrasser de son compagnon en recrutant un tueur à gages via Facebook. Celui a répondu favorablement à la « commande » sur le réseau social, mais n’a pas pu mettre en œuvre son plan grâce à l’intervention de la police.

Facebook ne sert pas uniquement à retrouver des anciens familles ou de la famille. C’est aussi un lieu où des règlements de compte peuvent avoir lieu. C’est le fait divers que rapporte ABC. Le site communautaire américain a permis à une mère de famille d’engager quelqu’un comme tueur à gages. Selon le réseau de télévision, la jeune femme souhaitait se débarrasser du père de son enfant.

Plutôt que de fréquenter les tripots et les bars malfamés, Eley – c’est son nom – a simplement laissé un message sur son mur Facebook. Message qui a finalement reçu une réponse favorable quelques temps plus tard. La police indique qu’un certain Timothy a répondu à la commande, non pas directement, mais par des phrases implicites « n’en dis pas plus« , « à quoi il ressemble« , « où est-ce qu’il se trouve » ou encore « je veux l’argent d’abord« .

Les menaces, dont le père a eu connaissance, n’ont pas été prises à la légère. Inquiété, il a contacté les forces de l’ordre. Armées d’un mandat, ces dernières se sont rendues au domicile de Timothy et ont découvert un pistolet calibre .22 chargé et dont le numéro de série avait été effacé. Elles ont également constaté que Timothy avait publié sur Facebook des photos de lui avec ses armes, au cas où il serait pris à la légère.

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Par Julien L. pour numerama.com

En savir plus :

http://www.numerama.com/magazine/19066-un-tueur-a-gages-repond-a-une-commande-sur-facebook.html

Les détectives privés sur le marché du recrutement …

Posté par Arnaud Pelletier le 16 juin 2011

Recourir à un détective privé pour recruter ? L’idée peut paraître saugrenue, voire décalée. Or, certaines entreprises n’hésitent pas à faire appel aux services des détectives privés (ou agents de recherche privée) pour débusquer les CV truqués dans le cadre d’une enquête de pré-embauche. Ainsi en France, près de 1.000 professionnels officieraient dans ce domaine, selon le SNARP (Syndicat national des agents de recherche privée).

“Notre mission consiste à vérifier l’authenticité du parcours professionnel du candidat, explique Emmanuel Magne, gérant d’Investipole, à Lyon (69). De fait, la moitié des CV comportent des anomalies.” Un chiffre qui englobe évidemment toutes les imperfections recensées : “Les principales erreurs concernent les fausses expériences à l’étranger, les rémunérations gonflées, les responsabilités exagérées ou encore les périodes de chômage maquillées en activité…”, ajoute-t-il.

  • Une pratique encore peu développée

Sur un marché de l’emploi particulièrement frileux, les postulants n’hésitent pas, en effet, à “améliorer” leur CV quand il s’agit de se vendre. 75 % des curriculum vitae sont concernés, selon le cabinet Florian Mantione Institut. Un constat qui pousse certains dirigeants, directeurs de ressources humaines, voire chasseurs de têtes suspicieux à franchir le pas pour valider le passé de certains candidats, en particulier pour les profils stratégiques, cadres dirigeants, responsables financiers et commerciaux. “Contrairement aux États-Unis, à l’Allemagne et à la Suisse, ce genre de pratiques n’est pas très développé en France, estime Thomas Carillon, directeur de l’agence Helios Investigations & Stratégies, implantée à Nîmes (30) et Montpellier (34). Dans ces pays, la vérification est quasi-systématique.”

Les entreprises françaises compteraient, elles, sur l’entretien d’embauche pour repérer les éventuelles tromperies. Chez Investipole, l’enquête de pré-embauche représente ainsi seulement 2 % de l’activité. Chez Hélios Investigations & Stratégies, 5 % : la plupart des missions se concentrant sur les fraudes, le contre-espionnage industriel, la concurrence déloyale ou les pratiques anticoncurrentielles.

Les détectives sont pourtant convaincus de l’efficacité de leurs interventions. “Il y a quelque temps, une entreprise française a fait appel à nos services car elle avait des doutes sur le parcours d’un candidat pour un poste de directeur commercial, poursuit Thomas Carillon. Le postulant avait enchaîné de nombreuses expériences de très courte durée. Or, en fouillant dans son passé, nous nous sommes rendu compte que plusieurs plaintes pour harcèlement sexuel avaient été déposées à son encontre.” Ce type de procédure judiciaire peut, en effet, se révéler “préjudiciable pour l’entreprise en termes d’images, de management et de chiffre d’affaires”.

La vérification des diplômes obtenus à l’étranger est un autre exemple de mission confiée à ces agences. “Les entreprises sont parfois perdues”, explique Thomas Carillon. Coût de la recherche : de 1.000 à 2.000 € selon les agences et les missions.

  • Avancer à visage découvert

Ces pratiques sont, toutefois, fortement controversées, notamment de la part des cabinets de recrutement. D’ailleurs, Florian Mantione, directeur du cabinet éponyme précise : “Ma priorité est d’instaurer une relation de confiance avec le candidat. L’entretien permet de valider certains points obscurs du curriculum. De même, je demande les références des derniers employeurs, ainsi que les trois derniers bulletins de salaire du candidat, y compris celui de décembre qui indique le total des rémunérations, car 81 % des candidats mentent sur leurs rémunérations. Mais tout est fait dans la transparence.”

Fouiller dans la vie des candidats “est totalement contraire à la déontologie”, affirme Alain Gavand, directeur d’Alain Gavand Consultants, qui réfute également ce genre de méthodes. Il est d’ailleurs à l’origine de la charte “réseaux sociaux, Internet, vie privée et recrutement”, signé en 2009, visant à sensibiliser les recruteurs aux risques de dérapage dans l’utilisation des réseaux sociaux et d’Internet dans le recrutement. Pas question donc pour lui de “googliser” les candidats – en l’occurrence interroger Google sur leur nom et prénom – ou de consulter leurs éventuelles pages Facebook ou Copains d’avant. Les avocats, ensuite, restent sur leur garde (lire encadré ci-dessous “Que dit la CNIL ?”).

Certes, conscients des risques du métier, les agents de recherche privée affirment agir dans le strict respect des règles : “La profession est très encadrée, rassure Arnaud Pelletier, directeur de l’agence Leprivé, à Enghien-les-Bains (95). Il ne faut pas tomber dans le voyeurisme, ni l’atteinte à la vie privée.” Qui plus est, le candidat doit être informé, en amont, des investigations. La recherche d’informations passe notamment par le Net, en particulier sur les réseaux sociaux ; les registres prud’homaux, les articles de presse, ou encore les contacts avec les anciens collègues.

  • Des abus manifestes

[…]

Par Anne Bariet pour pourseformer.fr

En savoir plus :

http://www.pourseformer.fr/emploi/etudes-prospectives-tendances/formation-continue/h/ea6ca0dd44/a/les-detectives-prives-sur-le-marche-du-recrutement.html

Comment travaillent les détectives privés américains ?

Posté par Arnaud Pelletier le 14 juin 2011

Emmanuelle Welch est détective privée à Washington pour l’agence de recherche French Connection Research. Cette Française raconte la manière dont les «private investigators» travaillent aux Etats-Unis et analyse les moyens déployés autour de l’affaire DSK.

Quelles sont les différences entre le métier de détective privé aux Etats-Unis et en France?

Aux Etats-Unis, l’emploi de détectives par les avocats dans des contre-enquêtes pénales, par exemple, est complètement répandu. Certains avocats ont même un ou plusieurs détectives salariés dans leur cabinet. Même les avocats commis d’office par les tribunaux, les «public defender», peuvent avoir recours à des détectives privés, à des taux horaires plafonnés.

[…]

Combien y en-a-t-il aux Etats-Unis? Comment sont-ils organisés ?

Selon les statistiques du gouvernement américain, il y a environ 50.000 détectives privés aux Etats-Unis et leur nombre augmente régulièrement.

Ceci est dû aux inquiétudes sécuritaires de l’après 11-Septembre, à la montée du nombre d’actions en justice et de la cybercriminalité, notamment des nouvelles atteintes à la vie privée genre cyberstalking. Mais le chiffre réel est difficile à évaluer car certains Etats ne requièrent pas de licence professionnelle.

[…]

Sur quels types d’affaires interviennent-ils majoritairement?

En général, les détectives préfèrent travailler pour de gros clients réguliers, des cabinets d’avocats, des compagnies d’assurances, etc. Mais tout dépend de l’Etat dans lequel ils se trouvent: en Californie, par exemple, où les accidents du travail sont généreusement indemnisés, de nombreux détectives se spécialisent dans ce genre de fraude.

[…]

Quel est leur rôle? Jusqu’où peuvent-ils aller?

Leur rôle est de rassembler les informations et de les présenter au client qui, lui, décidera ce qu’il veut en faire.

Sur l’affaire DSK par exemple, les détectives employés par Brafman et Taylor sont à la recherche de toutes les informations susceptibles de décrédibiliser le témoignage de la victime présumée. Elle n’était pas du genre a s’épancher sur le Web et n’a laissé pratiquement aucune trace dans les bases de données. Les «private investigators» sont en train de parcourir les quartiers où elle a vécu depuis son arrivée aux USA, de parler à d’anciens collègues, d’anciens voisins pour faire une enquête de «caractère». Était-elle une bonne locataire? Sérieuse au travail? Quelles étaient ses mœurs? Prenait-elle des drogues? Avait-elle des dettes? S’était-elle déclarée en faillite personnelle et serait donc à court d’argent? Ses papiers étaient–ils en règle ou a-t-elle menti en remplissant sa demande de visa ou de carte verte?

[…]

Sur l’affaire DSK, que peuvent-ils apporter? Est-ce que l’accusation les craint vraiment?

Dans l’affaire DSK, l’accusé a des ressources illimitées, mais le procureur général est également déterminé a remporter ce procès. Des moyens exceptionnels sont déployés des deux côtés.

Internet a-t-il considérablement modifié la façon d’enquêter?

La quantité d’information que les gens dévoilent volontairement sur le Web est vertigineuse. C’est formidable pour nous, car, en parallèle, et c’est ironique, les lois de protection de la vie privée aux USA limitent de plus en plus les détectives dans leur accès à certaines données. Dans certains Etats, il est devenu difficile d’identifier le propriétaire d’un véhicule sur la base de sa plaque d’immatriculation. Au niveau fédéral, il est illégal de se faire passer pour quelqu’un auprès d’une banque pour obtenir des informations financières et depuis 2007, de se faire passer pour un abonné de compagnie téléphonique pour obtenir des informations confidentielles sur sa facture, par exemple.

[…]

Quelles étaient vos dernières affaires?

Rien à voir avec du pénal: je devais retrouver les héritiers d’une violoniste américaine gauchère afin que mon client, lui même gaucher, propose de leur racheter un instrument.

[…]

Les détectives privés sont des personnages récurrents des séries et films américains, est-ce que les clichés qui s’y attachent pèsent dans les relations quotidiennes?

[…]

Par Quentin Girard pour liberation.fr

En savoir plus :

http://www.liberation.fr/monde/01012342414-comment-travaillent-les-detectives-prives-americains

De plus en plus de détectives dans les procédures en France …

Posté par Arnaud Pelletier le 7 juin 2011

[…] Recourir aux services des agences de détectives est désormais une pratique, discrète, mais courante, de nombreux avocats hexagonaux. «La demande est croissante», atteste Jean-Claude Barret, collaborateur au cabinet Duluc, un des grands noms parisiens.

  • Enquêtes judiciaires

Longtemps cantonnés aux constats d’adultères, les privés ont désormais conquis une place dans tous les domaines du contentieux, y compris parfois les affaires pénales. Roger Marc-Moreau, qui a contribué à faire basculer le dossier Omar Raddad, est l’un des spécialistes de la «contre-enquête». Dans son carnet d’adresses figurent les avocats pénalistes les plus réputés, mais c’est souvent dans les cas les plus désespérés que son intervention est sollicitée. On a vu les proches de personnes mises en cause organiser des collectes pour s’offrir ses services.

[…]

S’il est peu connu, c’est qu’en France, le travail des privés n’apparaît souvent aux yeux du public – et du magistrat – qu’à travers le filtre de l’avocat. C’est le plus souvent lui, qui, une fois renseigné, demande aux juges de nouveaux actes. «C’est ce que nous avons fait récemment, dans un dossier d’enlèvement d’enfants, raconte Hugues Letellier, avocat à Paris. L’enquête n’avançait pas, le père a voulu quelqu’un qui se consacre pleinement à cette recherche.»

  • Contentieux familiaux

«Il n’est pas rare que nous guidions la main des enquêteurs, par exemple dans les dossiers fiscaux», glisse pudiquement un autre conseil, «et en général, ils comprennent que la piste que nous indiquons est fiable…». Malgré tout, la facture d’une enquête importante atteint vite plusieurs dizaines de milliers d’euros. «Récemment une commune n’a pas hésité, raconte Alain Letellier, détective parisien, elle a engagé un détective privé pour résoudre un problème de dégradation.»

Dans les dossiers financiers, les agences de détectives se présentent volontiers sous une bannière moins sulfureuse: celle de l’«intelligence économique». Pister les échanges entre deux sociétés sœurs entre la France et le Maroc, ou traquer un compte dissimulé à l’étranger constitue leur quotidien.

[…]

  • Des «rapports confidentiels»

Les privés sont encore extrêmement présents dans les contentieux familiaux, malgré la réforme de la loi sur le divorce. Le visage de ce conseil en stratégie d’entreprise s’est figé lorsqu’il a entendu l’avocat de son ex-femme prononcer, devant le juge, le montant exact de la déclaration d’impôt de sa nouvelle petite amie. Il lui a fallu quelques jours pour comprendre que le conseil en question s’est adjoint les services d’un «privé» pour compléter son dossier de tous les éléments susceptibles de faire pencher la balance du côté de sa cliente. Les bonnes vieilles ficelles font également toujours recettes, comme la filature de l’un des membres du couple soupçonné d’entretenir une autre relation amoureuse.

Dans les dossiers judiciaires apparaissent désormais régulièrement, le plus officiellement du monde, des «rapports confidentiels» signés de la main d’un enquêteur privé. Libre au juge d’accorder à ces pièces le poids qu’il souhaite. Quand aux informations qui auraient été recueillies en dehors des strictes règles légales, qui ne peuvent apparaître aux yeux du juge, elles pourront toujours servir d’arguments dans une négociation…

Par Laurence De Charette pour lefigaro.fr

En savoir plus :
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2011/05/30/01016-20110530ARTFIG00710-de-plus-en-plus-de-detectives-dans-les-enquetes-judiciaires.php

Les détectives privés engagés par la défense de DSK sillonnent le monde à la recherche d’informations. Arnaud Pelletier, Président fondateur d’une agence d’enquêteurs privés, analyse le fonctionnement de cette profession aux Etats-Unis, et décrit comment elle pourrait avantager Dominique Strauss-Kahn.

  • Atlantico : Comment les détectives privés fonctionnent-ils aux États-Unis et quels rapports entretiennent-ils avec la police et la justice ?

Arnaud Pelletier : Ce qui se passe aux États-Unis serait impossible en France, techniquement et juridiquement. Le travail des enquêteurs privés américains est réglementé et l’accès à la profession différent selon les États. En ce qui concerne le procès DSK qui aura lieu dans le comté de New York, il faut avoir une licence pour pouvoir y enquêter. Historiquement, aux États-Unis, beaucoup d’enquêteurs privés proviennent de la police, du FBI ou du monde du renseignement. Ils ont donc beaucoup de contacts, de relations et un accès aux informations facilité. Le domaine légal de leur enquête est plus important qu’en France. La loi américaine est plus permissive que chez nous, ce qui a donné lieu à un certain nombre d’excès.

Culturellement, ce métier fait partie du quotidien de beaucoup d’Américains. Dès qu’il y a une affaire pénale aux États-Unis, on fait appel à des enquêteurs privés. Pour l’affaire DSK par exemple, si les enquêteurs veulent retourner dans la suite où s’est passé le drame – un lieu difficile d’accès car surveillé -, ils pourraient en faire la demande au juge, qui, dans beaucoup de cas, accepterait au nom de l’accès au droit de la défense et de ses intérêts.

Aux États-Unis, leur rôle est très large, mais tout n’est pas permis. Le métier est réglementé, puisqu’en juillet 2000, un texte de loi a été voté par le Congrès pour encadrer un peu plus l’accès aux informations privées dans le pays.

  • Quelles sont les grandes différences avec le système français ?

On ne peut pas comparer. Le système est complétement différent. Aux États-Unis, il s’agit d’un système accusatoire, alors que nous avons à faire en France à un système inquisitoire. Les enquêteurs privés français font le même travail que leurs homologues américains, mais ils ne sont pas utilisés au même moment. Il faut savoir qu’en France les détectives privés travaillent essentiellement sur des procédures civiles et commerciales, mais peu sur du pénal. Un cas comme DSK n’aurait pas été possible en France.

Dans notre pays, en cas d’affaire pénale, l’enquêteur n’a pas à travailler sur un dossier en cours. Cela reste du domaine de la police. S’il le fait, il peut même être inquiété : s’il approche par exemple des témoins, il peut être ensuite accusé de subornation de témoin. Dans de très rares cas, il est déjà arrivé qu’à la demande du procureur une enquête privée soit mandatée, mais cela relève de l’exception. En revanche les enquêteurs font quand même un travail de recherche sur des affaires pénales mais ils ne le font pas au même moment. Une personne qui veut engager une action en justice ou qui est mise en examen, peut mandater un avocat qui fera lui-même appel à un enquêteur qui effectuera un travail en amont, c’est-à-dire avant la procédure. Il devra trouver des preuves qui serviront à la défense de cette personne. L’avocat s’en servira ensuite pour porter plainte ou défendre son client. C’est une procédure légale et très encadrée, bien plus qu’aux États-Unis.

Les pouvoirs d’un enquêteur en France sont les mêmes que ceux de tout citoyen. Soit il le fait en amont de la procédure, soit en aval. C’est ce qu’on appelle la contre-enquête. Il y a quelques détectives en France qui se sont spécialisés dans ce domaine. A la demande des familles, ils vont refaire l’enquête pour essayer de démontrer qu’il y a eu une erreur. Certains détectives, suite à leurs rapports, ont réussi à faire rouvrir des dossiers sur la base d’éléments nouveaux.

Depuis 2003, en France, une réforme – la LOPPSI ou loi d’orientation pour la sécurité intérieure – a complètement modifié les règles de la profession. Elle l’a réglementée de manière draconienne. Un enquêteur ne va pas enquêter tout seul parallèlement à la justice, puisque s’il se fait prendre, il perd son agrément et donc son métier. A partir du moment où l’enquête est ouverte, il est formellement interdit d’enquêter de manière privée sans en avertir le juge.

  • Une personne qui a les moyens d’engager un détective privé est-elle avantagée ?

Oui, bien évidemment, que cela soit en France ou aux États-Unis. L’avocat qui n’a pas d’éléments ne peut pas défendre son client. En France, l’avocat n’a pas le droit d’enquêter, c’est interdit par la loi. Il est donc obligé de faire appel à un enquêteur. Aux États-Unis, les cabinets d’enquêtes sont intégrés aux cabinets d’avocats. Mais il ne faut pas oublier que l’aide juridictionnelle existe aux États-Unis comme en France et que certains enquêteurs sont rémunérés grâce à cette aide.

Il est évident que pour DSK, tous les moyens sont de son côté, au vu de sa fortune personnelle. L’enquêteur privé ne peut toutefois retourner une situation quand les preuves sont accablantes. Dans un dossier, où la parole de l’un affronte celle de l’autre, il est certain que celui qui peut se payer les meilleurs enquêteurs mais aussi les meilleurs avocats – cela va de pair – va être avantagé. De façon identique en France, lorsqu’un avocat commis d’office plaide contre un ténor du barreau, le procès n’est pas vraiment équitable.

Le travail du détective consiste à recueillir principalement des informations et des interviews et à réaliser des filatures, des reconstitutions et des enquêtes. Il est évident qu’il faut des moyens pour envoyer, comme dans le cas DSK, des détectives en Guinée, en France et à Washington. Ces services coûtent très chers, surtout aux États-Unis.

Interview réalisée par Arthur Vernazobres pour atlantico.fr

En savoir plus :

http://www.atlantico.fr/decryptage/detectives-prives-affaire-dsk-avocat-enquete-penale-105434.html

BFM TV – rôles des détectives privés dans l’affaire DSK …

Posté par Arnaud Pelletier le 23 mai 2011

Interview, sur BFM TV en direct, d’Arnaud PELLETIER, directeur de l’agence Leprivé, sur le rôle des détectives aux État-Unis dans le cadre de l’affaire DSK.

BFM Story – émission en direct présentée par Alain Marchall & Olivier truchot.

Apparue en Janvier 2010, l’émission se veut centrée autour d’un ou deux fait qui marquent l’actualité du jour, qui en font la une.
Cette émission voit généralement accueillir de nombreux spécialistes en compagnie des deux animateurs, la tranche étant coupé à la demi-heure par un bref journal.

Source : BFM TV

Le sort de Dominique Strauss-Kahn s’est un peu amélioré jeudi soir: il a été remis en liberté conditionnelle. Mais, il a surtout été inculpé des 7 chefs d’accusation retenus contre lui. Cela veut dire qu’il va y avoir une nouvelle audience le 6 juin, le début du procès. Pendant ce temps là; les avocats du patron du FMI sont en train de mettre au point sa stratégie de défense Et pour leur venir en aide, ils ont embauché plusieurs détectives privés. La routine aux USA.

Mais quel peut bien être leur rôle?

Faire face aux coups de théâtre.

Jusqu’au jour du procès, le procureur va fournir très peu d’éléments aux avocats. Il faut donc prévoir les « coups » que peut porter le procureur.

Matthew J. Galluzzo, avocat pénaliste, explique à France 3 : « Parfois le procureur trouve un excellent témoin, à la dernière minute, un témoin dont la défense n’a jamais entendu parler. Il arrive au procès, il témoigne, et ca créée de gros dégâts. Ca peut être une énorme surprise pour la défense. Quand on a un témoin surprise comme ca, la défense a intérêt à être préparée. »

Comment travaillent ces détectives privés?

France 3 est allé rendre visite à un détective privé, Vincent « Vinny » Parco, qui a déjà travaillé sur des histoires similaires à celle de Dominique Strauss-Kahn. Il explique ce que lui ferait : « La première chose que je ferai, c’est trouver qui est cette femme. Bon, elle est mise au secret, loin de la presse, de tout le monde, mais on peut trouver » dit-il.

[…]
Par France 3 publié sur lepost.fr

En savoir plus :

http://www.lepost.fr/article/2011/05/19/2500404_affaire-dsk-quel-role-peuvent-avoir-les-detectives-prives-embauche-par-la-defense.html

Et aussi sur le même sujet :

Les avocats de Dominique Strauss-Kahn ont fait appel à des détectives privés […]

Une pratique normale aux USA où c’est aux avocats qu’il appartient de mener l’enquête à décharge.

Cliquez sur l’image ci-dessous pour voir le reportage de BFM TV

En savoir plus :

http://detective-bordeaux.over-blog.com/article-des-detectives-prives-au-service-de-la-defense-de-dsk-74220879.html

L’objectif de ce blog créé en 2006, qui n’est pas à proprement parler un blog puisque je ne donne que très peu mon avis, est d’extraire de mes veilles web informationnelles quotidiennes, un article, un billet qui me parait intéressant et éclairant sur des sujets se rapportant directement ou indirectement à la gestion de l’information stratégique des entreprises et des particuliers.
Depuis fin 2009, je m’efforce que la forme des publications soit toujours la même ; un titre, éventuellement une image, un ou des extrait(s) pour appréhender le sujet et l’idée, l’auteur quand il est identifiable et la source en lien hypertexte vers le texte d’origine afin de compléter la lecture.
En 2012, pour gagner en précision et efficacité, toujours dans l’esprit d’une revue de presse (de web), les textes évoluent, ils seront plus courts et concis avec uniquement l’idée principale.
En 2022, les publications sont faite via mon compte de veilles en ligne : http://veilles.arnaudpelletier.com/
Bonne découverte à tous …


Arnaud Pelletier

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