Articles taggués ‘Intelligence économique’
Licenciés pour avoir critiqué leurs patrons sur Facebook …
« Incitation à la rébellion » et « dénigrement de l’entreprise » sont les motifs invoqués par la direction d’Alten pour justifier le licenciement de trois salariés, sur la base de propos privés tenus sur Facebook et rapportés à la direction par un de leur « ami » sur Facebook.
Le conseil des Prud’hommes de Boulogne-Billancourt se réunissait jeudi 20 mai afin de se prononcer sur la validité des licenciements de deux salariés de la SSII Alten qui avaient tenu, dans une conversation privée sur Facebook, des propos jugés désobligeants à l’égard des membres de la direction de l’entreprise.
Voilà une affaire qui devrait déboucher sur de nouvelles mises en garde quant aux propos qu’il est préférable de tenir (ou pas) sur un service en ligne comme Facebook. On savait déjà que les recruteurs fouillaient parfois sur les pages du réseau social pour […]
Des licenciements fondés sur la délation d’un « ami » sur Facebook
Les employeurs semblent bien eux aussi se soucier des discussions privées de leurs salariés comme en témoignent les licenciements de trois employés de la SSII Alten. En décembre 2008, depuis leur domicile, ils se connectent tous trois un samedi soir sur Facebook.
Au fil de la discussion, ils émettent des critiques à l’égard de leur hiérarchie, notamment du responsable des ressources humaines. Sur son profil, un des salariés ironise, s’estimant mal considéré par sa hiérarchie, et indique faire partie du « club des néfastes ». « Bienvenue au club » commenteront ses […]
L’affaire ne s’arrête pas là, puisqu’un tiers, « ami » Facebook des employés (ce qui lui permet d’accéder à cette conversation) en transmet une copie à la direction d’Alten. Quelques semaines plus tard, l’entreprise licencie ses trois salariés rebelles pour « incitation à la rébellion » et « dénigrement de l’entreprise ».
Facebook : encore un lieu de discussion privé ?
Si un des employés mis à la porte a accepté un accord amiable avec l’entreprise, les deux autres ont eux décidé de l’assigner devant les prud’hommes. Car pour fonder ces licenciements, Alten s’appuie sur des propos privés tenus sur le temps libre des employés et par le biais de leur ordinateur personnel.
Néanmoins, l’affaire n’a pu être tranchée par le conseil des Prud’hommes de […]
Par Christophe Auffray, ZDNet France.
http://www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39751826,00.htm
Trois salariés d’Alten licenciés pour avoir critiqué leurs patrons sur Facebook
Juridique – « Incitation à la rébellion » et « dénigrement de l’entreprise » sont les motifs invoqués par la direction d’Alten pour justifier le licenciement de trois salariés, sur la base de propos privés tenus sur Facebook et rapportés à la direction par un de leur « ami » sur Facebook.
Le conseil des Prud’hommes de Boulogne-Billancourt se réunissait jeudi 20 mai afin de se prononcer sur la validité des licenciements de deux salariés de la SSII Alten qui avaient tenu, dans une conversation privée sur Facebook, des propos jugés désobligeants à l’égard des membres de la direction de l’entreprise.
Voilà une affaire qui devrait déboucher sur de nouvelles mises en garde quant aux propos qu’il est préférable de tenir (ou pas) sur un service en ligne comme Facebook. On savait déjà que les recruteurs fouillaient parfois sur les pages du réseau social pour se renseigner sur des candidats.
Des licenciements fondés sur la délation d’un « ami » sur Facebook
Les employeurs semblent bien eux aussi se soucier des discussions privées de leurs salariés comme en témoignent les licenciements de trois employés de la SSII Alten. En décembre 2008, depuis leur domicile, ils se connectent tous trois un samedi soir sur Facebook.
Au fil de la discussion, ils émettent des critiques à l’égard de leur hiérarchie, notamment du responsable des ressources humaines. Sur son profil, un des salariés ironise, s’estimant mal considéré par sa hiérarchie, et indique faire partie du « club des néfastes ». « Bienvenue au club » commenteront ses deux collègues.
L’affaire ne s’arrête pas là, puisqu’un tiers, « ami » Facebook des employés (ce qui lui permet d’accéder à cette conversation) en transmet une copie à la direction d’Alten. Quelques semaines plus tard, l’entreprise licencie ses trois salariés rebelles pour « incitation à la rébellion » et « dénigrement de l’entreprise ».
Facebook : encore un lieu de discussion privé ?
Si un des employés mis à la porte a accepté un accord amiable avec l’entreprise, les deux autres ont eux décidé de l’assigner devant les prud’hommes. Car pour fonder ces licenciements, Alten s’appuie sur des propos privés tenus sur le temps libre des employés et par le biais de leur ordinateur personnel.
Néanmoins, l’affaire n’a pu être tranchée par le conseil des Prud’hommes de Boulogne-Billancourt, les conseillers étant partagés. Une prochaine audience se déroulera à une date non déterminée, cette fois devant cinq conseillers, le cinquième étant issu du corps de la magistrature.
« C’est la porte ouverte à la délation. Si à l’avenir, on peut être licencié pour des propos tenus sur Facebook, c’est la vie privée qui est menacée », a déclaré à l’AFP Grégory Saint-Michel, l’avocat des plaignants.
L’élicitation en Intelligence Economique …
Version politiquement correcte : c’est l’art du questionnement dans le but de faire émerger ce que désire le sujet observé (parfois au delà de ce qu’il croit percevoir)
Version pas politiquement correcte : Il s’agit des techniques d’influences pour arracher à quelqu’un ce que l’on voudrait savoir de lui et qu’il n’est pas toujours enclin à révéler!
En Marketing :
Pour connaitre les gouts et les couleurs des consommateurs, le marketing utilise les techniques d’élicitation, type pensée spontanée (quel marque vous vient en premier, quel mot vous vient en premier pour décrire cette marque), type profilage de la psychologie des consommateurs. Le marketeur doit également définir le cadre ou l’organisation optimale de récupération de l’information qui varie selon l’information recherchée :
TECHNIQUES D’ELICITATION :
l’organisation de la collecte d’information :
la conduite de la collecte d’information :
Lors d’interviews, de questionnaires, de brainstorming en groupe, les marketeurs posent ainsi les questions suivantes :
[…]
En Intelligence Economique :
Les techniques d’élicitation peuvent également être très utiles en Intelligence Economique : On a souvent besoin de faire des « approches directes » c’est à dire contacter directement une personne, par téléphone, mail ou de vive voix, parceque les informations disponibles sur le web ou la presse ne suffisent pas. Les approches directes ont aussi un but de renseignement concurrentiel, par exemple : appeler une entreprise dans le cadre d’une étude de marché, appeler une boutique pour connaitre le prix d’un produit concurrent, faire parler un concurrent sur un salon… et je reste soft….
CHOISIR SA CIBLE :
Parier sur les anciens : Tout employé d’une entreprise même non partisan de son l’entreprise est instinctivement réticent à livrer des informations sur son entreprise. Par expérience, les personnes qui parlent le plus sont paradoxalement les plus anciennes, soit parce qu’elles partent à la retraite ou mieux encore sont à la retraite, soit parce qu’elles ont du métier et veulent le prouver, ou encore parce qu’elles se sentent tout simplement plus de liberté et d’autonomie pour représenter l’entreprise (les directeurs ne sont pas les derniers à parler!).
Jouer la compétence : il faut définir qui est susceptible d’être le mieux à même de vous donner l’information. Si vous chercher le nombre de vente de la boite ne joignez pas d’abord le marketing mais les commerciaux, si vous chercher quels sont le s fournisseurs d’un concurrent adressez vous aux acheteurs…
astuce 1 : sautez l’obstacle du standard est essentiel, je dis souvent ceci : je fais une étude sur…. auriez vous une idée sur qui pourrait m’aidez sur ce sujet, peut être un acheteur. Soit le standard se sent dépasser et transfère l’appel au département achat ce qui évite d’avoir à répondre à « cet à quel sujet? » ou alors le standard à effectivement une idée et c’est toujours bon à prendre.
astuce 2 : Si l’interlocuteur joint ne connais pas ou ne veut pas vous donner l’information, il est toujours intéressant de lui demander s’il connait en revanche quelqu’un qui serait susceptible de vous renseigner.
CONNAITRE SA CIBLE ET SON SUJET :
Ne pas foncer droit dans le mur et utiliser les informations recueillies précédemment. On dialogue mieux lorsque l’on connait bien le sujet, cela permet de rebondir sur les réponses. Par exemple, dans le cas d’une réponse contradictoire avec de précédent résultat ne pas hésiter à faire jouer le contraste : « c’est étonnant, d’autres m’ont donné ces résultats qu’en pensez vous ? ». Néanmoins, il faut la encore s’adapter à l’interlocuteur car il n’est pas toujours bon de paraitre comme un expert dans le domaine. Il faut parfois être comme Socrate et jouer la maïeutique. Ne jamais sous estimer le besoin des gens de prouver qu’ils savent, et qu’ils sont légitimes sur un sujet. laissez donc votre cible vous apprendre la vie …. et surtout […]
CHOISIR SA COUVERTURE SI NÉCESSAIRE : c’est pas vraiment dans le code de la SCIP et la plupart du temps mieux vaut jouer franc jeux mais si ce n’est pas possible :
Je vous déconseille de dire que vous êtes étudiant car étudiant = pas d’importance et perte de temps. vous pouvez être un acheteur potentiel, ou … non je ne le dirais pas!
SAVOIR QUESTIONNER :
La suprématie des questions ouvertes : une question ouverte, c’est l’inverse d’une question entrainant une réponse par oui ou non. c’est donc une question qui ce limite à un verbe et le sujet dans son ensemble : que pensez vous du marché en ce moment, comment sentez vous qu’il va évoluer ? comment
Utiliser l’écoute active : est une méthode d’écoute développée par le psychologue Carl Rogers très utile et adaptable au renseignement commerciale.
- Exclure ses propres idées préconçues et toute tentative d’interprétation,
- Adopter une attitude physique de disponibilité,
- Laisser autrui s’exprimer sans l’interrompre,
- L’inciter à préciser le cours de sa pensée, lorsqu’elle est imprécise ou trop générale,
[…]
Négocier : Selon votre cahier des charges, il peut être bon de livrer des informations recueillies à son interlocuteur pour le motiver à partager ses informations ou données.
Influencer : Les techniques de l’influences telles que celles établies par ROBERT B. CIALDINI seront […]
Intelligence économique – Protégeons l'information des entreprises !
La maîtrise de l’information, la préservation des technologies et du savoir-faire des entreprises françaises sont un enjeu vital pour le maintien de la compétitivité, la sauvegarde des emplois et l’équilibre des territoires.
Si les grands groupes industriels y sont préparés et disposent de structures adaptées afin de préserver et de protéger ces informations, les PME et PMI quant à elles sont souvent désarmées face à ces enjeux.
Conscient de ce problème, le Medef Saône-et-Loire apporte tout son soutien à l’initiative du groupement de gendarmerie de Saône-et-Loire dans son action quotidienne dans le domaine de l’Intelligence Economique.
En effet, dans un contexte hyperconcurrentiel la survie des entreprises passe avant tout par le développement et la protection de leur environnement commercial, technologique et financier. Avec 90% des PME et PMI implantées sur sa zone de compétence, la gendarmerie de Saône-et-Loire est un interlocuteur naturel des chefs d’entreprises.
Dans ce cadre, en collaboration avec l’Education Nationale et la Gendarmerie de S&L, le Medef 71 réalise actuellement en coproduction un DVD présentant les domaines d’expertise de la gendarmerie en mettant en image toute l’aide qu’elle est en mesure d’apporter aux dirigeants […]
Intelligence économique: le nouveau nerf de la guerre ……. économique !
La recherche de l’information économique pertinente est aujourd’hui relayée au niveau territorial. La coordination n’est pas encore au rendez-vous dans les Ardennes ( Jean-Marc Defrasne, directeur d’Ardennes Expansion, avec Géraud Spire et Jean-Claude Savoy, président et directeur de la CCI des Ardennes), mais prend forme au niveau régional, (Laurence Sartor, directrice régionale).
(Marne, Ardennes). Les services publics territoriaux développent, tour à tour, leur cellule d’intelligence économique dans la région. L’information stratégique sera, demain, le bras armé du développement économique. La coordination est délicate. Au point de se demander si les experts de l’info sont tous bien informés…
Dans la bouche des acteurs de l’économie, le lexique de la guerre s’amplifie. Combat pour sa place, conquête de nouveaux marchés, stratégie, jusqu’au mot lui-même de « guerre économique ». Le bras armé de la bataille se muscle de jour en jour : c’est l’information stratégique.
« Avoir la bonne information, au bon moment, pour prendre la bonne décision. » C’est tout l’enjeu de ce que l’on appelle « l’intelligence économique ». Ce terme désigne la collecte, la diffusion maîtrisée et le traitement de l’information à des fins économiques. Phénomène marquant, cette guerre de l’info stratégique étend son spectre au niveau régional, départemental, local. D’un point de vue offensif avec la pêche aux infos, comme d’un point de vue défensif avec leur protection et la sûreté de ses moyens d’activité.
Elle débarque au plus près des PME pour leur apporter les moyens de trouver des pistes de développement. Il faut dire qu’elles n’ont pas toujours le temps ni les moyens de chercher la bonne info par elle-même…
En octobre dernier, l’Adit, structure nationale d’intelligence économique, créait une antenne en Champagne-Ardenne. Elle se met à nu aujourd’hui. Dans les Ardennes, l’ambition portée par la chambre de commerce et d’industrie de créer une « véritable agence départementale d’intelligence territoriale » (dont l’idée a au moins deux ans) a pris corps avec l’agence de développement économique Ardennes Expansion. Mais à ce jour, le bât blesse. Les spécialistes de l’info semblent parfois perdus […]
Dossier Tanguy Pallaver
Ouverture aujourd'hui du Portail de l'IE …
Intelligence économique
Informations stratégiques
Quelles sont les bonnes pratiques de veille et les meilleures stratégies d’intelligence économique ? Comment gérer les informations stratégiques ? Tout est dans ce portail spécialiste de l’IE, l’intelligence économique pour l’entreprise et l’opinion.
Mardi 11 mai 2010, le portail de l’IE, site de référence de l’intelligence économique (IE) et de la gestion de l’information stratégique sera entièrement dévoilé au public lors d’une cérémonie de lancement aux salons de l’Hôtel de Sully à Paris (75003).
Ce lancement se fera en présence des grands acteurs du monde de l’intelligence économique avec la participation des hommes qui ont contribué au développement de l’intelligence économique en France. Viendront témoigner le 11 mai autour de Bernard Carayon, l’Amiral Pierre Lacoste, le Préfet Rémy Pautrat et messieurs Alain Juillet, Philippe Clerc, Christian Harbulot, Philippe Baumard, Bernard Besson…
Intelligence économique pour l’entreprise et pour tous
Né d’une volonté de promouvoir l’intelligence économique auprès d’un large public, le Portail de l’IE s’adresse aussi bien aux entreprises, qu’aux organismes publics, aux professionnels de l’intelligence économique, à la presse, aux milieux académiques ainsi qu’à toutes celles et ceux qui désirent en savoir plus dans ce domaine.
Innovant dans son concept, le Portail recense les informations stratégiques majeures tout en permettant aux acteurs de l’intelligence économique de commenter l’actualité dans un espace dédié.
L’activité du portail s’articule ainsi autour de trois axes :
[…]
Veille et intelligence économique
Le Portail de l’IE est à l’initiative de l’Institut International de l’Intelligence Economique et Stratégique (l’Institut de l’IE) en partenariat avec les acteurs majeurs de l’intelligence économique que sont : L’ACFCI, la fondation Prométheus, Ami Software, KB Crawl, Pikko, l’AEGE, la Direction du Développement Economique de la Région Ile de France, Bars à vin l’Ecluse, l’Ecole de Guerre Economique, le master IECS de l’Icomtec, Spin Partners, Toshiba, Troover, Inter-Ligere, Bernard Besson, Veille Magazine…
[…]
et
Lancement officiel du premier moteur de recherche pluri-média européen …
Pickanews : Un moteur de recherche puissant pour explorer sur l’Europe l’actualité à travers tous les médias de presse écrite, audiovisuels et Internet.
Alors que tous les internautes utilisent régulièrement les moteurs de recherche, les professionnels ont des besoins de recherches plus spécifiques. Ils doivent rester informés plus particulièrement sur les sociétés, les marques, les marchés et les actualités de leur secteur. Les sources des moteurs de recherche ordinaires se cantonnent aux informations disponibles sur Internet mais ignorent les médias du monde réel, avec ou sans version numérique, qui ont une influence majeure sur la connaissance des faits stratégiques !
« Afin d’obtenir un résultat de recherche couvrant l’intégralité des sujets ou des retombées, il est primordial d’accéder aux multiples sources média. Avec Pickanews, les utilisateurs ont la garantie d’obtenir un panorama complet sur ce qui est dit ou écrit au sujet de leur société ou de leur marque sur Internet, dans la presse écrite, à la radio et à la TV, ne laissant rien au hasard » explique Manuel Zebeida, créateur de Pickanews.
Pickanews offre une étendue de recherche considérable grâce aux 50 000 références média en France, Angleterre, Italie, Espagne et Allemagne, et dans chacune des langues. Sur la page d’accueil, le nuage d’information du jour offre une vision rapide des principaux sujets d’actualités. Plus rapide et plus intelligente, la ‘médiabox’ située en haut de la page des résultats permet à l’utilisateur de trier ses résultats par période, pays, type de média, secteurs, lectorat et audience. Cet outil puissant apporte précision et efficacité aux recherches générées. En s’inscrivant gratuitement, l’utilisateur accède à des option d’alertes e-mail 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 sur les sujets, sociétés, marques ou thématiques de son choix.
[…]
http://www.lesnewsdunet.com/lesactus/communique-1273493903.html
et
http://www.pikanews.com/qespresspub/usr/FRA/jsp/PRESSWelcome.jsp
Comment les lobbyistes utilisent Internet et les réseaux sociaux …
Comment les lobbyistes utilisent Internet et les réseaux sociaux pour exercer leur rôle d’influence et de persuasion
Les lobbyistes ont vite compris comment les outils disponibles sur Internet peuvent les aider à faire leur travail à moindre coût.
Les « influenceurs » ont découvert toute la puissance d’outils comme Twitter et Facebook.
Ils s’emploient à influencer sans en avoir l’air ou sans le dire en utilisant par exemple des comptes « personnels » sans mentionner les intérêts qu’ils peuvent avoir.
L’article américain dit même « de manière difficile à détecter »… En effet… Pour certains…
Les blogs et leurs commentaires et les Tweets sont en effet d’excellents supports pour véhiculer des idées, défendre des causes, etc. Ils peuvent laisser de grands flous et permettre d’exercer de l’influence sans laisser transparaître tout sur son identité, ses intérêts, les enjeux économiques derrière telle ou telle publication ou commentaire (est-ce réellement désintéressé, intéressé voire rémunéré ?)
L’absence de distingo et de frontière claire entre qui vous êtes à titre personnel ou professionnel n’aide pas dans ce méli mélo d’opinions. La manière dont les interactions sont créées par ces technologies a également un impact fort en la matière.
Les sociétés les plus avancées et fortes dans le domaine sont évidemment les sociétés « technologiques » (dont celles qui vous vendent ces outils de réseaux sociaux… Comme nous essayons de vous le faire savoir dans nos supports). Nous ajoutons un nombre incalculable d’acteurs qui ont des intérêts et vivent autour de ces outils. […]
Marc JESTIN
Un employeur peut-il traquer ses salariés sur les réseaux sociaux ?

La lecture de la fiche produit de Social Sentry laisse pantois. Cette solution éditée en mode Saas par Teneros propose ni plus ni moins aux entreprises de surveiller l’activité de leurs employés sur les médias sociaux de type Twitter ou Myspace.
« Plus de 70 % des “cols blancs” ont des comptes Facebook et un certain nombre de sociétés comme Pizza’s Domino et British Airways ont récemment vu leur image ternie par les agissements de leurs employés sur les réseaux sociaux », justifie cet éditeur américain. Dans le cas de British Airways, des photos sexy d’hôtesses de la compagnie aérienne avaient été postées sur Facebook. Quant à Domino’s Pizza, deux salariés ont été renvoyés suite à une vidéo sur Youtube où on les voyait s’amuser en cuisine au mépris de l’hygiène la plus élémentaire.
Si l’on comprend la motivation de réduire à la fois la perte de productivité lié à un envoi intensif de tweets et la divulgation d’informations sensibles, le spectre de Big Brother n’est pas loin. Social Sentry se proposant, entre autres, de détecter 24 heures sur 24 les collaborateurs en contact avec des clients et prospects ou tout simplement à la recherche d’un emploi.
Est-ce qu’une solution de ce type pourrait être autorisée en France ? A cette question, Thierry Dor, avocat à la Cour au cabinet Gide Loyrette Nouel, répond trois fois non. Tout d’abord, Social Sentry fait exploser les frontières actuelles de la cybersurveillance puisqu’elle peut potentiellement traquer les salariés hors du cadre classique. « Quand elle est autorisée, la cybersurveillance s’exerce traditionnellement sur le lieu de travail et sur le poste professionnel du salarié. »
Atteinte au droit d’expression de l’employé
Du point de vue du droit social, l’utilisation de ce logiciel violerait les dispositions de l’article L. 1121-1 du code du travail : « Nul ne peut apporter aux droits des personnes et aux libertés individuelles et collectives de restrictions qui ne seraient pas justifiées par la nature de la tâche à accomplir ni proportionnées au but recherché. » L’objectif recherché par Social Sentry ne répondrait pas à ces principes de finalité légitime et de proportionnalité.
[…]
Informations privées sorties de leur contexte
Il y a, par ailleurs, le volet protection des données personnelles. Dans le cas de Social Sentry, « il s’agit – on l’imagine en lisant l’argumentaire marketing de l’éditeur – de vérifier ce qu’écrivent les salariés, pour pouvoir les sanctionner le cas échéant. » Or, pour le traitement de données personnelles, la loi informatique et libertés de 1978 exige, selon la nature des traitements, soit une simple déclaration, soit une autorisation de la Cnil.
[…]
Fausses identités, infiltration au coeur des réseaux sociaux web 2.0
Deux guérilleros de la politique sur le Web dévoilent leurs secrets
Fausses identités, infiltration au coeur du réseau des adversaires ou montages vidéo à charge: sur Internet, certains politiciens ont recours à des méthodes discutables pour influencer les électeurs. Leurs conseillers en communication ont mis au point des tactiques dignes des romans d’espionnage. Rencontre avec deux combattants de l’ombre qui travaillent pour un élu français.
Alexandre Haederli
Le Matin Dimanche
Des marionnettistes. Voilà comment se présentent Mélanie* et Anthony*. Ces deux trentenaires gèrent chacun plusieurs dizaines de profils Facebook construits de toutes pièces. Le but? Manipuler l’opinion des internautes en faveur d’un homme politique.
Si Barack Obama a popularisé l’utilisation des réseaux sociaux pour rallier un maximum de sympathisants et organiser le militantisme lors de la dernière présidentielle américaine, ses méthodes semblent déjà dépassées.
Aujourd’hui, la guerre pour influencer les électeurs se déroule à l’abri des regards. Et tous les coups sont permis.
Pour découvrir cette face cachée de la politique en ligne, nous avons rencontré Mélanie et Anthony qui travaillent en France – en Suisse, les partis politiques disent ne pas avoir recours à de telles méthodes. Ces professionnels de la communication gèrent l’identité en ligne d’un important politicien local. Ils postent des messages en son nom sur son site Internet, son profil Facebook ou Twitter. Mais ce n’est que la partie visible de l’iceberg. En sous-main, ils gèrent une cinquantaine d’identités virtuelles.
Photos choisies au hasard
«Ce sont comme des personnages, nous leur inventons une vie de A à Z», raconte Mélanie. Un nom fictif, un emploi bidon, une adresse e-mail créée pour l’occasion et surtout une photo pour illustrer le profil Facebook. «Les gens se méfient des pages qui n’en ont pas.» Pour en dénicher une, rien de plus facile: il suffit de se rendre sur n’importe quel site de partage de photos, comme Flickr.com, et d’en prendre une au hasard. «De préférence une image où la personne est relativement loin ou de dos. Ensuite, si nous créons un profil de militant écologiste, on l’inscrira à des groupes de défense de l’environnement ou à la section des Verts de sa région.» Pour rendre le tout encore plus vivant, ils lui imaginent même des goûts musicaux ou des loisirs.
Enfin, pour qu’un profil soit influent, il faut qu’il soit relié à un maximum d’amis. Au dire de ces experts autodidactes, rien de plus simple: «Il faut faire plusieurs dizaines de demandes et, sur le nombre, il y a toujours des personnes qui acceptent», explique Anthony. Des gens qui acceptent d’être amis avec d’autres qu’ils ne connaissent pas? «Oui, cela peut paraître étonnant, mais c’est très fréquent. Et il y a encore plus fort: nos faux profils reçoivent des dizaines de messages pour leur souhaiter un joyeux anniversaire!» Crédules, mais pas avares en bons voeux, les internautes…
Ces profils imaginaires peuvent remplir deux fonctions. D’une part, propager des informations favorables à l’homme politique: relayer son programme et ses idées. Une prise de position en faveur du droit de vote des étrangers, par exemple, sera diffusée dans des groupes à tendance socialiste. […]
Noyer les commentaires négatifs
«Cela demande juste un peu d’organisation pour s’y retrouver avec tous ces profils, poursuit Mélanie. Il faut absolument éviter de les relier entre eux.» Les deux spécialistes tiennent à jour un tableau récapitulatif de leurs multiples identités virtuelles avec les noms inventés et les mots de passe. «Nous avons ainsi accès en tout temps à tous les profils.» Parce que cette schizophrénie en ligne s’entretient, quasi 24 heures sur 24. «Chaque jour, nous faisons le tour de nos personnages pour répondre aux messages ou ajouter de nouveaux amis. Ça prend plusieurs heures, mais c’est indispensable pour qu’ils soient crédibles.»
Et puis, il y a les commentaires négatifs que suscitent les messages qu’ils postent. «La règle est de ne jamais censurer, déclare Mélanie. Si vous supprimez un commentaire, cela crée immédiatement un tollé.» Les spécialistes préfèrent donc noyer les critiques sous un flot de commentaires positifs. «Facebook n’affiche que les deux derniers messages, poursuit la jeune femme. Si les gens veulent voir l’ensemble de la discussion, ils doivent cliquer. C’est une manière de […]
Profils kamikazes
Il arrive que des profils soient sacrifiés. Pour la bonne cause. «On les appelle des kamikazes, image Anthony. Leur but est de discréditer les politiciens adverses, quitte à faire perdre toute crédibilité à nos profils.» La manière douce, d’abord: après s’être fait passer pendant plusieurs semaines pour un partisan de droite, un personnage publiera sur un groupe un message du type: «Je croyais sincèrement aux promesses de cet élu UMP, mais je suis déçu par son attitude. Je ne voterai finalement pas pour lui.» En espérant insuffler le doute à d’autres électeurs, bien réels eux. La méthode plus trash, ensuite: «Il nous est arrivé de faire un montage vidéo peu flatteur d’un autre politicien en juxtaposant des extraits de discours», témoigne Anthony.
Quelles limites se fixent ces activistes d’un nouveau genre? La question semble presque les surprendre. «Nous ne faisons rien d’illégal, rétorque Anthony après une seconde d’hésitation. Nous ne sommes jamais insultants, nous n’usurpons pas les identités de personnes qui existent vraiment. Et après tout, nous n’obligeons […]
Est-ce grâce au combat de l’ombre mené par Mélanie et Anthony? L’homme politique pour lequel ils travaillent a été réélu lors de récentes élections locales.
* Noms connus de la rédaction
Lift 2010 démarre mercredi à Genève
Les deux Français spécialistes de la guérilla politique sur Internet viendront raconter leur expérience lors de la conférence Lift 2010. Depuis 2006, Lift réunit une fois par an des pionniers et des innovateurs dans le domaine des nouvelles technologies à Genève. Cette année, du 5 au 7 mai, un millier de participants viendront écouter plusieurs dizaines d’intervenants s’exprimer sur le thème «Connected People». Parmi eux, Rahaf Harfoush, qui a participé à la campagne en ligne de Barack Obama en 2008, ou Catherine Lottier, qui imagine ce que seront les programmes de la chaîne de télévision française Canal Plus dans le futur.
Programme complet sur www.liftconference.com
http://www.lematin.ch/multimedia/high-tech/guerilleros-politique-web-devoilent-secrets-269737
Intégrer l'Intelligence Economique à la stratégie de l'entreprise …
2ème conférence annuelle INTELLIGENCE ECONOMIQUE
Intégrer l’IE à la stratégie de l’entreprise
Date : Mercredi 19 mai 2010
Lieu : aux Salons de la Maison des Arts et Métiers
Présentation :
Cette conférence sur l’Intelligence Economique, proposera les témoignages de nombreux experts et professionnels sur leur expérience et leurs techniques pour gérer le risque concurrentiel et de marché, se prémunir du risque grandissant de contrepartie : optimiser la collecte et la valorisation de l’information, protéger son patrimoine immatériel, mettre en oeuvre des stratégies d’influence, et ce, dans le respect des lois et des règles éthiques.
PROGRAMME
Débats animés par Solveig GODELUCK, Journaliste, Les Echos et François BOURBOULON, Rédacteur en chef, lesechos.fr
8h30 > 9h00 Accueil des participants
9h00 > 9h30 Introduction de la journée
Olivier BUQUEN, Délégué interministériel chargé de l’Intelligence Economique
9h30 > 10h45 Pourquoi et comment placer l’Intelligence Economique au coeur du pilotage de l’entreprise ?
– Comment intégrer l’IE à la stratégie de l’entreprise ?
– Quelle évolution du métier de directeur de l’IE ? Quel est son rôle, sa place dans l’organigramme ?
– Quels sont les atouts d’une IE maîtrisée par les instances de gouvernance dans l’entreprise ?
– Comment former l’entreprise à l’IE sous un mode « top down » ?
Luc DOUBLET, Président, Doublet SA
Michel MOLLARD, Membre du Directoire, Euler Hermes
Jean-Michel SALVADORI, Directeur Intelligence Economique, Groupe Total
Philippe TROUCHAUD, Associé, PricewaterhouseCoopers ; Vice-président, AFAI
Marc WILLEME, responsable dispositif IES, EADS Defense & Communications Systems
10h45 > 11h15 Pause
11h15 > 12h15 Comment collecter et traiter l’information disponible ? Benchmark des meilleures pratiques à mettre en place
– Outils de veille sur Internet, Open Source Intelligence
– Comment récupérer et faire remonter l’information disponible en interne ?
Véronique MESGUICH, Pôle universitaire Léonard de Vinci
Stéphane ROSENWALD, Président du Groupe Professionnel IES, ESCP Europe ; CEO, RV Conseil (Membre de Global Intelligence Alliance)
12h15 > 13h00 L’Intelligence Economique au coeur du management et de la gestion des compétences
– Comment faire de l’IE un outil d’observation et de stimulation de la motivation des cadres ?
– Intégrer l’IE au management : comment mettre en adéquation les projets individuels des cadres et le projet de l’entreprise ?
Stéphane MILHET, Directeur des ressources humaines, Roche
Pail-Dominique POMART, Président, AFREF ; Responsable de la formation et du développement des compétences, Bayard Presse
Thierry SEMIONOFF-BRU, Directeur général, @CTIS-Ingénierie – Syntec
13h00 > 14h30 Déjeuner
14h3 > 15h00 Introduction de l’après-midi : comment faire de l’Intelligence Economique une véritable culture d’entreprise ?
Alain JUILLET, Conseiller Senior, Orrick Rambaud Martel
15h00 > 15h45 Les nouvelles méthodes de déstabilisation d’entreprise : comment contrer le risque d’image ?
– Comment gérer la rumeur, le buzz des médias et du web, la polémique… ?
– Faire de l’IE un outil de gestion de crise. Comment travailler en amont pour prévenir les situations de trouble et préparer les équipes à les gérer ?
– Maîtriser le nouveau terrain médiatique et technologique
Philippe LAURIER, Enseignant-chercheur, Polytechnique et Télécom ParisTech
Yann LE BEL, Conseiller Intelligence Economique auprès du Secrétaire général, SNCF
Samuel MORILLON, Directeur général, Cybion
15h45 > 16h30 Intelligence Economique et Innovation : quelles sont les évolutions à ne pas manquer pour les années à venir ?
– Quelles industries sont concernées : développement durable, high-tech, urbanisme, nanotechnologies… ?
– Comment mettre en oeuvre une veille technologique efficace ?
Cyril BOUYEURE, Coordonnateur ministériel, Service de coordination à l’intelligence économique, Ministère de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi
Philippe CLERC, Directeur de l’IE, de l’innovation et des technologies de l’information, Assemblée des Chambres Françaises de Commerce et d’Industrie



