Archive pour la catégorie ‘Intelligence économique’
Les Etats-Unis veulent renforcer leurs capacités d'espionnage du Web …
C’est un projet de loi particulièrement ambitieux, qui pourrait changer jusqu’à la nature des services Web que nous utilisons aujourd’hui. L’administration Obama entend demander l’an prochain au Congrès d’imposer à tous les services de communication leur mise en conformité avec les demandes de mise sur écoute des services de police. Facebook, Skype ou encore BlackBerry, devraient ainsi changer la manière dont fonctionnent leurs services, pour que le Federal Bureau of Investigation (FBI) ou la National Security Agency (NSA) puissent mettre sur écoute les communications que ceux-ci font transiter.
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Depuis l’attentat raté de Times Square, en mai dernier, les services de renseignement américains ont accéléré leurs demandes : le principal suspect utilisait en effet un service de communication en pair à pair, qu’ils n’auraient pu mettre sur écoute.
CONTRAINTE TECHNOLOGIQUE
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La question de la surveillance des services décentralisés et cryptés s’est également posée de manière accrue cet été, lorsque plusieurs pays, dont l’Arabie saoudite, ont demandé à RIM, le constructeur des BlackBerry, de leur donner les clefs de son système de cryptage. Le constructeur canadien a finalement accepté d’installer des centres de relais en Arabie, permettant au gouvernement de consulter les données transitant sur son territoire sur réquisition judiciaire. Des discussions sont également en cours entre RIM et le gouvernement indien ; en 2008, lors des attentats de Bombay, les terroristes avaient utilisé des téléphones BlackBerry pour pouvoir communiquer sans être écoutés.
Le Monde.fr
Kroll, intelligence économique et énergies renouvelables …
Magouilles dans les énergies renouvelables. Des filous inspirés par le filon d’Éole fraudent et accaparent une part significative du budget européen pour les énergies propres en montant des projets bidons.
Dans une interview mi-septembre à Energy Tribune (www.energytribune.com) un site texan d’information qui se consacre à l’économie de l’énergie et fait autorité, un certain Jason Wright, l’un des patrons opérationnels du célèbre cabinet d’investigation et d’intelligence économique Kroll, vient d’apporter une contribution originale au débat sur les énergies renouvelables.
Chargé de réaliser des audits de projets et de sites actifs d’énergie « verte » pour le compte d’organismes publics et privés de financement, Jason s’est lâché sans fausse pudeur : « Le secteur de l’énergie a toujours fourni de nombreux exemples de corruption ; mais la pression de l’Union Européenne pour réduire les niveaux de pollution au carbone a indiscutablement favorisé une mentalité de ruée vers l’or que constituent les subventions de l’Union en faveur d’énergies alternatives ».
Kroll, qui prêche bien sûr d’abord pour sa paroisse, affirme que la mafia et plus généralement le crime organisé, se sont accaparés une part significative du budget européen (6 milliards d’euros) investi dans les énergies propres.
Toutes les enquêtes menées conduisent aux mêmes conclusions selon Wright : un accroissement spectaculaire des fraudes et des activités criminelles liées aux projets de fermes éoliennes en Italie, en Espagne, Roumanie, Bulgarie et plus généralement, dans tout le Sud-Est de l’Europe. Pour l’instant.
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Par Patrick Mendelewitsch pour Bakchich.info
http://www.bakchich.info/La-mafia-plane-dans-le-vent,11927.html
Un conseil stratégique et économique ?
A 20 mois des élections présidentielles, Enquête & Débat lance une série d’entretiens intitulés “Si j’étais président”. Que feraient les personnalités interviewées si elles étaient demain aux commandes de la France ? Nous avons posé la question à Christian Harbulot, directeur de l’École de Guerre Économique, spécialiste des enjeux stratégiques en France et dans le monde.
Christian Harbulot, directeur de l’Ecole de Guerre Economique, inaugure une série d’émissions « Si j’étais président » en vue de la présidentielle de 2012. Il explique ce qu’il ferait s’il était président, autant de conseils pour les futurs candidats à la présidentielle et pour le Président de la République déjà aux affaires. Retrouvez les autres émissions sur Enquête et débat (www.enquete-debat.fr)
Si j’étais président Christian Harbulot 22 juillet 2010
envoyé par enquete-debat. – L’info video en direct.
Quelques extraits de la vidéo :
« Le grand problème français, c’est une classe politique totalement clientéliste qui n’a aucune vision stratégique du pays.»
« Qu’est-ce qu’on fait à partir du territoire en France ? Aucune force politique en France n’est capable d’imaginer quelque chose en ce domaine. »
« Il faut qu’on sorte de tous les sentiers battus. Si on reste dans la configuration actuelle, on n’y arrivera pas. C’est une évidence, et on le voit déjà : des zones entières en France sont en pleine désertification, sans aucune chance de rebond économique. »
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La sécurité du système Blackberry ?
Peut-on faire confiance au Blackberry ?
Certains Etats, comme la France ou l’Allemagne, estiment que le niveau de sécurité n’est pas suffisant. Ils voient d’un mauvais œil les données circuler sur le réseau privé de RIM, le constructeur de ce smartphone, qui assure le chiffrement et dont les serveurs sont situés à l’étranger (Etats-Unis, Royaume-Uni, Canada). A mots couverts, ils redoutent que les flux puissent être décryptés par les services de renseignement affiliés au réseau Echelon (Etats-Unis, Royaume-Uni, Canada, Australie, Nouvelle-Zélande). En France, les Blackberry sont interdits d’utilisation dans les ministères depuis 2007. En Allemagne, celui de l’Intérieur a envisagé le même bannissement durant l’été 2010.
D’autres, comme l’Inde, l’Arabie saoudite ou les Emirats arabes unis, trouvent que le système Blackberry est trop sécurisé et les empêchent de surveiller les flux de leurs concitoyens. Ils ont menacé RIM d’interdire les services Blackberry s’il ne les laissait pas accéder aux flux chiffrés. Les arguments avancé : la lutte antiterroriste ou le respect des lois islamiques. En réalité, les citoyens ordinaires sont également dans leur ligne de mire, comme aux Emirats arabes unis où certains se sont retrouvés en prison pour avoir voulu organiser des manifestations via la messagerie instantanée Blackberry Messenger. RIM discutent avec ces pays pour trouver une solution. Il aurait finalisé un accord avec l’Arabie saoudite. Avec l’Inde et les Emirats, le constructeur serait toujours en cours de négociation.
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Licencié à cause de Facebook : ce que (ne) dit (pas) le droit …
Petit rappel des faits : Trois salariés ont échangé sur Facebook des propos critiques envers leur entreprise. Une personne ayant, en tant qu’«amie» sur Facebook, accès à ces propos, les a reproduits et transmis à l’employeur. Ce dernier à licencié les salariés concernés pour «incitation à la rébellion» et «dénigrement de l’entreprise».
La question de la validité de ce licenciement est complexe. Le conseil des prud’hommes n’a pas pu trancher faute d’accord entre les juges. Et les avocats spécialistes de ces questions semblent également assez perplexes (voir ici et là).
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Que dit la jurisprudence ?
En matière de diffamation et d’injure, les délits diffèrent selon que les propos sont tenus de façon publique ou privée. Et la jurisprudence a établi les contours de ce qui était privé ou public : en substance, en droit de la presse, les tribunaux jugent que les propos sont publics lorsqu’ils sont adressés à « diverses personnes qui ne sont pas liées entre elles par une communauté d’intérêts » (Cass. Crim 24.01.1995 / Cass.civ. 23.09.1999). Tel est par exemple le cas d’une «lettre ouverte» adressée à certaines personnes, mais pouvant parfaitement être lue par d’autres (car cette lettre n’était pas confidentielle).
De prime abord, on semble pouvoir considérer que les « amis facebook » d’un utilisateur ne constituent pas des personnes liées par une communauté d’intérêt, ce qui plaiderait vers le caractère public des propos publiés sur un mur Facebook …
Il en serait peut-être autrement de propos publiés sur un espace Facebook créé spécifiquement pour débattre d’un sujet précis («groupe Facebook») : par exemple, si des salariés d’une entreprise créent un groupe Facebook pour parler d’un sujet précis, et que seuls les membres du groupe peuvent avoir accès aux propos échangés, on pourrait considérer que les membres de ce groupe sont bel et bien liés par une communauté d’intérêt et que leurs échanges sont dès lors privés…
Outil de communication nouveau, Facebook pose certes des questions inédites et qui ne manquent pas de susciter débat, voire incompréhension. Mais comme souvent dans ce type d’affaires, il y a de bonnes chances qu’émergent des réponses juridiques adaptées avec du bon sens et à la condition que les juridictions se plongent dans le fonctionnement concret de ces nouveaux outils que sont les réseaux sociaux.
Quant aux utilisateurs, il devraient, comme dans toute situation juridique nouvelle (donc incertaine !) adopter l’attitude la plus prudente possible et considérer, par défaut ,que tout propos publié sur Facebook est —jusqu’à nouvel ordre?— public…
Syndicat Français de l'Intelligence Économique …
La FéPIE donne naissance au Syndicat Français de l’Intelligence Économique
Le Conseil d’administration de la FéPIE (1) réuni ce 21 septembre 2010 à Paris a adopté à l’unanimité la décision de créer un Syndicat professionnel représentatif du secteur de l’Intelligence Économique en France.
Ce projet porté par le Président de la FéPIE, Hervé Séveno (2) répond à la nécessité de mettre à la disposition des professionnels et praticiens de l’Intelligence Economique un organisme mieux à même de défendre leurs droits, intérêts sociaux, économiques et professionnels, conformément aux dispositions du texte fondateur de la Loi de 1884 dite « Waldeck-Rousseau ».
Les statuts de cette organisation syndicale émanant de la Fédération des Professionnels de l’Intelligence Economique – FéPIE, laquelle conservera son identité juridique d’association type Loi 1901 de manière à continuer de rassembler au-delà des professionnels de l’IE – seront déposés dans les prochaines semaines.
Il a été également acté que ce Syndicat français de l’Intelligence Economique aura toute latitude de s’adosser ensuite à un organisme paritaire représentatif, par approbation de ses adhérents, de manière à enrichir et à élargir les prestations tout en conservant son identité, sa représentativité et ses orientations.
Cette démarche s’inscrit dans la continuité des évolutions récentes de la FéPIE :
- Réforme des Collèges métiers et ouverture d’un Collège « Etudiants » permettant à ces derniers d’être au contact d’employeurs représentatifs du secteur,
- Réforme du comité d’admission pour une meilleure réactivité tout en conservant la labellisation : adhésion à la charte éthique, extrait de casier judiciaire vierge, schéma de parrainage, publication légale de chiffres, …
- Réforme du site web ouvrant notamment un espace recherches/offres d’emplois dédié au secteur,
- Amendements proposés par la FéPIE à la Commission des Lois de l’Assemblée Nationale et retenus en première lecture concernant le projet de loi d’Orientation et de Programmation pour la Performance de la Sécurité Intérieure (LOPPSI), actuellement en cours d’examen au Parlement,
- Développement de relations constructives avec la Délégation Interministérielle à l’Intelligence Economique et son représentant Olivier Buquen lequel, présent à l’AG de la FéPIE le 24 mars 2010, a exprimé sa volonté de solliciter la FéPIE pour les projets en cours (détail dans notre communiqué du 5 mai 2010).
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Les programmes d’espionnage et de vol de données sont en hausse …
Au cours du premier semestre 2010, G Data a identifié 1.017.208 nouveaux logiciels malveillants, soit une augmentation de 51 % par rapport au premier semestre 2009. Une croissance forte qui devrait conduire à l’apparition de plus de 2 millions de nouveaux codes nuisibles sur l’ensemble de l’année 2010. Si la tendance générale est à la hausse, toutes les familles de virus ne suivent pas cette croissance. Les adwares (logiciels publicitaires) en baisse sont remplacés par des spywares (logiciels espions) en augmentation. La collecte et le vol de données personnelles s’affirme comme l’une des principales activités des cybercriminels.
Les cybercriminels conçoivent et distribuent toujours plus de programmes nuisibles. Dans son rapport de sécurité semestriel, le G Data SecurityLabs constate qu’il est déjà apparu durant le premier semestre 2010 plus de nouveaux malwares que ceux créés sur toute l’année 2008.
Une forte croissance qui se veut aussi plus structurée. Les développements se réalisent aujourd’hui principalement sur des logiciels de vol de données. Ainsi, les logiciels espions (spywares) ont connu une augmentation de 51 % comparé au deuxième semestre 2009. Cette catégorie, avec les enregistreurs de frappes et les chevaux de Troie bancaire, occupe maintenant une place prépondérante.
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Rapport de sécurité G Data : Les programmes d’espionnage et de vol de données en hausse
septembre 2010 par G DATA
http://www.globalsecuritymag.fr/Rapport-de-securite-G-Data-Les,20100907,19351.html
E-réputation en vidéo …
Méthodologies et outils pour gérer son e-réputation – Camille Alloing
Description
Cours aux anciens organisé par l’AEGE “l’e-réputation : Identifier les opportunités et mesurer les risques grâce à la veille stratégique” animé par Camille Alloing à l’Ecole de Guerre Economique, 10 Mars 2010.
Intervenants
Camille Alloing, Consultant en gestion de la réputation en ligne, créateur et animateur du blog CaddE-réputation
Cours aux anciens de Camille Alloing dispensé dans le cadre de l’EGE :
Identifier les opportunités et mesurer les risques grâce à la veille stratégique
En savoir plus :
http://tv.aege.fr/2010/07/methodologies-et-outils-pour-gerer-son-e-reputation-camille-alloing/
Et aussi l’excellent blog de Camille Alloing :
LES EMAILS ET LES SMS COMME MOYENS DE PREUVE …
Le courrier électronique vulgairement appelé « email » est devenu le moyen de communication le plus utilisé et par suite, le lieu de prédilection moderne pour les contenus illicites (propos racistes, photos à caractère pédophile, propos diffamatoires ou injurieux), l’instrument privilégié de fraudes informatiques ou encore le moyen d’un manquement à des interdictions ou obligations (usage abusif de la messagerie électronique de l’entreprise) mais surtout le lieu où se trouve la preuve d’un grand nombre de faits ou actes juridiques (preuve de l’adultère, du consentement contractuel, des relations commerciales). Depuis peu, la preuve par SMS a de plus en plus d’occasion à être employée en justice. Ainsi, de manière très intéressante, le législateur et la jurisprudence ont fixé le contour de ces deux nouveaux moyens de preuve.
Nous envisagerons ci-après la situation dans laquelle une personne souhaiterait produire en justice un email ou un SMS qui a été reçu par un tiers et donc qui ne lui a pas été adressé personnellement.
En effet, la réception d’un email ou d’un SMS par cette personne lui permet de les produire en justice à condition de respecter le formalisme de constatation de ces moyens de preuve particuliers.
A cet égard, l’article 1316-1 du Code civil est clair :
« L’écrit sous forme électronique est admis en preuve au même titre que l’écrit sur support papier, sous réserve que puisse être dûment identifiée la personne dont il émane et qu’il soit établi et conservé dans des conditions de nature à en garantir l’intégrité ».
Le fait qu’un courrier électronique puisse être utilisé comme mode de preuve ne fait dès lors pas de doute, à condition qu’il soit signé pour garantir l’intégrité de son contenu et l’identification de son auteur.
De plus, l’article 1316 du Code civil énonce :
« La preuve littérale, ou principe écrit, résulte d’une suite de lettres, de caractères de chiffres ou de tous autres signes ou symboles dotés d’une signification intelligible, quels que soient leur support et leurs modalités de transmission ».
Si les principes du « secret des correspondances » et du respect à la vie privée interdisent la production en justice des emails et des SMS qui ne nous sont pas destinés (I), ce principe comporte cependant des exceptions légales et jurisprudentielles.
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Publié par Anthony Bem, Avocat à la Cour.

