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Enquête dans le milieu opaque de l’espionnage politico-économique.
Sans s’en rendre compte, des centaines d’employés du secteur de la communication deviennent de parfaits « espions » à la solde d’agences étrangères pourvoyeuses d’informations pour de grands groupes d’intérêt nationaux et internationaux. Des informations soigneusement traquées et chèrement vendues. El Watan Week-end a enquêté dans le milieu opaque de l’espionnage politico-économique.
« J’ai quitté ma boîte lorsque j’ai compris qu’on me manipulait. Je ne faisais pas dans l’intelligence économique, comme je le croyais, mais plutôt dans l’espionnage… », confie sous couvert de l’anonymat un ancien collaborateur d’une grande agence de communication étrangère installée en Algérie. Alors que samedi dernier, Louisa Hanoune, porte-parole du Parti des travailleurs, a accusé de hauts responsables de l’Etat de « livrer des informations sensibles sur l’économie nationale, qui relèvent parfois du secret d’Etat », nombreux sont les témoignages […]
INTELLIGENCE ECONOMIQUE AIRBUS ET BOEING …
Une vidéo intéressante relatant un événement du service d’IE d’Airbus …
Émission de France 24 avec la participation de FlyIntelligence
Dans les pas d'un détective privé …
Un très bel article concernant notre confrère Alain Rousseau :
Sherlock Holmes, Hercule Poirot, Magnum… littérature et séries TV ont fait beaucoup pour la construction du mythe du détective privé. Mais au Taillan-Médoc, au coeur d’un de ces lotissements à l’américaine, pas de Ferrari rouge dans le jardin ni de Tom Selleck sur le pas de la porte. Crâne dégarni, petites lunettes et veste de costume plutôt que chemise à fleurs, Alain Rousseau, 57 ans, est détective. Et ce n’est pas de la fiction.
Installé depuis 1985, il n’était en rien prédestiné à traquer le mari volage ou l’entrepreneur indélicat. « J’avais repris l’entreprise de bâtiment de mon père mais j’avais envie de changer de vie, explique-t-il. J’ai toujours eu le goût de l’enquête, il y a un côté ludique, c’est le jeu du chat et de la souris. J’ai envisagé d’entrer dans la police, mais j’aime trop mon indépendance. Alors j’ai vendu l’affaire familiale et j’ai créé mon agence. »
Des écoles de détectives
À l’époque, il était très facile de se lancer dans l’aventure. Un casier judiciaire vierge avait valeur de sésame. Mais depuis 2003, un agrément auprès de la préfecture est nécessaire. Pour l’obtenir, il faut avoir en poche un diplôme d’une des écoles reconnues par la profession (Paris, Montpellier, Nîmes, Melun…). Des écoles qui dispensent une vraie formation, tant théorique, en droit notamment, que pratique. Car dans chaque cas, le détective rédige un rapport d’enquête, qui a valeur d’attestation : c’est le juge qui décide d’en tenir compte ou pas.
« Mais dans beaucoup d’affaires, ça ne va pas jusque-là. Le rapport est utilisé pour négocier avec la partie adverse. » Le mari surpris au saut du lit est souvent plus enclin à s’entendre gentiment…
Mais ce ne sont plus forcément les histoires d’alcôves qui font le beurre du détective. « Les constats d’adultère, c’était la grande majorité de mon activité à mes débuts, mais ce n’est plus le cas aujourd’hui », confirme Alain Rousseau.
Non, le gros du marché s’est déplacé du côté des entreprises : concurrence déloyale, détournement de clientèle, débauchage de personnel, contrefaçon, enquête de solvabilité, les sources de contentieux sont nombreuses.
« Dans la région, il y a aussi beaucoup d’affaires de vol dans les propriétés viticoles. Dans ces cas-là, on fait suivre le chauffeur, où on fait embaucher un agent qui se présente comme un intéri- maire. » De quoi regarder son nouveau voisin de bureau avec méfiance…
Le travail du détective a donc lui aussi évolué. La planque (en voiture, dans un buisson… « avec l’objectif de se fondre dans le décor ») et la filature (« comme à la télé, en laissant une voiture intercalée, et avec des techniques comme conduire dans l’angle mort ou faire plusieurs fois le tour des ronds-points »), restent les bases du métier.
Internet et les réseaux sociaux
Mais avec l’arrivée des nouvelles technologies, le travail de bureau est devenu essentiel. « J’ai débuté à l’annuaire et à la cabine téléphonique, se souvient Alain Rousseau. Internet, c’est un gain de temps considérable. Les bases de données professionnelles, les réseaux sociaux (Facebook, Copains d’avant), les blogs, c’est une mine d’or. Je me souviens notamment d’un homme dont la maîtresse avait mis en ligne leurs photos de vacances. Autant dire que l’enquête a été vite bouclée. »
Plus que l’imper et la pipe, ordinateur, GPS et téléphone portable sont les meilleurs alliés du détective moderne. Même si tout ça ne vaut rien « sans intuition, ténacité, et beaucoup de patience, car une planque peut durer des heures sans qu’il ne se passe rien », précise Alain Rousseau.
Après vingt-cinq ans de métier, il ne semble toujours pas gagné par la lassitude, même s’il affirme avoir « tout fait, tout vu ». Et notamment des clients un peu particuliers. « Une ou deux fois par an, je tombe sur de vrais paranoïaques. Comme cette personne qui affirmait que son voisin se baignait dans sa baignoire en son absence, ou ce chercheur du CNRS persuadé que l’on s’introduisait chez lui pour lui voler des documents.
« Chaque cas est particulier, c’est ce qui est intéressant. Ce n’est pas routinier, on part sur le terrain, aux quatre coins du département voire de la France, et on rencontre des personnes très différentes (avocats, chefs d’entreprises…). Et puis il y a toujours l’envie de découvrir ce que l’on veut nous cacher. La recherche de la solution est un moteur inépuisable », conclut Alain Rousseau. Le mythe a encore de beaux jours devant lui…
La réforme de la procédure pénale ouvre de nouvelles perspectives […]
Contre-enquête […]
Le vol de données, un business en pleine expansion …
LeMonde.fr
La préservation d’informations sensibles est un enjeu majeur pour les entreprises. Selon le baromètre de pertes de données du cabinet d’audit KPMG, environ 110 millions de personnes, à travers le monde, ont subi une perte ou un vol de données dans les six premiers mois de l’année 2009.
Bercy semble parfaitement formé aux méthodes modernes de l’information économique. Le ministre français du budget, Eric Woerth, a confirmé, mercredi 9 décembre sur France 2, qu’un ancien employé de la banque HSBC était « une source » qui avait fourni la liste des personnes soupçonnées d’évasion fiscale que détient le gouvernement français. Selon Le Parisien, un cadre informatique de la HSBC Private Bank de Genève, un Franco-Italien de 38 ans dont le nom n’a pas été révélé, a volé une partie de la liste des trois mille personnes soupçonnées d’évasion fiscale en France avant de la confier au fisc.
« LE FACTEUR HUMAIN EST SOUVENT LE MAILLON FAIBLE »
Dans un environnement économique mondialisé, il est nécessaire que les acteurs français soient bien armés pour mener, sur leurs marchés, leur guerre économique. Un décret d’application vient récemment d’instituer un nouveau dispositif de l’intelligence économique et la création d’un délégué interministériel éponyme. Ce dernier est chargé de « la veille, la collecte, la synthèse et la diffusion de l’information stratégique », non seulement pour alerter l’Etat sur les évolutions économiques à venir, mais aussi pour accompagner les entreprises dans leurs opérations internationales.
Le hacking est la première cause de perte de données en 2009, suivi de la perte ou le vol d’ordinateur puis la perte ou le vol de smartphone. Néanmoins, « le facteur humain est souvent le maillon faible », explique KPMG. « De nombreuses informations sont divulguées par la maladresse de cadres d’entreprise », confirme Martine Marandel , présidente de la commission intelligence économique du Medef Ile-de-France. « Les conversations d’affaires dans les transports ou les lieux publics, la publication d’informations sensibles sur Internet et parfois sur des blogs personnels peuvent être préjudiciables à l’entreprise », assure-t-elle.
LE COURRIEL, PREMIER VECTEUR DE FUITE
Mais la maladresse de certains employés n’est pas la seule source d’inquiétude pour les entreprises. « La combinaison de la pression économique et de la tentation provoquée par les offres d’organisations criminelles ont conduit certains employés à envisager le vol comme une option possible« , estime KPMG. 10 % des vols de données sont le fait de salariés. Dans 93 % des cas les voleurs ont quitté l’entreprise lorsque les faits ont été découverts. 23 % des vols ont été perpétrés dans le but d’établir une activité concurrente, avec un certain succès, puisque 73 % de ces individus ont été embauchés au sein d’une société adverse.
Enfin, le courriel est le premier canal de sortie de fuites (46 %), le moyen le plus simple pour faire sortir un document d’un immeuble avant les copies papier (22 %). Dans 70 % des cas, les informations sont utilisées par un concurrent. « Dans le futur il est probable qu’un nombre croissant de salariés tentent de voler des données confidentielles à leur employeurs lorsqu’ils quittent l’entreprise », prévoit …
Gros plan sur le métier de détective privé …
Essonne : exemple d’un détective privé en filature :
Gros plan sur le métier de détective privé …
La cybercriminalité financière explose avec la crise …
Depuis la crise de 29, les statistiques montrent que les périodes d’exception sont propices à la recrudescence des activités criminelles. La crise actuelle provoque une explosion sans précédent de la piraterie financière sur Internet.
Dans son rapport sur la cybercriminalité au premier trimestre 2009, la société de conseil Fijan établit que la cybercriminalité rapporte plus de 10 000 dollars par jour à un seul réseau pirate, une estimation qui inquiète, d’autant que cette forme de criminalité financière par Internet tend à s’industrialiser. Au Nigeria, en Chine ou en Inde, on voit fleurir des e-commerces de kits Trojan ou des « doses » d’infection à HTML, prêts pour l’usage. Les fournisseurs répondent ainsi à une demande, sans cesse croissante, d’outils d’intrusion indétectables par les anti-virus.
Dans ce qu’il est désormais convenu d’appeler African connection, une main d’œuvre bon marché (kids) écume les forums de discussions et sites de rencontres, afin de s’approprier des listes d’e-mails et de cartes de crédits. Ils achètent les informations aux prix les plus bas pour les revendre en dégageant une marge moyenne de 90 dollars/mensuel. Mais derrière l’activisme des kids, se cachent de vrais modèles économiques.
Le nigerian scam – Bien que le FBI les chiffre à des millions de dollars par an, les gains générés par le scam nigérian sont extrêmement difficile à évaluer. Les ¾ des victimes culpabilisent et préfèrent garder le secret. Le scam nigérian arrive par e-mail, principalement du Nigeria (d’où son appellation « nigerian scam »), mais aussi de plus en plus de Côte d’Ivoire, du Togo et d’Afrique du Sud. Il est basé sur le principe de storytelling : « Vous avez gagné à la loterie ! » Ou alors un riche individu décédé en Afrique a laissé une fortune en millions de dollars, qu’il faut mettre à l’abri grâce au « bienfaiteur » que vous êtes. Mais avant, il faut envoyer une somme d’argent pour que votre gain ou la fortune du défunt (selon le cas) soit débloqué ou sécurisé… Dans un cas sur trois, le spam s’achève par « Dieu vous bénisse ! »
Le phishing – Par un jeu de procédés à prix minimes, le hacker entre en possession de plusieurs groupes d’adresses électroniques, auxquelles il envoie une correspondance. Cette dernière parvient aux cibles comme provenant de leur banque. Elle leur indique un lien à suivre, qui débouche sur une page (généralement fort bien imitée) du site de leur établissement bancaire. L’utilisateur est alors invité à fournir les codes d’accès à son compte. Le hacker récupère les informations, les revend sur Internet ou effectue des transactions financières via e-gold.com. Le 23 octobre dernier, le gouvernement nigérian a annoncé la fermeture de 800 sites Internet frauduleux dans le pays, grâce au dispositif de répression « Eagle Craw ».
E-gold.com – Crée en 1996 par Douglas Jackson, e-gold.com est le site de référence des transactions financières cybercriminelles. On y accède en créant un compte aussi simplement que sur Yahoo! ou Gmail, sans véritable contrôle d’identité. Complètement offshore, e-gold.com permet d’effectuer des transactions d’or virtuel 100% convertibles en or physique dans l’immédiat. Une fois effectuées, les transactions sont absolument irréversibles. L’e-gold est actuellement la monnaie électronique la plus répandue dans le cyberespace.
Le pack CC – Il s’agit d’un ensemble comprenant un numéro de carte bancaire, sa date de validité et le code de sécurité, constitué des trois chiffres situés au dos de la carte. Des milliers de numéros dérobés sont vendus chaque jour dans le cyberespace. La vente en gros est la plus courante. Deux ou trois CC complets pré-testés permettent ensuite d’en écouler plusieurs dizaines. Impossible à garantir dans l’heure qui suit leur compromission, ces packs obligent les trafiquants professionnels à tisser des réseaux de confiance assez hermétiques. Chez les vendeurs au détail, les prix oscillent autour de 5 dollars l’unité sur les marchés en ligne.
L’espionnage industriel – Une simple clé USB abandonnée dans les couloirs d’une entreprise ou la pièce jointe d’un courrier électronique chargé d’un cheval de Troie peuvent permettre d’accéder aux secrets industriels d’une entreprise. Un cheval de Troie coûte 700 dollars en moyenne (hors mise à jour). Deux situations se présentent dans la quasi totalité des cas : l’espion (amateur ou professionnel) agit seul ou à la demande d’une entreprise concurrente de la cible. Les informations ainsi collectées sont ensuite cédées contre plusieurs dizaines, voire des centaines de milliers d’euros. Ce type de crime ne fait jamais la une des journaux, pour la simple raison que sa publicité ne profite ni à l’assaillant, ni à sa victime.
Le racket en ligne – Ici, le pigeon est traditionnellement une entreprise du e-commerce. Comme dans le cas d’un enlèvement classique, le preneur d’otage exige une rançon, menaçant d’endommager le serveur de la cible de manière graduelle. L’entreprise qui s’exécute reçoit une protection à durée déterminée. Celle qui refuse de payer s’expose à des dégâts plus importants… Le montant initial des rançons, qui oscille ordinairement autour de 10 000 dollars, peut très vite atteindre les 50 000 dollars. La tendance haussière du racket électronique est proportionnelle au développement du commerce en ligne dans plusieurs pays.
Le Money muling – Très prisé parmi les dernières inventions, le Money muling, promu à un bel avenir d’après les analystes, consiste à attirer les internautes sur des sites apparemment légaux. On y propose des postes de type « agents de transfert de fonds » qui sont en réalité des emplois écran appartenant à des réseaux de blanchiment de capitaux. Ces derniers brassent environ trois trillions de dollars par an. Les effets dévastateurs de la crise financière internationale sur le marché de l’emploi sont propices au développement du Money muling.
Avec le développement des banques en ligne en Chine et en Inde, le business de la cyber-piraterie financière a de belles perspectives de croissance devant lui, du moins jusqu’à ce qu’une législation transnationale soit adoptée et appliquée par tous les États à cette forme de criminalité dont le chiffre d’affaires mondial avoisine …
L'Agence Leprivé sur France 24 …
Dans une interview accordée à France 24, Arnaud Pelletier, directeur de l’Agence Leprivé, société de détectives, d’enquêtes et d’investigations, nous informe et alerte sur la réalité de la géolocalisation par téléphone portable ainsi que les dérives possibles. Un fois de plus, l’utilisation des nouvelles technologies, pratiques et ludiques, peuvent aussi, dans certain cas être une entrave aux libertés individuelles dans le cadre de la vie privée. Alors attention aux utilisations et les détournements possibles de tous ces nouveaux outils que sont les réseaux sociaux, bloging, microbloging, géolocalisation, messagerie instantanée, etc.
Voir le reportage de France 24 sur l’utilisation de la géolocalisation :
Agence Leprivé sur LCI …
Détective privé sur LCI – Internet
Utilisation du web 2.0 pour les enquêtes …
Enquête sur un métier fantasmé: détective privé
Surveiller des salariés en arrêt maladie
Vols, indiscrétion, détournement de marchandises, secrets de fabrication copiés, concurrence déloyale, le reste du temps est consacré aux enquêtes économiques et industrielles. Agissant dans le respect de la loi, les privés travaillent avec une multitude d’informations ouvertes, encore faut-il savoir lire entre les lignes.
« Il arrive que l’on nous demande de surveiller des employés en arrêt maladie ou d’intégrer une entreprise. Une enquête m’a mené plusieurs semaines dans une grande entreprise de Clermont. Les dirigeants craignaient un sabotage de l’outil de travail », explique Jean Blévois. Des remords ? « Parfois ce n’est pas facile. Mais une fois la preuve établie, on a réussi notre mission. Le reste n’est plus entre nos mains ». Pour le privé, il aura fallu être rusé et faire preuve de perspicacité. Pour le particulier, débourser de 300 à 3.000 euros, voire plus « cela dépend des intérêts en jeu ». En tant que profession libérale chaque privé choisit ses propres tarifs.
Si Andrès Gonzalez a deux montres, il est probable que l’une d’elle serve à autre chose qu’à donner l’heure : « Peut-être que depuis le début, j’ai enregistré notre entretien », conclut le privé.
Estelle ROSSET
http://www.lamontagne.fr/editions_locales/clermont_ferrand/enquete_
sur_un_metier_fantasme_detective_prive@
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