Blog de l'information stratégique
De l’enquête à l’Intelligence économique
Enquêtes, Investigations, Intelligence économique,
Renseignement, Numérique, Cyber, Veilles, TIC, SSI …

Archive pour la catégorie ‘Infos du net’

Vu d’en haut par Olivier Buquen, délégué interministériel à l’Intelligence économique

lenouveleconomiste.fr

“Le vrai point faible français, la protection de l’information”
Organiser la remontée et la protection d’informations des sociétés et administrations françaises, n’est pas une sinécure. Comment traiter d’un sujet aussi transversal et flou que l’intelligence économique (IE), quand on est le politique en charge de ce domaine ? Un nœud gordien que tente de trancher Olivier Buquen, qui succède à Alain Juillet, dans un style qui tient plus du chef d’entreprise – voire de start-up -, que de l’espion 007. La nomination de cet homme au double cursus d’élu et de directeur d’entreprise, au passé qui n’à rien à voir avec la DGSE, pour un nouveau poste à la fois proche de l’Elysée et de Bercy, est des plus singulières. Elle démontre la volonté des hautes sphères politiques d’abroger les distances avec le monde des entreprises. Le président de la République ne veut pas réitérer la mauvaise surprise du divorce Siemens Areva, qui l’avait totalement pris de court. Ainsi, celui qui a la lourde tâche d’inciter les sociétés et administrations hexagonales à se préoccuper plus systématiquement d’IE tisse patiemment sa toile, appliquant de façon pragmatique les recettes apprises dans ses vies antérieures.

« Il n’y avait rien avant Alain Juillet. Le rapport d’Henri Martre en 1994 a alerté sur les nouveaux risques, mais n’a pas donné lieu à des suites. Puis le rapport du député du Tarn, Bernard Carayon, en 2003, a fait ressortir qu’on ne pouvait plus continuer de la sorte, que l’Etat devait mener une vraie politique cohérente d’intelligence économique. Jean-Pierre Raffarin, Premier ministre, a décidé, en réponse, de créer cette fonction de haut responsable à l’IE. Mais le dispositif institutionnel n’était pas très judicieux car basé au secrétariat général de la Défense nationale (SGDN), entité trop connotée défense et sécurité. Alain Juillet a défriché le terrain. Aujourd’hui le président de la République, qui comme Claude Guéant s’intéresse depuis très longtemps à l’IE, a voulu lancer un nouveau dispositif. Nouveau parce que d’une part c’est une délégation interministérielle, une structure d’Etat davantage visible. D’autre part il ne s’agit pas seulement d’un homme seul comme l’a été juridiquement Alain Juillet, mais d’une équipe. Cette délégation est directement rattachée à l’Elysée, ce qui est nouveau sur le plan institutionnel. Je rends compte au président de la République, qui voulait avoir sous son contrôle direct le bras armé de l’Etat en matière d’IE. Ce schéma nous permet une ligne politique claire, et une capacité d’entraînement des administrations. En outre il souhaitait que le dispositif soit le plus proche possible des entreprises. Il lui fallait sortir des sentiers battus avec une personne connaissant le monde de l’entreprise de l’intérieur. Il m’a donc nommé à sa tête, sachant que je cultive depuis longtemps cette double casquette du public et du privé. J’ai eu une vie d’élu local et me suis beaucoup intéressé au développement économique tout en étant banquier (BNP), puis industriel automobile (Plastic Omnium).

L’administration
Nous sommes gérés administrativement par Bercy, ce qui nous permet d’être à proximité de décideurs économiques de l’Etat. Mais nos orientations sont déterminées par un “comité directeur de l’IE”, placé auprès de la présidence de la République. En quelque sorte mon conseil d’administration, présidé par Claude Guéant, composé des directeurs de cabinet, du Premier ministre et des 7 ministres les plus impliqués : l’Economie, le Budget, les Affaires étrangères, la Défense, l’Intérieur, l’Environnement et la Recherche. Finalement une double dépendance Bercy/Elysée. […]

Le retard culturel français
Nous sommes indéniablement moins préparés à l’IE en France. La comparaison avec les Anglo-Saxons est signifiante. Dès leur plus jeune âge – j’exagère à peine -, ils sont sensibilisés à l’importance de l’information et du renseignement. Ils savent que l’information est importante et doit être recherchée mais aussi protégée. Les comportements d’IE sont donc assez naturels chez eux. Ils le sont moins chez nous. En outre, les entreprises hexagonales sont bien souvent comme monsieur Jourdain, faisant de l’IE sans vraiment le savoir. Elles possèdent des services de marketing, de stratégie ou autres réalisant de la veille, des études de marché approfondies pour toujours mieux suivre les évolutions et attentes du marché. Finalement, en raisonnant de manière large, l’IE offensive d’une entreprise est tout ce qui lui permet de récupérer les informations servant à acquérir ou à conserver un avantage compétitif sur son marché. Beaucoup s’acquittent de cette tâche avec succès ; pas obligatoirement des grands groupes. Les différences se situent plus entre secteurs qu’entre tailles d’entreprises. La prise de conscience s’opère petit à petit à travers les chambres de commerce, les fédérations professionnelles, la CGPME. Mais dans tous les cas, ces méthodes peuvent être améliorées, et la vigilance peut se relâcher, à l’exemple des vols d’ordinateurs à répétition chez EADS. Aujourd’hui, ces bonnes pratiques ne sont sans doute pas assez apprises dans les cursus universitaires. Ce retard peut être rattrapé. Nous devons identifier tout ce qui se fait déjà dans le domaine de l’IE au niveau des administrations et services de l’Etat. […]

La formation
Il existe de plus en plus d’établissements spécialisés, qui forment totalement à l’IE. Je suis d’ailleurs parrain de la promotion 2010 de l’Ecole européenne d’intelligence économique (EEIE). En outre il existe au sein d’université ou de grandes écoles des petits modules ou des masters dévolus à l’IE. Mon objectif est […]

Benchmarking
Evidemment nous le pratiquons ; c’est d’ailleurs ce que j’ai toujours fait dans mes différents jobs. Inutile de réinventer la poudre, mais nous n’allons pas non plus dupliquer un modèle tel quel. Nous essayons de “pêcher”  les bonnes idées que nous pouvons adapter au plan français, à notre situation, à notre culture, à notre façon de voir les choses. Cependant je pense que la France, en termes de mobilisation de l’Etat, est très bien placée, mieux que l’Allemagne. Néanmoins outre-Rhin l’IE se pratique davantage au niveau des Länder, […]

Raison d’être
Nous avons commencé, en version start-up, le 15 octobre. J’avais une secrétaire, le téléphone et l’ordinateur n’étaient pas branchés. Tout était à créer. Dans un vieux réflexe de business, avant de bâtir un plan d’action et d’embaucher une équipe, j’ai fait ce que font classiquement les gens d’entreprise : je suis allé voir mes clients, j’ai réalisé une sorte d’étude de marchés. D’une part les hautes autorités de l’Etat et les grandes administrations, d’autre part les entreprises et les organismes de recherche, afin de comprendre leurs besoins en matière d’IE. De là est né le plan d’action 2010 que nous avons soumis au comité directeur. Nous sommes une quinzaine à interagir avec les administrations pour démultiplier nos décisions. Notre finalité est la création et/ou la préservation de l’emploi sur le territoire français ; puis la compétitivité de nos entreprises en France et à l’international. Nous avons donc mené un audit d’organisation, regardant comment l’Etat est organisé en matière d’IE, […]

Méthodologie
A côté de cette veille, nous menons plusieurs actions prioritaires pour 2010 : la première est d’élaborer une grille d’évaluation – avec notation de 1 à 10 -, de la protection des entreprises ou des organismes de recherche, pour les alerter sur l’étendue de leur marge de progression. Cela peut être protection contre les intrusions physiques ou informatiques, contre tout ce qui peut porter atteinte à leur patrimoine d’information. La deuxième vient du fait que les entreprises ne peuvent pas tout protéger par les brevets, à commencer par les services. Mais il existe aussi un tas d’informations qui ne disposent pas de protection juridique particulière, comme par exemple le plan stratégique d’une entreprise, une note sur un futur partenariat, une étude sur un grand client, une étude de marché… Nous allons donc conseiller les entreprises pour protéger ces documents et informations (tampons d’identification, liste de personnes habilitées à les consulter). […]

Missions offensives
Viennent ensuite des actions plus offensives : participation aux différents comités de l’Etat qui soutiennent les contrats stratégiques à l’export des grandes entreprises. Nous apportons notre vision IE pour les grands contrats. Nous œuvrons aussi auprès des grands organismes de recherche, type CNRS ou CEA, afin de les aider à remonter l’information stratégique, à protéger, mais aussi à valoriser leurs recherches auprès des industries françaises, pour un meilleur retour sur investissement. Selon la chargée de mission Marie-Pierre Van Hoecke, les Allemands ou Américains réfléchissent plus que leurs confrères français à la possibilité de déposer des brevets avant de publier. La notion de brevetabilité progresse, mais n’est pas encore totalement passée dans les mœurs des chercheurs.

Le management
J’ai recruté 6 adjoints ayant des réseaux dans l’administration, et passé du temps à l’étranger et dans le privé. Le but est de disposer d’une équipe très transversale, qui peut actionner des relais au sein de différentes administrations pour aller chercher l’information là où elle se trouve, puis pour mettre en œuvre nos actions : un sous-préfet, un ancien de la DCRI, une diplomate du Quai d’Orsay et de Bruxelles qui a passé 25 ans à l’étranger, une ingénieure de recherche du CNRS qui a passé des années en Chine, […]

La motivation
J’ai été pendant longtemps élu, le fait d’apporter ma pierre à la collectivité ne me laisse pas insensible. En outre, la religion m’aide à avancer dans ce sens. […]

Par Julien Tarby

En savoir plus :

http://www.lenouveleconomiste.fr/wp/2010/06/01/vu-den-haut-par-olivier-buquen-delegue-interministeriel-a-lintelligence-economique/

Mon incroyable job : détective privé …

Posté par Arnaud Pelletier le 1 juin 2010

Détective privé : fiche métier

Image

Banques, compagnies d’assurances, entreprises industriels, huissiers… Les missions des détectives privés ne se limitent plus à rechercher une personne disparue ou suivre la femme d’un mari jaloux. Découvrez ce Sherlock Holmes des temps modernes !

Le Détective privé effectue des recherches et des filatures contre rémunération. Son but est d’obtenir des preuves légitimes (vérifiées par un huissier) afin de constituer un dossier solide.

C’est en France qu’est née la profession. En 1833, Eugène-François Vidocq créa le Bureau de renseignements pour le commerce, première agence de détective privé. Il faut attendre 2003 pour une véritable reconnaissance et réglementation du métier.

En France, les détectives privés ne sont pas autorisés à porter une arme. Le métier attire de plus en plus de femmes.

Question débouché ?

Depuis 2006, il existe un diplôme national. Le Centre Universitaire de Melun dispense une licence professionnelle Sécurité des biens et des personnes, option Enquêtes privées.

Question argent ?

Pas de barème officiel. Dans une agence, il débute aux alentours du SMIC. A son compte, il facture au client ses frais et honoraires. La nature de l’enquête et le temps qu’elle va lui demander peuvent […]

En savoir plus :

http://www.monincroyablejob.com/detective-prive/detective-prive-fiche-metier/

La preuve par Facebook …

Posté par Arnaud Pelletier le 31 mai 2010

Par Pierre TARIBO

Le Tribunal aux Affaires Familiales de Nancy a rendu un jugement dont on n’a pas fini de parler ici et partout dans le monde.

L’événement, car c’est bien de cela qu’il s’agit, est passé un peu inaperçu. Il est vrai que la grosse caisse médiatique résonne aux portes du Tribunal aux Affaires Familiales dont les décisions se répercutent rarement aux quatre vents de la planète judiciaire.

Sauf qu’à Nancy, on vient de jouer les pionniers dans une affaire qui risque de faire jurisprudence. En cause Facebook propulsé au rang de preuve. Voilà qui risque de faire grincer des dents du côté des réseaux sociaux. Voilà aussi qui rappelle que ces liens qui introduisent une sorte de communication privée en public peuvent réserver des surprises de toutes natures.

Comme seules preuves, les pages imprimées

L’histoire est racontée par l’avocat de ce père, qui, depuis des années versait à son ex-femme une pension alimentaire pour leur enfant commun… Et ne recevait plus aucune nouvelle de l’une ou de l’autre. « Mère et fille, malgré le temps passé, prétendaient que l’enfant sans emploi, était toujours à la charge de l’ex-épouse. » Or, rappelle le conseil du plaignant, « une pension alimentaire continue à être versée quel que soit l’âge de l’enfant, tant qu’il n’a pas de revenu. »

C’est là où, de manière imprévue, Facebook entre en jeu. Le père désespéré d’être sans nouvelles de sa descendance va sur Internet, se connecte au réseau social et découvre sa fille présentant son ami et son propre enfant ! Le père saisit le tribunal avec, comme seules preuves, les pages imprimées du site de sa fille. Celle-ci conteste, prétend qu’il s’agit de plaisanteries informatiques, d’inventions pour remplir les pages du site.

Rien n’y fait ! Le tribunal estime que ses déclarations sur Facebook constituent un aveu. Il faut dire qu’elles étaient illustrées de photos avantageuses du petit copain, prié désormais de se substituer au père pour l’entretien de sa copine. « Méfiance donc, conclut l’avocat, Internet est désormais une source de preuve incontestable devant les tribunaux lorrains. » Et peut-être bientôt devant […]

Moralité, si Facebook vous alerte dès qu’une information est disponible, s’il permet de communiquer, de créer des liens, il peut devenir un témoin gênant, voire votre […]

En savoir pus :

http://www.lasemaine.fr/2010/05/11/la-preuve-par-facebook

AFNOR : Veille stratégique et intelligence économique …

Posté par Arnaud Pelletier le 28 mai 2010

Maîtriser et pratiquer… Veille stratégique et intelligence économique


Maîtriser et pratiquer... Veille stratégique et intelligence  économique

Qu’est-ce que la veille stratégique ? C’est le radar de l’entreprise ! Qu’est-ce que l’intelligence économique ? C’est fournir la bonne information, au bon moment, à la bonne personne pour lui permettre de prendre la bonne décision, de bien agir et idéalement de faire évoluer son environnement dans le bon sens. Dans quel but ? Celui d’ouvrir des fenêtres d’opportunités et de réduire les risques liés à l’incertitude. Auteur de référence sur le sujet, Laurent Hermel propose, dans cet ouvrage, de fournir au lecteur les outils nécessaires pour organiser et mettre en oeuvre une cellule de veille stratégique et d’intelligence économique efficace. Documentalistes, responsables marketing, des systèmes d’information, de la gestion des flux d’information, de veille et QSE, knowledge managers, six chapitres, pleins de nouveautés, vous ouvrent la voie de la veille stratégique et de l’intelligence économique ! Les chapitres 1 et 2 plantent le décor et exposent les différents types de veille. Les chapitres 3 et 4 sont dédiés à l’organisation et à la mise en oeuvre de la veille dans l’entreprise. Le chapitre 5 apporte des commentaires sur la norme XP X50-053, Prestations de veille et mise en place d’un système de veille, norme qui […]

En savoir plus :

http://www.francematin.info/Maitriser-et-pratiquer-Veille-strategique-et-intelligence-economique_a21472.html

Licenciés pour avoir critiqué leurs patrons sur Facebook …

Posté par Arnaud Pelletier le 27 mai 2010
« Incitation à la rébellion » et « dénigrement de l’entreprise » sont les motifs invoqués par la direction d’Alten pour justifier le licenciement de trois salariés, sur la base de propos privés tenus sur Facebook et rapportés à la direction par un de leur « ami » sur Facebook.

Le conseil des Prud’hommes de Boulogne-Billancourt se réunissait jeudi 20 mai afin de se prononcer sur la validité des licenciements de deux salariés de la SSII Alten qui avaient tenu, dans une conversation privée sur Facebook, des propos jugés désobligeants à l’égard des membres de la direction de l’entreprise.

Voilà une affaire qui devrait déboucher sur de nouvelles mises en garde quant aux propos qu’il est préférable de tenir (ou pas) sur un service en ligne comme Facebook. On savait déjà que les recruteurs fouillaient parfois sur les pages du réseau social pour […]

Des licenciements fondés sur la délation d’un « ami » sur Facebook

Les employeurs semblent bien eux aussi se soucier des discussions privées de leurs salariés comme en témoignent les licenciements de trois employés de la SSII Alten. En décembre 2008, depuis leur domicile, ils se connectent tous trois un samedi soir sur Facebook.

Au fil de la discussion, ils émettent des critiques à l’égard de leur hiérarchie, notamment du responsable des ressources humaines. Sur son profil, un des salariés ironise, s’estimant mal considéré par sa hiérarchie, et indique faire partie du « club des néfastes ». « Bienvenue au club » commenteront ses […]

L’affaire ne s’arrête pas là, puisqu’un tiers, « ami » Facebook des employés (ce qui lui permet d’accéder à cette conversation) en transmet une copie à la direction d’Alten. Quelques semaines plus tard, l’entreprise licencie ses trois salariés rebelles pour « incitation à la rébellion » et « dénigrement de l’entreprise ».

Facebook : encore un lieu de discussion privé ?

Si un des employés mis à la porte a accepté un accord amiable avec l’entreprise, les deux autres ont eux décidé de l’assigner devant les prud’hommes. Car pour fonder ces licenciements, Alten s’appuie sur des propos privés tenus sur le temps libre des employés et par le biais de leur ordinateur personnel.

Néanmoins, l’affaire n’a pu être tranchée par le conseil des Prud’hommes de […]

Par Christophe Auffray, ZDNet France.

En savoir plus :

http://www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39751826,00.htm

Trois salariés d’Alten licenciés pour avoir critiqué leurs patrons sur Facebook

  • Partagez cet article
  • partager cet article sur facebook
  • Twitter
  • partager cet article sur LinkedIn

Juridique – « Incitation à la rébellion » et « dénigrement de l’entreprise » sont les motifs invoqués par la direction d’Alten pour justifier le licenciement de trois salariés, sur la base de propos privés tenus sur Facebook et rapportés à la direction par un de leur « ami » sur Facebook.

Le conseil des Prud’hommes de Boulogne-Billancourt se réunissait jeudi 20 mai afin de se prononcer sur la validité des licenciements de deux salariés de la SSII Alten qui avaient tenu, dans une conversation privée sur Facebook, des propos jugés désobligeants à l’égard des membres de la direction de l’entreprise.

Voilà une affaire qui devrait déboucher sur de nouvelles mises en garde quant aux propos qu’il est préférable de tenir (ou pas) sur un service en ligne comme Facebook. On savait déjà que les recruteurs fouillaient parfois sur les pages du réseau social pour se renseigner sur des candidats.

Des licenciements fondés sur la délation d’un « ami » sur Facebook

Les employeurs semblent bien eux aussi se soucier des discussions privées de leurs salariés comme en témoignent les licenciements de trois employés de la SSII Alten. En décembre 2008, depuis leur domicile, ils se connectent tous trois un samedi soir sur Facebook.

Au fil de la discussion, ils émettent des critiques à l’égard de leur hiérarchie, notamment du responsable des ressources humaines. Sur son profil, un des salariés ironise, s’estimant mal considéré par sa hiérarchie, et indique faire partie du « club des néfastes ». « Bienvenue au club » commenteront ses deux collègues.

L’affaire ne s’arrête pas là, puisqu’un tiers, « ami » Facebook des employés (ce qui lui permet d’accéder à cette conversation) en transmet une copie à la direction d’Alten. Quelques semaines plus tard, l’entreprise licencie ses trois salariés rebelles pour « incitation à la rébellion » et « dénigrement de l’entreprise ».

Facebook : encore un lieu de discussion privé ?

Si un des employés mis à la porte a accepté un accord amiable avec l’entreprise, les deux autres ont eux décidé de l’assigner devant les prud’hommes. Car pour fonder ces licenciements, Alten s’appuie sur des propos privés tenus sur le temps libre des employés et par le biais de leur ordinateur personnel.

Néanmoins, l’affaire n’a pu être tranchée par le conseil des Prud’hommes de Boulogne-Billancourt, les conseillers étant partagés. Une prochaine audience se déroulera à une date non déterminée, cette fois devant cinq conseillers, le cinquième étant issu du corps de la magistrature.

« C’est la porte ouverte à la délation. Si à l’avenir, on peut être licencié pour des propos tenus sur Facebook, c’est la vie privée qui est menacée », a déclaré à l’AFP Grégory Saint-Michel, l’avocat des plaignants.

Ordinateurs portables, smartphones… Une simple connexion Wifi, 3G ou Bluetooth suffit pour accéder aux fichiers de son entreprise en déplacement. A nos risques et périls. Dans de nombreuses entreprises, les documents stratégiques ne sont pas suffisamment protégés. 

Malware, cheval de Troie, keylogger… Sous ces « doux » noms se cachent des virus informatiques redoutables capables d’infiltrer les meilleurs systèmes de sécurité. L’an dernier, la société Symantec, créatrice de l’antivirus Norton, a recensé pas moins de 240 millions de « maliciels ». Deux fois plus qu’en 2008 ! En effet, les pirates font preuve de plus en plus d’ingéniosité. En connectant une simple clé USB offerte par un client, Marc, publicitaire dans une agence lyonnaise, a par exemple injecté un logiciel qui permet de visualiser à distance tout son ordinateur. « Comme des fenêtres intempestives apparaissaient à l’écran, j’ai lancé une analyse antivirus qui a détecté l’intrus », se souvient-il. Plus […]

Gare aux cyber attaques

Même les sociétés portégées ne sont pas à l’abri de hackers. Réunis lors d’une conférence organisée par l’école d’ingénieurs ESIEA en mai dernier, des étudiants en sécurité informatique offensive ont réussi à contourner les 15 antivirus les plus vendus dans le monde. Au cours des 12 derniers mois, près de quatre entreprises sur cinq ont d’ailleurs été victimes de cyber-attaques, selon les estimations de Symantec. « Il suffit qu’un poste ne soit pas protégé, qu’une mise-à-jour n’ait pas été effectuée pour que tout un réseau soit contaminé », explique l’expert Pascal Lointier.avec des conséquences gravissimes : plus d’un tiers (37%) des entreprises de 200 salariés subissent des vols d’informations, 65% des sociétés de plus de 1.000 salariés, d’après un rapport du Club de la sécurité de l’information français (Clusif). A l’instar de la compagnie d’assurance, La Mondiale, qui a récemment fait les frais d’un […]

Sans en arriver à de tels extrêmes, la négligence des salariés ouvre aussi d’importantes failles dans la sécurité des informations qui circulent dans les entreprises. Près de 800.000 ordinateurs portables seraient ainsi égarés chaque année dans les aéroports européens et américains, selon les estimations du Ponemon Institute. Le train n’est pas en reste : « plus de 300 portables ont été retrouvés dans le Thalys, les six premiers mois de l’année 2009 », indique Olivier Hassid, Délégué Général du Club des Directeurs de Sécurité des Entreprises (CDSE). Cette mésaventure est arrivée à Philippe, directeur commercial d’une PME bretonne spécialisée dans les jouets en bois, qui a oublié son PC portable dans… le TGV. « J’avais enregistré […]

Protéger les données informatiques ne sert à rien, si les bons vieux documents papiers circulent en toute liberté. Combien de cadres ne sont pas assez vigilants ? Comme cet ingénieur de Danone, qui lisait son dossier sur le marché des « alicaments » dans le métro parisien. Un coup d’œil par-dessus son épaule suffisait […]

Céline Deval

En savoir plus :

http://www.capital.fr/carriere-management/microsoft/experiences-de-travail/securite-informatique/face-aux-hackers-les-entreprises-ne-sont-pas-assez-armees

L’élicitation en Intelligence Economique …

Posté par Arnaud Pelletier le 21 mai 2010
L’élicitation n’est pas un terme très usité en France mais c’est un véritable sujet de discussion pour les professionnels anglosaxons de l’intelligence économique. A la base, il s’agit d’une notion pluridisciplinaire qui représente l’ensemble des méthodes d’études et de recherche permettant d’obtenir la vérité d’un sujet d’observation.

Version politiquement correcte :  c’est l’art du questionnement dans le but de faire émerger ce que désire le sujet observé (parfois au delà de ce qu’il croit percevoir)

Version pas politiquement correcte : Il s’agit des techniques d’influences pour arracher à quelqu’un ce que l’on voudrait savoir de lui et qu’il n’est pas toujours enclin à révéler!

En Marketing :

Pour connaitre les gouts et les couleurs des consommateurs, le marketing utilise les techniques d’élicitation, type pensée spontanée (quel marque vous vient en premier, quel mot vous vient en premier pour décrire cette marque), type profilage de la psychologie des consommateurs. Le marketeur doit également définir le cadre ou l’organisation optimale de récupération de l’information qui varie selon l’information recherchée :

TECHNIQUES D’ELICITATION :

l’organisation de la collecte d’information :

la conduite de la collecte d’information :

Lors d’interviews, de questionnaires, de brainstorming en groupe, les marketeurs posent ainsi les questions suivantes :

    […]

    En Intelligence Economique :

    Les techniques d’élicitation peuvent également être très utiles en Intelligence Economique : On a souvent besoin de faire des « approches directes » c’est à dire contacter directement une personne, par téléphone, mail ou de vive voix, parceque les informations disponibles sur le web ou la presse ne suffisent pas. Les approches directes ont aussi un but de renseignement concurrentiel, par exemple : appeler une entreprise dans le cadre d’une étude de marché, appeler une boutique pour connaitre le prix d’un produit concurrent, faire parler un concurrent sur un salon… et je reste soft….

    CHOISIR SA CIBLE :

    Parier sur les anciens : Tout employé d’une entreprise même non partisan de son l’entreprise est instinctivement réticent à livrer des informations sur son entreprise. Par expérience, les personnes qui parlent le plus sont paradoxalement les plus anciennes,  soit parce qu’elles partent à la retraite ou mieux encore sont à la retraite, soit parce qu’elles ont du métier et veulent le prouver, ou encore parce qu’elles se sentent tout simplement plus de liberté et d’autonomie pour représenter l’entreprise (les directeurs ne sont pas les derniers à parler!).

    Jouer la compétence : il faut définir qui est susceptible d’être le mieux à même de vous donner l’information. Si vous chercher le nombre de vente de la boite ne joignez pas d’abord le marketing mais les commerciaux, si vous chercher quels sont le s fournisseurs d’un concurrent adressez vous aux acheteurs…

    astuce 1 : sautez l’obstacle du standard est essentiel, je dis souvent ceci : je fais une étude sur…. auriez vous une idée sur qui pourrait m’aidez sur ce sujet, peut être un acheteur. Soit le standard se sent dépasser et transfère l’appel au département achat ce qui évite d’avoir à répondre à « cet à quel sujet? » ou alors le standard à effectivement une idée et c’est toujours bon à prendre.

    astuce 2 : Si l’interlocuteur joint ne connais pas ou ne veut pas vous donner l’information, il est toujours intéressant de lui demander s’il connait en revanche quelqu’un qui serait susceptible de vous renseigner.

    CONNAITRE SA CIBLE ET SON SUJET :

    Ne pas foncer droit dans le mur et utiliser les informations recueillies précédemment. On dialogue mieux lorsque l’on connait bien le sujet, cela permet de rebondir sur les réponses. Par exemple, dans le cas d’une réponse contradictoire avec de précédent résultat ne pas hésiter à faire jouer le contraste : « c’est étonnant, d’autres m’ont donné ces résultats qu’en pensez vous ? ». Néanmoins, il faut la encore s’adapter à l’interlocuteur car il n’est pas toujours bon de paraitre comme un expert dans le domaine. Il faut parfois être comme Socrate et jouer la maïeutique. Ne jamais sous estimer le besoin des gens de prouver qu’ils savent, et qu’ils sont légitimes sur un sujet. laissez donc votre cible vous apprendre la vie …. et surtout […]

    CHOISIR SA COUVERTURE SI NÉCESSAIRE : c’est pas vraiment dans le code de la SCIP et la plupart du temps mieux vaut jouer franc jeux mais si ce n’est pas possible :

    Je vous déconseille de dire que vous êtes étudiant car étudiant = pas d’importance et perte de temps. vous pouvez être un acheteur potentiel, ou … non je ne le dirais pas!

    SAVOIR QUESTIONNER :

    La suprématie des questions ouvertes : une question ouverte, c’est l’inverse d’une question entrainant une réponse par oui ou non. c’est donc une question qui ce limite à un verbe et le sujet dans son ensemble : que pensez vous du marché en ce moment, comment sentez vous qu’il va évoluer ? comment

    Utiliser l’écoute active : est une méthode d’écoute développée par le psychologue Carl Rogers très utile et adaptable au renseignement commerciale.

    • Exclure ses propres idées préconçues et toute tentative d’interprétation,
    • Adopter une attitude physique de disponibilité,
    • Laisser autrui s’exprimer sans l’interrompre,
    • L’inciter à préciser le cours de sa pensée, lorsqu’elle est imprécise ou trop générale,

    […]

    Négocier : Selon votre cahier des charges, il peut être bon de livrer des informations recueillies à son interlocuteur pour le motiver à partager ses informations ou données.

    Influencer : Les techniques de l’influences telles que celles établies par ROBERT B. CIALDINI seront […]

    En savoir plus :

    http://www.openintelligences.com/?p=137

    La maîtrise de l’information, la préservation des technologies et du savoir-faire des entreprises françaises sont un enjeu vital pour le maintien de la compétitivité, la sauvegarde des emplois et l’équilibre des territoires.

    Si les grands groupes industriels y sont préparés et disposent de structures adaptées afin de préserver et de protéger ces informations, les PME et PMI quant à elles sont souvent désarmées face à ces enjeux.

    Conscient de ce problème, le Medef Saône-et-Loire apporte tout son soutien à l’initiative du groupement de gendarmerie de Saône-et-Loire dans son action quotidienne dans le domaine de l’Intelligence Economique.

    En effet, dans un contexte hyperconcurrentiel la survie des entreprises passe avant tout par le développement et la protection de leur environnement commercial, technologique et financier. Avec 90% des PME et PMI implantées sur sa zone de compétence, la gendarmerie de Saône-et-Loire est un interlocuteur naturel des chefs d’entreprises.

    Dans ce cadre, en collaboration avec l’Education Nationale et la Gendarmerie de S&L, le Medef 71 réalise actuellement en coproduction un DVD présentant les domaines d’expertise de la gendarmerie en mettant en image toute l’aide qu’elle est en mesure d’apporter aux dirigeants  […]

    En savoir plus :

    http://www.vivre-a-chalon.com/lire_Intelligence-economique-_-Protegeons-l_information-des-entreprises-_,230354d8e735c2e2f0eda0a7eddc67a21cbebea6.html

    La recherche de l’information économique pertinente est aujourd’hui relayée au niveau territorial. La coordination n’est pas encore au rendez-vous dans les Ardennes ( Jean-Marc Defrasne, directeur d’Ardennes Expansion, avec Géraud Spire et Jean-Claude Savoy, président et directeur de la CCI des Ardennes), mais prend forme au niveau régional, (Laurence Sartor, directrice régionale).

    (Marne, Ardennes). Les services publics territoriaux développent, tour à tour, leur cellule d’intelligence économique dans la région. L’information stratégique sera, demain, le bras armé du développement économique. La coordination est délicate. Au point de se demander si les experts de l’info sont tous bien informés…

    Dans la bouche des acteurs de l’économie, le lexique de la guerre s’amplifie. Combat pour sa place, conquête de nouveaux marchés, stratégie, jusqu’au mot lui-même de « guerre économique ». Le bras armé de la bataille se muscle de jour en jour : c’est l’information stratégique.
    « Avoir la bonne information, au bon moment, pour prendre la bonne décision. » C’est tout l’enjeu de ce que l’on appelle « l’intelligence économique ». Ce terme désigne la collecte, la diffusion maîtrisée et le traitement de l’information à des fins économiques. Phénomène marquant, cette guerre de l’info stratégique étend son spectre au niveau régional, départemental, local. D’un point de vue offensif avec la pêche aux infos, comme d’un point de vue défensif avec leur protection et la sûreté de ses moyens d’activité.
    Elle débarque au plus près des PME pour leur apporter les moyens de trouver des pistes de développement. Il faut dire qu’elles n’ont pas toujours le temps ni les moyens de chercher la bonne info par elle-même…
    En octobre dernier, l’Adit, structure nationale d’intelligence économique, créait une antenne en Champagne-Ardenne. Elle se met à nu aujourd’hui. Dans les Ardennes, l’ambition portée par la chambre de commerce et d’industrie de créer une « véritable agence départementale d’intelligence territoriale » (dont l’idée a au moins deux ans) a pris corps avec l’agence de développement économique Ardennes Expansion. Mais à ce jour, le bât blesse. Les spécialistes de l’info semblent parfois perdus […]

    Dossier Tanguy Pallaver

    En savoir plus :

    http://www.lunion.presse.fr/article/economie-region/intelligence-economique-le-nouveau-nerf-de-la-guerre

    Lemonde.fr

    Scotland Yard et l’association britannique de lutte contre la criminalité Crimestoppers ont lancé lundi 17 mai un site Internet qui permet de retrouver les personnes recherchées dans chaque quartier de Londres, afin d’aider la police à les appréhender.

    La police métropolitaine londonienne, Scotland Yard, et l’association britannique de lutte contre la criminalité Crimestoppers ont lancé lundi 17 mai un nouveau site Internet qui permet de retrouver les personnes recherchées dans chaque quartier de Londres, afin d’aider la police à les appréhender.

    Le site interactif permet de cliquer sur n’importe quel arrondissement londonien et d’avoir la liste des personnes recherchées qui y avaient leur dernière adresse connue ou qui, par exemple, se sont enfuies d’une prison située à cet endroit. S’affiche alors une page avec photos et détails, notamment sur l’âge et les raisons pour lesquelles la personne est recherchée. Un numéro vert est également inscrit, afin de contacter la police pour lui donner d’éventuelles informations. Une recherche par type de crime (vol, agression sexuelle, meurtre, etc.) est aussi possible.

    « La police travaille sans relâche afin d’appréhender des personnes qui se sont rendues coupables de crimes ou qui sont soupçonnées de crimes, mais nous  […]

    En savoir plus :

    http://www.lemonde.fr/europe/article/2010/05/17/scotland-yard-lance-un-site-pour-geolocaliser-les-criminels_1353018_3214.html#xtor=RSS-3208

    L’objectif de ce blog créé en 2006, qui n’est pas à proprement parler un blog puisque je ne donne que très peu mon avis, est d’extraire de mes veilles web informationnelles quotidiennes, un article, un billet qui me parait intéressant et éclairant sur des sujets se rapportant directement ou indirectement à la gestion de l’information stratégique des entreprises et des particuliers.
    Depuis fin 2009, je m’efforce que la forme des publications soit toujours la même ; un titre, éventuellement une image, un ou des extrait(s) pour appréhender le sujet et l’idée, l’auteur quand il est identifiable et la source en lien hypertexte vers le texte d’origine afin de compléter la lecture.
    En 2012, pour gagner en précision et efficacité, toujours dans l’esprit d’une revue de presse (de web), les textes évoluent, ils seront plus courts et concis avec uniquement l’idée principale.
    En 2022, les publications sont faite via mon compte de veilles en ligne : http://veilles.arnaudpelletier.com/
    Bonne découverte à tous …


    Arnaud Pelletier

    Note sur les billets de ce blog et droit de réserve

    Facebook


    Twitter

    Abonnez vous