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Archive pour la catégorie ‘Infos du net’

Holmes : Le réel en fiction

Posté par Arnaud Pelletier le 24 août 2009

Le vrai Sherlock Holmes a vécu à Londres au XIXe siècle, mais son personnage a connu de multiples incarnations à l’écran. Tour des rôles.

Par LAURENT JOFFRIN

La réalité de Holmes ne faisant plus aucun doute, il faut maintenant discuter de son éternité. Chaque année, de nouveaux ouvrages sont publiés qui font revivre l’homme de Baker Street. Hollywood, à la fin de 2009, sortira un nouveau film consacré à Holmes, mis en scène par Guy Ritchie, dont la bande-annonce laisse présager une mise en scène radicalement modernisée. Les sociétés holmésiennes sont légion et leur activité est prodigieuse. Mais l’hypothèse de l’éternité de Holmes provient de certaines sources plus audacieuses.

A la fin des années 30 la Century Fox, compagnie de cinéma californienne, se lance dans l’adaptation des aventures de Sherlock Holmes. Pour le rôle-titre, elle engage un acteur peu connu mais dont le physique et la diction correspondent parfaitement à la personnalité du détective, Basil Rathbone, qui sera pour des générations de holmésiens l’incarnation idéale de leur héros avant d’être détrôné par Jeremy Brett dans une série remarquable produite par Granada et diffusée sur ITV. La réalisation des films de la Fox est honorable, les décors et les costumes sont fidèles et la superbe Ida Lupino vient enrichir une distribution très professionnelle. Seule faute de goût : le rôle de Watson est confié à Nigel Bruce, comédien lourdaud qui surjoue la naïveté supposée du docteur, jusqu’à en faire un benêt ridicule, déviation qui trahit gravement la réalité historique, puisque Watson est, au contraire, un homme fin, intelligent, énergique, qui souffre seulement de la comparaison avec les dons extraordinaires de son compagnon.

Enrôlé pour la patrie

Deux films sont produits avant la guerre, le Chien des Baskerville et les Aventures de Sherlock Holmes, qui figurent avec les honneurs dans la filmographie holmésienne. Puis la Fox cède l’affaire à Universal. Et là tout change. Nous sommes en 1942. La démocratie américaine vient d’entrer en guerre à la suite de l’attaque de Pearl Harbour. Partout les forces de l’Axe sont à l’offensive et les Alliés désespèrent de renverser le cours de l’Histoire et des opérations. Il faut mobiliser les énergies, rassembler le peuple, enrôler au service de cette cause sacrée ce que les deux grands alliés anglo-saxons ont de meilleur.

    Universal, major patriote, décide alors d’enrôler… Sherlock Holmes. Une pirouette placée en exergue pour justifier l’anachronisme (les grands héros ne meurent jamais…), une intrigue édifiante et rapidement ficelée, voilà Holmes et Watson mobilisés contre le nazisme. La casquette deerstalker et le pardessus macfarlane disparaissent. Holmes adopte une tenue de gentleman-farmer des années 40, pantalon droit et veste de chasse pied-de-poule avec une patte dans le dos. Mais la pipe est toujours là, tout comme l’arrogance courtoise, la force déductive hors du commun et la naïveté corollaire de Watson. Le duo vient au secours du contre-espionnage anglais pour protéger des documents secrets ou encore débusquer un émetteur clandestin placé par la cinquième colonne nazie au sud de l’Angleterre.

    L’escapade de Holmes hors de son époque pose évidemment une redoutable question : la chose est-elle vraisemblable ? Peut-on admettre qu’un détective ayant atteint l’âge adulte dans les années 1870 continue de résoudre des énigmes en 1942, sans que le poids des années ait une quelconque prise sur ses facultés physiques ou mentales ? Le réalisme dont nous faisons preuve depuis le début de cette série est ici mis au défi.

    Certains remarqueront que pareils exemples abondent dans la vie des grands personnages de fiction, dont nous soutenons qu’ils sont en fait plus réels que leurs auteurs. L’un des plus connus, Tintin, dont chacun sait qu’il a ouvert la voie à la conquête de la lune par la Nasa, grâce à une fusée syldave conçue par un Belge, ne prend pas une ride, alors qu’il commence sa carrière dans les années 30 et l’achève dans les années 60. Les personnages de bande dessinée (si l’on met à part Blueberry) sont inaccessibles aux injures du temps. Mickey, Picsou et les Rapetou résistent sans peine à l’accumulation des années. Spirou est une sorte de Dorian Gray en costume de groom tandis qu’Astérix a manifestement coupé sa potion magique d’un élixir de jouvence…

    Nicholas Meyer, l’auteur de la Solution à 7 %, mémorialiste de la rencontre Holmes-Freud, que nous avons déjà cité, a imaginé une autre intrigue dans laquelle Herbert George Wells, l’auteur de la Machine à explorer le temps, voit arriver chez lui Jack l’Eventreur (encore lui), poursuivi par la police. L’assassin découvre dans la cave de l’écrivain la fameuse machine. Pour échapper à ses poursuivants, il s’y précipite et actionne un levier qui le propulse dans le Los Angeles des années 70. Pour empêcher l’Eventreur de continuer sa carrière criminelle dans cette nouvelle époque, Wells doit monter, à son tour, à bord et se lancer à la poursuite du criminel au cœur de la Californie contemporaine, ce qui donne un roman et un film, fort réjouissants.

    Mort dans le sussex

    Ces précédents sont-ils tout à fait convaincants ? Supposer l’immortalité de Holmes, du Quichotte ou de Dom Juan, n’est-ce pas pousser un peu loin le bouchon ? C’est là, sagace lecteur, que tu attends cette démonstration au tournant. Tu auras forcément remarqué que le raisonnement, ici tenu, pèche par une incohérence discrète mais vite essentielle. On peut arguer de l’éternité de certains héros dans l’esprit de leurs lecteurs. Personnages d’une force extraordinaire, ils s’inscrivent dans la conscience du public bien mieux que tant d’êtres humains véritables. Ils peuvent ainsi accéder à une certaine forme d’éternité. Mais telle n’est pas la thèse que nous défendons ici. Nous soutenons l’idée d’un Holmes bien réel, personnage de chair et d’os, qui a effectivement vécu dans le Londres de la fin du XIXe siècle. Or si ce personnage est un véritable être humain, il n’a pas manqué de mourir un jour. Non pas dans les chutes du Reichenbach, comme l’a affirmé cet imposteur de Conan Doyle, mais dans une petite maison du Sussex où il s’est retiré en 1904 pour entamer une carrière tardive mais reposante d’apiculteur amateur.

    On ignore la date exacte de la mort de Holmes. Mais comme il est né en 1854, il aurait eu, en 1942, l’âge canonique de 88 ans. Impossible, dans ces conditions, de le représenter sous les traits altiers et énergiques de Basil Rathbone. De plus, on sait que Holmes, emblème du XIXe siècle, est l’une des incarnations de la Raison en marche. On ne peut donc expliquer sa survie indéfinie, par une pirouette de scénariste. Il eût fallu une explication scientifique, rationnelle, comme celle que Nicholas Meyer donne pour justifier la présence de Jack l’Eventreur à Berkeley en 1975, ou encore celle dont use Edgar P. Jacobs, l’auteur des aventures du Pr Mortimer, pour placer soudain son héros dans le monde des dinosaures. L’éternité de Holmes est donc purement symbolique. La vérité de l’homme exige qu’il soit mortel. Ce qu’il fut.

    C’est à la lumière de cette conclusion qu’on doit rendre compte des aventures du détective au théâtre ou au cinéma. Les traits du détective ayant été fixés par les illustrateurs, on peut évaluer la qualité des interprétations. On écartera les Holmes représentés en latin lover (Clive Brook), les Holmes chinois ou japonais, le Holmes parodique incarné par un Afro-Américain, le Holmes burlesque de Gene Wilder, le Holmes collégien de Barry Levinson, ou celui qu’incarne Roger Moore, plus à l’aise dans Amicalement vôtre et dans James Bond. On donnera une mention bien à Christopher Plummer pour son physique aigu, à Peter Cushing pour sa minceur et son rictus inquiétant, à Christopher Lee pour sa nuance draculesque, à Michael Caine pour son jeu plein d’humour et pour l’habileté du scénario qu’il défend, à Nicol Williamson dans l’excellent Sherlock Holmes attaque l’Orient-Express, traduction libre de The Seven-Per-Cent Solution (tiré du roman de Nicholas Meyer), avec en prime un Moriarty interprété par Sir Laurence Olivier.

    On attribuera la mention très bien, évidemment, à Basil Rathbone, prince des Holmes dans les années 40, dont les films, diffusés, rediffusés et surdiffusés à la télévision, graveront les traits dans la mémoire de tous les baby-boomers. Le prix d’excellence ira toutefois, selon le consensus établi parmi tous les holmésiens du monde, à Jeremy Brett, ancien jeune premier un peu niais dans My Fair Lady, interprète de Watson avant de se voir confier par Granada le rôle de sa vie, qu’il incarne avec une froideur calculée, une ironie coupante, un cabotinage maîtrisé et une élégance gestuelle en tous points extraordinaires.

    Le coup du bébé parfait

    Et enfin, hors concours, on citera un petit chef-d’œuvre qui l’emporte sur tous les autres. Il se rattache par son esprit moqueur à la veine parodique ; mais quelques égratignures font du bien à ce détective décidément trop imbu de sa supériorité… Il s’agit du film de Billy Wilder, génial réalisateur de Some Like it Hot ou de Front Page, librement inspiré des histoires de Watson et appelé en français la Vie privée de Sherlock Holmes. Tous les ingrédients sont réunis dans un scénario suprêmement habile, avec un Christopher Lee sans défaut en Mycroft et, en prime, une cantatrice russe, des canaris asphyxiés, une demi-douzaine de nains et le monstre du Loch Ness.

    La scène d’ouverture donne le ton du film : Holmes est invité – il faudrait dire convoqué – par la cantatrice russe, beauté à la fois hiératique et un peu fanée. Après le spectacle, pendant qu’un Watson émoustillé boit du champagne avec une nuée de ballerines juvéniles et sensuelles, Holmes se voit proposer un contrat inattendu. La cantatrice lui explique qu’elle est la plus belle femme d’Europe et lui, l’homme le plus intelligent. Elle a donc décidé qu’ils s’uniraient pour concevoir un rejeton parfait, appelé par la suite aux plus hautes destinées. Embarrassé, Holmes ne sait que dire, lui qui professe une aversion légendaire pour la gent féminine, Irène Adler exceptée (1).

    Tristan Bernard s’était vu proposer lui aussi le mariage par une jeune actrice aussi belle que courte d’esprit. «Notre enfant, avait-elle plaidé, aurait ma beauté et votre intelligence». Ce à quoi l’humoriste avait rétorqué : «N’y pensez pas, ma chère, imaginez que ce soit l’inverse !» Holmes est trop galant pour répondre de la sorte. Il trouve une échappatoire : les relations qu’il entretient avec Watson, explique-t-il, ne sont pas ce qu’en dit le bon docteur. Elles vont bien au-delà de la camaraderie décrite dans les livres de Conan Doyle, lequel pourrait être remplacé, si l’on disait leur véritable nature, par son contemporain Oscar Wilde…

    Tout en faisant rire son public, Wilder trouvait là un autre sujet de recherches. Après tout, n’y a-t-il pas un non-dit dans cette longue cohabitation entre deux vieux garçons dans la force de l’âge, dont l’un, célibataire militant, violoniste délicat, qui aime à se pavaner dans une robe de chambre de soie rouge, ne cesse de proclamer son indifférence au beau sexe et l’autre, officiellement marié, ne cesse de quitter le domicile conjugal pour partager avec celui qu’il chérit et admire les aventures les plus inattendues ? Il y a deux chambres à Baker Street mais un seul salon et les visites de madame Hudson, leur logeuse, sont trop intermittentes pour qu’elle puisse attester sans erreur que Holmes et Watson n’avaient pas – tel un secret victorien bien conforme à l’hypocrisie de cette époque qui emprisonnait les homosexuels – un penchant intime qui allait bien au-delà de la misogynie de façade dont on crédite Sherlock Holmes. Voilà, en tout cas, une piste de recherche pleine de promesses pour de subséquentes et savantes études holmésiennes (2)…

    (1) Aventurière apparaissant dans la nouvelle Un scandale en Bohême. Pour Holmes, elle représentait «LA» femme. (2) Commentaire de Thierry Saint-Joanis, qui ne croit pas à l’homosexualité de Holmes et Watson : que deux hommes partagent un meublé est une pratique banale à l’ère victorienne. Dans ce cas, c’est une raison financière qui les réunit chez Madame Hudson : le loyer est trop onéreux pour une seule personne.

    http://www.liberation.fr/culture/0101586365-le-reel-en-fiction

    Intelligence Economique et Business Intelligence

    Posté par Arnaud Pelletier le 21 août 2009
    Intelligence Economique et Business IntelligenceIntelligence Economique et Business Intelligence

    Mondialisation libérale, omniprésente du risque, forte concurrence,.., sont les causes évoquées pour décrire et comprendre la ruée vers les sciences d’aide à la décision. Dans cette nouvelle démarche de mangement plus outillé – en comparaison au management de l’ère Fordienne, l’informatique occupe une place primordiale à travers notamment la Business intelligence, sous-thème ou composante de l‘intelligence économique. Un voyage au cœur de cette dynamique nous permettra de cerner l’imbrication qui existe entre ces deux notions sus-évoquées.

    La nouvelle économie ou plus prosaïquement économie à dominante immatérielle s’est développée en marge de la vieille économie. Une nouvelle donne qui élève l’information stratégique en bien économique rare pour nos entreprises et organisations. Ce type de ressources rares (l’information stratégique), fait aujourd’hui l’objet d’une grande convoitise et se retrouve désormais dans le collimateur de tous les managers, cadres d’organisation qui doivent s’aligner à la nouvelle pensée unique : « apprendre à faire face ».

    L’information ubiquitaire, née de prolifération des sources, nécessite de nos jours, une dynamique structurée de vérification, de validation et de valorisation pour la réussite de toute action. Cette logique fait appelle aux outils et méthodes d’aide à la décision par l’informatique décisionnelle, l’intelligence économique et plus globalement par le « management de l’organisation par l’information ».

    DECISIONNEL OU BUSINESS INTELLIGENCE

    C’est un terme anglais signifiant “intelligence d’affaires”, la Business Intelligence couvre l’ensemble des technologies permettant de bout en chaîne d’apporter une aide à la décision. De fil en aiguille, le mot “décisionnel” correspond simplement à la traduction française du terme BI “Business Intelligence”. Pour être aidé dans ses choix, le décideur a besoin d’une information exacte lui permettant de jauger son activité à l’aide d’indicateurs de performance clefs. Sans cette démarche critique, les décisions perdent de leur acuité ou prennent beaucoup plus de temps. Or, le décideur de la nouvelle économie dispose d’un temps de plus en plus réduit. Il y a quatre grandes étapes de la chaîne, ou du processus décisionnel :

    -Extraction des données. Pour produire les indicateurs voulus, il convient d’aller chercher les données où elles se trouvent.

    -Consolidation : Il s’agit d’un prétraitement.

    -Traitement. En fonction d’une question plus ou moins complexe posée à l’aide d’un formulaire, l’outil d’analyse recueille la requête et confronte les données correspondantes, de façon à produire les indicateurs voulus.

    -Restitution. Egalement appelée reporting, cette étape se charge de diffuser et de présenter les informations à valeur ajoutée de telle sorte qu’elles apparaissent de la façon la plus lisible possible pour le décideur.

    On qualifie aussi d’informatique décisionnelle l’exploitation des données de l’entreprise dans le but de faciliter la prise de décision par les décideurs, c’est-à-dire la compréhension du fonctionnement actuel et l’anticipation des actions pour un pilotage éclairé de l’entreprise.

    Les outils de la Business intelligence sont basés sur l’exploitation d’un système d’information décisionnel alimenté grâce à l’extraction de données diverses à partir des données de production, d’informations concernant l’entreprise ou son entourage et de données économiques. Ces systèmes d’informations s’inscrivent généralement dans une démarche globale prévoyant un cycle de renseignement informatique. Il semblerait que l’on retrouve un cycle de renseignement du même type, poursuivant les même objectifs d’aide à la décision dans le cadre de l’intelligence économique mais cette dernière (l’IE) ne s’arrête pas aux actions passives. L’IE (intelligence économique) est une démarche plus large.

    INTELLIGENCE ECONOMIQUE

    Le terme d’intelligence économique renvoie à l’importance critique pour tous les acteurs de la vie économique d’avoir une connaissance pointue de leur environnement au sens large du terme, puisqu’il faut y inclure la connaissance des politiques publiques, des stratégies industrielles de ses concurrents, le suivi des évolutions technologiques et des inventions. La bonne information permet d’avoir conscience du besoin d’une décision et de prendre celle-ci de manière optimale.

    L’accès rapide et étendu à une masse énorme d’information via Internet pose à l’évidence le problème de l’intelligence économique dans des termes totalement nouveau. La question est moins l’accès primaire à l’information, que la capacité de reconnaître ce qui est intéressant et qui produit cette information. Une démarche d’intelligence économique va mettre en place des outils informatiques pour la veille, la collecte, le traitement, la sécurisation et la diffusion de l’information à travers un système d’information fiable mais elle ne s’arrête pas la car l’IE développe également des actions offensives, d’influence, de contre-influence et de Lobbying.

    L’intelligence économique renvoie alors, à une démarche plus active, afin de réduire l’incertitude dans la prise de décisions stratégiques, et de mener des actions offensives, tout en restant dans la légalité.
    Bien que différente de l’IE (Intelligence économique), la “Business Intelligence” a quelque chose à voir avec les processus de L’IE. On peut alors faire un rapprochement avec l’informatique décisionnelle, au sens de l’exploitation des données de l’organisation qui facilite les prises de décision des dirigeants.
    La Business intelligence serait une composante de l’intelligence Economique.

    Aboubacar Sadikh NDIAYE
    Chroniqueur Independant

    *Article publie dans le Magazine Nouvel Horizon

    http://decider.wordpress.com/2009/08/19/intelligence-economique-et-business-intelligence/

    Enquête sur un métier fantasmé: détective privé

    Posté par Arnaud Pelletier le 19 août 2009
    Souriez, vous êtes filés ! Loin des clichés, imperméables accrochés au portemanteau et bouteille de whisky sur le bureau, le métier de détective est en pleine évolution.
    «Nous sommes des chasseurs de preuves ». Un matin d’août, dans les rues de Clermont-Ferrand, Onze heures. Jean Blevois (nom d’emprunt), détective privé est en pleine filature. Une histoire d’adultère. « Il faut voir sans se faire voir. La voiture me sert de cachette ». Et mieux vaut aimer la planque et « la filoche ». Secrets d’alcôves et amours bafouées restent les activités de base des privés, initiées par le conjoint, avant ou après mariage, ou par les avocats dans les procédures de divorce.Et pour traquer LA vérité, le détective emmène toujours avec lui sa panoplie : lunettes, chapeau, appareil photo, caméra, ou encore stylo espion. Parfois, il ne faut pas hésiter à se déguiser, ni même à changer d’identité : « Lors d’une enquête à Lyon, nous avons joué les faux couples avec une collègue, en suivant un couple adultère. On s’est retrouvés à leur cours de danse de tango ! » se souvient Andrès Gonzalez détective privé installé dans le Puy-de-Dôme depuis novembre. Homme de l’ombre, solitaire, le détective est aussi un aventurier, sans horaires fixes : « On ne sait jamais où va nous mener une enquête. C’est l’adrénaline » poursuit Jean Blevois. « Si le moment est propice, on fonce ! Que ce soit le jour, la nuit, les dimanches ou fériés ». Un métier sans risque ? « Pas si sûr ! « On a déjà cassé ma voiture ».

    Surveiller des salariés en arrêt maladie

    Vols, indiscrétion, détournement de marchandises, secrets de fabrication copiés, concurrence déloyale, le reste du temps est consacré aux enquêtes économiques et industrielles. Agissant dans le respect de la loi, les privés travaillent avec une multitude d’informations ouvertes, encore faut-il savoir lire entre les lignes.

    « Il arrive que l’on nous demande de surveiller des employés en arrêt maladie ou d’intégrer une entreprise. Une enquête m’a mené plusieurs semaines dans une grande entreprise de Clermont. Les dirigeants craignaient un sabotage de l’outil de travail », explique Jean Blévois. Des remords ? « Parfois ce n’est pas facile. Mais une fois la preuve établie, on a réussi notre mission. Le reste n’est plus entre nos mains ». Pour le privé, il aura fallu être rusé et faire preuve de perspicacité. Pour le particulier, débourser de 300 à 3.000 euros, voire plus « cela dépend des intérêts en jeu ». En tant que profession libérale chaque privé choisit ses propres tarifs.

    Si Andrès Gonzalez a deux montres, il est probable que l’une d’elle serve à autre chose qu’à donner l’heure : « Peut-être que depuis le début, j’ai enregistré notre entretien », conclut le privé.

    Estelle ROSSET

    http://www.lamontagne.fr/editions_locales/clermont_ferrand/enquete_

    sur_un_metier_fantasme_detective_prive@

    CARGNjFdJSsHFBIGBhQ-.html

    Les candidats au divorce doivent se méfier des SMS passionnés échangés avec leur amant ou maîtresse. Et surtout éviter de laisser traîner leur téléphone portable à la maison.

    La Cour de cassation vient de reconnaître à ces mini-messages qui ont envahi la vie quotidienne le statut de « preuve » dans une procédure de divorce. A l’appui de sa demande de divorce et pour établir l’adultère qu’elle reprochait à son mari, une femme avait produit des SMS reçus sur le portable professionnel de celui-ci. La cour d’appel l’avait déboutée en estimant que les mini-messages relevaient « de la confidentialité et du secret des correspondances » et que « la lecture de ces courriers à l’insu de leur destinataire constitue une atteinte grave à l’intimité de la personne ». Elle avait, en conséquence, prononcé le divorce aux torts exclusifs de l’épouse.

    Dans un arrêt rendu le 19 juin, qui fait l’objet d’un commentaire détaillé dans le dernier numéro de la revue Actualité juridique (juillet-août 2009), la Cour de cassation casse cette décision en appliquant aux SMS le statut prévu pour les lettres. En matière de divorce, et par dérogation au droit commun de l’inviolabilité des correspondances, il est en effet admis que les lettres échangées entre époux ou entre un époux et un tiers puissent être produites sans le consentement des intéressés, à la condition expresse qu’elles aient été obtenues « sans violence ni fraude ». Dans le cas d’espèce, l’épouse trompée assurait être tombée sur les fameux SMS dénués de toute ambiguïté échangés entre son mari et sa maîtresse en mettant la main sur un téléphone portable professionnel « perdu » par ledit mari.

    La Cour de cassation retient cette argumentation et constate donc que c’est à tort que les juges d’appel ont évoqué l’atteinte au secret de la correspondance et à l’intimité de la personne puisqu’ils n’avaient pas pu constater que ceux-ci avaient été obtenus « par violence ou par fraude ». Sous les mêmes réserves, la Cour de cassation avait déjà considéré, dans un arrêt rendu en mai 1999, que la production d’un journal intime pouvait être admis comme preuve d’adultère. La loi du 13 mars 2000 avait par ailleurs reconnu le statut de preuve littérale à l’écrit sous forme électronique (courriel), à la condition que « puisse être dûment identifiée la personne dont il émane ». Cent soixante petits caractères peuvent avoir de grandes conséquences.

    Pascale Robert-Diard
    http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/07/30/les-sms-reconnus-comme-une-preuve-recevable-dans-les-affaires-de-divorce_1224075_3224.html#xtor=RSS-651865

    Un mini guide professionnel pour Twitter

    Posté par Arnaud Pelletier le 17 août 2009

    Par Fabrice MOLINARO

    Le site ConseilsMarketing.fr vient de mettre en ligne un ebook téléchargeable gratuitement et intitulé « le Mini Guide pro pour Twitter« .

    Partant du constat qu’il existe peu d’articles s’intéressant concrètement au potentiel de Twitter dans le monde de l’entreprise, ConseilsMarketing.fr se propose de donner des conseils pour mettre en place des actions de communication via la plateforme de microblogging.

    Twitter est ainsi présenté comme un outil efficace pour élargir son réseau relationnel, améliorer son référencement, obtenir de l’aide rapidement, mesurer la qualité de ses services, faire de la veille concurrentielle et trouver de nouveaux clients.
    A travers l’analyse de 4 documents consacrés à Tweeter, ConseilsMarketing.fr dresse une liste de 86 conseils pour utiliser cet outil à titre professionnel.

    AU final, ce guide a été conçu pour être 100% pratique et concret, en indiquant également les principales erreurs et pièges que font trop souvent les nouveaux utilisateurs de Twitter, que cela soit dans le choix de pseudo ou dans la manière de gérer sa communication.

    Télécharger le guide (au format PDF) sur cette page : www.conseilsmarketing.fr/e-marketing/ebook-gratuit-le-min…

    http://www.les-infostrateges.com/actu/0908772/un-mini-guide-professionnel-pour-twitter

    Les «grandes oreilles» amplifient les écoutes

    Posté par Arnaud Pelletier le 29 juillet 2009

    EXCLUSIF – Alors que les écoutes téléphoniques et interceptions de mails se multiplient, des microsatellites espions tournent en orbite pour les services secrets. La France tente de combler son retard.

    Une étude très fouillée tord le cou à l’idée répandue selon laquelle la France serait en proie à un totalitarisme orwellien. Publiée cette année par Claudine Guerrier, enseignante et chercheuse à Télécom et École de management Sud-Paris, elle démontre que les écoutes téléphoniques pratiquées à la demande d’un magistrat sont moins courantes que dans nos pays voisins. Le document, rédigé sur 133 pages, révèle que, selon le ministère de la Justice, «la France est l’un des pays européens qui pratique le moins d’interceptions judiciaires : quinze fois moins que l’Italie, douze fois moins que les Pays-Bas et trois fois moins qu’en Allemagne». L’auteur rappelle qu’«il y a environ 20 000 écoutes téléphoniques judiciaires par an, qui présentent 30 % des interceptions globales» . Les 70 % du reste des demandes portent sur des échanges liés à Internet.

    497 euros l’interception

    Si la France n’est pas en pointe en matière d’écoutes, les magistrats, et en particulier les juges d’instruction, ont mis les bouchées doubles pour rattraper le temps perdu. Ainsi, selon les derniers chiffres rendus publics, le nombre des interceptions judiciaires a explosé de plus de 440 % en sept ans, passant de 5 845 en 2001 à 26 000 en 2008 ! De quoi grever le budget de la Chancellerie, sachant que les opérateurs et leurs prestataires critiqués pour leur gourmandise facturent 497 euros hors taxes chaque interception sur une ligne fixe. Le coût du traitement d’un appel sur un téléphone mobile a été limité à 88 euros hors taxes.

    Aujourd’hui encore, ces interceptions judiciaires sont pratiquées à travers quelque 200 microcentres dans des locaux de police et gendarmerie disséminés à travers la France. Leur centralisation au sein d’une inédite plate-forme unique, montant en puissance dans un lieu tenu secret en région parisienne, pourrait dégager 45 millions d’économie.

    À l’augmentation exponentielle des écoutes demandées par les magistrats, «il convient d’ajouter, note Claudine Guerrier, les 5 906 interceptions administratives » effectuées en 2008. Ces dernières, aussi appelées interceptions de «sécurité», sont pratiquées à la demande même des services spécialisés d’investigation et de renseignements, tels que la DGSE, la DCRI (contre-espionnage) ou encore la Direction nationale de recherches des enquêtes douanières (DNRED). Leur objectif vise à détecter toute atteinte à la sécurité nationale, à prévenir les visées terroristes ou certaines affaires d’intelligence économique. Pour ce faire, une trentaine de techniciens du Groupement interministériel de contrôle (GIC), organisme dépendant du premier ministre, s’activent dans les sous-sols des Invalides. Là encore, dans la plus grande confidentialité.

    Exhaustive, l’étude montre par ailleurs que les services secrets ont mis aussi les bouchées doubles pour intercepter à des centaines de kilomètres d’altitude des échanges de mails, de télécopies mais aussi des conversations téléphoniques depuis des postes fixes ou mobiles.

    «Frenchelon»

    Dès 1995 et 1999, des microsatellites espions, surnommés «Cerise» et «Clémentine», ont été discrètement mis en orbite pour informer les « grandes oreilles » du ministère de la Défense. Véritables « mouchards » de l’espace, ils ont fait figure de pionniers dans le nouveau paysage du réseau d’interception français, fondé sur des requêtes très ciblées. Le système a été complété dès 2004 par le programme Essaim regroupant quatre autres engins de 120 kg, susceptibles de capter des données sensibles sur des bandes de territoire de 5 000 kilomètres de large. Cet univers secret est surnommé avec ironie «Frenchelon» par les Anglo-Saxons, en référence au tentaculaire réseau d’écoute américain Échelon de la National Security Agency (NSA), retranché à Fort George G. Meade, dans le Maryland.

    «Menace pour la vie privée»

    Selon Claudine Guerrier, deux entités, la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) et la Direction du renseignement militaire (DRM), sont à la manœuvre. Notamment grâce à ses bases d’interceptions techniques déployées à Alluets-Feucherolles (Yvelines), Domme (Dordogne), Mutzig (Bas-Rhin), Solenraza (Corse-du-Sud), sur le plateau d’Albion ou encore la base aéronavale de Tontouta, en Nouvelle-Calédonie. «Censé servir à collecter des informations pour la Défense nationale, afin de prévenir les conflits, lutter contre le terrorisme et la prolifération des armes nucléaires, ce réseau est soupçonné d’espionnage économique», assure Claudine Guerrier. Soulignant que ces interceptions ne font l’objet d’aucun contrôle émanant d’organisme indépendant, l’étude évoque une «menace pour la vie privée».

    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/07/27/01016-20090727ARTFIG00412-les-grandes-oreilles-amplifient-les-ecoutes-.php

    L’Allemagne accuse la Chine d’espionnage industriel

    Posté par Arnaud Pelletier le 27 juillet 2009

    Selon un officier supérieur du renseignement, l’Allemagne est la victime d’un nombre de plus en plus grand d’opérations d’espionnage, qu’elle attribue à une volonté politique et coûte 10 milliards d’euros par an aux entreprises allemandes.

    Walter Opfermann, spécialiste de la protection des données contre l’espionnage à l’office du contre-espionnage du Land de Baden-Württemberg, signale quela Chine emploie « un éventail de méthodes raffinées » pour voler des secrets industriels allemands, depuis l’agent secret ancienne manière jusqu’à la relance téléphonique, en passant de plus en plus par Internet.

    Il explique des méthodes sur le point de devenir « extrêmement sophistiquées » dans la mesure où la Chine, qui a recours à un million d’agents de renseignements, est à présent capable de « saboter des pans entiers de l’infrastructure » de la puissance économique allemande. « Ceci suppose un danger non seulement pour l’Allemagne, mais pour les infrastructures dans le monde entier ».

    La Russie est toujours « en haut de la liste » des États utilisant les techniques d’espionnage sur Internet pour récolter un savoir-faire allemand essentiel qui « les aide à économiser des milliards pour leur propre recherche et développement économiques ». Si la Russie dispose seulement de « centaines de milliers d’agents » comparés au million de la Chine, elle a « des années d’expérience en plus » !

    Walter Opfermann estime que les entreprises allemandes perdaient quelque 50 milliards d’euros et 30.000 emplois chaque année à cause de l’espionnage industriel. « La Chine veut être la première puissance économique mondiale d’ici 2020 », prétend-il. « Elle a besoin pour ce faire d’un rapide et massif transfert de technologies de haut niveau, disponible dans les pays développés, dans la mesure où elle peut y mettre la main ».

    Les secteurs les plus exposés sont l’automobile, les énergies renouvelables, la chimie, les communications, l’optique, les rayons X, les machines-outils, la recherche sur les matériaux et les armements. L’information recherchée n’est pas liée simplement à la recherche et développement, mais aussi aux techniques et aux stratégies de gestion des marchés (marketing).

    Walter Opfermann indique l’augmentation la plus importante de l’espionnage sur Internet, et cite « l’épais brouillard de courriels avec des chevaux de Troie » de façon régulière contre des milliers de sociétés et les méthodes de dissimulation des e-mail. Mais les méthodes de la vieille école ont encore du succès, comme le démarchage par téléphone, le vol d’ordinateurs portables pendant les voyages d’affaires ou l’envoi régulier d’espions pour infiltrer les entreprises.

    « Je ne peux pas donner de noms, mais nous avons traité plusieurs cas de citoyens chinois ayant mis leur expérience professionnelle dans des entreprises allemandes à profit pour leur subtiliser des informations sensibles ». Dans l’un des cas, la police a perquisitionné chez une femme chinoise suspecte de vol de secrets de fabrication, et découvert 170 CD-Rom contenant des informations à caractère très sensible sur des produits.

    Dans une autre affaire, un ingénieur chinois qualifié en mécanique employé par une entreprise de la région du lac de Constance a été convaincu d’avoir transmis les plans d’une machine qu’elle était en train de développer à son concurrent chinois, qui en a fait la copie exacte. « Comme souvent dans ce cas, l’homme a disparu et il est retourné en Chine », raconte Walter Opfermann. « L’agresseur est tellement en avance dans ce jeu et il est difficile aussi de découvrir pour qui les espions travaillent ».

    Bien que le problème soit « énorme et croissant », il n’est pas mis sur la table, « parce que les entreprises rechignent à reconnaître leurs faiblesses et perdre des clients, en ruinant des opportunités commerciales avec la Chine », explique Walter Opfermann. « C’est pourquoi nous voyons seulement la partie émergée de l’iceberg » ! Le syndicat professionnel des experts-conseil a estimé que 20% des entreprises allemandes environ, pour la plupart de petite ou de moyenne importance, ont été victimes de l’espionnage industriel.

    Ces chiffres correspondent aux craintes des pays industrialisés en ce qui concerne la cybercriminalité et un renforcement correspondant des moyens pour la combattre. En Grande-Bretagne, le centre électronique de contre-espionnage du gouvernement (GCHQ) a estimé le mois dernier que le pays perd un milliard de livres sterling par an à cause de la fraude sur Internet, et se met en devoir de traiter des menaces croissantes.

    Le Pentagone a de son côté annoncé la création d’un nouveau commandement cybernétique, et le Barack Obama de déclarer en mai dernier qu’il pensait à un rôle de la Maison-Blanche pour surveiller la défense du cyberespace américain, estimant que les réseaux numériques nationaux doivent être identifiés comme « le capital stratégique de la nation ».

    http://www.lemague.net/dyn/spip.php?article6435

    Un logiciel espion installé sur les téléphones BlackBerry

    Posté par Arnaud Pelletier le 24 juillet 2009

    Les utilisateurs de téléphones BlackBerry dans les centres d’affaires de Dubaï et d’Abou Dabi, aux Emirats arabes unis, croyant faire une mise à jour de leur appareil, ont en réalité téléchargé un logiciel espion permettant d’accéder à leurs données privées, a-t-on appris mercredi auprès du fabricant.

    La société canadienne Research in Motion (RIM), qui fabrique ces téléphones, a expliqué dans un communiqué ne pas avoir autorisé l’installation du logiciel et n’être « pas impliquée, d’aucune manière, dans les essais, la promotion ou la distribution de cette application informatique ».

    « Des sources indépendantes ont conclu qu’il est possible que le logiciel installé puisse (…) permettre l’accès -interdit- aux informations privées ou confidentielles stockées sur le téléphone du consommateur », reconnaît la société.

    L’opérateur de téléphonie Etilasat, basé à Abou Dabi et contrôlé par le gouvernement des Emirats arabes unis, avait auparavant envoyé un message à ses clients leur demandant d’effectuer une mise à jour.

    Ceux qui l’ont fait ont expliqué que le nouveau logiciel a rapidement vidé les batteries de l’appareil, conduisant Etilasat à recevoir des centaines de plaintes. Dans un communiqué diffusé en fin de semaine dernière, l’opérateur décrivait le changement de logiciel comme une « mise à jour (…) nécessaire pour l’amélioration du service ».

    Le fabricant du BlackBerry a écarté cette explication, précisant qu’il « n’approuve pas cette application informatique ». Etilasat n’a pas fait de commentaire sur le sujet mercredi.

    Selon RIM, le logiciel espion est un programme de surveillance développé par une société privée, SS8 Networks, basée dans la Silicon Valley en Californie, qu’il n’a pas été possible de joindre.

    On ne savait pas mercredi pourquoi Etilasat a encouragé le téléchargement de cette application, ni si des données privées ont été espionnées. L’opérateur affirme avoir plus de 145.000 clients utilisateurs de BlackBerry dans les Emirats arabes unis.

    http://fr.news.yahoo.com/3/20090722/twl-eau-telephone-logiciel-espion-1be00ca.html

    Lancé en 2004, Facebook compte plus de 200 millions d’utilisateurs dans le monde. S’il était un pays, aime à répéter son fondateur, Mark Zuckerberg, il serait le sixième pays le plus peuplé du monde.

    Le site de socialisation Facebook contrevient à la loi canadienne en conservant indéfiniment les renseignements personnels de membres qui ont désactivé leur compte, estime le Commissariat à la protection de la vie privée du Canada (CPVP) dans un rapport rendu public jeudi 16 juillet.Ces renseignements ne devraient être conservés dans les serveurs du site « qu’aussi longtemps que nécessaire » et être supprimés « après une période raisonnable », commente dans ce rapport la commissaire à la protection de la vie privée, Jennifer Stoddart.

    La commissaire Stoddart avait entendu en juillet 2008 les arguments de Facebook et présenté un rapport préliminaire aux deux parties en mars dernier. Le commissariat avait fait vingt recommandations à Facebook, qui a depuis modifié certaines de ses pratiques pour se conformer à la loi. 200 MILLIONS D’UTILISATEURS Facebook avait cependant refusé de mettre en œuvre les recommandations sur quatre points précis, notamment sur la transmission de renseignements personnels aux tierces parties qui développement des applications Facebook, comme des jeux ou des questionnaires.

    L’enquête a permis de constater que « Facebook ne possède pas les mesures de sécurité nécessaires » pour « faire en sorte que les développeurs aient uniquement accès aux renseignements des utilisateurs qui sont nécessaires au fonctionnement de l’application en question », pointe le rapport.

    Jennifer Stoddart a donné trente jours à Facebook pour se conformer aux recommandations laissées en suspens et pourrait après ce délai saisir la Cour fédérale du Canada pour assurer leur mise en œuvre. Lancé en 2004, Facebook compte plus de deux cents millions d’utilisateurs dans le monde, dont presque douze millions au Canada, précise le rapport.

    http://www.lemonde.fr/technologies/article/2009/07/16/facebook-viole-la-loi-sur-la-protection-de-la-vie-privee-selon-le-canada_1219722_651865.html#ens_id=1207683

    Deutsche Bank : l’enquête s’envenime

    Posté par Arnaud Pelletier le 22 juillet 2009

    Le chef de la sécurité de Deutsche Bank et le chef des relations avec les investisseurs on tous les deux quitté leurs fonctions au sein de l’entreprise, alors que l’établissement financier est plongé depuis deux mois dans la toute dernière affaire d’espionnage des grandes banques allemandes. Ces départs font suite au lancement par le procureur de Francfort d’une enquête préliminaire visant certaines activités illégales au sein de la banque. Comme le rappelle The Wall Street Journal, la loi allemande protège la vie privée et la banque est soupçonnée d’avoir fait suivre par des détectives privés quelques uns de ses grands cadres impliqués dans des transactions entre leurs sociétés et d’autres entreprises. Les deux employés démis auraient été impliqués dans ces affaires d’espionnage et avaient déjà été suspendus dans leurs fonctions depuis le mois de mai. Deutsche Bank tente ainsi de se délester de ses cadres qui font aujourd’hui de l’ombre à sa stratégie. En effet, après avoir engagé des avocats extérieurs à la banque pour examiner son service de sécurité, la banque allemande affirme que les faits sont des cas isolés. La possible violation des règles de sécurité interne fait des vagues en Allemagne de l’Est où la population est très tatillonne avec la vie privée et les droits individuels. Selon The Financial Times, ni la banque, ni les employés licenciés, ne répondront de la situation dans l’immédiat. Le quotidien ajoute que la banque n’aura même pas attendu la fin des enquêtes menées à son encontre pour résilier leurs contrats, l’établissement essayant de ne pas trop entacher son image à l’heure où il essaye déjà de sortir difficilement de la crise, comme le soutient Joseph Ackerman, directeur général de la banque.

    http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/revues_de_presse/20090721.OBS4885/la_revue_de_presse_economique.html

    L’objectif de ce blog créé en 2006, qui n’est pas à proprement parler un blog puisque je ne donne que très peu mon avis, est d’extraire de mes veilles web informationnelles quotidiennes, un article, un billet qui me parait intéressant et éclairant sur des sujets se rapportant directement ou indirectement à la gestion de l’information stratégique des entreprises et des particuliers.
    Depuis fin 2009, je m’efforce que la forme des publications soit toujours la même ; un titre, éventuellement une image, un ou des extrait(s) pour appréhender le sujet et l’idée, l’auteur quand il est identifiable et la source en lien hypertexte vers le texte d’origine afin de compléter la lecture.
    En 2012, pour gagner en précision et efficacité, toujours dans l’esprit d’une revue de presse (de web), les textes évoluent, ils seront plus courts et concis avec uniquement l’idée principale.
    En 2022, les publications sont faite via mon compte de veilles en ligne : http://veilles.arnaudpelletier.com/
    Bonne découverte à tous …


    Arnaud Pelletier

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