Archive pour la catégorie ‘Infos du net’
Aux USA, le fisc soigne ses informateurs ; les détectives privés les passent au crible …
Vous travaillez pour un employeur qui magouille, triche, bafoue la loi, et un jour, par civisme ou par calcul, vous décidez de le dénoncer. Aux Etats-Unis, vous feriez partie de l’espèce protégée des « lanceurs d’alerte » (« whistleblower ») avec une foule d’avocats et de détectives privés sur les rangs pour vous aider à obtenir un beau pactole.
La semaine dernière, Bradley Birkenfeld a causé l’émoi quand le fisc américain lui a octroyé une récompense de 104 millions de dollars, pour avoir dénoncé les pratiques illégales de son ancien employeur, le géant bancaire suisse UBS. En 2008, Birkenfeld avait révélé comment UBS recherchait activement comme clients de riches Américains désireux de s’évader fiscalement. Ce déballage a précipité le déclin du secret bancaire helvétique, avec une liste de conséquences trop longue pour ce blog… Birkenfeld a fait de la prison, et devrait toucher après impôts (eh oui) et frais d’avocats (eh oui) quelques 44 millions de dollars. Jamais les autorités fiscales américaines n’avaient remis une telle récompense. Il a bien fallu 4 ans de tractations par avocats interposés pour en arriver là, mais le fisc américain sollicite les bavards: vous avez un tuyau pour l’office des impôts? Remplissez ce formulaire et au bout d’une longue procédure, si votre histoire est vérifiée, vous récupérerez un pourcentage.
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Par Emmanuelle Welch pour detective.blogs.liberation.fr
Emmanuelle Welch mène recherches et enquêtes aux Etats-Unis au sein de son agence à Washington, French Connection Research.
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L’intelligence économique est le prochain défi de la sécurité …
- Joël Ferry – Colonel de Gendarmerie, spécialiste du droit pénal appliqué au TIC.*
Si la criminalité organisée a toujours existé, elle trouve avec le numérique un nouveau terrain de chasse. Les affaires cybercriminelles font beaucoup parler d’elles, mais elles ne sont que le sommet de l’iceberg : un cas sur 10 seulement est porté devant la justice ! Avec Internet, la fraude ou l’escroquerie acquièrent une nouvelle dimension. La contrefaçon en est un bon exemple. Aujourd’hui, on trouve de tout sur Internet : de la mode, de l’électroménager, des médicaments…. L’usurpation d’identité, le commerce frauduleux sur la toile, la contrefaçon coûtent très chers et peuvent se révéler dangereux (prothèses dentaires défectueuses, médicaments contrefaits, matériel électrique avec faux contact …), mais ils font peser beaucoup moins de risques en termes de peine aux contrevenants que d’autres délits aujourd’hui considérés comme plus graves. Cela pose de vrais enjeux commerciaux et de santé publique, qui sont souvent sous-estimés et sur lesquels nous travaillons.
- Aujourd’hui, ce ne sont plus des guerres dans lesquels les Etats s’opposent, mais des batailles économiques
Mais le plus grand défi est sans doute ailleurs : c’est celui de l’intelligence économique et géopolitique. Aujourd’hui, les réseaux numériques sont un terrain idéal pour la guerre du faible au fort : espionnage, désinformation et intoxication, sabotage, terrorisme… visant les entreprises, mais aussi les Etats. Les attaques contre l’Estonie et la Géorgie ne sont que des avant goûts des cyber-guerres de demain, où il sera possible de créer la panique en désinformant et en ciblant les infrastructures vitales comme les centrales électriques ou les réseaux de paiement. Les grandes entreprises l’ont bien compris. Même s’il reste d’énormes progrès à faire, elles savent qu’il faut protéger leurs secrets R&D et commerciaux, sécuriser leurs processus industriels ou logistiques. Les PME et les TPE concentrent plus de risques.
- La criminalité informatique touche le citoyen, l’entreprise et donc les systèmes vitaux de la nation
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- Auparavant, pour découvrir les secrets on regardait les poubelles, aujourd’hui c’est le matériel numérique
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- Aucune forteresse n’est parfaite. A partir du moment où la porte est blindée, on passe par la fenêtre. L’enjeu pour le RSSI : anticiper et tracer.
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- Les menaces évoluent. L’enjeu de la sécurité : savoir s’adapter en permanence
Enfin, il faut réévaluer constamment les risques numériques. Les menaces évoluent en permanence avec la technologie. Le mot d’ordre de la sécurité doit être l’agilité. Comme le souligne Darwin, “Les espèces qui survivent ne sont pas les espèces les plus fortes, ni les plus intelligentes, mais celles qui s’adaptent le mieux aux changements.” A la Gendarmerie, cette notion d’adaptation permanente est au cœur de notre démarche. Nous avons été pionnier dans la lutte contre la cybercriminalité. L’histoire de la Gendarmerie s’inscrit dans cette mutation permanente depuis huit siècles. Nous nous sommes adaptés à l’évolution de la délinquance et de la criminalité avec par exemple la création des brigades territoriales sous François 1er pour lutter contre les bandits de grands chemins alors que la Gendarmerie s’appelait Maréchaussée. Ce maillage fait toujours partie de notre organisation. Aujourd’hui, les enquêteurs sont de plus en plus à la pointe de la technologie avec comme objectif, celui de s’approprier les territoires numériques pour permettre à la Gendarmerie d’une part de devenir un acteur du réseau lui-même, et d’autre part de remplir sa mission de service public avec du personnel et un encadrement juridique dédiés. Internet est un formidable accélérateur.
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Interview de Joël Ferry * pour news.bull.com
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* Le Colonel de Gendarmerie Joël Ferry a débuté sa carrière en 1977 comme enquêteur. Après avoir commandé plusieurs unités territoriales, il a servi à la Direction Générale de la Gendarmerie Nationale avant de rejoindre l’Office Central de Lutte contre la Criminalité liée aux Technologies de l’Information et de la Communication, puis la Direction des Affaires Criminelles et des Grâces. Il a ensuite pris le commandement de la section de recherches de Versailles. Il sert aujourd’hui la sous-Direction de la Police Judiciaire. Cet organisme central de la Gendarmerie est en charge des affaires criminelles, de la cybercriminalité et de la lutte anti-terroriste. Joël Ferry participe à de nombreux séminaires sur la cybercriminalité en France et à l’étranger. Il est l’auteur avec Myriam Quéméner de « Cybercriminalité : Défi mondial » (lien FNAC http://livre.fnac.com/a2630510/Joel-Ferry-Cybercriminalite-un-defi-transnational).
Il faut une vraie politique du renseignement économique en France …
Décidé à interpeller le nouveau gouvernement sur ses ambitions en matière de renseignement économique, Christian Harbulot en a rappelé les fondements : une activité qui consiste à trouver la bonne information pour renforcer la puissance économique d’un Etat ou d’un acteur privé. Sous l’effet des nouvelles technologies de l’information, l’importance du renseignement économique a décliné, déplore le directeur de l’Ecole de guerre économique. Et pourtant, le renseignement économique va au-delà du simple espionnage industriel. Si on considère que l’influence en fait également partie, le renseignement économique recouvre en réalité l’ensemble des moyens, y compris illégaux, destinés à renforcer la puissance des Etats ou des entreprises. Le souci est que les entreprises ne savent pas à quelle porte frapper quand elles recherchent des informations disponibles depuis des sources fermées. Les groupes français sous-traitent alors leur recherche d’informations à des cabinets privés, anglo-saxons pour la plupart d’entre eux. Et c’est ce qui explique le véritable déficit en ressources humaines et le manque d’expertise de nos entreprises pour acquérir des informations parfois vitales (contrefaçon de médicaments, détournement de technologies…).
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- Xerfi Canal a reçu Christian Harbulot, directeur de l’école de Guerre Economique et directeur associé du cabinet Spin Partners
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Il faut une vraie politique du renseignement économique Christian HarbulotDecouvrir l’émission ici
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Parla rédaction de xerficanal.com
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Belgique, Bruxelles en particulier, un nid d’espions ?
Les activités d’espionnage ne sont à aucun endroit plus nombreuses qu’à Bruxelles, a déclaré Alain Winants, le patron de la sûreté de l’Etat belge, au site internet EUobserver, rapporte mardi De Morgen.
- « Des centaines d’espions sont actifs à Bruxelles« , d’après Alain Winants. « La Belgique est un pays avec beaucoup de diplomates, d’hommes d’affaires, mais aussi d’institutions internationales, ce qui en fait donc une ‘place to be’ pour les espions« .
D’après le patron de la sûreté de l’Etat, les techniques d’espionnage ont beaucoup évolué avec le temps. « Il y a d’abord eu l’espionnage classique de la guerre froide, ensuite la menace terroriste avec les CCC et et les terroristes nord-irlandais. Désormais, il y a le terrorisme islamiste, une menace à laquelle les services de sécurité du monde entier sont confrontés« , estime Alain Winants.
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- Plus répandu que ce que l’on croit
L’espionnage est par ailleurs beaucoup plus répandu que ce que pensent les citoyens. « Il serait naïf de croire que seuls des pays tels que la Russie, la Chine ou l’Iran déploient des espions. »
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Par la rédaction de rtbf.be
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source http://www.rtl.be/info/belgique/societe/907674/bruxelles-place-to-be-pour-les-espions
Les risques de la cybercriminalité au crible …
La multiplication des internautes et leur méconnaissance des pièges, que tissent les cyber-attaquants sur la toile internationale, donnent du fil à retordre aux forces de l’ordre qui ont dû s’adapter en créant au début des années 2000 l’Office Central de Lutte contre la Criminalité liée aux Technologies de l’Information et de la Communication (OCLCTIC). « L’office cybercriminalité » est sur tous les fronts à travers la plateforme Pharos qui collecte le moindre signalement synonyme d’écart délictueux. « Cela va de l’escroquerie aux activités terroristes en passant par la pédo-pornographie », explique Aline Champagnat, directrice adjointe à l’OCLCTIC. « Le succès est tel que 2,5 millions d’internautes se sont connectés au portail, avec une fourchette de 1 500 à 2 000 signalements par semaine », poursuit le commissaire.
- La pêche aux codes
Trafic de données bancaires, escroquerie à la « Nigériane », piratage de serveurs sur le net et de commutateurs téléphoniques sont le lot quotidien des enquêteurs « High-Tech ». On est évidemment loin des hackers qui empoisonnaient la toile par goût du challenge. « On est passé de l’étudiant solitaire à une affaire de professionnels spécialisés. En Roumanie, par exemple, les informaticiens reçoivent une formation si performante que des groupes criminels plus ou moins structurés les embauchent », précise Aline Champagnat.
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- 250 millions d’euros
« Les données bancaires sont parfois revendues sur des sites de carding. Nous en avons eu l’exemple avec quelque 100 000 coordonnées bancaires espagnoles volées puis revendues », poursuit le numéro 2 de l’OCLCTIC.
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Par E.L. pour lunion.presse.fr
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source http://www.lunion.presse.fr/article/autres-actus/la-cybercriminalite-au-crible
Espionnage des salariés : peu de poursuites …
- Si les affaires d’espionnage des salariés font beaucoup de bruit, le nombre de procédures n’est pas exponentiel.
L’affaire Ikea est la plus emblématique. Au printemps dernier, les syndicats du géant de l’ameublement ont dénoncé un système de surveillance et de fichage des employés qui s’appuyait sur des fuites provenant de fichiers de police.
Les exemples d’atteinte à la vie privée s’additionnent dans la grande distribution ou les compagnies de transports. Actuellement, un dossier concernant une société de transports est en cours d’instruction au palais de justice de Versailles.
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Par J.C. pour leparisien.fr
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La rumeur, un outil d’intelligence économique ?
Devenue aujourd’hui un sujet d’étude notamment pour les sociologues, la rumeur a toujours existé au sein des sociétés. Les nouveaux moyens de communication comme Internet et l’immédiateté de la circulation des informations font d’elle une arme redoutable. Et lorsqu’elle a pour objectif de discréditer une entreprise ou de la déstabiliser sur le plan économique, les mécanismes mis en œuvre relèvent parfois d’une véritable stratégie.
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Retrouvez l’intégralité de l’article dans la revue de la gendarmerie en cliquant ce lien PDF (poids 6,5 Mo)
- SOCIÉTÉ
La rumeur, outil d’intelligence économique ? p. 14
Par Stéphane Mortier sur defense.gouv.fr
En savoir plus :
source : http://www.defense.gouv.fr/gendarmerie/revue/revue-n-242-les-espaces-maritimes
Faille humaine : les Talibans espionnent les soldats en créant de faux profils féminins sur Facebook …
Nouvelle stratégie des talibans dans leur combat contre l’occident. Ils utilisent les réseaux sociaux pour obtenir des informations sur l’ennemi. C’est ce que révèle un rapport du gouvernement australien sur les réseaux sociaux et la défense rapporté par le journal australien The Sunday Telegraph.
A lire sur slate.fr :
Les talibans utiliseraient par exemple des photos de profil Facebook de femmes pour demander les soldats de la coalition en amis et obtenir des renseignements sur les troupes. Le Telegraph explique qu’une majorité des personnes interrogées dans le rapport de la défense australienne étaient trop confiantes envers leurs contacts Facebook et divulguaient trop d’informations.
- «La plupart d’entre eux n’ont pas compris que les personnes utilisant de faux profils, qui se font peut-être passer pour des amis d’enfance, pouvaient obtenir des informations et des mouvements. Peu d’entre eux considèrent les possibilités qu’offrent les traitements de données et comment des modes de comportement peuvent être identifiés sur la durée.»
58% des employés de la Défense n’ont pas eu de formations sur la sécurité des réseaux sociaux. Les soldats australiens bénéficient désormais de réunions d’informations sur les réseaux sociaux.
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En 2007, des soldats américains avaient publié des photos d’hélicoptères Apaches en affichant leurs données GPS. L’armée avait alors reconnu:
- «L’ennemi a pu déterminer la localisation exacte des hélicoptères à l’intérieur de la base et conduire une attaque au mortier, qui a détruit quatre Apaches AH-64.»
Il est aussi conseillé aux soldats de la coalition de désactiver les options de géolocalisation, qui indiquent d’où les photos et les posts ont été publiés.
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Par la rédaction de slate.fr
En savoir plus :
source http://www.slate.fr/lien/61671/talibans-femmes-espionner-soldats-coalition-facebook
La science française face aux espions …
Les pirates, les espions, les taupes et autres voleurs qui voudraient s’en prendre aux trésors scientifiques de nos laboratoires de recherche n’ont qu’à bien se tenir. Un nouveau dispositif de « protection du potentiel scientifique et technique de la nation », selon l’expression consacrée, se met peu à peu en place. Le 3 novembre 2011, un décret du premier ministre paraissait, complété le 3 juillet par un arrêté. Et dans les prochains mois, des instructions ministérielles s’appliqueront …
[…]
Par David Larousserie pour lemonde.fr
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La vie privée sur Internet, pour les plus jeunes et les moins jeunes …
Ce n’est plus seulement les adolescents qui sont de plus en plus connectés, mais aussi les enfants. A titre d’exemple, et bien que l’inscription soit interdite aux moins de 13 ans, il semblerait qu’un enfant sur 4 ait un compte Facebook. Au bas mot.
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Dans de telles conditions, il est évident qu’il devient urgent d’éveiller les plus jeunes à la question de la vie privée sur Internet. Données personnelles, droit à l’oubli, identité en ligne, e-réputation: autant de notions complexes qu’ils devraient pourtant maîtriser avant de se lancer sur le net.
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- 10 conseils de la CNIL pour rester net sur le web. 10 conseils simples, mais toujours bons à rappeler:
Un site complet est désormais consacrés à ces enfants et ados hyper connectés: http://www.jeunes.cnil.fr/, rassemblant toutes les informations dont ils ont besoin. Alors faites leur découvrir, et surtout, accompagnez-les dans leurs premiers pas sur la toile.
Par Protéger Son pour protegersonimage.com
En savoir plus :
source http://www.protegersonimage.com/eveiller-les-jeunes-a-la-question-de-la-vie-privee-sur-internet/



