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Archive pour la catégorie ‘Intelligence économique’

Quelles définitions pour l'e-réputation ?

Posté par Arnaud Pelletier le 6 juillet 2009

Les responsables du blog Cadd-e-Réputation ont demandé à des personnalités faisant autorité dans le domaine de l’e-réputation (aussi nommée web-réputation, cyber-réputation ou encore réputation numérique) de proposer leur définition du terme.

Des définitions de nombreux experts

C’est ainsi qu’ont été consultés – entre autres – Christophe Deschamps (blog Outils froids), Ange Pozzo di Borgo (Blog du concepteur rédacteur), Christophe Thil (agence Blueboat), Fred Cavazza (blog éponyme), Aref Jdey (Demain la veille), etc., et bien sûr, Les Infostratèges.

Les définitions ont été publiées sur une seule page. L’exercice est intéressant pour lire les divers points de vue et sensibilités face à ce phénomène de première grandeur, quasiment consubtantiel au Web, et surtout au Web 2.0. Ainsi se retrouvent dans un mouchoir de poche une quinzaine de définitions proposées par des acteurs de l’e-réputation.

De la difficulté de rédiger une définition

On s’aperçoit aussi qu’il n’est pas si simple de conceptualiser sans faille ou sans oubli. Certaines définitions sont ainsi – sans doute involontairement – partielles. Par exemple, pour Emilie Ogez, l’e-réputation d’une personne ou d’une entité découle des traces que celle-ci laisse sur le Net. C’est bien sûr incomplet : le plus gros de l’e-réputation relève souvent des opinions émises par les tiers sur une personne, un produit, une marque, une entreprise…, donc pas seulement par les traces laissées par l’entité.

E-réputation ou Réputation ?

D’autres « définisseurs » bottent en touche, comme Fred Cavazza qui « ne pense pas qu’ils soit juste de parler d’e-réputation : il s’agit juste de réputation. Tout comme il n’y a pas de t-réputation pour la TV ou de r-réputation pour la radio ou même de p-réputation pour le print« .

C’est frappé au coin du bon sens ; il est évident que l’e-réputation est une partie de ce tout que constitue la réputation. À ce sujet, il existe même un Observatoire de la Réputation, dont le but est d’étudier les modalités et les effets de la réputation des acteurs économiques.

Défense et illustration du concept autonome d’e-réputation

Mais si tant d’auteurs – dont nous sommes – se sont attachés au concept d’e-réputation, c’est bien parce qu’il recouvre des spécificités que ni la presse, ni la télé, ni la radio – pour reprendre les exemples de notre collègue – ne présentent.

La presse papier « disparaît » très vite en archives et n’est plus accessible que par un très petit nombre de lecteurs. Les émissions de télé et de radio sont vite oubliées ou sont relayées par le simple bouche à oreille, c’est-à-dire par le média le plus vieux de l’humanité.

Mais la spécificité qui fait que nous défendrons le concept autonome d’e-réputation tient en quelques points essentiels, et essentiellement dangereux, infiniment plus dangereux que les autres médias :

  • De par la nature même du réseau : diffusion mondiale et immédiate ;
  • De par la nature même du Web 2.0 : reprise quasiment en temps réel de l’information et duplication de celle-ci, ou même relais immédiat dans le cas des flux RSS ;
  • De par la nature même des toutes les ressources du Net : disponibilité permanente de l’information.

Sur ce dernier point, beaucoup ont coutume de dire – et nous l’avons même écrit ! – que l’Internet est la plus vaste base d’archives du monde. Certes, mais il importe d’ajouter qu’il ne s’agit pas d’archives contrôlées ni réglementées. Les lois sur les archives, dans tous les pays du monde, prévoient justement des délais de communication des documents, délais qui en général s’alignent sur la disparition des personnes, voire de premiers descendants pour éviter de raviver des conflits passés et pour prendre en compte ce « Droit à l’oubli » qui n’a été conceptualisé et surtout réglementé que par les premières lois de protection des données à caractère personnel, à la fin du 20ème siècle, notamment notre loi française, relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés.

Voilà donc quelques arguments qui justifient, à nos yeux, qu’on parle sérieusement d’e-réputation en tant que concept vraiment autonome.

Retour d’expérience professionnelle

Notre expérience professionnelle complète cette nécessaire défense du concept : allez expliquez à un de nos clients qui fait l’objet d’une attaque par les blogs, instantanément relayée par les flux RSS dans de nombreux pays que c’est la même chose que sa simple réputation dans les médias français… Dans un cas, il peut très vite saisir la justice nationale et faire interdire la sortie d’un journal ou d’une émission. Dans l’autre cas, il n’a le temps de saisir aucune justice au monde et le mal prend tout de suite des proportions planétaires.

On le voit, la confrontation des définitions est fructueuse puisqu’elle nous amène à débattre et préciser les choses. Merci aux responsables de Cadd-e-Réputation d’avoir pris cette initiative !

http://www.les-infostrateges.com/actu/0907748/quelles-definitions-pour-l-e-reputation

Lobbies: règles de bonne conduite

Posté par Arnaud Pelletier le 3 juillet 2009

Le bureau de l’Assemblée nationale a adopté aujourd’hui une série de mesures – liste publique, badges journaliers, code de bonne conduite – afin de « consacrer » le rôle des lobbies « dans l’information des députés » et de les soumettre « à des règles de bonne conduite ». Selon ces règles, annoncées par la présidence de l’Assemblée, les représentants d’intérêts publics ou privés (autorités administratives, organismes publics, organisations professionnelles, entreprises privées, sociétés de conseil, associations), doivent figurer sur une liste, fixée par le Bureau, afin de bénéficier de badges journaliers d’accès au Palais-Bourbon.

Pour pouvoir figurer sur cette liste, qui sera rendue publique sur le site de l’Assemblée, les lobbies devront remplir un formulaire « donnant des informations sur leurs activités et les intérêts qu’ils défendent ».  En outre, les lobbies devront « souscrire à un code de conduite » promettant de « s’abstenir de toute démarche en vue d’obtenir des informations ou des décisions par des moyens frauduleux ».

Comme l’avait annoncé, le président de l’Assemblée, Bernard Accoyer, ces règles seront mises en oeuvre à compter de la rentrée parlementaire d’octobre.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/07/02/01011-20090702FILWWW00411-lobbies-regles-de-bonne-conduite.php

Selon une note de la DCRI (Direction centrale du renseignement intérieur) que s’est procurée latribune.fr, les attaques contre les entreprises sont d’abord financières. La comparaison avec un précédent document montre un accroissement du nombre des agressions.

Près de 3.000 firmes françaises ont été victimes de très nombreuses « actions d’ingérences économiques », destinées à leur voler leurs secrets de fabrication, à déstabiliser leur direction ou à gêner le lancement de nouveaux produits. Très exactement, 2.963 entreprises ou laboratoires ont été visés depuis janvier 2006 et jusqu’à fin 2008, selon une « note blanche » de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) que latribune.fr s’est procurée. Sollicité, le service de renseignement n’a pas donné suite à nos demandes d’entretien.

Selon cette note, 71% de ces entreprises emploient moins de 500 salariés, des PME qui négligent leur sécurité, ou ne disposent pas des moyens indispensables pour se protéger, à la différence des entreprises de plus grande taille. Cependant, ces dernières ne réussissent pas si bien que cela à empêcher les intrusions. Les firmes de plus de 500 salariés représentent tout de même 29% des entreprises victimes.

Depuis janvier 2006, selon la DCRI, les 2.963 entreprises visées ont été victimes de 4.765 agressions. Ce qui signifie que nombre d’entre elles ont été victimes de plusieurs attaques au cours de la période, omettant d’améliorer leur protection après une première effraction.

Le service de renseignement intérieur a détecté 3.719 « auteurs, commanditaires, bénéficiaires ou complices identifiés » de 90 nationalités différentes. Ils mettent en oeuvre des « modes opératoires légaux dans l’immense majorité » des cas, note la DCRI. Parmi eux, figurent en première ligne les « risques financiers », qui représentent 33,51% des attaques. Ils sont de nature très diverses, depuis le paiement trop tardif jusqu’à la prise de contrôle.

Les attaques par « visiteurs autorisés et intrusions consenties » représentent 16,95% des attaques, suivis par les atteintes aux savoir-faire (11,8%), les risques informatiques (10,72%), les atteintes physiques sur sites (10,53%), les désorganisations et fragilisations orchestrées (6,54%), les atteintes à la réputation (5,26%) et l’exploitation des vulnérabilités humaines (4,57%).

Dans les dernières années, le nombre d’entreprises visées s’est accru, ainsi que le nombre de nationalités dont sont originaires les agresseurs. C’est ce que montre la comparaison de cette note avec une précédente portant sur le même sujet pour l’année 2006, que latribune.fr avait publiée le 15 décembre 2006. Ce document, rédigée par feue la Direction centrale des renseignements généraux, dont la DCRI est l’héritière, recensait 888 entreprises victimes pour la seule année 2006. Les agresseurs étant originaires de 34 nationalités. Un calcul simple montre que le nombre d’attaques s’est accru ainsi que le nombre d’entreprises visées. La comparaison entre ces deux études souligne donc un durcissement de la compétition économique et de la mondialisation.

Note des RG sur 2006 Note de la DCRI sur la période 2006-2009 2007-2008 Moyenne annuelle sur 2007-2008 calculée par latribune.fr
nombre d’agressions 1.578 4.765 3.187 1.593
nombre d’entreprises visées 888 2.963 2.075 1.037
nombre de secteurs visés 93 152
nombre d’auteurs identifiés 368 3.719
nombre de nationalités 34 90
taux d’attaques financières 35% 33,51%

Pascal Junghans

http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20090625trib000392170/exclusif-3.000-entreprises-francaises-victimes-d-espionnage-economique-en-trois-ans.html

Bases de données GFII Intelligence Economique

Posté par Arnaud Pelletier le 30 juin 2009

Depuis plusieurs semaines / mois, le Groupement Français de l’Industrie de l’Information travaille à la mise en ligne d’une base de données des éditeurs de logiciels de veille dans le secteur de l’intelligence économique recoupant donc les acteurs du search, de la cartographie de l’information, des outils de traitements linguistiques / sémantiques, de traitement de l’image et de la parole, des agrégateurs de contenus, et des éditeurs de solutions de veille type plateformes ou crawlers.

Cette base de données est accessible à l’adresse : http://guideie.gfii.asso.fr/ et permet de consulter cet annuaire des solutions par catégorie ou par recherche en texte intégral.

[…]
Je vous invite donc à le consulter. Télécharger l’article « Un Guide pour y voir plus clair » n°29 – Auteurs : Christophe Marnat pour le GFII et Gabrielle Denis du GFII et Frédéric Martinet. En savoir plus : http://www.actulligence.com/actualit-s-335.html

Écrit par Frédéric Martinet

Quand Alain Juillet défend la "stratégie d'influence"

Posté par Arnaud Pelletier le 18 juin 2009
Quand Alain Juillet défend la Alain Juillet, le 29 janvier 2009, avant son départ du poste de Haut responsable de l’intelligence économique

Très peu loquace depuis son départ du poste de HRIE (Haut responsable chargé de l’intelligence économique) pour lequel il n’a toujours pas été remplacé, Alain Juillet a donné une très longue interview à la revue Comes , dans laquelle il détaille sa conception de la « stratégie d’influence ». Sans donner sa réponse, qu’on devine, il s’interroge sur nos décideurs qui auraient trop le nez sur le guidon : « Le politique est-il aujourd’hui apte à comprendre les enjeux liés à l’influence, qui impliquent une distanciation par rapport à l’événement, et la nécessité d’une perception de l’action dans la durée ? » Alain Juillet revient également sur le débat concernant l’influence internationale des fondations et des think tanks français, et remarque : « Trop souvent, chez nous, les fondations ne sont créées que pour la gloire d’un homme, d’une entreprise, d’un parti qui va les financer, quand ce n’est pas pour donner un poste de président à une autorité que l’on veut consoler ou récompenser. » Il poursuit : « On voit bien qu’il n’y a pas de réelle volonté de sortir de l’existant, de se projeter, de se remettre en cause, de faire naître un authentique débat d’idées. » Il ne va pas se faire que des amis, quand il regrette un manque de diversité chez les chercheurs qui « sortent tous peu ou prou des mêmes moules, des mêmes écoles, ont les mêmes référents et les mêmes méthodes de raisonnement. Ils peuvent être très bons, là n’est pas la question, mais ils présentent presque tous des profils similaires ».

Cet ancien officier parachutiste du service action, aujourd’hui colonel de réserve, qui fit ses premiers pas au SDECE (Service de documentation extérieure et de contre-espionnage, ancien nom de la DGSE) dans les années 1960, prend pour exemple de la capacité à chercher des idées ailleurs, celui de l’armée américaine venue chercher des idées en France : « Confrontés à un type de guerre qu’ils ne comprenaient pas, les Américains n’ont pas hésité à aller puiser des enseignements chez les théoriciens français de la contre-guérilla comme Trinquier, Galula, Lacheroy, Hogard ou Sassi. Ils sont pragmatiques. Puisque les Français ont gagné la bataille d’Alger sur le terrain, ils se sont demandé comment ils avaient fait. Il ne s’agit pas là de porter un jugement de valeur mais de savoir ce qui peut être utile, chez l’allié, le concurrent ou l’adversaire, pour sortir d’une situation qui de prime abord paraît inextricable. » Et il a cette jolie formule que chacun, sans doute, peut méditer : « Il ne faut jamais oublier que ce que nous croyons juste n’est pas forcément la véritable réponse. Il nous faut réapprendre à douter de nos certitudes. C’est le doute qui fait progresser. » Pour ceux qui se demandaient pourquoi la République avait créé pour lui un poste de Haut responsable chargé de l’intelligence économique, la réponse est peut-être là. Mais les temps sont-ils au doute ?

http://www.lepoint.fr/actualites-monde/2009-06-16/idees-quand-alain-juillet-defend-la-strategie-d-influence/1648/0/352938

Dans Newsweek : "Un espion qui tient dans la main"

Posté par Arnaud Pelletier le 12 juin 2009

NOUVELOBS.COM

Il est désormais possible de télécharger par connexion sans fil dans n’importe téléphone mobile un programme permettant de le mettre sur écoute. Cet article a été publié dans Newsweek, le 8 juin 2009.

Les logiciels d’espionnage prospèrent sur iPhone, BlackBerry et autres "smart phones" (Reuters) 

Les logiciels d’espionnage prospèrent sur iPhone, BlackBerry et autres « smart phones » (Reuters)

Ne parlez pas : votre téléphone mobile vous écoute peut-être secrètement. Grâce à de récents développements dans le domaine des logiciels de « spyphone », ou espionnage téléphonique, un barbouze improvisé peut aujourd’hui télécharger par connexion sans fil dans n’importe téléphone mobile un programme permettant de le mettre sur écoute. Ces logiciels sont peu coûteux, et le transfert ne requiert aucune formation particulière. L’apprenti espion doit pouvoir accéder à votre téléphone afin de presser les touches autorisant le téléchargement, ce qui ne prendra que quelques minutes — autant environ que de télécharger une sonnerie.
Cette nouvelle génération, plus simple d’emploi, de logiciels d’espionnage sur mobile est depuis l’an dernier disponible à grande échelle — et ouvre des possibilités stupéfiantes. Les derniers logiciels peuvent discrètement activer le microphone intégré de l’appareil, quand bien même aucun appel n’est passé, ce qui permet à un espion d’écouter ce qui se dit dans une pièce se trouvant à l’autre bout du monde. La cible n’en saura pas plus : les données transmises en secret n’apparaissent ni sur les listes d’appels ni sur les factures téléphoniques.

Plus de 200 entreprises vendent des logiciels d’espionnage téléphonique en ligne, pour aussi peu que 50 dollars (quelques logiciels coûtent plus de 300 dollars). Les éditeurs sont réticents à rendre publics leurs chiffres de ventes. Mais de l’avis de certains experts — enquêteurs privés ou consultants en lutte anti-écoute, sécurité informatique et étude du marché des télécommunications — un nombre surprenant de gens utilise un mobile détourné, généralement par un conjoint, amant, parent ou collègue de travail. De nombreux employés, selon les experts, espèrent mettre à jour les manœuvres malhonnêtes d’un chef, avant d’en alerter anonymement le patron. Max Maielllaro, qui dirige Agata Christie Investigation, une firme d’enquêtes privées de Milan, estime que 3 % des mobiles en France et en Allemagne sont sur écoute, et 5 % environ pour la Grèce, l’Italie, la Roumaine et l’Espagne. James Atkinson, expert en espionnage téléphonique auprès du Granite Island Group, une entreprise de consultants en sécurité de Gloucester, Massachusetts, estime à 3 % la proportion de téléphones sur écoute aux Etats-Unis (ces estimations ne prennent pas en compte les écoutes ordonnées par le gouvernement). Quand bien même les chiffres seraient surévalués, il apparaît clairement que des citoyens habituellement respectueux de la loi n’hésitent pas à transgresser la loi sur le respect de la vie privée.

Si les logiciels d’espionnage prospèrent sur iPhone, BlackBerry et autres « smart phones », c’est qu’ils offrent une abondante puissance de calcul. Aux Etats-Unis, la généralisation des réseaux GSM, plus vulnérables que les technologies précédentes, a également développé le réservoir des victimes potentielles. Développé pour les services officiels, un de ces logiciels d’espionnage accompagne un texto et s’installe automatiquement sur le téléphone de la victime à son ouverture, selon un développeur italien qui a requis l’anonymat. On s’inquiète de voir le logiciel se retrouver entre les mains de criminels.
Cette situation difficile est en partie le résultat de la décision d’Apple, Microsoft et Research In Motion (constructeur du BlackBerry) d’ouvrir leurs téléphones aux développeurs d’application indépendants, ouvrant ainsi la porte aux « spyware ». Antivirus et autres logiciels de sécurité conçus pour les ordinateurs requièrent trop de puissance de calcul, même pour un « smart phone ». Bien qu’il existe des logiciels de sécurité adaptés aux téléphones, globalement, leurs utilisateurs n’ont pas encore réalisé l’importance de la menace. Si la vogue de l’espionnage continue de se répandre, cela pourrait changer très vite.

Par Benjamin Sutherland

Traduction française de David Korn

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/medias/multimedia/20090612.OBS0337/dans_newsweek__un_espion_qui_tient_dans_la_main.html

Mais où est passé l'intelligence économique en France ?

Posté par Arnaud Pelletier le 10 juin 2009

Edition du 09/06/2009 – par Bertrand Lemaire

Alain Juillet a été remercié par le gouvernement mais pas remplacé. Un repositionnement du poste serait prévu.

L’intelligence économique* est un enjeu majeur de la sécurité et de la prospérité des entreprises françaises. Or celles-ci sont très peu initiées au concept même, au contraire de concurrentes, notamment en Asie ou aux Etats-Unis. Face à cette situation, la France disposait depuis 2003 et jusqu’à il y a quelques jours d’un « haut responsable chargé de l’intelligence économique », rattaché au SGDN (Secrétariat Général de la Défense Nationale, rattaché au Premier Ministre), Alain Juillet. Celui-ci fut directeur de la DGSE de 2002 à 2003 et ancien agent actif du SDECE à l’époque de Charles De Gaulle. Il avait notamment un rôle de sensibilisation des entreprises, en plus d’une coordination de l’action publique sur l’intelligence économique.
Un décret du 27 mai a mis fin aux fonctions d’Alain Juillet sans qu’aucun remplaçant ne soit nommé. Les services de Matignon, plusieurs fois interrogées par CIO, ont été incapables d’avancer la moindre information sur le sujet. Il semblerait, selon des rumeurs circulant dans le milieu de l’intelligence économique, que la position du « haut responsable chargé de l’intelligence économique » serait en cours de changement. On parle ainsi d’un rattachement possible au Ministère de l’Economie. Mais ce changement n’est pas encore décidé alors même que le poste est désormais vacant…
En entreprise, faute d’un responsable dédié, c’est souvent le DSI qui se retrouve plus ou moins chargé de l’intelligence économique, au moins sur le plan de la mise en place d’outils adéquats, avec le RSSI.
Selon Robert Gates (ancien directeur de la CIA entre 1991 et 1993 et actuel secrétaire à la Défense des Etats-Unis), cité par le site web de la Mission du haut responsable chargé de l’intelligence économique, 40 % des moyens de renseignement des Etats-Unis sont consacrés à l’intelligence économique. C’est dire l’importance stratégique de l’intelligence économique dans le monde moderne.

* L’intelligence économique est l’utilisation des informations mises à disposition légalement de l’entreprise mais aussi la protection des informations qui peuvent se retrouver diffusées plus ou moins par inadvertance ou imprudence. L’utilisation des informations vise prioritairement à servir les intérêts stratégiques, financiers ou commerciaux (détection de marchés, de besoins financiers, de faiblesses d’un concurrent…).

http://www.cio-online.com/actualites/lire-mais-ou-est-passe-l-intelligence-economique-en-france%C2%A0-2246.html

Intelligence économique : une profession à inventer ? sur LCP

Posté par Arnaud Pelletier le 3 juin 2009

La vidéo ici


En France le concept d’intelligence économique est souvent mal compris et assimilé à des pratiques illégales ainsi qu’à l’idée “d’espionnage industriel”.
Dans un contexte de crise économique mondiale, les entreprises françaises sont dans l’obligation de mettre en place une véritable stratégie en matière d’intelligence économique pour assurer leur survie et favoriser leur expansion internationale.
Fin octobre 2008, la ministre de l’Intérieur Michèle Alliot-Marie a annoncé la création d’une commission consultative nationale. Elle  vise à encadrer l’activité des sociétés privées de recherche en matière d’intelligence économique. Cette nouvelle législation, qui sera incluse dans le projet de loi d’orientation pour la sécurité intérieure (LOPSI), devrait être présentée prochainement au parlement après avoir été transmise pour examen à la Commission nationale Informatique et libertés (Cnil). En 2008, la ministre a également déclaré vouloir moraliser, assainir et encadrer juridiquement le secteur de l’intelligence économique.
Cette annonce se veut aussi être une réponse à la publication, en juin, d’un livre révélant les pratiques douteuses des sociétés d’intelligence économique et de ceux qui agissent comme leurs sous-traitants, les détectives privés. Dans son ouvrage « Allez-y on vous couvre », Patrick Baptendier, ancien gendarme passé dans le privé, dénonçait les rapports ambigus entretenus entre la direction de la surveillance du territoire (DST) et ces sociétés, ou “officines”.


La nouvelle étude serdaLAB sur le thème – Veille, moteur de recherche et collaboratif : Le marché, les besoins et les tendances en 2009-2010 – vient de paraître.
Elle répond aux problématiques suivantes :

Quels sont les enjeux du marché ? Combien pèse le marché de la veille et des moteurs de recherche ? Quel est le positionnement des différents acteurs ? Quels sont les besoins des utilisateurs ? Quelles sont les tendances du marché ?

Pour répondre à toutes ces questions, serdaLAB, l’activité études et prospective du Groupe serda, spécialisé dans l’organisation de la Mémoire et du Savoir, s’est appuyé sur une enquête quantitative auprès de 200 utilisateurs et a interrogé une trentaine d’acteurs du marché. Dans cette nouvelle étude, serdaLAB analyse les nombreux enjeux de ce marché en pleine mutation. Puis serdaLAB livre les chiffres du marché et la croissance au global et par segment. Enfin, l’étude traite de la demande et des grandes tendances du marché de demain.

Consulter gratuitement la synthèse de l’étude à l’adresse :

www.serda.com/fileadmin/serda/images/serdaLAB/SYNTHESE_ETude_veille_09.pdf

http://www.ie-news.com/fr/detail_actualites.php?actu_id=420

Le Groupe Intelligence Economique de l’INHES vient de publier, une note intitulée « A quoi sert l’intelligence économique en période de crise? Quel rôle pour l’Etat? »
Télécharger la note au format PDF :

L’objectif de ce blog créé en 2006, qui n’est pas à proprement parler un blog puisque je ne donne que très peu mon avis, est d’extraire de mes veilles web informationnelles quotidiennes, un article, un billet qui me parait intéressant et éclairant sur des sujets se rapportant directement ou indirectement à la gestion de l’information stratégique des entreprises et des particuliers.
Depuis fin 2009, je m’efforce que la forme des publications soit toujours la même ; un titre, éventuellement une image, un ou des extrait(s) pour appréhender le sujet et l’idée, l’auteur quand il est identifiable et la source en lien hypertexte vers le texte d’origine afin de compléter la lecture.
En 2012, pour gagner en précision et efficacité, toujours dans l’esprit d’une revue de presse (de web), les textes évoluent, ils seront plus courts et concis avec uniquement l’idée principale.
En 2022, les publications sont faite via mon compte de veilles en ligne : http://veilles.arnaudpelletier.com/
Bonne découverte à tous …


Arnaud Pelletier

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