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Près d’une entreprise française sur deux est victime de fraude …
Quelle que soit leur taille, les entreprises sont de plus en plus touchées par la fraude, malgré une meilleure prévention des risques. La cybercriminalité notamment grimpe en flèche. C’est ce que révèle l’étude mondiale du cabinet PWC, présentée le 29 novembre. Portrait-robot du fraudeur à l’appui.
La fraude continue d’augmenter. Un tiers des entreprises dans le monde en ont été victimes en 2011, et près d’une entreprise française sur deux (46 %). Une véritable montée en flèche : elles n’étaient « que » 29 % en 2009. Principale raison avancée » l’efficacité croissante des dispositifs de prévention et de contrôle mis en place dans les entreprises « . Tel est l’enseignement de la 6ème édition de l’étude PWC sur la fraude en entreprise, menée auprès de 3877 entreprises dans 78 pays différents, présentée le 29 novembre.
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La cybercriminalité progresse
Dans le trio des fraudes les plus courantes : le détournement d’actifs (fausses notes de frais, transferts de biens illégaux de l’entreprise vers le salarié etc.) représente 72 % des fraudes identifiées en 2011, la fraude comptable, qui est malgré tout en recul par rapport à 2009 (24 % en 2011 contre 38 % deux ans plus tôt), et la corruption (remise de commissions à des tiers…).
La cybercriminalité, phénomène relativement nouveau, vient compléter le podium, et prend de plus en plus d’ampleur, puisqu’elle représente 23 % des fraudes (29 % en France), contre seulement 1 % en 2009. » Il y a aujourd’hui de réseaux organisés, les hackers ne sont plus isolés « , explique Jean-Louis Di Giovanni, associé au département litiges et investigations chez PWC.
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Des modes de détection plus efficaces
L’identification des transactions inhabituelles, comme par exemple les changements de RIB des fournisseurs, permet de détecter 1 fraude sur 5 dans le monde. C’est la solution la plus répandue. Elle devance la politique de sécurité interne, l’audit interne, l’évaluation du risque de fraude, ou encore la culture d’entreprise (systèmes d’alertes…).
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54 % des grandes entreprises victimes
Par ailleurs, l’enquête montre que les grandes entreprises (plus de 1000 salariés) sont les plus touchées : 54% d’entre elles ont été victimes d’une fraude au cours des 12 derniers mois. Malgré tout, les PME connaissent aussi une progression du phénomène: 17 % des entreprises de moins de 200 salariés ont été concernées en 2011, contre 15 % 2009.
Même si elles en déclarent toujours moins, le potentiel de fraudes non détectées y est plus important. » Les petites entreprises n’ont pas toujours conscience du risque, et ne s’en rendent compte qu’après… « , poursuit Jean-Louis Di Giovanni.
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Source du graphique : http://lentreprise.lexpress.fr/gestion-entreprise/fraude-46-des-entreprises-francaises-victimes-en-2011-selon-l-etude-du-cabinet-pwc_31420.html
« 9 fois sur 10, le fraudeur est quelqu’un de sympathique », prévient J.L Di Giovanni – PWC
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« La fraude prend toujours de nouvelles formes »
C’est la mise en garde de Dominique Perrier, associée PWC, lors de la présentation de l’étude. Malgré les efforts de détection et la prise de conscience des entreprises (50 % d’entre elles sont conscientes qu’elles seront victimes d’un détournement d’actifs dans les 12 mois qui viennent), l’ingéniosité des fraudeurs semble sans limites, comme le confirme la montée fulgurante de la cybercriminalité… Alors vigileance!
Par Emmanuel Colombié pour lentreprise.lexpress.fr
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Espionnage industriel : une nouvelle loi en vue pour mieux protéger les entreprises …
Une loi instituant un délit de divulgation d’informations protégées devrait voir le jour d’ici au printemps. Avec ce nouveau délit, puni d’un an de prison et de 15.000 euros d’amende, le gouvernement espère enrayer la hausse de l’espionnage industriel.
La France devrait se doter d’ici au printemps d’une loi protégeant le secret des affaires. Une première pour les entreprises, confrontées selon les pouvoirs publics à une augmentation des affaires d’espionnage industriel. Objectif : dissuader toute personne tentée de monnayer des secrets stratégiques pour les sociétés. Le projet, auquel « Les Echos » ont eu accès, crée un délit de « divulgation d’informations protégées » puni d’une peine d’un an de prison et de 15.000 euros d’amende, avec un large champ d’application. Le texte devrait faire l’objet d’une proposition de loi d’ici à deux mois de la part de Bernard Carayon, député UMP du Var, très moteur sur ce sujet
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La nécessité de combler un vide juridique, c’est Alain Juillet, l’ancien « monsieur Intelligence économique » de l’Etat, qui, le premier, a voulu y répondre, en missionnant Claude Mathon, avocat général près la Cour de cassation.
Droits d’accès
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Les entreprises qui le souhaitent auront la possibilité d’estampiller « confidentiel » toute information dont la divulgation est de nature à fragiliser leurs intérêts. Le texte concerne, « quel que soit leur support », les « procédés, objets, documents, données ou fichiers, de nature commerciale, industrielle, financière, scientifique, technique ou stratégique ». Charge à l’entreprise de faire sa propre sélection et d’y associer des droits d’accès. Cette définition, trop large selon certains experts, pourrait être rejetée par le Conseil constitutionnel. Le future proposition de loi viendra en complément du droit existant sur les brevets ou la propriété intellectuelle. Par ailleurs, comme il ne s’agit pas de répliquer le secret-défense, le nouveau droit du secret des affaires tel que préconisé par la Délégation interministérielle à l’intelligence économique ne sera pas opposable dans un certain nombre de cas. La non-divulgation d’une information protégée ne pourra par exemple pas être invoquée face aux autorités de surveillance ou de régulation comme l’AMF ou l’Autorité de la concurrence.
Par V. de. S et A. R. pour lesechos.fr
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La géolocalisation illicite d’un salarié permet à celui-ci de prendre acte de la rupture de son contrat de travail …
La géolocalisation permet de positionner un objet (ou une personne, etc) sur un plan ou une carte à l’aide de ses coordonnées géographiques.
La géolocalisation se généralise ; à titre d’exemple, Facebook a créé un système de géolocalisation qui permet à « ses amis » de savoir où vous êtes et où vous allez.
Dans un arrêt du 3 novembre 2011 (10-18036), la Cour de cassation a jugé que la géolocalisation d’un salarié est licite si et seulement si elle est utilisée par l’employeur pour les finalités déclarées auprès de la CNIL et portées à la connaissance des salariés.
En revanche, en cas de mise en place par l’employeur, d’un système de géolocalisation illicite, en l’occurrence, pour contrôler la durée du travail d’un salarié, celui-ci peut valablement prendre acte de la rupture et obtenir outre les indemnités de rupture des dommages intérêts pour licenciement abusif.
- 1) La géolocalisation d’un salarié n’est autorisée qu’à certaines conditions
Nul ne peut apporter aux droits des personnes et aux libertés individuelles et collectives de restrictions qui ne seraient pas justifiées par la nature de la tâche à accomplir, ni proportionnés au but recherché (article L. 1121-1 du Code du travail).
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- 2) La géolocalisation illicite d’un salarié permet au salarié de prendre acte valablement de la rupture de son contrat de travail et donc obtenir la requalification de la rupture en licenciement abusif.
Dans un arrêt du 3 novembre 2011 (n°10-18036), la Cour de cassation a considéré que cette géolocalisation n’était pas justifiée lorsque le salarié dispose d’une liberté dans l’organisation de son travail.
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Par Me Frédéric CHHUM pour village-justice.com
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Espionnage industriel. Nos PME sont-elles menacées ?
Les deux stagiaires chinois pris en train de photographier un prototype chez Converteam l’ont rappelé aux chefs d’entreprises de Lorraine : l’espionnage industriel n’est pas un fantasme.
Dans les secteurs sensibles, la menace est considérée avec beaucoup de sérieux.
L’histoire se passe au début des années 90, dans un laboratoire de Montpellier. Un peu à contrecoeur, un chercheur français accueille une stagiaire chinoise et lui laisse une semaine pour trouver un thème pour une future thèse. «Trois heures après, l’étudiante revenait avec deux pages pleines: la copie conforme de notre programme de recherche», raconte Dominique Lupinski, président de Cristal Laser, à Messein. Au menu: la croissance des cristaux non-linéaires, comme le KTP (Phosphate de Potassium et de Titanyle) ou encore la synthèse d’autres matériaux non linéaires comme KTA, RTA et RTP. «Dans les années 90, lorsque nous avons créé la société, nous étions à peu près les seuls au monde à travailler sur ces sujets. Cette étudiante était donc programmée pour venir en stage chez Cristal Laser. Pas de chance, elle a atterri à Montpellier», s’amuse Dominique Lupinski. L’affaire Converteam (lire par ailleurs) a mis en lumière ce domaine flou, entre intelligence économique et espionnage industriel, où les affaires se règlent en toute discrétion. En Lorraine, les acteurs du domaine se sont regroupés depuis décembre2006 au sein du Réseau lorrain de l’intelligence économique (ReLIE). Avec un problème majeur: le réseau est animé par 3i Lorraine et son futur dépend donc de la volonté politique et des finances régionales.
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«Un doux équilibre»
Les stagiaires chez LBI sont peu en relation avec la technique, les salariés ont un engagement de discrétion à signer, le parcours de notoriété est très strict, le système informatique de l’entreprise est régulièrement audité: «On s’expose le moins possible, mais rien n’est sûr à 100%», précise Jean Wintzer. L’enjeu est de trouver un «doux équilibre», qui permet de «montrer aux clients le savoir-faire», sans dévoiler les aspects techniques qui font le coeur de métier de la société. Spécialisée dans les industrialisations difficiles du métier du tube, la PME Quatub venait de développer un process de cintrage inédit. «On avait déposé les brevets, mais nous n’avions pas les reins assez solides pour nous défendre», raconte Arnaud Delaite. Rapidement, «nous avons retrouvé notre process, avec quelques petites modifications, chez les poids lourds du secteur». Depuis, l’entreprise utilise le principe de l’enveloppe Soleau. Peu contraignant et peu coûteux, cet outil permet de prouver l’antériorité d’une création intellectuelle. Déposée à l’INPI, l’enveloppe Soleau ne confère pas de droit exclusif sur une invention, mais permet de continuer à l’exploiter. «Les brevets nous coûtaient chers et ce système permet de prouver que nous étions les premiers», souligne Arnaud Delaite.
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Par JDE pour lejournaldesentreprises.com
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Cybercriminalité : les entreprises de plus en plus vulnérables …
A l’ère du digital, il est possible d’infiltrer une centrale nucléaire iranienne, de faire tomber le site d’un conseil général, de pirater la carte bancaire du chef de l’Etat ou de pénétrer la forteresse informatique de Bercy. L’entreprise, de plus en plus dépendante du numérique, est aussi plus vulnérable. Florilège.
Le compte Twitter d’Obama piraté, des centaines d’euros prélevés sur le compte bancaire de Nicolas Sarkozy… Les chefs de l’Etat eux-mêmes ne sont pas à l’abri. Pas plus que les institutions. L’hiver dernier, une pièce jointe dans un e-mail a suffi pour infiltrer 150 ordinateurs de Bercy permettant à des pirates de se procurer des dossiers sur la présidence française du G20. Les antivirus n’avaient rien signalé. Attaqué, en mai 2011, le réseau PlayStation Network de Sony (qui permet d’acheter en ligne des films, des jeux et de la musique avec une console PS3) avait dû fermer quelques jours en avril au grand dam de ses 75 millions d’utilisateurs quotidiens. Sony n’excluant pas « que les données bancaires aient été dérobées ». 93 000 comptes d’utilisateurs du géant japonais de l’électronique ont à nouveau été piratés début octobre.
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Et se démocratisent…
Graines de pirates
Plus besoin d’être un ingénieur en informatique comme il y a un quart de siècle pour s’instaurer hacker. La culture du contournement est devenue très populaire. Dès la cour de récréation, en réalité. « Vous savez ce qu’est une carte R4 ? Sa vente est licite – pour les consoles de jeu DS – mais certains de ses usages le sont moins, révèle Nicolas Arpagian, qui dirige le cycle « Sécurité numérique » à l’Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice (INHESJ). Les enfants s’en servent pour débrider des jeux vidéo ou en pirater. »
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Ce patron de PME s’étonne que le distributeur automatique de confiseries de sa boîte soit si souvent vide… Des salariés indélicats avaient reprogrammé le système de la machine : tous les produits vendus l’étaient à zéro euro aux heures de bureau ! Le piratage informatique est devenu un sport populaire. Mais, pratiqué par des pros, il peut vite devenir très menaçant.
Attaques de zombies
Le phénomène des « botnets » a pris de l’ampleur en 2010, selon le Clusif (Club de la sécurité de l’information français). Pour quelques centaines d’euros, ces petits programmes installés sur des milliers d’ordinateurs peuvent les transformer en « zombies ». Les objectifs d’une attaque par botnets sont vastes : relayer du spam pour du commerce illégal, infecter d’autres machines, paralyser le trafic, voler des données personnelles et bancaires…
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Par Étienne Gless pour lentreprise.lexpress.fr
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L’espionnage industriel et le droit …
- En quoi l’usurpation de données industrielles confidentielles pose-t-elle problème ?
- Quels sont les moyens de défense actuels contre l’espionnage industriel ?
- Comment adapter les sanctions à l’usurpation de données immatérielles ?
- En quoi consiste la proposition de loi sur le secret des affaires ?
I/ La protection contre l’espionnage industriel dans le droit positif
A/ L’inefficacité des articles épars appréhendant l’espionnage industriel
Aucun texte à portée générale ne vise explicitement la protection des secrets de l’entreprise, quand bien même le droit français semble disposer de moyens de lutte contre l’espionnage industriel.
Ainsi, dans l’hypothèse où le secret d’affaires divulgué repose sur un mode de protection institué par la propriété intellectuelle, à l’instar d’une marque, de dessins et modèles, d’un brevet, ou d’un droit d’auteur, les articles L 111-1, L 112-2, L 335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle prévoient expressément les recours pour contrefaçon des droits du titulaire.
Les contrats de travail peuvent également contenir des clauses de confidentialité et des clauses de non-concurrence, permettant de sanctionner le salarié qui se livrerait à des activités d’espionnage.
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Sur le plan pratique, serait institué un « confidentiel entreprise », comme il existe un « confidentiel défense ». Les documents techniques ou commerciaux frappés de cette mention verraient leur divulgation constituer une infraction pénale. Les données protégées sont celles dont la divulgation porterait une atteinte grave aux positions stratégiques, au potentiel ou aux intérêts de l’entreprise, méritant donc au même titre que les brevets industriels de voir leur confidentialité protégée.
Par Maître Murielle CAHEN pour juritravail.com
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Source http://www.juritravail.com/Actualite/droit-auteur/Id/10615
Espionnage industriel : « Plus on est petit, plus on doit se protéger » …
Saint-Etienne. Jean-Marc Béraud, P.-d.g d’Abiss, a mis en place différents dispositifs pour protéger son entreprise de concurrents trop curieux qui ont déjà tenté de copier certains de ses produits médicaux.
« En créant la société en 2000, nous avons incorporé d’entrée l’intelligence économique ». Jean-Marc Béraud est le P.-d.g de la société Abiss, spécialisée dans la fabrication d’implants chirurgicaux. « Dès le début, nous avons été échaudés par certains de nos partenaires qui ont tenté d’utiliser notre technologie à leur profit ».
Depuis lors, la politique de l’entreprise est claire : les informations sont données à peu de personnes et toujours de façon parcellaire. « Les sous-traitants n’ont jamais la totalité des informations. » Idem pour les distributeurs qui ne disposent que des éléments leur permettant d’obtenir l’autorisation de diffusion sur le territoire, « mais pas au-delà ».
Abiss est une petite société qui compte dix-sept personnes dont cinq sont employées dans le département recherche et développement. Ici, on sait bien que « plus on est petit, plus on doit protéger son savoir-faire ». C’est pourquoi les stagiaires ont un accès limité au laboratoire et l’ensemble du personnel est sensibilisé au trafic internet. Les flux sont filtrés deux fois, en interne et chez un prestataire.
Sur plusieurs portes d’accès au sein de l’entreprise, des panneaux interdisent l’accès des pièces aux personnes munies d’un téléphone mobile ou d’un appareil photo.
Jean-Marc Béraud a décidé de refuser de publier son chiffre d’affaires et ses résultats, sachant bien que, ce faisant, il enfreint la loi. « Cette loi est obsolète, elle permet à nos concurrents étrangers de tout savoir sur nous. C’est pourquoi nous avons choisi de ne donner nos résultats qu’à la Banque de France ».
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Comment assurer la cyber sécurité
Dans un système nomade où les éléments réels et virtuels se superposent, comment assurer une bonne sécurité ? Et aussi comment travailler ensemble en préservant les secrets de l’entreprise ? Selon les gendarmes, « il faut trouver des espaces de confiance ». Mais le vrai secret semble être « l’anticipation ». Il semble même que ce soit le seul moyen de « gagner le combat de l’avenir ».
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Surveiller les brevets à l’étranger
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« Un système d’intelligence économique territorial début 2012 »
Nouvelle affaire d’espionnage d’entreprise en France …
Deux ressortissants chinois effectuant un stage dans une entreprise de haute technologie en Lorraine ont été mis en examen et placés sous contrôle judiciaire pour espionnage industriel.
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«Une opération d’espionnage délibérée». Pour les enquêteurs de la direction centrale du renseignemenrt intérieur (DCRI), les deux stagiaires chinois surpris le mois dernier en Lorraine en train de photographier un prototype de moteur dans la société française Converteam n’ont pas seulement commis une bévue ou un simple dérapage. Révélée par l’Est Républicain, cette affaire, qui intervient après l’attaque informatique, peut-être venue de Chine, contre la société Safran, pose de nouveau le problème de l’espionnage industriel chinois en France et celui de la difficulté pour les entreprises de lutter contre ce phénomène, sans nuire à leurs intérêts commerciaux.
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Un stage banal
Tout a commencé à la mi-août avec l’arrivée à Converteam de ces deux stagiaires, âgés de 33 et 45 ans, venus du Shandong où ils travaillent pour une société liée à Converteam. Un stage d’exploration et de mise à niveau comme il s’en organise beaucoup. «Le procédé est classique et banal», analyse un policier, «les entreprises françaises reçoivent ainsi chaque année beaucoup de salaries chinois».
Par Jean Chichizola pour lefigaro.fr
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L’usage de la war room en entreprise …
Les entreprises utilisent de plus en plus les outils décisionnels des responsables politiques. War Room et Shadow cabinet sont deux exemples illustratifs de cette tendance
Dans le suivi de gestion et la prise de décision des dirigeants, il est un outil d’un grand intérêt : la War Room. Le terme peut sembler guerrier mais historiquement il l’est bien puisqu’il fait référence explicitement au cabinet de guerre du premier ministre britannique Winston Churchill. Caché sous-terre pour éviter les dangers des bombardements nazis, ce cabinet était non seulement le lieu de réunion des ministres et généraux clés mais aussi le centre de recueil des données essentielles. Centralisation des informations de la guerre, les différentes salles de réunion de ce cabinet étaient constituées de tables disposées autour de grandes feuilles de papier visuelles permettant de partager l’information et de prendre des décisions : carte d’Etat-major sur les champs de bataille, graphiques en bâton sur les pertes, etc.
Le principe d’une War Room de direction générale s’inscrit dans la même logique. Les papiers ont été remplacés par des écrans numériques mais la philosophie reste proche. Les données clés du tableau de bord sont affichées sur l’écran principal de la pièce. Des écrans annexes donnent des focus particuliers, des informations temps réels (fil d’information), etc. Face aux écrans, le Comité de Direction siège en ayant un accès partagé aux données permettant des analyses communes, les débats nécessaires. Au final, cela crée un environnement favorable au processus de décision.
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Par Jean-Michel Huet, Directeur Associé de BearingPoint pour lesechos.fr
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L’intelligence stratégique pour booster la croissance des PME …
Les décideurs agissent en fonction des informations qui leur parviennent. Et elles sont de plus en plus nombreuses. Leur agilité à gérer ces flux d’information – également appelée business intelligence ou intelligence stratégique – sera donc primordiale dans le processus de développement de leurs affaires.
Veille concurrentielle, renseignement d’affaires ou encore espionnage économique. L’intelligence stratégique renferme bien des concepts… et quelques fantasmes. Sa finalité ? Traiter la multitude d’informations disponibles légalement afin de pouvoir anticiper le futur et accompagner en connaissance de cause les choix stratégiques d’une entreprise.- Dans les PME aussi
Et pourtant, le travail d’accompagnement des entreprises en croissance porte généralement davantage sur des éléments inhérents aux processus d’innovation, de financement, de marketing ou d’organisation. L’intelligence stratégique n’est, elle, que rarement évoquée, parce que considérée comme trop conceptuelle pour les patrons de PME. Une erreur, selon Claude Lepère, qui rappelle que les techniques de gestion de l’information ne sont pas du ressort exclusif des (plus) grandes entreprises et qu’elles peuvent également être déclinées à l’échelle des PME. « Il faut garder à l’esprit que l’innovation au sens où on l’entend généralement – nouveaux produits, nouveaux marchés – est trop restrictive : le concept doit être élargi à tout ce qui améliore l’activité de l’entreprise. »
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- Gestion de l’information
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- Rétention de l’information
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