Articles taggués ‘pme’
Cybercriminalité: les PME ne sont pas à l’abri, bien au contraire …
Le vol de données informatiques de grandes entreprises continue à faire les gros titres de la presse. Mais selon le rapport semestriel de la Centrale d’enregistrement et d’analyse pour la sûreté de l’information MELANI, les clients des petites et moyennes entreprises sont encore plus menacés par des cyberattaques.
Selon une étude américaine de 2011, les attaques contre les grandes sociétés sont restées minoritaires. Sur 885 incidents signalés, 75% concernaient des entreprises de moins de 1000 salariés, détaille le rapport publié jeudi. Pour MELANI, les PME sont plus vulnérables car elles sont moins sensibilisées à la sûreté de l’information.
La frontière entre vie privée et vie professionnelle devenant de moins en moins nette, les employés ont tendance à utiliser leur ordinateur privé pour le travail, qui est plus facile à infecter. A la faveur d’une clé USB par exemple, les pirates peuvent ensuite s’introduire dans le réseau de l’entreprise.
[…]
Par la rédaction de romandie.com
En savoir plus :
Les guides pratiques de l’intelligence économique par le SCIE …
L’intelligence économique (IE) est une ingénierie de la collecte, de l’analyse stratégique et de la valorisation de l’information utile pour un éclairage et une aide à la décision. Elle utilise toutes les ressources des technologies de l’information et de la communication, des réseaux humains et de leur capacité d’influence pour donner aux entreprises, ou à un Etat, les moyens d’être plus compétitif et plus efficace face à la concurrence. Pratiquée par tous les grands pays industrialisés et émergents, elle permet d’assurer aux entreprises un avantage concurrentiel, et à l’Etat de pouvoir anticiper les évènements et d’accompagner les mutations économiques.
Service de coordination à l’intelligence économique
Service de coordination à l’intelligence économique
Délégation interministérielle à l’intelligence économique, 2012
AFNOR, référence XP X50-052, 2011
Direction générale de la compétitivité, de l’industrie et des services, 2010
Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information, 2010
Guide publié par la Commission Intelligence économique des Conseillers du Commerce Extérieur de la France (CCEF) à destination des dirigeants de PME pour les aider dans leurs démarches à l’international, 2009
Association des auditeurs en intelligence économique – Institut des hautes études de défense nationale, 2009
Fiches pratiques, Haut fonctionnaire de défense et de sécurité, ministères économique et financiers, 2009
Vade-mecum des CCI de Paris – Île-de-France à l’usage des entreprises, 2009
Ministères économique et financiers, Drire Lorraine, Cabinet Alain Bensoussan, 2008
Préfecture de la région Franche-Comté, 2008
Précautions d’usage dans l’activité de la PME/PMI, CGPME Île-de-France, Conseil régional Île-de-France, Agefos PME Île-de-France, 2008
27 fiches conseil, Minefi, CNAC, ACFCI, INPI, 2004
Conseil régional de Lorraine en partenarait avec les membres du programme européen CETISME, 2002
Par le Service de coordination à l’intelligence économique sur economie.gouv.fr
En savoir plus :
L’Anssi publie un guide de bonne conduite pour veiller à la sécurité des entreprises …
L’ ANSSI a publié un guide contenant 40 règles pour veiller à l’hygiène informatique et à la sécurité informatique des des entreprises. Il s’agit de règles élémentaires et « ceux qui n’auront pas appliqué ces mesures ne pourront s’en prendre qu’à eux-mêmes » estime Patrick Pailloux, le directeur général de l’ANSSI.
Le document prendra en compte commentaires et suggestions jusqu’au 15 novembre prochain. Le DG de l’ANSSI indique « ces 40 règles doivent toutes être appliquées systématiquement, partout. Appliquer ces 40 règles garantira à vos systèmes d’information une meilleure résilience face aux cyberattaques, et donc protégera l’entreprise qui vous fait confiance pour sa sécurité informatique ».
[…]
- Afin qu’il puisse répondre à vos attentes et besoins, l’ANSSI souhaite recueillir votre avis sur ce projet.
Les observations, commentaires et propositions de modifications pourront être envoyés jusqu’au 15 novembre :
Par Julien Loubiere pour web-tech.fr et la rédaction de ssi.gouv.fr
En savoir plus :
Contre l’espionnage industriel, Bercy relance l’idée d’instituer un « secret des affaires » …
Une loi pour mieux protéger les entreprises de l’espionnage industriel : la droite en rêvait, la gauche va peut-être le faire. Telle est, en tout cas, l’intention de Bercy. Avec le soutien de Matignon, le ministre de l’économie et des finances, Pierre Moscovici, vient de relancer la réflexion en ce sens.
Une première réunion des responsables concernés dans les différents ministères a eu lieu lundi 1er octobre. « Le travail est engagé pour mettre au point un projet de loi, mais il faut d’abord confirmer qu’un nouveau texte sur le secret des affaires est bien nécessaire », indique-t-on à Bercy.
A lire sur lemonde.fr :
Des stagiaires chinois trop curieux, comme chez Valeo, des informations confidentielles qui se retrouvent sur un blog… Cela fait des années que les spécialistes de ces questions insistent sur l’ampleur de l’espionnage dont sont victimes les entreprises françaises, et sur la nécessité de renforcer leur protection. « Chaque année, près de mille atteintes économiques sont recensées par les services de l’Etat chargés de la sécurité des entreprises », indique Olivier Buquen, le délégué interministériel à l’intelligence économique.
Face à cette menace, la législation actuelle est jugée trop faible par certains. « Elle oblige les avocats à déployer des trésors d’imagination pour trouver un fondement juridique à leurs demandes, et les juges à effectuer des contorsions pour condamner », résume Régis Poincelet, directeur de la sécurité de GDF Suez et vice-président du Club des directeurs de sécurité des entreprises.
[…]
L’éventuelle loi ne donnera pas forcément lieu à une masse de procès, estime M. Poincelet, de GDF Suez. « Mais elle peut avoir un effet dissuasif important, dit-il. Surtout, elle obligera les entreprises à se demander quelles informations sensibles elles doivent protéger, et comment le faire. Rien que pour cela, la loi vaut le coup ! »
Par Denis Cosnard pour lemonde.fr
En savoir plus :
Le Guide du routard de l’intelligence économique …
-
Parution aujourd’hui du Guide du routard de l’intelligence économique
Une excellente initiative de la D2IE afin de mieux sensibiliser, entre autre les PME, à la nécessite de mettre en place des démarches d’Intelligence Économique.
L’intelligence économique est un moyen d’action essentiel pour renforcer la compétitivité des entreprises. C’est pourquoi, à l’initiative d’Olivier Buquen, délégué interministériel à l’intelligence économique (D2IE), vient de paraître le “Guide du routard de l’intelligence économique”.
La célèbre collection “Le guide du routard” est en effet un outil idéal pour donner aux chefs d’entreprises, particulièrement aux dirigeants de PME et de TPE, des conseils simples et concrets pour organiser et coordonner leurs actions de veille, d’influence et de sécurité économique.
Ce Guide a été élaboré avec le soutien de nombreux partenaires, qui accompagnent au quotidien le développement des entreprises : le Conseil supérieur de l’ordre des experts-comptables, CCI de France, le Groupement des industries aéronautiques de France, Groupama et TL Conseil.
Fidèle à la tradition de la collection dirigée par Philippe Gloaguen, le Guide du routard de l’Intelligence Économique est un outil utilisable par tous, pédagogique et adapté à toutes les entreprises quels que soient leur taille ou leur secteur d’activité.
L’enjeu n’est ni plus ni moins que la compétitivité des entreprises françaises, leur pérennité et, en conséquence, le développement de l’emploi en France. C’est ainsi que ce nouveau Guide du routard enseigne, de façon claire et même plutôt ludique, comment mettre en œuvre une veille stratégique, comment identifier et protéger ses informations stratégiques et ses savoir-faire, comment et pourquoi développer des actions d’influence et de lobbying, et indique qui sont les interlocuteurs utiles pour obtenir aide et conseils. Diffusé gratuitement par les partenaires du projet, le Guide du routard de l’Intelligence Économique sera présenté le 4 octobre, à l’occasion du 67ème Congrès national de l’Ordre des experts-comptables.
La parution de ce guide, à l’initiative de la D2IE, est une nouvelle démonstration de l’implication de l’Etat en faveur du développement de l’intelligence économique dans les entreprises.
- Le sommaire de l’ouvrage en images :
Source : Communiqué de presse relatif à la parution du Guide du Routard de l’intelligence économique. Réalisé à l’initiative de la Délégation Interministérielle à l’Intelligence Économique avec le soutien de nombreux partenaires, ce guide sera présenté officiellement le 4 octobre, à l’occasion du 67ème Congrès national de l’ordre des Experts-Comptables.
La qualité des stratégies de sécurité des entreprises surévaluées ?
La confiance institutionnelle dans la sécurité peut cacher des mesures tout sauf efficaces dans la protection des données. Les risques continuent d’augmenter alors que les entreprises n’évoluent pas toujours pour prévenir la perte de données.
A lire sur atelier.net :
De nombreuses entreprises sont confiantes dans l’efficacité de leur sécurité, mais certains facteurs hors de leur contrôle accroissent le risque comme, par exemple, la diminution des budgets, l’augmentation des incidents et les nouvelles technologies non sécurisées.
[…]
Les réponses furent largement positives : de nombreux répondants ont confiance dans la sécurité de leur entreprise (42%) et la plupart d’entre eux estiment qu’ils ont distillé dans la culture de leur organisation l’importance de comportements de sécurité efficaces (68%). La plupart ont également déclaré que leurs actions en matière de sécurité informatique sont efficaces (71%) mais ces niveaux de confiance sont bien moins élevés qu’il y a quatre ans (83% en 2008).
- Des apparences trompeuses…
L’étude a développé ses propres paramètres pour déterminer les leaders de la sécurité informatique : les entreprises doivent développer une stratégie globale, appointer un CISO qui rapporte au plus haut niveau et avoir mesuré, au courant de la dernière année, l’efficacité de la sécurité et avoir compris « exactement quel type d’événements de sécurité se sont déroulés ».
[…]
- Les stratégies efficaces requièrent une évaluation correcte du business
Les dépenses de sécurité ont augmenté lorsque l’économie était au plus bas mais elles n’ont pas évolué avec les besoins. La situation économique a été le principal aiguillon de ce type de dépenses, selon 46%, alors que les business continuity ou disaster recovery plans ont recueilli 31% des réponses.
[…]
Par la rédaction de atelier.net
En savoir plus :
source http://www.atelier.net/trends/articles/qualite-strategies-de-securite-entreprises-surevaluees
Délégation interministérielle à l’intelligence économique (D2IE) : la Lettre de la Sécurité économique N°2
-
D2IE – Lettre de la Sécurité économique n°2
Vous trouverez ci-après le deuxième numéro de SECO, la Lettre de la Sécurité économique de la Délégation interministérielle à l’intelligence économique (D2IE). Diffusée tous les deux mois par courrier électronique, cette publication s’appuie sur des témoignages, des cas concrets d’ingérences économiques et donne aux entreprises, et aux établissements de recherche, des conseils pratiques pour déjouer les tentatives indues d’acquisition d’informations, d’atteintes à la réputation, d’attaques informatiques, etc.
-
Lire le PDF ici : D2IE_Lettre SECO n°2
Par les équipes de la délégation interministérielle à l’intelligence économique (D2IE).
L’intelligence économique est le prochain défi de la sécurité …
- Joël Ferry – Colonel de Gendarmerie, spécialiste du droit pénal appliqué au TIC.*
Si la criminalité organisée a toujours existé, elle trouve avec le numérique un nouveau terrain de chasse. Les affaires cybercriminelles font beaucoup parler d’elles, mais elles ne sont que le sommet de l’iceberg : un cas sur 10 seulement est porté devant la justice ! Avec Internet, la fraude ou l’escroquerie acquièrent une nouvelle dimension. La contrefaçon en est un bon exemple. Aujourd’hui, on trouve de tout sur Internet : de la mode, de l’électroménager, des médicaments…. L’usurpation d’identité, le commerce frauduleux sur la toile, la contrefaçon coûtent très chers et peuvent se révéler dangereux (prothèses dentaires défectueuses, médicaments contrefaits, matériel électrique avec faux contact …), mais ils font peser beaucoup moins de risques en termes de peine aux contrevenants que d’autres délits aujourd’hui considérés comme plus graves. Cela pose de vrais enjeux commerciaux et de santé publique, qui sont souvent sous-estimés et sur lesquels nous travaillons.
- Aujourd’hui, ce ne sont plus des guerres dans lesquels les Etats s’opposent, mais des batailles économiques
Mais le plus grand défi est sans doute ailleurs : c’est celui de l’intelligence économique et géopolitique. Aujourd’hui, les réseaux numériques sont un terrain idéal pour la guerre du faible au fort : espionnage, désinformation et intoxication, sabotage, terrorisme… visant les entreprises, mais aussi les Etats. Les attaques contre l’Estonie et la Géorgie ne sont que des avant goûts des cyber-guerres de demain, où il sera possible de créer la panique en désinformant et en ciblant les infrastructures vitales comme les centrales électriques ou les réseaux de paiement. Les grandes entreprises l’ont bien compris. Même s’il reste d’énormes progrès à faire, elles savent qu’il faut protéger leurs secrets R&D et commerciaux, sécuriser leurs processus industriels ou logistiques. Les PME et les TPE concentrent plus de risques.
- La criminalité informatique touche le citoyen, l’entreprise et donc les systèmes vitaux de la nation
[…]
- Auparavant, pour découvrir les secrets on regardait les poubelles, aujourd’hui c’est le matériel numérique
[…]
- Aucune forteresse n’est parfaite. A partir du moment où la porte est blindée, on passe par la fenêtre. L’enjeu pour le RSSI : anticiper et tracer.
[…]
- Les menaces évoluent. L’enjeu de la sécurité : savoir s’adapter en permanence
Enfin, il faut réévaluer constamment les risques numériques. Les menaces évoluent en permanence avec la technologie. Le mot d’ordre de la sécurité doit être l’agilité. Comme le souligne Darwin, “Les espèces qui survivent ne sont pas les espèces les plus fortes, ni les plus intelligentes, mais celles qui s’adaptent le mieux aux changements.” A la Gendarmerie, cette notion d’adaptation permanente est au cœur de notre démarche. Nous avons été pionnier dans la lutte contre la cybercriminalité. L’histoire de la Gendarmerie s’inscrit dans cette mutation permanente depuis huit siècles. Nous nous sommes adaptés à l’évolution de la délinquance et de la criminalité avec par exemple la création des brigades territoriales sous François 1er pour lutter contre les bandits de grands chemins alors que la Gendarmerie s’appelait Maréchaussée. Ce maillage fait toujours partie de notre organisation. Aujourd’hui, les enquêteurs sont de plus en plus à la pointe de la technologie avec comme objectif, celui de s’approprier les territoires numériques pour permettre à la Gendarmerie d’une part de devenir un acteur du réseau lui-même, et d’autre part de remplir sa mission de service public avec du personnel et un encadrement juridique dédiés. Internet est un formidable accélérateur.
[…]
Interview de Joël Ferry * pour news.bull.com
En savoir plus :
* Le Colonel de Gendarmerie Joël Ferry a débuté sa carrière en 1977 comme enquêteur. Après avoir commandé plusieurs unités territoriales, il a servi à la Direction Générale de la Gendarmerie Nationale avant de rejoindre l’Office Central de Lutte contre la Criminalité liée aux Technologies de l’Information et de la Communication, puis la Direction des Affaires Criminelles et des Grâces. Il a ensuite pris le commandement de la section de recherches de Versailles. Il sert aujourd’hui la sous-Direction de la Police Judiciaire. Cet organisme central de la Gendarmerie est en charge des affaires criminelles, de la cybercriminalité et de la lutte anti-terroriste. Joël Ferry participe à de nombreux séminaires sur la cybercriminalité en France et à l’étranger. Il est l’auteur avec Myriam Quéméner de « Cybercriminalité : Défi mondial » (lien FNAC http://livre.fnac.com/a2630510/Joel-Ferry-Cybercriminalite-un-defi-transnational).
Espionnage des salariés : peu de poursuites …
- Si les affaires d’espionnage des salariés font beaucoup de bruit, le nombre de procédures n’est pas exponentiel.
L’affaire Ikea est la plus emblématique. Au printemps dernier, les syndicats du géant de l’ameublement ont dénoncé un système de surveillance et de fichage des employés qui s’appuyait sur des fuites provenant de fichiers de police.
Les exemples d’atteinte à la vie privée s’additionnent dans la grande distribution ou les compagnies de transports. Actuellement, un dossier concernant une société de transports est en cours d’instruction au palais de justice de Versailles.
[…]
Par J.C. pour leparisien.fr
En savoir plus :
Les documents papier présentent un risque pour les PME …
Dans l’inconscient collectif, l’espionnage industriel fait penser à tout un monde de gadgets high-tech et d’agents du renseignement, vêtus d’imperméable, luttant contre le crime organisé. Nous voici bien loin du quotidien du bureau, n’est-ce pas ?, nous explique Marc Delhaie, Président-Directeur Général d’Iron Mountain France
- Pour faire simple, l’espionnage industriel ou économique se définit par le fait d’obtenir des informations sur une entreprise, d’une façon illégale ou contraire à l’éthique. Les entreprises doivent aujourd’hui se défendre en permanence contre les tentatives d’intrusion de tiers souhaitant accéder à leurs informations depuis l’extérieur. Pour construire une forteresse numérique tout autour de leurs données, elles n’hésitent pas à investir lourdement dans l’informatique. En 2011, par exemple, les gouvernements, l’industrie et les particuliers équipés en informatique ont dépensé quelque 83 milliards d’euros dans des solutions et services de protection contre les menaces externes ; un chiffre qui devrait doubler au cours des 5 prochaines années.
- Mais comme je viens de l’indiquer, l’espionnage économique recouvre de multiples activités, qui ne sont pas toutes manifestement criminelles ou forcément malveillantes. Il existe de multiples catégories d’information et autant de moyens de se les procurer. La responsabilité de la gestion de l’information revenant le plus souvent aux services informatiques, l’attention et les budgets sont alloués à la maintenance et la consolidation des systèmes informatiques. Conclusion : les entreprises mésestiment le risque que présentent les documents papier et perdent de vue la gravité des menaces auxquelles leurs employés les exposent, souvent inintentionnellement.
[…]
- Voici ce qu’il faut retenir : les mesures mises en place pour éviter toute fuite des informations confidentielles et sensibles de l’entreprise semblent inciter les employés à adopter un code de conduite qu’ils appliquent d’emblée aux informations appartenant à des tiers.
La frontière entre comportement éthique et contraire à l’éthique est, et restera floue. La curiosité est un penchant naturel qui, au mieux, stimule la créativité et la motivation. Qu’un employé soit fasciné par les secrets de la concurrence peut signifier sa loyauté envers son employeur et son intérêt pour son secteur d’industrie. S’il nous serait difficile de ne pas jeter un œil à la présentation Powerpoint que visionne votre voisin dans le train, salarié d’une société concurrente, ou d’ignorer la conversation d’employés d’un concurrent faisant une pause devant la machine café entre deux sessions de conférence, la plupart d’entre nous refuseraient d’entrer par effraction dans les locaux d’une entreprise pour copier ou voler des informations confidentielles. Mais entre ces deux extrêmes, finalement, seul notre propre code moral peut nous guider. Des consignes claires de gestion de l’information semblent aider les employés à définir ce code.
En d’autres termes, les directives de gestion de l’information les plus efficaces ne sont pas simplement celles qui protègent physiquement l’information en contrôlant les conditions de stockage, de distribution, d’accès, de sécurité et de destruction, voire même celles qui sensibilisent les employés aux risques de divulguer des informations par inadvertance. Non, ce sont celles qui encouragent les employés à considérer les informations de leur entreprise avec un sentiment de fierté, de propriété et de responsabilité.
Par JPilo pour info-utiles.fr
En savoir plus :
source http://www.info-utiles.fr/modules/news/article.php?storyid=7581




