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Archive pour la catégorie ‘Détective privé’

Les détectives infiltrent les entreprises

Posté par Arnaud Pelletier le 18 février 2009

Les détectives infiltrent les entreprises

A la loupe. Si les affaires d’adultère restent leur fond de commerce, les détectives interviennent de plus en plus fréquemment dans les entreprises.

Ecole de patience et de discrétion, le métier est aussi fait d'histoires insolites. Photo archives DDM.
Ecole de patience et de discrétion, le métier est aussi fait d’histoires insolites.

Gaffe ! Vous qui pensiez embarquer incognito ramettes de papier, souris d’ordinateur ou chaises de bureau êtes peut-être épiés. Certains patrons suspicieux n’hésitent pas à mandater d’authentiques détectives privés pour mettre au jour vos agissements. La direction d’Accueil Négoce, le repreneur d’Anconetti, à Lardenne, avait méchamment tiqué sur la disparition de baignoires, radiateurs, robinets et autres climatiseurs. Elle a donc embauché un privé. Une taupe qui a eu tôt fait de servir les preuves des vols aux policiers de la sûreté départementale. Sept employés soupçonnés ont été placés en garde à vue et seront licenciés (lire La Dépêche du 11 février).

Ce genre d’infiltrations fait aujourd’hui partie des services proposés par les détectives privés. Objet de fantasmes, nimbée de mystère, auréolée des figures que littérature, cinéma et polar ont largement contribué à mythifier – de Sherlock Holmes à Miss Marple, d’Hercule Poirot à Lysbeth Salander – la profession a changé au rythme de la société et des progrès technologiques. Jumelles, caméras-bouton et appareils photo numériques ont porté un coup définitif à la loupe de papa.

La main dans la culotte

Ancien gendarme, Florent Pédebas est le responsable régional du CNSP-ARP, l’un des syndicats de la corporation. Il reconnaît que les affaires commerciales et industrielles ont pris une part non négligeable dans le métier : « En particulier les affaires de concurrence déloyale. Sur Toulouse, j’ai eu trois ou quatre dossiers en 2008. »

L’un de ses confrères, Jean-Claude Robert confirme : « Il y a par exemple des commerciaux peu scrupuleux qui partent avec tout le fichier clients et fournisseurs. » Il y a aussi les vols dans l’entreprise. Dans un petit commerce toulousain, le patron soupçonnait une employée de piquer dans la caisse. Quand un client payait en liquide, elle évitait soigneusement de taper le ticket de caisse. Pendant quatre jours, en se faisant passer pour un client, Jean-Claude observe le manège. Pour apporter la preuve du vol, il trouve une astuce : « J’ai payé avec un billet dont j’avais relevé le numéro. Le soir, le patron est venu faire la caisse et ne l’a pas trouvé. » Il était dans le sac de l’employée.

N’empêche, dans une profession moins florissante que par le passé – une petite dizaine de détectives sur la place de Toulouse – l’essentiel de l’activité concerne les affaires d’adultère. Avec sa cohorte d’astuces, de déguisements en tout genre, de planque dans de faux véhicules utilitaires et de filatures interminables, en voiture, en scooter ou à pied. « Je connais quelques femmes qui m’ont fait courir ! se marre Florent Pédebas. La plupart font toujours une ou deux courses avant. On se fait promener d’un magasin de lingerie à un autre, on prend le métro, on ressort… Avec les hommes, c’est plus simple : ils vont directement sur le parking de l’hôtel ». Et se font prendre la main dans la culotte.


Retrouvé 30 ans après sa disparition, il refuse l’héritage d’un million d’euros

« Les entorses au mariage représentent plus de 70 % de mon activité », constate Jean-Claude Robert. Les clichés ont la peau dure : vous pensiez les privés d’aujourd’hui occupés à autre chose qu’aux fameux « constats d’adultère » ? Vous aussi vous trompiez. « ça reste et ça restera notre fond de commerce », confirme Florent Pédebas. Outre leur banalité et la relative simplicité du jaillissement de la preuve, ces affaires de coucheries n’ont rien de très gratifiant pour les privés. Retrouver des personnes disparues, voilà qui est à la fois plus flatteur et plus grisant. C’est ainsi que Jean-Claude Robert a retrouvé la trace d’un homme évaporé dans la nature depuis 23 ans. « Il avait disparu. On a su plus tard qu’il avait quitté la France, était revenu, puis reparti… Son frère avait fait appel à moi car toutes ses recherches étaient infructueuses : même l’émission « Perdu de vue » de Jacques Pradel avait échoué. Je n’avais que le nom, le prénom et la date de naissance et je l’ai retrouvé seulement trois jours après le début de l’enquête. Par un coup de bol : il avait commis un petit vol dans un magasin. » Un bon carnet d’adresses dans la police peut parfois servir…

Plus incroyable encore, l’affaire racontée par Florent Pédebas : « Je travaillais pour un notaire dans une affaire de succession importante. Le généalogiste mentionnait un héritier, fâché depuis 30 ans avec sa famille. Introuvable. Inconnu à la Sécu comme à la CAF, pas de pièce d’identité ! C’est par le biais du SAMU social, à Paris, que je l’ai retrouvé. Devenu SDF, il se faisait souvent ramasser l’hiver. La gendarmerie a procédé à un relevé d’empreintes digitales. C’était bien lui. Une enquête de six mois. Le comble, c’est qu’il a refusé l’héritage. Un million d’euros ! »

Officiellement, le détective privé n’a pas d’équipement particulier. Dans les faits, certains outils sont indispensables. L’appareil photo. Essentielle pour l’établissement de la preuve bien que non reconnue en tant que telle par la justice, la photo demeure un des outils de base. La mini-caméra. La miniaturisation a largement contribué à son succès. Cachée dans un bouton de veste ou les lunettes, ses images ne sont pas plus utilisables devant un tribunal. Fausse moustache et garde-robe. Tout bon détective doit avoir dans son coffre le nécessaire du caméléon pour ne pas se faire repérer. De la barbichette à la casquette, des manteaux aux perruques, de la fausse moustache aux anoraks multiples, il doit pouvoir sans cesse changer d’apparence. « D’un jour à l’autre je n’ai jamais le même aspect », explique Jean-Claude Robert. Des jumelles, des véhicules et de la patience. Comme chez le flic ou le paparazzi, la patience est sans doute l’outil le plus indispensable au détective. On sait en effet quand on commence à « filocher » une « cible », pas quand cela va s’arrêter. Et qui dit filature dit nécessité de pouvoir circuler partout. En voiture, en scooter, à vélo ou à pied, ou par tout autre moyen de locomotion.


Devenir détective

Equipement

Depuis 2003, une formation est nécessaire pour devenir enquêteur privé. Trois formations sont homologuées et inscrites au Répertoire national de certification professionnelle.

– L’Ifar, L’institut de formation des agents de recherches est de niveau II : elle est accessible à Bac +2. Elle se déroule sur un an (six mois de théorie et trois mois de stage). Les sélections des inscrits par an se font sur dossier puis entretien. Les enseignants sont des professionnels qui proposent 22 disciplines telles que filature, surveillance et signalement ou marketing. L’année coûte environ 5 000 euros.

– L’université de Nîmes propose une licence professionnelle d’agent de recherches privées accessible à Bac +2 et sur dossier. Elle forme 30 étudiants par an avec une partie théorique et un stage obligatoire. Les cours portent autant sur le droit que sur le piratage informatique ou la photographie. Cette licence coûte le prix d’une inscription en université.

– L’université Paris II propose au centre de formation permanente de Melun un diplôme professionnel national d’enquêteur privé en un an. Cette formation est accessible sur dossier au niveau Bac. Les cours se passent le vendredi soir de 17 heures à 20 heures et le samedi. Elle coûte environ 1 500 euros et dispense des cours de droit et de techniques d’investigation.

http://www.ladepeche.fr/article/2009/02/17/560685-Les-detectives-infiltrent-les-entreprises.html

La cybersurveillance est devenue une priorité ministérielle

Posté par Arnaud Pelletier le 16 février 2009

«La cybersurveillance est devenue une priorité ministérielle»


Un gendarme de la Division de lutte contre la cybercriminalité, le 5 novembre 2007, à Rosny-sous-Bois.
Un gendarme de la Division de lutte contre la cybercriminalité,
le 5 novembre 2007, à Rosny-sous-Bois./T. COEX / AFP

TRAFIC – Une Cyberdouane a été inaugurée pour «protéger le commerce légal et la sécurité des consommateurs»…

Ils ont pour mission de scruter Internet. Pour débusquer les contrefaçons, déjouer les trafics de drogue, de tabac, d’armes et mettre fin aux importations sans autorisation.
Quinze enquêteurs et analystes du renseignement forment la Cyberdouane, inaugurée mardi dans les locaux de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED).

Leurs armes: des mots-clés et des moteurs de recherche. «Nous avons installé un système de veille automatique grâce à des logiciels qui utilisent des associations de mots-clés. Nous effectuons aussi des recherches manuelles à partir des renseignements fournis par les services douaniers», explique à 20minutes.fr Alexandra Borghesi, inspectrice à la Cyberdouane.

La cybersurveillance, une priorité ministérielle

La Cyberdouane n’a pas été créée à partir de zéro. Depuis 1998, une cellule de quatre personnes traquait déjà les fraudes sur la Toile. «Mais depuis deux ou trois ans, on assiste à une explosion du trafic en raison de la démocratisation d’Internet et du e-commerce. La cybersurveillance est donc devenue une priorité ministérielle», précise Alexandra Borghesi.

«En créant Cyberdouane, l’Etat se donne les moyens de protéger avec efficacité le commerce légal et la sécurité des consommateurs», a affirmé le ministre du Budget Eric Woerth, lors de l’inauguration du service.

300 dossiers traités l’an dernier

En 2008, les douaniers ont traité 300 dossiers de trafics illégaux sur Internet. L’une de ces enquêtes, qui a duré près d’un an, a permis de démanteler un réseau de vente en ligne de chaussures de sport et d’articles textiles de grandes marques contrefaites.

L’enquête des douaniers a établi que 4,6 millions d’euros de produits contrefaits avaient été importés et vendus. Ce trafic avait également permis à son initiateur de blanchir 4,4 millions d’euros transférés vers la Suisse.

Sur Internet, les contrefacteurs risquent les mêmes peines que sur le marché: la confiscation des objets contrefaits, des amendes douanières de 1 à 2 fois la valeur du produit authentique et jusqu’à cinq ans de prison et 500.000 euros d’amende au titre des sanctions pénales.

Audrey Garric
http://www.20minutes.fr/article/299936/France-La-cybersurveillance-est-devenue-une-priorite-ministerielle.php

Infos du 13/02/09

Posté par Arnaud Pelletier le 13 février 2009
Actualité

Dix huit lois sur la sécurité depuis 2001 :
« Tous les fonctionnaires pourront bientôt devenir autoentrepreneurs » :

Usurpation d’identité : Une loi contre les impostures sur le Net
Nathalie Kosciusko-Morizet teste le filtrage du net en avant-première :
Téléchargement : Accusé à tort pour son adresse IP (encore un)
Vos traces Internet valent de l’or :
Biométrie « sans traces » : une nouvelle génération de techniques biométriques :
Google, indic de la police :
Google présente un service de localisation des individus :
Le GPS cache l’utilisateur à la caméra :
SMS frauduleux ? Composez le 33700 ! :
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=51129
L’Europe va sévir contre les employeurs de clandestins :
Canada : on ne badine pas avec la loi sur l’encadrement du recouvrement de créances
Jurisprudence
Le droit de regard de l’employeur sur le domicile des salariés est reconnu :
Proposition de loi visant à supprimer les conditions de nationalité pour l’accès à l’exercice de certaines professions libérales :

Les 7èmes Rencontres Démocr@tics – 30-31 janvier 2009

Posté par Arnaud Pelletier le 20 janvier 2009

La Ville de Vandœuvre-lès-Nancy organise les 7èmes Rencontres Démocr@tics qui se dérouleront les Vendredi 30 et Samedi 31 Janvier 2009.

Cette année, le thème retenu sera les « libertés informatiques ».

Ce rendez-vous se donne pour objectif d’échanger sur les pratiques et les lois en vigueur et de découvrir des projets innovants réalisés en France. D’ailleurs, Ces 7èmes rencontres tourneront autour de deux axes principaux :

  • Nos libertés et Internet : Le Droit, les Pratiques, les Enjeux

  • Libertés logicielles et migration vers le Libre

La plupart des débats seront également retransmis en direct sur Internet.

Plus d’infos : www.lesdemocratics.net

les infos du 24/11/08 …

Posté par Arnaud Pelletier le 25 novembre 2008
Actualités
 
Prélèvements génétiques : ce que dit la loi
 
Roger-Marc Moreau reprend l’affaire Omar Raddad :
 
La France, mauvaise élève de l’Europe judiciaire :
 
Le Parlement prolonge des mesures anti-terroristes jusqu’en 2012 :
  
Le portage salarial (Pour répondre à une consoeur qui se reconnaîtra) :
 
Le procès de l’affaire Clavier s’ouvre en Corse :
 
Les Infiltrés dans la presse people….ont été infiltrés :
 
Le locataire exerçant une profession libérale autorisée n’est pas responsable des troubles causés par les personnes qui viennent le consulter :
 
 
2 articles intéressants de Bakchich sur le Taser :
Le Taser tue modérément, selon les documents confidentiels du ministère de l’Intérieur (partie I) :
Les flics s’emmèlent les fils dans le Taser (partie II) :
 
Europe
 
Données des passagers : le Parlement européen se rebiffe
 
Suisse : Exit le jury populaire
 
Belgique : les plaintes contre les policiers « ripoux » se multiplient

Surveillance … Les articles du Figaro

Posté par Arnaud Pelletier le 24 septembre 2008

Salariés, comment vous surveille-t-on ?

Jean-Bernard Litzler
22/09/2008 | Mise à jour : 11:20 |

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Internet, GPS, détectives… Les salariés ont l’impression d’être observés en permanence. Pourtant, la Cnil et la justice œuvrent pour protéger la vie privée.

Épié jour et nuit pendant plus de 1 500 heures (soit deux mois), c’est le calvaire vécu par un salarié lyonnais que son ex-employeur a fait surveiller par des détectives privés pour prouver une concurrence déloyale. Faute de preuve tangible, l’em­ployeur indélicat et la société qui a organisé la surveillance ont écopé devant le tribunal de 30 000 € de dommages et intérêts pour atteinte à la vie privée.

Révélée par Le Figaro, au début du mois, cette affaire intervient après un scandale qui avait éclaboussé Lidl en Allemagne. La chaîne de hard discount avait été accusée de faire surveiller à grande échelle ses troupes à l’aide de détectives ou de caméras cachées, dans le but de constituer un fichier d’informations très privées.

La pilule est d’autant plus dure à avaler que les nouvelles technologies multiplient à l’envi les possibilités de suivre à la trace les moindres faits et gestes de tout le personnel d’une entreprise. Les techniques informatiques sont désormais bien rodées, l’usage de la géolocalisation se banalise pour les véhicules de service, alors que la vidéosurveillance est devenue bon marché.

Vie privée résiduelle

Quant à la biométrie, elle fait une entrée remarquée comme outil visant à remplacer le badge. Détecteur d’empreinte digitale ou d’iris, ce sont pas moins de 500 sociétés qui ont demandé cette année l’autorisation à la Cnil (Commission nationale informatique et libertés) d’implanter ce genre de système. Elles étaient dix fois moins pour toute l’année 2005. « Il n’y a pas de craintes particulières à avoir sur cette technosurveillance, relativise Éric Barbry, avocat spécialisé en droit du numérique. On commence à y voir plus clair sur ce que l’on peut faire ou non, à mieux distinguer vie professionnelle et vie privée résiduelle sur son lieu de travail. » Selon lui, les nouvelles technologies génèrent dans un premier temps une crispation juridique avant de trouver leur place. L’usage d’Internet et du courriel est, par exemple, bien balisé (lire p. 6).

Aujourd’hui les grandes lignes sont claires : pour être légale, une surveillance doit donner lieu à une discussion collective, à une information préalable et aussi prendre une forme proportionnelle au but recherché. La Cnil a beaucoup œuvré pour clarifier ces principes et s’appuie sur un réseau de plusieurs centaines de correspondants informatique et libertés pour diffuser la bonne parole au sein des entreprises.

Panoplie high-tech

« En France, le mot “contrôle” a une connotation négative, alors que chez les Anglo-Saxons c’est le rôle du manager de mettre la situation “under control” », rappelle Jean-Louis Muller, spécialiste du management et directeur à la Cegos. À une époque où les actionnaires suivent la rentabilité des entreprises trimestre après trimestre, il ne lui paraît pas anormal de surveiller de plus près l’occupation de chacun et sa productivité.

Attention toutefois de ne pas se laisser séduire par les charmes du contrôle absolu. « C’est contre-productif, estime Jean-Louis Muller, car le contrôle lui-même coûte plus cher que ce que l’on surveille. » Sa recette ? Tout simplement faire le pari que l’équipe est motivée et honnête. Si des doutes ciblés ou un « fantasme paranoïaque » persistent sur un salarié trop absent ou trop peu efficace, il est toujours temps de passer à l’action. « Le manager doit parler plutôt que se retrancher derrière ses suppositions, recommande Jean-Louis Muller. Soit il explique entre quatre yeux à la personne concernée : “J’ai l’impression que tu n’es pas pleinement à ton travail”, soit, statistiques à l’appui, il lui demande calmement de s’expliquer sur son absen­téisme ou sur ses notes de frais. » Derrière sa panoplie high-tech, le manager efficace sera toujours celui qui sait faire preuve de bon sens.

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Ils savent faire parler les disques durs

J.-B. L.
22/09/2008 | Mise à jour : 11:13 |

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Techniquement, les experts arrivent généralement à leurs fins. Crédits photo : Le Figaro Magazine

Des fichiers effacés, des historiques Internet trafiqués ou des courriels injurieux envoyés depuis un ordinateur : chez Kroll Ontrack, on a l’habitude de faire parler les serveurs informatiques et autres PC. Ce groupe, spécialisé à la base dans la récupération de données informatiques (pannes, sinistres…), a rapidement élargi ses services pour proposer son expertise technique à la justice mais aussi aux entreprises.

« Les affaires que nous traitons le plus couramment concernent des fuites d’informations commerciales, des actes de concurrence déloyale ou une utilisation anormale de l’outil informatique de la société », souligne Paul Dujancourt, directeur général de la société. Dans la plupart des cas, la direction générale, juridique ou les ressources humaines contactent Kroll Ontrack pour disposer de preuves dans un dossier de licenciement ou pénal.

Techniquement, l’équipe d’experts arrive généralement à ses fins. L’informatique laisse de nombreuses traces et Internet n’est pas très anonyme. Kroll peut ainsi démontrer qu’un salarié a surfé sur des sites pornographiques, en établissant l’historique de navigation et en le recoupant avec la visite de sites personnels (messagerie, achats, banque…). Le plus délicat est de bien respecter les formes juridiques pour que la preuve soit recevable. Ce n’est pas un hasard si l’équipe comprend un ex-avocat.

« Nous pouvons accéder à toutes les machines mais il faut prendre garde à protéger la vie privée des salariés, explique Paul Dujancourt. C’est pourquoi nous faisons convoquer la personne concernée pour accéder à sa machine en sa présence avant de réaliser une copie du disque dur en présence d’un huissier. » Une fois les éléments de preuve établis, Kroll Ontrack passe la main au service juridique ou à l’avocat de son client. « Nous recommandons aux sociétés de se doter d’une charte Internet, car il devient alors plus facile de sanctionner les mauvais comportements. »

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Filatures et infiltrations ont toujours la cote

J.-B. L.
22/09/2008 | Mise à jour : 11:12 |

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Plus technologique et mieux encadrée, la profession de détective n’en continue pas moins d’appliquer quelques vieilles méthodes dans le monde de l’entreprise.

Après une longue carrière dans l’industrie, Jean-Emmanuel Derny a choisi de se lancer voilà quatre ans dans l’investigation privée avec son agence Roche Investigations implantée dans les Yvelines. Tout naturellement, sa clientèle est surtout professionnelle : des entreprises confrontées à une concurrence déloyale, à des salariés ne respectant pas leur clause de non-concurrence ou se livrant à des actes délictueux. Tout en soulignant : « La filature, ce n’est pas particulièrement amusant, il y a des risques », il avoue pratiquer très régulièrement cette méthode « artisanale », selon ses propos. Parfois, il n’hésite pas à se faire embaucher chez un client pour procéder à une infiltration et démasquer un voleur. « La plupart du temps, le client a de fortes suspicions, explique-t-il, et l’intervention du détective permet de les confirmer. L’affaire s’arrête souvent là, le salarié démasqué démissionnant de lui-même. »

Arnaud Pelletier, de l’agence Leprivé à Paris, est moins convaincu par ces méthodes. « Il y a beaucoup de fantasmes sur notre profession, souligne-t-il, mais la surveillance directe est une activité très marginale qui intervient tout en bout de chaîne. » Il avoue être perplexe devant l’affaire de ce salarié lyonnais espionné durant 1 500 heures. « Il faut savoir précisément ce que l’on recherche. Je poursuis rarement au-delà de 40 heures ou 50 heures de travail sans résultat. »

Même s’il lui arrive de filer des commerciaux pour s’assurer de leur travail ou de leur loyauté, il estime que l’essentiel de son travail est ailleurs : des collectes d’informations sur ordinateur, un solide réseau professionnel et une grosse activité de benchmarking pour diverses entreprises. Selon lui, la profession d’agent de recherche privée (son nom officiel) est de plus en plus réglementée et évolue rapidement. « Nous intervenons de plus en plus tôt, avec de l’intelligence économique, des enquêtes de moralité ou des études de CV pour éviter les conflits qui pourraient se déclencher par la suite. »

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Le médecin du travail, entre son patient et l’employeur

Anne Jouan
22/09/2008 | Mise à jour : 11:11 |

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Le secret médical que doivent respecter les praticiens est soumis à rude épreuve avec la pression des entreprises.

Le code de déontologie médicale est très clair. Il stipule que « le secret professionnel, institué dans l’intérêt des malades, s’impose à tout médecin dans les conditions établies par la loi ». Un autre article du code note que « le médecin doit protéger contre toute indiscrétion les documents médicaux concernant les personnes qu’il a soignées ou examinées ». Le médecin du travail, même s’il est un salarié du secteur privé, n’échappe pas à ces règles.

À l’issue de la visite médicale, le praticien doit remplir une fiche médicale qu’il conserve et qui ne peut être communiquée qu’au médecin inspecteur du travail. L’employeur ne reçoit qu’un simple avis sur l’aptitude ou non du salarié au poste de travail. Toutefois, le médecin du travail peut travailler en relation avec le médecin traitant – uniquement avec l’assentiment du malade (ce qui ne constitue donc pas une violation du secret médical). Il peut également consulter le nouveau carnet de santé dans les situations d’urgence ou lors des vaccinations.

Le secret est-il respecté ?

Mais évidemment, en­tre la théorie et la pratique, il y a un monde. Ainsi ce directeur des ressources hu­maines d’un transporteur routier qui nous confie avoir exigé des examens de sang supplémentaires à la suite de la suspension du permis de conduire de l’un de ses salariés pour conduite en état d’ivresse. Rien de très choquant étant donné la profession du salarié. À cette exception près : le mé­decin du travail de l’entreprise a prescrit au salarié en question ces examens sans lui dire de quoi il s’agissait, mais surtout a divulgué les résultats à la direction. « Dans la plus grande discrétion », nous avoue ce DRH. Autrement dit sans en informer le salarié ni évidemment lui demander son autorisation.

Le Code pénal prévoit (art. 226-13) que la révélation d’une information à caractère secret par une personne qui en est dépositaire soit par son état ou sa profession, soit en raison d’une fonction ou d’une mission temporaire, est punie d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende.

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Les contrôles autorisés
et ceux qui ne le sont pas

J.-B. L.
22/09/2008 | Mise à jour : 11:10 |

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Internet, voiture de fonction ou vidéosurveillance… La jurisprudence dessine les contours des surveillances acceptables et de celles qui sont irrecevables.

TÉLÉPHONE

Autorisé : le contrôle des appels téléphoniques est possible tant qu’il se traduit par un simple relevé de facturation, avec la durée et le coût des appels. Ce dispositif n’est pas assimilé à une surveillance et ne nécessite pas de prévenir au préalable le salarié. Un salarié licencié pour usage abusif du téléphone de l’entreprise n’a ainsi pas pu faire valoir une atteinte à sa vie privée.

Interdit  : la mise sous écoute d’un salarié sans l’avoir informé de cette possibilité ou sans déclaration à la Cnil, dans le cas d’un système automatisé. À noter : de la même manière qu’ils condamnent l’usage de ces éléments contre les salariés, les juges ne tiennent pas plus compte d’un enregistrement fait à l’insu d’un employeur pour dénoncer ses agissements. Les SMS, en revanche, sont considérés comme des preuves recevables, car l’auteur comme l’expéditeur doivent savoir que le téléphone les enregistre.

COURRIELS

Autorisé : si la jurisprudence a toujours re­con­­nu le droit au respect d’une correspondance privée même sur son lieu de travail (arrêt Nikon), elle précise désormais que tous les documents créés sur un ordinateur au bureau sont présumés professionnels sauf mention contraire et doivent donc être consultables par l’entreprise. Un salarié qui avait verrouillé l’accès à ses documents a ainsi pu être licencié pour faute grave.

Interdit : le contrôle et l’ouverture de fichiers indiqués clairement comme étant « personnels » sans la présence du salarié incriminé ou sans l’avoir averti au préalable. Une exception est toutefois prévue : « en cas de risque ou d’événement particulier ». L’expression est particulièrement floue, mais vise à ne pas protéger des documents qui seraient indûment classés comme personnels.

UTILISATION D’INTERNET

Autorisé : l’historique de navigation sur Internet peut être consulté. Un enseignant d’un établissement catholique a ainsi été licencié lorsque le dépannage de son ordinateur a révélé la consultation régulière de sites pornographiques. L’employeur dispose d’une large marge de manœuvre pour limiter ou encadrer l’accès à Internet.

Interdit : les méthodes de surveillance employées ne peuvent être adoptées sans avertir les salariés et, si besoin, la Cnil. Parfois aussi le mode de preuve peut être jugé irrecevable (simple analyse du disque dur sans identification personnelle).

VOITURE D’ENTREPRISE

Autorisé : l’installation d’un mouchard, qui permet de suivre à la trace un véhicule grâce à la géolocalisation est tout à fait possible. La Cnil recommande cependant une distinction entre voiture de service et voiture de fonction. La première est à usage exclusivement professionnel et ne pose pas de problème. En revanche, la seconde est considérée comme un avantage en nature et ouvre droit à un usage privé. La géolocalisation devrait donc pouvoir être désactivée pour cette utilisation.

Interdit : comme pour les autres procédures, les salariés doivent être informés et une demande doit être effectuée auprès de la Cnil pour validation. Le dispositif ne peut mentionner que la vitesse moyenne et non la vitesse maximale, car ce n’est pas le rôle de l’employeur de constater les infractions au Code de la route.

VIDÉOSURVEILLANCE

Autorisé : pour peu que leur usage soit « proportionné », que les formalités de déclaration auprès de la Cnil et l’information des salariés aient été réalisées, l’entreprise peut installer des caméras.

Interdit : la non-déclaration de caméras, l’installation de caméras cachées ou l’utilisation de caméras à d’autres fins que la sécurité (installation à proximité d’un local syndical, dans les toilettes…).

Infos du 24/09/08 …

Posté par Arnaud Pelletier le 24 septembre 2008
Connexion Internet dans un hôtel : prudence
 
Le décret qui « relooke » Edvige :
 
Le travail clandestin explose :
 
Les fraudes aux allocations familiales en hausse :
 
Délais supplémentaires pour le paiement électronique des amendes : une dématérialisation du système juridique
 
Que faire pour embaucher un salarié ? :
 
Le droit des liens hypertextes :
 
Quand la loi Informatique et Libertés ne s’applique pas à Google :
 
Vers une prise en charge des frais de transport travail-domicile :
 
Contrats prévoyance et retraintes complémentaires : êtes vous en conformité avec la loi Fillon ?

Ministère de l'intérieur : détective et agrément

Posté par Arnaud Pelletier le 5 septembre 2008

 

13ème législature

Question N° : 24391

 de M. Dolez Marc(Socialiste, radical, citoyen et divers gauche – Nord)

QE

Ministère interrogé : 

Intérieur, outre-mer et collectivités territoriales

Ministère attributaire : 

Intérieur, outre-mer et collectivités territoriales

 

Question publiée au JO le : 03/06/2008 page : 4599

 

Réponse publiée au JO le : 19/08/2008 page : 7236

 

 

Rubrique : 

professions libérales

Tête d’analyse : 

détectives privés

Analyse : 

exercice de la profession. rapport. conclusions

Texte de la QUESTION :

M. Marc Dolez appelle l’attention de Mme la ministre de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales sur le « Livre blanc de la recherche privée » visant à la reconnaissance de cette profession. Parmi les propositions avancées, il la remercie de lui indiquer les réflexions que lui inspire celle de protéger le titre de « détective » ou « enquêteur privé ».

Texte de la REPONSE :

La loi n° 83-629 du 12 juillet 1983 modifiée définit, dans son article 20, l’activité de recherches privées comme « la profession libérale qui consiste, pour une personne, à recueillir, même sans faire état de sa qualité ni révéler l’objet de sa mission, des informations ou renseignements destinés à des tiers, en vue de la défense de leurs intérêts ». Cet article est placé dans un titre II intitulé « Des activités des agences de recherches privées ». Toute autre appellation est d’usage libre mais ne correspond à aucune définition légale ou réglementaire.

13ème législature

Question N° : 24387

 de M. Dolez Marc(Socialiste, radical, citoyen et divers gauche – Nord)

QE

Ministère interrogé : 

Intérieur, outre-mer et collectivités territoriales

Ministère attributaire : 

Intérieur, outre-mer et collectivités territoriales

 

Question publiée au JO le : 03/06/2008 page : 4599

 

Réponse publiée au JO le : 19/08/2008 page : 7236

 

 

Rubrique : 

professions libérales

Tête d’analyse : 

détectives privés

Analyse : 

exercice de la profession. rapport. conclusions

Texte de la QUESTION :

M. Marc Dolez appelle l’attention de Mme la ministre de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales sur le « Livre blanc de la recherche privée » visant à la reconnaissance de cette profession. Parmi les propositions avancées, il la remercie de lui indiquer les réflexions que lui inspire celle de délivrer un agrément national.

Texte de la REPONSE :

L’accès à la profession de dirigeant ou de gérant d’une agence de recherches privées est conditionné par l’obtention d’un agrément délivré selon les conditions de l’article 22 de la loi n° 83-629 du 12 juillet 1983 modifiée. L’agrément du dirigeant est délivré par le préfet du département du siège social de l’agence, après vérification de sa moralité et de son aptitude professionnelle. En outre, le dirigeant doit également solliciter une autorisation de fonctionnement pour son établissement principal ainsi que, le cas échéant, pour chaque établissement secondaire, en application de l’article 25 de la loi du 12 juillet 1983 précitée. La loi n’a pas entendu limiter la portée de cet agrément. Toutefois le préfet peut procéder à un nouvel examen des conditions précédemment évoquées à l’occasion du dépôt d’une nouvelle demande d’autorisation de fonctionnement d’un établissement secondaire.

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Posté par Arnaud Pelletier le 17 mars 2008

4ème JOURNEE NATIONALE CITOYENNETE ET SECURITE

Depuis quatre ans, le Ministère de l’Intérieur et la société VediorBis s’associent dans le cadre d’une action d’insertion visant les jeunes issus de quartiers défavorisés.

C’est une opération d’information destinée à promouvoir les métiers publics et privés de la sécurité et de la défense. Elle est organisée conjointement par la Direction de la Formation de la Police Nationale, qui accueille ces journées dans treize de ses écoles, et par autant d’agences du groupe VédiorBis.

Cette année, l’opération concernera 420 jeunes (30 à l’ENP Draveil) sur trois jours et demi, les 31 Mars, 1ier, 2 et 3 Avril.

Le CNSP-ARP devient cette année partenaire et sera présent pour la première fois à ces journées citoyenneté et sécurité.

Lors de la journée du 1er Avril qui se déroulera à l’Ecole Nationale de Police de Draveil, la Chambre Professionnelle des Détectives présentera sur un stand, les divers aspects de la profession ainsi que les différentes formations permettant d’accéder à l’activité.

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Le titulaire d’un nom de domaine n’est responsable du contenu d’un site qu’en l’absence d’un directeur de la publication…

Article à lire sur Legalis.Net

(Sources Legalis.Net)

TF1 ET L’EMISSION LE DETECTIVE EN 2ème PARTIE DE SOIREE

Julien Courbet accorde cette semaine une interview au magazine Closer, dans lequel il revient sur son parcours, mais aussi ses envies.

Le 8 janvier dernier, TF1 diffusait « Le détective », un programme produit par l’animateur de TF1. Ce premier numéro avait réuni 5.2 millions de téléspectateurs, soit 20.5% de PDM. Avec un tel score, on se demandait si « Le détective » allait revenir. Julien Courbet confie à Closer que l’émission va revenir en seconde partie de soirée, et non plus en prime-time comme la première édition, et le concept va être un peu modifié.

Source : Closer

CARTE JUDICIAIRE : SUPPRESSION DE TRIBUNAUX POUR ENFANTS

Un décret du 6 mars 2008 fixe le siège et le ressort des tribunaux pour enfant, suite à la réforme de la carte judiciaire

A lire sur JurisClasseur

Sur le même modèle, Un décret du 6 mars 2008 modifie le siège et le ressort des tribunaux de l’application des peines suite à la réforme de la carte judiciaire.

A lire sur JurisClasseur

WIFI – SECURITE DES AEROPORTS MISE EN QUESTION

Une étude met en avant le manque de sécurisation des réseaux Wi-Fi dans les aéroports. Passagers et entreprises sont les grands perdants. Les pirates, eux, jubilent.

A lire sur le JOURNAL DU NET

(Sources Journal du Net)

Mission du détective

Posté par Arnaud Pelletier le 8 février 2008

L’image qui tient une place privilégiée dans le cœur des particuliers, c’est celle du détective en planque devant la façade d’un hôtel vieillot, un appareil photo en bandoulière, et attendant la sortie des amants fautifs qu’il file pour le compte du mari ou de l’épouse.

Cette mission-là ne représente plus la majorité des affaires du détective.

Aujourd’hui, de par l’évolution des mœurs et des facteurs économiques et sociaux, ce sont surtout les affaires commerciales et industrielles qui priment, ou encore les litiges mettant en cause un particulier ou une entreprise dans ses rapports avec la société, ses partenaires, ou les tribunaux.

En bref, le Détective a pour mission de rechercher et d’établir toute preuve en vue de la manifestation de la vérité.

1- LA PROCEDURE DE DIVORCE

Depuis la loi du 11 juillet 1975 portant réforme sur le divorce, on peut se séparer soit par consentement mutuel, soit par suite de rupture de la vie commune, soit pour faute.

Dans le cas du divorce pour faute, si les juges sont souverains pour en apprécier la gravité et prononcer le divorce aux torts exclusif de l’une des parties, ils ne peuvent prendre leurs décisions qu’au vu des pièces fournies par la partie qui invoque la faute.

C’est dans l’établissement de la preuve que le Détective a son rôle à jouer par ses recherches et le rapport qu’il fournit ensuite et qui sera remis au juge.

Parfois même, certains avocats demandent au Détective d’effectuer une enquête aux fins de préparer un constat d’Huissier qui reste encore aujourd’hui l’acte authentique par excellence et qui souffre difficilement la preuve du contraire.

Lorsque les intérêts en jeu sont importants, en particulier pour la garde des enfants ou le paiement d’une prestation compensatoire ou d’une pension alimentaire, le Détective doit, dans certains cas, faire un état du patrimoine, rechercher les biens éventuellement détournés, prouver une fraude, etc…

Le champ d’activité est vaste, encore faut-il que dans ce cas précis du divorce, le travail du Détective soit reconnu utile, au même titre que celui d’un enquêteur social mandaté par les juges et que le rapport de fin de mission ne soit pas considéré comme une simple attestation d’un témoin à charge.

2- AFFAIRES PRIVEES ET COMMERCIALES

Elles sont nombreuses et regroupent tout ce qui concerne l’administration de la preuve dans tous les secteurs où peuvent naître des litiges, qu’ils soient financiers, civils, ou commerciaux.

Le détective va donc être compétent dans les domaines suivants :

  • Recherche de débiteurs, de personnes disparues

  • Enquêtes de solvabilité, de patrimoine

  • Localisation et restitution de matériels ou véhicules financés

  • Enquêtes de moralité, de pré-embauche,

  • Enquête sur un futur associé

  • Concurrence déloyale (lorsqu’elle est définie par une clause du contrat)

  • Enquêtes d’assurances

Il n’y a pas de limites à ce secteur d’activité, sinon que l’enquête doit être à but légitime, c’est à dire qu’elle doit nécessairement se justifier et il faut savoir que les mineurs ne peuvent faire l’objet d’une filature, que les enquêtes politiques sont à éviter et que celles qui concernent la drogue sont à bannir….

3- AFFAIRES INDUSTRIELLES

L’évolution économique des pays a internationalisé la recherche privée. C’est ainsi que le Détective voit son champ d’action s’étendre pour devenir parfois du partenariat avec les grandes entreprises dont les intérêts nécessitent des actions préventives contre la fraude en général.

Le détective va bien souvent effectuer un véritable travail de contre espionnage industriel, en agissant dans les domaines suivants :

  • Vols et détournements dans les entreprises

  • Contrefaçon

  • Protection des marques et brevets, etc…

Notons bien sûr que si l’Agent de Recherche peut détecter un matériel d’écoute, il ne peut EN AUCUN CAS accepter de poser ce matériel pour le compte d’un client, ce fait étant passible de poursuites et de sanctions pénales.

Le faux témoignage étant lui aussi pénalement réprimé, il est important que le rapport de fin de mission du Détective soit établi sur la base de faits véridiques et vérifiés, qu’il soit clair et circonstancié et qu’il ne comporte aucun jugement personnel.

source : CNSP-ARP

L’objectif de ce blog créé en 2006, qui n’est pas à proprement parler un blog puisque je ne donne que très peu mon avis, est d’extraire de mes veilles web informationnelles quotidiennes, un article, un billet qui me parait intéressant et éclairant sur des sujets se rapportant directement ou indirectement à la gestion de l’information stratégique des entreprises et des particuliers.
Depuis fin 2009, je m’efforce que la forme des publications soit toujours la même ; un titre, éventuellement une image, un ou des extrait(s) pour appréhender le sujet et l’idée, l’auteur quand il est identifiable et la source en lien hypertexte vers le texte d’origine afin de compléter la lecture.
En 2012, pour gagner en précision et efficacité, toujours dans l’esprit d’une revue de presse (de web), les textes évoluent, ils seront plus courts et concis avec uniquement l’idée principale.
En 2022, les publications sont faite via mon compte de veilles en ligne : http://veilles.arnaudpelletier.com/
Bonne découverte à tous …


Arnaud Pelletier

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