Blog de l'information stratégique
De l’enquête à l’Intelligence économique
Enquêtes, Investigations, Intelligence économique,
Renseignement, Numérique, Cyber, Veilles, TIC, SSI …

Archive pour la catégorie ‘Informations APR’

La maîtrise de l’information, la préservation des technologies et du savoir-faire des entreprises françaises sont un enjeu vital pour le maintien de la compétitivité, la sauvegarde des emplois et l’équilibre des territoires.

Si les grands groupes industriels y sont préparés et disposent de structures adaptées afin de préserver et de protéger ces informations, les PME et PMI quant à elles sont souvent désarmées face à ces enjeux.

Conscient de ce problème, le Medef Saône-et-Loire apporte tout son soutien à l’initiative du groupement de gendarmerie de Saône-et-Loire dans son action quotidienne dans le domaine de l’Intelligence Economique.

En effet, dans un contexte hyperconcurrentiel la survie des entreprises passe avant tout par le développement et la protection de leur environnement commercial, technologique et financier. Avec 90% des PME et PMI implantées sur sa zone de compétence, la gendarmerie de Saône-et-Loire est un interlocuteur naturel des chefs d’entreprises.

Dans ce cadre, en collaboration avec l’Education Nationale et la Gendarmerie de S&L, le Medef 71 réalise actuellement en coproduction un DVD présentant les domaines d’expertise de la gendarmerie en mettant en image toute l’aide qu’elle est en mesure d’apporter aux dirigeants  […]

En savoir plus :

http://www.vivre-a-chalon.com/lire_Intelligence-economique-_-Protegeons-l_information-des-entreprises-_,230354d8e735c2e2f0eda0a7eddc67a21cbebea6.html

La recherche de l’information économique pertinente est aujourd’hui relayée au niveau territorial. La coordination n’est pas encore au rendez-vous dans les Ardennes ( Jean-Marc Defrasne, directeur d’Ardennes Expansion, avec Géraud Spire et Jean-Claude Savoy, président et directeur de la CCI des Ardennes), mais prend forme au niveau régional, (Laurence Sartor, directrice régionale).

(Marne, Ardennes). Les services publics territoriaux développent, tour à tour, leur cellule d’intelligence économique dans la région. L’information stratégique sera, demain, le bras armé du développement économique. La coordination est délicate. Au point de se demander si les experts de l’info sont tous bien informés…

Dans la bouche des acteurs de l’économie, le lexique de la guerre s’amplifie. Combat pour sa place, conquête de nouveaux marchés, stratégie, jusqu’au mot lui-même de « guerre économique ». Le bras armé de la bataille se muscle de jour en jour : c’est l’information stratégique.
« Avoir la bonne information, au bon moment, pour prendre la bonne décision. » C’est tout l’enjeu de ce que l’on appelle « l’intelligence économique ». Ce terme désigne la collecte, la diffusion maîtrisée et le traitement de l’information à des fins économiques. Phénomène marquant, cette guerre de l’info stratégique étend son spectre au niveau régional, départemental, local. D’un point de vue offensif avec la pêche aux infos, comme d’un point de vue défensif avec leur protection et la sûreté de ses moyens d’activité.
Elle débarque au plus près des PME pour leur apporter les moyens de trouver des pistes de développement. Il faut dire qu’elles n’ont pas toujours le temps ni les moyens de chercher la bonne info par elle-même…
En octobre dernier, l’Adit, structure nationale d’intelligence économique, créait une antenne en Champagne-Ardenne. Elle se met à nu aujourd’hui. Dans les Ardennes, l’ambition portée par la chambre de commerce et d’industrie de créer une « véritable agence départementale d’intelligence territoriale » (dont l’idée a au moins deux ans) a pris corps avec l’agence de développement économique Ardennes Expansion. Mais à ce jour, le bât blesse. Les spécialistes de l’info semblent parfois perdus […]

Dossier Tanguy Pallaver

En savoir plus :

http://www.lunion.presse.fr/article/economie-region/intelligence-economique-le-nouveau-nerf-de-la-guerre

Lemonde.fr

Scotland Yard et l’association britannique de lutte contre la criminalité Crimestoppers ont lancé lundi 17 mai un site Internet qui permet de retrouver les personnes recherchées dans chaque quartier de Londres, afin d’aider la police à les appréhender.

La police métropolitaine londonienne, Scotland Yard, et l’association britannique de lutte contre la criminalité Crimestoppers ont lancé lundi 17 mai un nouveau site Internet qui permet de retrouver les personnes recherchées dans chaque quartier de Londres, afin d’aider la police à les appréhender.

Le site interactif permet de cliquer sur n’importe quel arrondissement londonien et d’avoir la liste des personnes recherchées qui y avaient leur dernière adresse connue ou qui, par exemple, se sont enfuies d’une prison située à cet endroit. S’affiche alors une page avec photos et détails, notamment sur l’âge et les raisons pour lesquelles la personne est recherchée. Un numéro vert est également inscrit, afin de contacter la police pour lui donner d’éventuelles informations. Une recherche par type de crime (vol, agression sexuelle, meurtre, etc.) est aussi possible.

« La police travaille sans relâche afin d’appréhender des personnes qui se sont rendues coupables de crimes ou qui sont soupçonnées de crimes, mais nous  […]

En savoir plus :

http://www.lemonde.fr/europe/article/2010/05/17/scotland-yard-lance-un-site-pour-geolocaliser-les-criminels_1353018_3214.html#xtor=RSS-3208

Le FBI enquête sur l’espionnage par webcam …

Posté par Arnaud Pelletier le 17 mai 2010

Nous pensions terminée l’affaire des webcams activées, à l’insu des utilisateurs étudiants, par l’école qui leur avaient fourni l’ordinateur. Cependant, le FBI vient d’annoncer qu’il prends le relais de la police de l’Etat de Pensylvannie.

Le juge fédéral Jan DuBois a décidé de confier à un grand jury fédéral, assisté par la fameuse police fédérale, d’enquêter plus en détails suite à une demande du procureur fédéral Michael Levy. Ces interrogations sont très graves au pays de la liberté (où le Patriot Act permet tout de même d’espionner n’importe quel ordinateurs): le matériel et les données recueillis vont permettre de savoir si filmer secrètement et à distance n’importe qui, y compris des mineurs, est un crime fédéral.

Rappelons que l’école concernée, qui affirme n’activer les webcams qu’en cas de perte ou de vol de l’ordinateur, a du désactivé le programme d’espionnage à domicile installé dans le plus grands secrets dans les MacBooks de 2300 étudiants. Voilà un candidat de plus […]

En savoir plus :

http://www.logiciel.net/le-fbi-enquete-sur-lespionnage-par-webcam-7729.htm

Géolocalisation : vous êtes ici …

Posté par Arnaud Pelletier le 14 mai 2010
Par Judith Lachapelle, La Presse
Pas besoin d’embaucher un détective pour suivre des gens pas à pas. L’engouement que suscitent les applications de géolocalisation sur les téléphones intelligents pousse les utilisateurs à diffuser beaucoup de renseignements à leur sujet. Beaucoup trop?
Pour en savoir plus
Pierre Trudel

Depuis quelques mois, les applications comme FourSquare ou Gowalla permettent à leurs utilisateurs d’indiquer rapidement et facilement à leur réseau d’amis («amis» étant un concept assez vague) à quel endroit ils se trouvent. Plus besoin de téléphoner pour demander le classique: «T’es où?» La géolocalisation dit tout: le frérot mange au resto, le copain est encore au boulot, maman est coincée dans la circulation… Et ainsi de suite.

L’application permet aussi d’afficher non seulement les bons restos dans un rayon rapproché, mais aussi les commentaires et l’identité des utilisateurs qui les fréquentent. Une option notamment fort utile en voyage.

[…]

Allo, les voleurs!

Stéphane Bousquet s’est intéressé à FourSquare au cours de l’hiver. Il s’est mis à annoncer qu’il était à la garderie de ses enfants, qu’il se trouvait à la gare ou qu’il allait manger à tel resto. FourSquare étant lié à son compte Twitter, ses 500 abonnés ont tous reçu en même temps des nouvelles de ses déplacements.

Puis, trois semaines plus tard, il est tombé sur le site PleaseRobMe (SVP, cambriolez-moi). En consultant les annonces FourSquare publiées sur Twitter, les auteurs du site indiquait publiquement que tel internaute était hors de chez lui à tel moment. Une aubaine pour les voleurs… (PleaseRobMe, qui visait justement à démontrer les dangers du partage de renseignements personnels, a depuis cessé ses activités.)

[…]

Outil utile pour vie de fou

Ébranlé par la démonstration, Stéphane Bousquet a diminué le nombre d’annonces de ses déplacements sur Twitter et réduit le cercle de ses abonnés FourSquare à sa famille et ses amis proches. N’empêche: mercredi matin, par exemple, il a annoncé à ses 500 abonnés Twitter qu’il se trouvait à la gare avant de se rendre à une conférence, rue Mansfield, au centre-ville…

[…]

En savoir plus :

http://technaute.cyberpresse.ca/nouvelles/internet/201004/24/01-4273842-geolocalisation-vous-etes-ici.php

Ouverture aujourd'hui du Portail de l'IE …

Posté par Arnaud Pelletier le 12 mai 2010

Intelligence économique

Informations stratégiques

Quelles sont les bonnes pratiques de veille et les meilleures stratégies d’intelligence économique ? Comment gérer les informations stratégiques ? Tout est dans ce portail spécialiste de l’IE, l’intelligence économique pour l’entreprise et l’opinion.

Mardi 11 mai 2010, le portail de l’IE, site de référence de l’intelligence économique (IE) et de la gestion de l’information stratégique sera entièrement dévoilé au public lors d’une cérémonie de lancement aux salons de l’Hôtel de Sully à Paris (75003).

Ce lancement se fera en présence des grands acteurs du monde de l’intelligence économique avec la participation des hommes qui ont contribué au développement de l’intelligence économique en France. Viendront témoigner le 11 mai autour de Bernard Carayon, l’Amiral Pierre Lacoste, le Préfet Rémy Pautrat et messieurs Alain Juillet, Philippe Clerc, Christian Harbulot, Philippe Baumard, Bernard Besson…

Intelligence économique pour l’entreprise et pour tous

Né d’une volonté de promouvoir l’intelligence économique auprès d’un large public, le Portail de l’IE s’adresse aussi bien aux entreprises, qu’aux organismes publics, aux professionnels de l’intelligence économique, à la presse, aux milieux académiques ainsi qu’à toutes celles et ceux qui désirent en savoir plus dans ce domaine.

Innovant dans son concept, le Portail recense les informations stratégiques majeures tout en permettant aux acteurs de l’intelligence économique de commenter l’actualité dans un espace dédié.
L’activité du portail s’articule ainsi autour de trois axes :

[…]

Veille et intelligence économique

Le Portail de l’IE est à l’initiative de l’Institut International de l’Intelligence Economique et Stratégique (l’Institut de l’IE) en partenariat avec les acteurs majeurs de l’intelligence économique que sont : L’ACFCI, la fondation Prométheus, Ami Software, KB Crawl, Pikko, l’AEGE, la Direction du Développement Economique de la Région Ile de France, Bars à vin l’Ecluse, l’Ecole de Guerre Economique, le master IECS de l’Icomtec, Spin Partners, Toshiba, Troover, Inter-Ligere, Bernard Besson, Veille Magazine…

[…]

En savoir plus :

http://www.communique-de-presse-gratuit.com/emploi-enseignement-et-formation/le-site-reference-en-intelligence-economique-et-gestion-de-linformation-strategique/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+communiques-de-presse+%28Les+derniers+communiqu%C3%A9s+de+presse+publi%C3%A9s%29

et

le portail de l’IE

Pickanews : Un moteur de recherche puissant pour explorer sur l’Europe l’actualité à travers tous les médias de presse écrite, audiovisuels et Internet.

Press Index, leader technologique de la veille et de l’analyse média, lance officiellement le premier moteur de recherche d’actualités pluri-média d’Europe. Après avoir dévoilé la version bêta de Pickanews en septembre 2009, Press Index s’est consacré à la finalisation de ce moteur de recherche d’actualité unique, le rendant encore plus puissant et ergonomique.

Alors que tous les internautes utilisent régulièrement les moteurs de recherche, les professionnels ont des besoins de recherches plus spécifiques. Ils doivent rester informés plus particulièrement sur les sociétés, les marques, les marchés et les actualités de leur secteur. Les sources des moteurs de recherche ordinaires se cantonnent aux informations disponibles sur Internet mais ignorent les médias du monde réel, avec ou sans version numérique, qui ont une influence majeure sur la connaissance des faits stratégiques !

« Afin d’obtenir un résultat de recherche couvrant l’intégralité des sujets ou des retombées, il est primordial d’accéder aux multiples sources média. Avec Pickanews, les utilisateurs ont la garantie d’obtenir un panorama complet sur ce qui est dit ou écrit au sujet de leur société ou de leur marque sur Internet, dans la presse écrite, à la radio et à la TV, ne laissant rien au hasard » explique Manuel Zebeida, créateur de Pickanews.

Pickanews offre une étendue de recherche considérable grâce aux 50 000 références média en France, Angleterre, Italie, Espagne et Allemagne, et dans chacune des langues. Sur la page d’accueil, le nuage d’information du jour offre une vision rapide des principaux sujets d’actualités. Plus rapide et plus intelligente, la ‘médiabox’ située en haut de la page des résultats permet à l’utilisateur de trier ses résultats par période, pays, type de média, secteurs, lectorat et audience. Cet outil puissant apporte précision et efficacité aux recherches générées. En s’inscrivant gratuitement, l’utilisateur accède à des option d’alertes e-mail 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 sur les sujets, sociétés, marques ou thématiques de son choix.

[…]

Pour plus d’informations, visitez : www.pickanews.com ou www.pressindex.com

En savoir plus :

http://www.lesnewsdunet.com/lesactus/communique-1273493903.html

et

http://www.pikanews.com/qespresspub/usr/FRA/jsp/PRESSWelcome.jsp

Comment les lobbyistes utilisent Internet et les réseaux sociaux pour exercer leur rôle d’influence et de persuasion

Les lobbyistes ont vite compris comment les outils disponibles sur Internet peuvent les aider à faire leur travail à moindre coût.
Les « influenceurs » ont découvert toute la puissance d’outils comme Twitter et Facebook.
Ils s’emploient à influencer sans en avoir l’air ou sans le dire en utilisant par exemple des comptes « personnels » sans mentionner les intérêts qu’ils peuvent avoir.
L’article américain dit même « de manière difficile à détecter »… En effet… Pour certains…

Les blogs et leurs commentaires et les Tweets sont en effet d’excellents supports pour véhiculer des idées, défendre des causes, etc. Ils peuvent laisser de grands flous et permettre d’exercer de l’influence sans laisser transparaître tout sur son identité, ses intérêts, les enjeux économiques derrière telle ou telle publication ou commentaire (est-ce réellement désintéressé, intéressé voire rémunéré ?)

L’absence de distingo et de frontière claire entre qui vous êtes à titre personnel ou professionnel n’aide pas dans ce méli mélo d’opinions. La manière dont les interactions sont créées par ces technologies a également un impact fort en la matière.

Les sociétés les plus avancées et fortes dans le domaine sont évidemment les sociétés « technologiques » (dont celles qui vous vendent ces outils de réseaux sociaux… Comme nous essayons de vous le faire savoir dans nos supports). Nous ajoutons un nombre incalculable d’acteurs qui ont des intérêts et vivent autour de ces outils. […]

Marc JESTIN

En savoir plus :

http://www.networkers-in-the-city.com/blog/comment-les-lobbyistes-utilisent-internet-et-les-reseaux-sociaux-pour-exercer-leur-role-dinfluence-et-de-persuasion

Quand les Détectives Privés mènent l'enquête …

Posté par Arnaud Pelletier le 7 mai 2010

Ils sont anciens gendarmes, policiers ou journalistes, retraités spécialisés en balistique ou en médecine médico-légale. Ces nouveaux experts réactivent les affaires oubliées

Elle seule l’a repéré. C’est un détail qui pourrait faire de la petite Estelle Mouzin, disparue le 9 janvier 2003 à Guermantes, une énième victime de Michel Fourniret. Un accessoire ayant appartenu à l’enfant qui figurerait parmi les scellés saisis chez le meurtrier. Une piste, au moins, au milieu du mystère. Sept ans après les faits, l’affaire Mouzin pourrait rebondir en partie grâce à Corinne Herrmann (1). Elle appartient à cette nouvelle espèce de limiers judiciaires. Donnez-lui n’importe quelle procédure qui végète sur le bureau d’un juge d’instruction débordé, elle la réactivera. Trouvera la faille. C’est son job, Corinne Herrmann est analyste criminologue.
Une enquêtrice qui ne travaille ni pour la police ni pour la gendarmerie. Mais pour le compte d’un avocat, Didier Seban, qui a compris que la justice est efficace, oui, à condition d’être marquée à la culotte. Corinne Herrmann et son patron ont connu l’inertie judiciaire, les multiples refus d’enquêter, les procédures bâclées, les documents perdus, les portes claquées aux nez des parties civiles. Dans l’affaire des disparues de l’Yonne, ils ont fait le boulot. Et porté le tout sur un plateau à la justice. Des preuves, des corps. Et même un tueur en série : Emile Louis.
On connaissait le détective chargé de filer un mari, une amante, missionné pour retrouver un proche disparu, localiser des enfants que des parents s’arrachent. On découvre maintenant d’autres privés. Des pros de l’enquête criminelle auxquels associations de familles en détresse, avocats et parties civiles acharnés font de plus en plus souvent appel. Ils sont experts retraités en balistique ou en médecine médico-légale, anciens gendarmes chasseurs de tueurs ou journalistes faits-diversiers recyclés. «On reconnaît tout de suite ceux qui ont de la bouteille, confie un officier de police judiciaire. Ils savent accoucher les souvenirs des gens. Et reconstituer le puzzle. Parce qu’ils ne recherchent pas LA vérité, mais toutes ses facettes. »

Repli des pouvoirs publics
Quand une procédure aboutit à un cul-de-sac, certains n’hésitent pas. «Je propose à mes clients les services d’un privé, raconte Me Victor Gioia, avocat à Marseille. Si la pratique se généralise, c’est bien parce qu’on observe un repli des pouvoirs publics, avec de moins en moins de moyens. » Et la tendance pourrait s’accentuer encore en cas de suppression du juge d’instruction. « Son successeur ne serait plus considéré comme impartial, selon Me Seban. L’enquête privée deviendrait alors une solution. » A condition de pouvoir se l’offrir.
Eric Bellahouel, la cinquantaine, a quitté « le Nouveau Détective » au début des années 2000. Pas sa passion : « Les avocats avec qui je bossais m’ont dit c’est con, vous êtes bon en criminelle, reprenez des dossiers enterrés. Alors je l’ai fait. » Un casier judiciaire vierge, une enquête de […]

Meurtres d’exception
En matière criminelle, le recours à l’enquête privée s’inscrit dans cet espace où s’empilent des affaires verrouillées dans leur secret. Des meurtres d’exception qui n’obéissent pas à la loi statistique selon laquelle l’homicide est toujours un crime de proximité : «Dans 90% des cas, les auteurs sont des proches de la victime, donc vite identifiés », indique Marie-Blanche Régnier, juge d’instruction à Mulhouse. Reste donc l’angle mort des enquêtes criminelles, ces 10% de drames jamais élucidés. «En France, la justice ne met pas en parallèle les dossiers, exclut toujours la possibilité qu’un meurtre peut en cacher d’autres », déplore Didier Seban. Quand l’avocat est saisi par la famille d’une […]

Le recours aux experts
Mieux vaut se fier à un avocat. Me Victor Gioia saisit toujours lui-même l’enquêteur : « Souvent, les familles sont de milieu modeste, alors je paie. Je me débrouille ensuite avec les indemnités que les parties civiles touchent au procès. » Sur un homicide, l’agent privé a refait le parcours d’un suspect en chronométrant ses déplacements, alors que la justice s’y refusait. «On a pu établir que les explications de ce type ne tenaient pas debout», poursuit Me Gioia. Une simple vérification, un alibi qui s’effondre. Si les autorités peuvent ignorer un moment les demandes des parties civiles, elles ne peuvent longtemps fermer les yeux sur des résultats.
La grande nouveauté dans l’investigation privée, c’est le recours aux experts. De plus en plus souvent, d’anciens scientifiques, ou des spécialistes toujours en fonction, experts auprès des tribunaux, «nous contactent parce qu’ils veulent contribuer à la manifestation de la vérité », explique Corinne Herrmann. Ils se déplacent pour le compte des parties civiles, assurent les gestes techniques d’usage afin de ne souiller aucun indice, prélèvent, analysent et remettent leur rapport aux avocats. Une manière encore de pousser la justice dans la direction où elle refuse d’aller. Comme dans cette affaire où un homme est retrouvé décapité dans un canal du Loiret, en décembre 1995. Les gendarmes concluent vite à un accident ou à un suicide. Or, dans la voiture de la victime, une tache suspecte macule le revêtement d’un siège. Près de dix années plus tard, un bout de tissu est prélevé, envoyé dans un laboratoire anglais pour confirmer la présence d’hémoglobine et isoler une trace ADN. Le tout pour moins de 3000 euros. C’est un fait, la France a quelques trains de retard : « On a les mêmes structures d’enquête qu’il y a trente ans, alors que le crime a bien évolué », concède un gendarme enquêteur depuis quinze ans. Avant l’installation de Salvac (Système d’Analyse des Liens de la Violence associée aux Crimes) en 2003, aucun dispositif ne permettait de croiser des affaires. Autrement dit, il fallait […]

(1) « Un tueur peut en cacher un autre », par Corinne Herrmann, J’ai Lu.

Elsa Vigoureux

En savoir plus :

http://hebdo.nouvelobs.com/sommaire/notre-epoque/098192/quand-les-prives-menent-l-enquete.html

Aux Etats-Unis, un logiciel permet aux entreprises de surveiller l’activité de leurs employés sur Facebook ou Twitter.
Est-ce qu’une solution de ce type pourrait être autorisée en France ? Réponse d’un juriste.
Par Xavier Biseul
01net.

La lecture de la fiche produit de Social Sentry laisse pantois. Cette solution éditée en mode Saas par Teneros propose ni plus ni moins aux entreprises de surveiller l’activité de leurs employés sur les médias sociaux de type Twitter ou Myspace.

« Plus de 70 % des “cols blancs” ont des comptes Facebook et un certain nombre de sociétés comme Pizza’s Domino et British Airways ont récemment vu leur image ternie par les agissements de leurs employés sur les réseaux sociaux », justifie cet éditeur américain. Dans le cas de British Airways, des photos sexy d’hôtesses de la compagnie aérienne avaient été postées sur Facebook. Quant à Domino’s Pizza, deux salariés ont été renvoyés suite à une vidéo sur Youtube où on les voyait s’amuser en cuisine au mépris de l’hygiène la plus élémentaire.

Si l’on comprend la motivation de réduire à la fois la perte de productivité lié à un envoi intensif de tweets et la divulgation d’informations sensibles, le spectre de Big Brother n’est pas loin. Social Sentry se proposant, entre autres, de détecter 24 heures sur 24 les collaborateurs en contact avec des clients et prospects ou tout simplement à la recherche d’un emploi.

Est-ce qu’une solution de ce type pourrait être autorisée en France ? A cette question, Thierry Dor, avocat à la Cour au cabinet Gide Loyrette Nouel, répond trois fois non. Tout d’abord, Social Sentry fait exploser les frontières actuelles de la cybersurveillance puisqu’elle peut potentiellement traquer les salariés hors du cadre classique. « Quand elle est autorisée, la cybersurveillance s’exerce traditionnellement sur le lieu de travail et sur le poste professionnel du salarié. »

Atteinte au droit d’expression de l’employé

Du point de vue du droit social, l’utilisation de ce logiciel violerait les dispositions de l’article L. 1121-1 du code du travail : « Nul ne peut apporter aux droits des personnes et aux libertés individuelles et collectives de restrictions qui ne seraient pas justifiées par la nature de la tâche à accomplir ni proportionnées au but recherché. » L’objectif recherché par Social Sentry ne répondrait pas à ces principes de finalité légitime et de proportionnalité.

[…]

Informations privées sorties de leur contexte

Il y a, par ailleurs, le volet protection des données personnelles. Dans le cas de Social Sentry, « il s’agit – on l’imagine en lisant l’argumentaire marketing de l’éditeur – de vérifier ce qu’écrivent les salariés, pour pouvoir les sanctionner le cas échéant. » Or, pour le traitement de données personnelles, la loi informatique et libertés de 1978 exige, selon la nature des traitements, soit une simple déclaration, soit une autorisation de la Cnil.

[…]

En savoir plus :

http://pro.01net.com/editorial/515856/un-employeur-peut-il-traquer-ses-salaries-sur-les-reseaux-sociaux/

L’objectif de ce blog créé en 2006, qui n’est pas à proprement parler un blog puisque je ne donne que très peu mon avis, est d’extraire de mes veilles web informationnelles quotidiennes, un article, un billet qui me parait intéressant et éclairant sur des sujets se rapportant directement ou indirectement à la gestion de l’information stratégique des entreprises et des particuliers.
Depuis fin 2009, je m’efforce que la forme des publications soit toujours la même ; un titre, éventuellement une image, un ou des extrait(s) pour appréhender le sujet et l’idée, l’auteur quand il est identifiable et la source en lien hypertexte vers le texte d’origine afin de compléter la lecture.
En 2012, pour gagner en précision et efficacité, toujours dans l’esprit d’une revue de presse (de web), les textes évoluent, ils seront plus courts et concis avec uniquement l’idée principale.
En 2022, les publications sont faite via mon compte de veilles en ligne : http://veilles.arnaudpelletier.com/
Bonne découverte à tous …


Arnaud Pelletier

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