Blog de l'information stratégique
De l’enquête à l’Intelligence économique
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Articles taggués ‘detective’

Ordinateurs portables, smartphones… Une simple connexion Wifi, 3G ou Bluetooth suffit pour accéder aux fichiers de son entreprise en déplacement. A nos risques et périls. Dans de nombreuses entreprises, les documents stratégiques ne sont pas suffisamment protégés. 

Malware, cheval de Troie, keylogger… Sous ces « doux » noms se cachent des virus informatiques redoutables capables d’infiltrer les meilleurs systèmes de sécurité. L’an dernier, la société Symantec, créatrice de l’antivirus Norton, a recensé pas moins de 240 millions de « maliciels ». Deux fois plus qu’en 2008 ! En effet, les pirates font preuve de plus en plus d’ingéniosité. En connectant une simple clé USB offerte par un client, Marc, publicitaire dans une agence lyonnaise, a par exemple injecté un logiciel qui permet de visualiser à distance tout son ordinateur. « Comme des fenêtres intempestives apparaissaient à l’écran, j’ai lancé une analyse antivirus qui a détecté l’intrus », se souvient-il. Plus […]

Gare aux cyber attaques

Même les sociétés portégées ne sont pas à l’abri de hackers. Réunis lors d’une conférence organisée par l’école d’ingénieurs ESIEA en mai dernier, des étudiants en sécurité informatique offensive ont réussi à contourner les 15 antivirus les plus vendus dans le monde. Au cours des 12 derniers mois, près de quatre entreprises sur cinq ont d’ailleurs été victimes de cyber-attaques, selon les estimations de Symantec. « Il suffit qu’un poste ne soit pas protégé, qu’une mise-à-jour n’ait pas été effectuée pour que tout un réseau soit contaminé », explique l’expert Pascal Lointier.avec des conséquences gravissimes : plus d’un tiers (37%) des entreprises de 200 salariés subissent des vols d’informations, 65% des sociétés de plus de 1.000 salariés, d’après un rapport du Club de la sécurité de l’information français (Clusif). A l’instar de la compagnie d’assurance, La Mondiale, qui a récemment fait les frais d’un […]

Sans en arriver à de tels extrêmes, la négligence des salariés ouvre aussi d’importantes failles dans la sécurité des informations qui circulent dans les entreprises. Près de 800.000 ordinateurs portables seraient ainsi égarés chaque année dans les aéroports européens et américains, selon les estimations du Ponemon Institute. Le train n’est pas en reste : « plus de 300 portables ont été retrouvés dans le Thalys, les six premiers mois de l’année 2009 », indique Olivier Hassid, Délégué Général du Club des Directeurs de Sécurité des Entreprises (CDSE). Cette mésaventure est arrivée à Philippe, directeur commercial d’une PME bretonne spécialisée dans les jouets en bois, qui a oublié son PC portable dans… le TGV. « J’avais enregistré […]

Protéger les données informatiques ne sert à rien, si les bons vieux documents papiers circulent en toute liberté. Combien de cadres ne sont pas assez vigilants ? Comme cet ingénieur de Danone, qui lisait son dossier sur le marché des « alicaments » dans le métro parisien. Un coup d’œil par-dessus son épaule suffisait […]

Céline Deval

En savoir plus :

http://www.capital.fr/carriere-management/microsoft/experiences-de-travail/securite-informatique/face-aux-hackers-les-entreprises-ne-sont-pas-assez-armees

BELGIQUE : acceptation du rapport d’un détective privé et des photos dans le cadre d’un conflit du travail

Cette affaire examinée par la Cour du Travail de Liège est intéressante sur le plan du droit puisqu’elle permet, aux détectives privés belges, de connaître leurs possibilités dans le cadre du droit du travail.

Un représentant travaillant pour une entreprise de jardin et de construction envoyait régulièrement des courriels à ses collègues depuis son domicile privé pour des activités d’ordre privé concernant l’organisation de matchs de tennis.

Le problème est qu’aux heures d’envoi de ces mails, l’intéressé n’aurait pas du se trouver à son domicile puisque les messages étaient manifestement envoyés pendant ses heures de travail.

L’employeur en est informé et, perdant confiance dans son représentant, missionne un détective privé pour déterminer les faits (présence au domicile pendant les heures de travail).

Le rapport du détective privé, accompagné de photographies, confirme les soupçon de l’employeur qui licencie le salarié pour faute grave, sans préavis ni […]

L’employé saisit la Cour du Travail de Liège au motif qu’il a été espionné dans sa vie privée, et photographié à son insu dans l’allée de sa propriété.

C’est dans ces conditions que la Cour du Travail de Liège a été menée a examiner la validité du rapport du détective privé belge et des photographies prises dans l’allée de la propriété et elle relève :

– que les photographies qui figurent dans le rapport de notre confrère ont été prises sans manoeuvre particulière et que n’importe qui aurait pu les prendre en passant devant le domicile du salarié et qu’elle ne montrent pas la vie intime du salarié ou de sa famille

– que le salarié a bien commis une faute en communiquant, à l’employeur, des rapports d’activité volontairement inexacts sur les horaires de visite des clients de son employeur.

Ainsi la Cour du Travail de Liège accepte, comme preuve de la faute, le rapport du détective privé belge.

Toutefois l’employeur n’ayant pas démontré que les clients concernés n’auraient pas été visités à un autre moment, la Cour estimera que la faute n’était pas assez lourde pour justifier l’absence de toute indemnité compensatoire de préavis et accordera, à ce titre à l’ancien salarié, une somme correspondant à 13 mois de rémunération, ce qui correspond aux difficultés des employeurs à démontrer la faute lourde, mais aucunement à remettre en cause la validité des rapports de détectives privés dans le cadre du droit du […]

Référence : Cour du Travail de Liège, arrêt du 21 avril 2009

Union Fédérale des Enquêteurs de Droit Privé

En savoir plus :

http://ufedp.online.fr/detective_infos/2010051401.htm

Lemonde.fr

Scotland Yard et l’association britannique de lutte contre la criminalité Crimestoppers ont lancé lundi 17 mai un site Internet qui permet de retrouver les personnes recherchées dans chaque quartier de Londres, afin d’aider la police à les appréhender.

La police métropolitaine londonienne, Scotland Yard, et l’association britannique de lutte contre la criminalité Crimestoppers ont lancé lundi 17 mai un nouveau site Internet qui permet de retrouver les personnes recherchées dans chaque quartier de Londres, afin d’aider la police à les appréhender.

Le site interactif permet de cliquer sur n’importe quel arrondissement londonien et d’avoir la liste des personnes recherchées qui y avaient leur dernière adresse connue ou qui, par exemple, se sont enfuies d’une prison située à cet endroit. S’affiche alors une page avec photos et détails, notamment sur l’âge et les raisons pour lesquelles la personne est recherchée. Un numéro vert est également inscrit, afin de contacter la police pour lui donner d’éventuelles informations. Une recherche par type de crime (vol, agression sexuelle, meurtre, etc.) est aussi possible.

« La police travaille sans relâche afin d’appréhender des personnes qui se sont rendues coupables de crimes ou qui sont soupçonnées de crimes, mais nous  […]

En savoir plus :

http://www.lemonde.fr/europe/article/2010/05/17/scotland-yard-lance-un-site-pour-geolocaliser-les-criminels_1353018_3214.html#xtor=RSS-3208

Le FBI enquête sur l’espionnage par webcam …

Posté par Arnaud Pelletier le 17 mai 2010

Nous pensions terminée l’affaire des webcams activées, à l’insu des utilisateurs étudiants, par l’école qui leur avaient fourni l’ordinateur. Cependant, le FBI vient d’annoncer qu’il prends le relais de la police de l’Etat de Pensylvannie.

Le juge fédéral Jan DuBois a décidé de confier à un grand jury fédéral, assisté par la fameuse police fédérale, d’enquêter plus en détails suite à une demande du procureur fédéral Michael Levy. Ces interrogations sont très graves au pays de la liberté (où le Patriot Act permet tout de même d’espionner n’importe quel ordinateurs): le matériel et les données recueillis vont permettre de savoir si filmer secrètement et à distance n’importe qui, y compris des mineurs, est un crime fédéral.

Rappelons que l’école concernée, qui affirme n’activer les webcams qu’en cas de perte ou de vol de l’ordinateur, a du désactivé le programme d’espionnage à domicile installé dans le plus grands secrets dans les MacBooks de 2300 étudiants. Voilà un candidat de plus […]

En savoir plus :

http://www.logiciel.net/le-fbi-enquete-sur-lespionnage-par-webcam-7729.htm

Géolocalisation : vous êtes ici …

Posté par Arnaud Pelletier le 14 mai 2010
Par Judith Lachapelle, La Presse
Pas besoin d’embaucher un détective pour suivre des gens pas à pas. L’engouement que suscitent les applications de géolocalisation sur les téléphones intelligents pousse les utilisateurs à diffuser beaucoup de renseignements à leur sujet. Beaucoup trop?
Pour en savoir plus
Pierre Trudel

Depuis quelques mois, les applications comme FourSquare ou Gowalla permettent à leurs utilisateurs d’indiquer rapidement et facilement à leur réseau d’amis («amis» étant un concept assez vague) à quel endroit ils se trouvent. Plus besoin de téléphoner pour demander le classique: «T’es où?» La géolocalisation dit tout: le frérot mange au resto, le copain est encore au boulot, maman est coincée dans la circulation… Et ainsi de suite.

L’application permet aussi d’afficher non seulement les bons restos dans un rayon rapproché, mais aussi les commentaires et l’identité des utilisateurs qui les fréquentent. Une option notamment fort utile en voyage.

[…]

Allo, les voleurs!

Stéphane Bousquet s’est intéressé à FourSquare au cours de l’hiver. Il s’est mis à annoncer qu’il était à la garderie de ses enfants, qu’il se trouvait à la gare ou qu’il allait manger à tel resto. FourSquare étant lié à son compte Twitter, ses 500 abonnés ont tous reçu en même temps des nouvelles de ses déplacements.

Puis, trois semaines plus tard, il est tombé sur le site PleaseRobMe (SVP, cambriolez-moi). En consultant les annonces FourSquare publiées sur Twitter, les auteurs du site indiquait publiquement que tel internaute était hors de chez lui à tel moment. Une aubaine pour les voleurs… (PleaseRobMe, qui visait justement à démontrer les dangers du partage de renseignements personnels, a depuis cessé ses activités.)

[…]

Outil utile pour vie de fou

Ébranlé par la démonstration, Stéphane Bousquet a diminué le nombre d’annonces de ses déplacements sur Twitter et réduit le cercle de ses abonnés FourSquare à sa famille et ses amis proches. N’empêche: mercredi matin, par exemple, il a annoncé à ses 500 abonnés Twitter qu’il se trouvait à la gare avant de se rendre à une conférence, rue Mansfield, au centre-ville…

[…]

En savoir plus :

http://technaute.cyberpresse.ca/nouvelles/internet/201004/24/01-4273842-geolocalisation-vous-etes-ici.php

Quand les Détectives Privés mènent l'enquête …

Posté par Arnaud Pelletier le 7 mai 2010

Ils sont anciens gendarmes, policiers ou journalistes, retraités spécialisés en balistique ou en médecine médico-légale. Ces nouveaux experts réactivent les affaires oubliées

Elle seule l’a repéré. C’est un détail qui pourrait faire de la petite Estelle Mouzin, disparue le 9 janvier 2003 à Guermantes, une énième victime de Michel Fourniret. Un accessoire ayant appartenu à l’enfant qui figurerait parmi les scellés saisis chez le meurtrier. Une piste, au moins, au milieu du mystère. Sept ans après les faits, l’affaire Mouzin pourrait rebondir en partie grâce à Corinne Herrmann (1). Elle appartient à cette nouvelle espèce de limiers judiciaires. Donnez-lui n’importe quelle procédure qui végète sur le bureau d’un juge d’instruction débordé, elle la réactivera. Trouvera la faille. C’est son job, Corinne Herrmann est analyste criminologue.
Une enquêtrice qui ne travaille ni pour la police ni pour la gendarmerie. Mais pour le compte d’un avocat, Didier Seban, qui a compris que la justice est efficace, oui, à condition d’être marquée à la culotte. Corinne Herrmann et son patron ont connu l’inertie judiciaire, les multiples refus d’enquêter, les procédures bâclées, les documents perdus, les portes claquées aux nez des parties civiles. Dans l’affaire des disparues de l’Yonne, ils ont fait le boulot. Et porté le tout sur un plateau à la justice. Des preuves, des corps. Et même un tueur en série : Emile Louis.
On connaissait le détective chargé de filer un mari, une amante, missionné pour retrouver un proche disparu, localiser des enfants que des parents s’arrachent. On découvre maintenant d’autres privés. Des pros de l’enquête criminelle auxquels associations de familles en détresse, avocats et parties civiles acharnés font de plus en plus souvent appel. Ils sont experts retraités en balistique ou en médecine médico-légale, anciens gendarmes chasseurs de tueurs ou journalistes faits-diversiers recyclés. «On reconnaît tout de suite ceux qui ont de la bouteille, confie un officier de police judiciaire. Ils savent accoucher les souvenirs des gens. Et reconstituer le puzzle. Parce qu’ils ne recherchent pas LA vérité, mais toutes ses facettes. »

Repli des pouvoirs publics
Quand une procédure aboutit à un cul-de-sac, certains n’hésitent pas. «Je propose à mes clients les services d’un privé, raconte Me Victor Gioia, avocat à Marseille. Si la pratique se généralise, c’est bien parce qu’on observe un repli des pouvoirs publics, avec de moins en moins de moyens. » Et la tendance pourrait s’accentuer encore en cas de suppression du juge d’instruction. « Son successeur ne serait plus considéré comme impartial, selon Me Seban. L’enquête privée deviendrait alors une solution. » A condition de pouvoir se l’offrir.
Eric Bellahouel, la cinquantaine, a quitté « le Nouveau Détective » au début des années 2000. Pas sa passion : « Les avocats avec qui je bossais m’ont dit c’est con, vous êtes bon en criminelle, reprenez des dossiers enterrés. Alors je l’ai fait. » Un casier judiciaire vierge, une enquête de […]

Meurtres d’exception
En matière criminelle, le recours à l’enquête privée s’inscrit dans cet espace où s’empilent des affaires verrouillées dans leur secret. Des meurtres d’exception qui n’obéissent pas à la loi statistique selon laquelle l’homicide est toujours un crime de proximité : «Dans 90% des cas, les auteurs sont des proches de la victime, donc vite identifiés », indique Marie-Blanche Régnier, juge d’instruction à Mulhouse. Reste donc l’angle mort des enquêtes criminelles, ces 10% de drames jamais élucidés. «En France, la justice ne met pas en parallèle les dossiers, exclut toujours la possibilité qu’un meurtre peut en cacher d’autres », déplore Didier Seban. Quand l’avocat est saisi par la famille d’une […]

Le recours aux experts
Mieux vaut se fier à un avocat. Me Victor Gioia saisit toujours lui-même l’enquêteur : « Souvent, les familles sont de milieu modeste, alors je paie. Je me débrouille ensuite avec les indemnités que les parties civiles touchent au procès. » Sur un homicide, l’agent privé a refait le parcours d’un suspect en chronométrant ses déplacements, alors que la justice s’y refusait. «On a pu établir que les explications de ce type ne tenaient pas debout», poursuit Me Gioia. Une simple vérification, un alibi qui s’effondre. Si les autorités peuvent ignorer un moment les demandes des parties civiles, elles ne peuvent longtemps fermer les yeux sur des résultats.
La grande nouveauté dans l’investigation privée, c’est le recours aux experts. De plus en plus souvent, d’anciens scientifiques, ou des spécialistes toujours en fonction, experts auprès des tribunaux, «nous contactent parce qu’ils veulent contribuer à la manifestation de la vérité », explique Corinne Herrmann. Ils se déplacent pour le compte des parties civiles, assurent les gestes techniques d’usage afin de ne souiller aucun indice, prélèvent, analysent et remettent leur rapport aux avocats. Une manière encore de pousser la justice dans la direction où elle refuse d’aller. Comme dans cette affaire où un homme est retrouvé décapité dans un canal du Loiret, en décembre 1995. Les gendarmes concluent vite à un accident ou à un suicide. Or, dans la voiture de la victime, une tache suspecte macule le revêtement d’un siège. Près de dix années plus tard, un bout de tissu est prélevé, envoyé dans un laboratoire anglais pour confirmer la présence d’hémoglobine et isoler une trace ADN. Le tout pour moins de 3000 euros. C’est un fait, la France a quelques trains de retard : « On a les mêmes structures d’enquête qu’il y a trente ans, alors que le crime a bien évolué », concède un gendarme enquêteur depuis quinze ans. Avant l’installation de Salvac (Système d’Analyse des Liens de la Violence associée aux Crimes) en 2003, aucun dispositif ne permettait de croiser des affaires. Autrement dit, il fallait […]

(1) « Un tueur peut en cacher un autre », par Corinne Herrmann, J’ai Lu.

Elsa Vigoureux

En savoir plus :

http://hebdo.nouvelobs.com/sommaire/notre-epoque/098192/quand-les-prives-menent-l-enquete.html

Usurpation de la qualité de détective privé …

Posté par Arnaud Pelletier le 4 mai 2010

Source : Union fédérale des enquêteurs de droit privé – Centre d’Information et de documentation sur les Détectives.

JUSTICE : première condamnation en France pour usurpation de la qualité de détective privé

Le Tribunal de Grande Instance de Cambrai a rendu, pour la première fois en France, une décision condamnant une personne pour avoir usurpé la qualité de détective privé.

Dans un avis n° 2008-135 du 21 septembre 2009, la Commission Nationale de Déontologie de la Sécurité, autorité administrative chargée de contrôler le respect de la déontologie par les détectives et enquêteurs privés, avait soulevé le problème de l’usurpation de qualité en relevant à l’égard d’un détective privé qui exerçait sans l’agrément prévu par la loi :

«En, méconnaissant cette règle élémentaire, l’intéressé s’est donc rendu coupable d’un comportement constitutif d’un manquement à la déontologie et, le cas échéant, d’un délit pénal (art. 433-17 code pénal ; usurpation de titres)».

Car si le titre de « détective » n’est pas protégé par la loi, l’article 433-17 du code pénal, lui, ne se limite pas à sanctionner l’usurpation d’un titre protégé et interdit, également, l’utilisation sans droit d’un diplôme officiel ou d’une qualité attachée à une profession règlementée :

Article 433-17 du code pénal :

«L’usage, sans droit, d’un titre attaché à une profession réglementée par l’autorité publique ou d’un diplôme officiel ou d’une qualité dont les conditions d’attribution sont fixées par l’autorité publique est puni d’un an d’emprisonnement et de 15000 euros d’amende».

La justice avait donc largement anticipé l’interprétation de la Commission Nationale de Déontologie de la Sécurité, en condamnant – pour la première fois en France à notre connaissance – un individu qui se prétendait détective privé pour effectuer des enquêtes privées sans disposer des autorisations administratives nécessaires.

Cette décision va donc faire jurisprudence et devrait permettre, aux organisations syndicales, de poursuivre les personnes qui usurpent cette qualité sans posséder l’agrément de l’État et ce quelle que soit l’appellation utilisée : détective, enquêteur privé, agent de recherches privées, enquêteur de droit privé, agent de renseignements privés, enquêteur d’assurances etc… etc…

ZOOM sur une décision intéressante et novatrice …

L’affaire se passe dans le Nord de la France, un habitant des environs de Cambrai arrondissait ses fins de mois non seulement en exerçant la profession de détective privé sans y être autorisé par le préfet, mais, au surplus, en se faisant passer pour une agence lilloise.

Une enquête du directeur de cette agence permettra d’identifier l’individu et l’affaire se terminera devant le Procureur de la République de Cambrai.

S’agissant d’un employé communal qui n’avait jamais attiré l’attention, le Magistrat optera pour la nouvelle procédure de reconnaissance préalable de culpabilité sur le fondement de l’article 495-7 du code de procédure pénale :

Article 495-7 C.P.P. :

«Pour les délits punis à titre principal d’une peine d’amende ou d’une peine d’emprisonnement d’une durée inférieure ou égale à cinq ans, le procureur de la République peut, d’office ou à la demande de l’intéressé ou de son avocat, recourir à la procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité conformément aux dispositions de la présente section à l’égard de toute personne convoquée à cette fin ou déférée devant lui en application des dispositions de l’article 393, lorsque cette personne reconnaît les faits qui lui sont reprochés».

C’est dans ces conditions que le prévenu sera déféré en « comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité » devant Mr. le Président du Tribunal de Grande Instance de Cambrai qui rendra une ordonnance d’homologation dans les termes suivants :

ORDONNANCE D’HOMOLOGATION […]

En savoir plus :

http://ufedp.online.fr/detective_infos/2010042101.htm

Les dangers des sites annuaires de détective, du type :

http://www.devisdetective.com/

http://www.guidedetectives.fr/

http://www.lememo-detective.com/

http://annuaire.pro/detective/

http://www.annuaire-detectives.com/

etc …

Un confrère blogueur nous dit :

Avec un site de ce genre, nous ne pouvons que vous inciter à la prudence.

En effet il faut prendre en compte le fait que votre histoire et vos propos, sont à la vue de toutes et tous.

Le principal engagement d’un détective privée est la discrétion. Que l’affaire lui soit confiée ou non.

Avec la mémo détective le secret professionnel est mis à mal.

Il semble plus prudent et plus simple de consulter les annuaires, du type pages jaunes, et de contacter directement les professionnels de votre département. (Par téléphone ou mail).

Nous sommes tenus à un devoir de conseil, n’hésitez donc pas à faire directement appel à nous.

Vous n’imaginez pas exposer vos problèmes médicaux, en sachant que vos coordonnées peuvent apparaître….

En savoir plus :

http://detective.annecy.over-blog.com/article-le-probleme-le-memo-detective-49349673.html

Il existe des annuaires sérieux des professionnels  rattachés à des organisations représentatives de la profession où une vérification des membres doit être faite :

http://www.cnsp.org/fr/detectives/annuaires/

http://ufedp.online.fr/FNAR/annuaire_detectives.htm

http://www.snarp.org/rep4/index2.php

etc…

Conclusion :

Contactez directement un professionnel, vous aurez le conseil, l’expertise et la discrétion en plus …

Comment devient-on détective privé ?

Posté par Arnaud Pelletier le 28 avril 2010

Détective privé, voilà un métier qui peut paraitre bien exaltant. Faire des recherches, prendre des photos, espionner les gens semble très simple, et pourtant, c’est loin d’être évident lorsque l’on doit respecter les lois. Devenir détective privé n’est pas ouvert à tout le monde, du moins de nos jours, car ce ne fût pas toujours le cas.

Étapes de réalisation
  1. Jusqu’en 2003, tout le monde pouvait se déclarer détective privé. Il suffisait effectivement d’être de nationalité française ou d’être ressortissant d’un pays de la communauté européenne, et de n’avoir aucune condamnation dans son casier judiciaire portant atteinte à l’honneur ou à la probité de quelqu’un. Exercer en indépendant n’était ensuite qu’une formalité administrative.
  2. Depuis cette date, être détective privé nécessite un agrément, ainsi que de la justification de qualifications professionnelles. Ces conditions d’aptitude à exercer ne peuvent être obtenues qu’à l’issue d’ une formation officielle du Répertoire National de la Certification Professionnelle. Cette formation peut être faite par correspondance, en école privée ou en université et permet de devenir détective privé officiellement et légalement.
  3. Pour accéder à la formation de détective privé, il faut normalement être diplômé de niveau Bac +2, mais les candidats qui peuvent prouver leur réelle motivation pour le métier peuvent y accéder sans diplôme particulier. Il faut […]
  4. A l’issue de la formation, le candidat obtient un titre de « détective, agent de recherches privées », homologué au niveau III par l’état, et ce titre est le seul à autoriser une personne à exercer le métier de détective privé. On peut donc ouvrir son propre cabinet de recherche, ou bien travailler en […]

En savoir plus :

http://www.commentfaiton.com/fiche/voir/59551/comment-devient-on-detective-prive

Formation : détectives privés …

Posté par Arnaud Pelletier le 26 avril 2010

Montpellier, précurseur de la formation de détectives

L’Ifar forme les agents de recherches privés. Gros plan sur une école « intrigante »…

Finis les Hercule Poirot, les Pepe Carvalho et les Nestor Burma. « Avant, on retrouvait les dinosaures, les autodidactes, ceux qui apprenaient sur le tas… Aujourd’hui, cette époque est révolue. Le métier s’est volontairement professionnalisé », explique Yves Conversano, directeur de l’Institut de formation des agents de recherches (Ifar), installé au Millénaire.
Dix-sept ans que la formation existe et pourtant tout un combat… Ce n’est en effet qu’en 2003 que l’Institut des agents de recherches privés a obtenu l’homologation par le ministre du Travail. Car, désormais, les aspirants détectives doivent obtenir un diplôme pour exercer. Ce titre, délivré par l’Ifar, reconnu comme étant un diplôme d’État est inscrit au répertoire national des certifications professionnelles.

Il permet aux étudiants, après une année d’étude, d’être salariés ou directeurs d’une agence de recherches privées. À Montpellier, cette année, ils étaient 200 candidats de toute la France à postuler, 90 d’entre eux présentaient les prérequis. Une vingtaine a été retenue. Autant dire peu par rapport à l’engouement que suscite le métier.
Particulièrement « lourde et costaud », cette formation propose 700 heures de théorie et 500 de pratique. Des techniques d’enquêtes et d’investigations aux cours de « désilhouettage » en passant par la filature ou les techniques de photographie, une vingtaine de disciplines est abordée.
Des matières certes attirantes, encore faut-il être parfaitement aguerri en droit. « C’est un élément essentiel dans notre recrutement. Le futur détective exercera une profession libérale qui consiste à recueillir, même sans faire état de sa qualité ni révéler l’objet de sa mission, des informations ou des renseignements destinés à des tiers pour la défense de leurs intérêts. Sauf qu’il n’a pas le droit de faire n’importe quoi. Il doit parfaitement connaître la loi. » Mais qui sont donc ces apprentis détectives ? « D’année en année, on retrouve les mêmes profils. Des titulaires de masters ou de doctorats en droit, d’anciens juges d’instruction, des notaires ou encore des flics en reconversion », constate Yves Conversano. […] ».
[…], il peut exiger entre 1 500 et 2 500 € pour un constat d’adultère. Ensuite, un forfait peut également être défini en fonction des moyens à mettre en oeuvre. Si cette formation connaît un vif succès, Yves Conversano pointe toutefois du doigt, l’exception française. « En France, on attend la catastrophe pour faire appel à nous, l’extrême limite. Dans les pays anglo-saxons, on est plus préventif, on anticipe, on vérifie. »
Sandra CANAL

L’objectif de ce blog créé en 2006, qui n’est pas à proprement parler un blog puisque je ne donne que très peu mon avis, est d’extraire de mes veilles web informationnelles quotidiennes, un article, un billet qui me parait intéressant et éclairant sur des sujets se rapportant directement ou indirectement à la gestion de l’information stratégique des entreprises et des particuliers.
Depuis fin 2009, je m’efforce que la forme des publications soit toujours la même ; un titre, éventuellement une image, un ou des extrait(s) pour appréhender le sujet et l’idée, l’auteur quand il est identifiable et la source en lien hypertexte vers le texte d’origine afin de compléter la lecture.
En 2012, pour gagner en précision et efficacité, toujours dans l’esprit d’une revue de presse (de web), les textes évoluent, ils seront plus courts et concis avec uniquement l’idée principale.
En 2022, les publications sont faite via mon compte de veilles en ligne : http://veilles.arnaudpelletier.com/
Bonne découverte à tous …


Arnaud Pelletier

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