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Espionnage économique : la guerre des services secrets …
Infiltrer des sociétés de hautes technologies pour voler des secrets industriels, espionner pour mieux gagner des marchés : la guerre économique est bel et bien lancée ! Le journal de l’Intelligence Économique d’Ali Laïdi a enquêté sur les heures les plus sombres de l’espionnage industriel transatlantique.
A la chute du bloc communiste en 1991, les services secrets de l’Alliance Atlantique sont en pleine crise d’identité. Privés de leur ennemi soviétique, il leur faut trouver un nouveau combat.
France, Etats-Unis, Royaume-Uni … les Etats comprennent que le nouvel ordre mondial reposera dorénavant sur leur prospérité économique. Les services secrets du monde entier partent donc à la conquête des marchés. Ils n’hésitent pas à infiltrer des entreprises étrangères afin de leur voler leurs secrets technologiques.
Au début des années 80, la DGSE française (Direction Générale de la Sécurité Extérieure) entreprend ainsi d’infiltrer 49 entreprises américaines. Des ingénieurs français se font embaucher chez IBM, Hewlett Packard ou encore Texas Instrument, et tentent d’accéder à des secrets industriels américains. Le gouvernement français est pris en flagrant délit par la CIA, qui crie à la trahison.
L’espionnage technologique n’a cependant rien d’extraordinaire estime Jean Guisnel, journaliste au Point et co-auteur du documentaire réalisé par David Korn-Brzoza : « L’espionnage c’est une culture. C’est aussi de nouvelles expériences. Dans les années 80, tout le monde faisait de l’espionnage économique. Et aujourd’hui encore il y a des entreprises qui sont pénétrées par des services étrangers dans tous les pays. C’est une constante avec des priorités variables ».
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Par Victoire MEYNIAL pour france24
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Quelles méthodes légales de renseignements utiliser ? La vision d’un avocat …
Comment faire de la veille concurrentielle et quels moyens utiliser pour obtenir des informations stratégiques, tout en restant dans la légalité.
L’intelligence économique repose, notamment, sur la connaissance de l’environnement de l’entreprise comme outil de décision stratégique : état des marchés, veille concurrentielle, perspectives, évolution et développement… Il est donc essentiel et légitime pour le chef d’entreprise de se renseigner sur son secteur d’activité. En l’occurrence, il est admis qu’environ 90 % des sources de renseignement sont librement accessibles.
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Obtention d’informations : les interdits
Parmi les pratiques d’obtention de renseignements sanctionnées par la loi, on peut notamment citer :
– le fait de rémunérer une personne dépositaire de l’autorité publique pour acquérir des informations (les personnes dépositaires de l’autorité publique sont les élus locaux, les militaires de la gendarmerie, les policiers, douaniers, huissiers, magistrats…) ;
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Révélation de données : les interdits
En ce qui concerne la transmission d’informations, la législation française interdit en particulier à tout individu : – de révéler des données confidentielles qu’il détient à titre professionnel ; – de livrer des secrets industriels ; – de détourner, au profit d’un tiers, des informations qu’il a obtenues.
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Les bonnes conduites de l’intelligence économique
A contrario, dans cette optique de collecte de données externes, l’intelligence juridique recense le cadre légal applicable (moyens admis par la loi), assimilé à un code de bonnes pratiques. Citons, par exemple, la collecte d’informations financières sur le fondement des articles L. 232-21 et suivants du Code de commerce, qui obligent les sociétés à déposer leurs comptes annuels au greffe du tribunal de commerce. Cette source de données comptables et fiscales est ensuite librement accessible à toute personne. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle certaines sociétés s’affranchissent volontairement de cette obligation légale…
Tout aussi légal, un litige porté devant les tribunaux, quand bien même les arguments seraient infondés, se révèle être un mode de remontée d’informations redoutable dans la mesure où l’échange de pièces permet d’avoir accès aux secrets d’affaires de l’adversaire.
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Quinze pratiques d’intelligence économique à bannir
| Agissement répréhensible | Texte légal | Catégorie juridique | Sanction maximale (hors infraction aggravée) |
| Rémunérer l’acquisition de renseignements auprès d’une personne dépositaire de l’autorité publique | Articles 435-1 et suivants du Code pénal | Corruption dite active | 150 000 euros et 10 ans d’emprisonnement |
| User de son influence en vue d’obtenir d’une autorité une décision favorable | Articles 432-11 et 433-1 du Code pénal | Trafic d’influence (autrement appelé « corruption passive ») | 150 000 euros et 10 ans d’emprisonnement |
| S’approprier les données stratégiques d’un concurrent | Articles 311-1 et suivants du Code pénal | Vol | 45 000 euros et 3 ans d’emprisonnement |
| Utiliser un faux nom ou une fausse qualité, user de manoeuvres frauduleuses pour se faire remettre des informations | Article 313-1 du Code pénal | Escroquerie | 375 000 euros et 5 ans d’emprisonnement |
| User de violence ou de contrainte pour obtenir la révélation d’un secret | Articles 226-16 et suivants du Code pénal | Extorsion | 100 000 euros et 7 ans d’emprisonnement |
| Obtenir sous la menace la révélation d’un secret | Articles 312-10 et suivants du Code pénal | Chantage | 75 000 euros et 5 ans d’emprisonnement |
| Capter, enregistrer ou transmettre des échanges oraux | Articles 226-1 et suivants du Code pénal | Violation de la vie privée | 45 000 euros et 1 an d’emprisonnement |
| Se présenter, notamment sur internet, sous une fausse identité ou sous une identité usurpée | Article 226-4-1 du Code pénal | Usurpation d’identité | 15 000 euros et 1 an d’emprisonnement |
| Intercepter ou détourner des correspondances et en prendre frauduleusement connaissance. Réaliser des écoutes illégales | Article 226-15 du Code pénal | Violation du secret de la correspondance | 45 000 euros et 1 an d’emprisonnement |
| Révéler une information confidentielle détenue à titre professionnel | Article 226-13 du Code pénal | Violation du secret professionnel | 15 000 euros et 1 an d’emprisonnement |
| Révéler des secrets industriels | Article 1227-1 du Code du travail | Violation des secrets de fabrication | 30 000 euros et 2 ans d’emprisonnement |
| Détourner des informations au profit d’un tiers | Articles 314-1 et suivants du Code pénal | Abus de confiance | 375 000 euros et 3 ans d’emprisonnement |
| Se livrer au traitement frauduleux d’informations | Articles 226-16 et suivants du Code pénal | Atteinte aux droits de la personne | 300 000 euros et 5 ans d’emprisonnement |
| Livrer des informations ayant trait aux intérêts de la Nation à une nation ou une entreprise étrangère | Articles 410-1 et suivants du Code pénal | Espionnage | 750 000 euros et détention criminelle à perpétuité |
| Révéler des secrets de nature militaire | Articles 413-9 et suivants du Code pénal | Violation du secret défense | 100 000 euros et 7 ans d’emprisonnement |
Par Olivier de Maison Rouge, avocat, membre de la Commission « secrets d’affaires » de l’AIPPI (Association internationale pour la protection de la propriété intellectuelle) pour
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Un réseau internet invisible …
Washington développe un Internet furtif, tenant dans une valise, permettant aux dissidents de déjouer la censure des régimes dictatoriaux. Pourquoi la liberté d’accès au Net est-elle une constante américaine ? Décryptage par deux spécialistes suisses.
Le New York Times vient de le révéler : les Etats-Unis sont en train de développer des réseaux de téléphones portables indépendants, un Internet furtif, à même de contourner les entraves et la censure du réseau par les régimes autoritaires. Le quotidien américain décrit ainsi les recherches menées par de jeunes entrepreneurs de Washington pour mettre au point les équipements de ce réseau annoncé comme indétectable et qui peuvent tenir dans une valise ordinaire.
Financée par une allocation de deux millions de dollars du département d’Etat (ministère des Affaires étrangères des Etats-Unis), cette valise doit pouvoir franchir les frontières d’un pays donné et les équipements y être rapidement assemblés pour permettre des communications sans fil sur une vaste zone avec un accès à Internet.
« Ce projet semble assez abouti », commente Stéphane Koch, conseil en intelligence économique, qui ajoute :
« Une partie du concept repose sur un logiciel qui va s’intégrer dans les appareils existants (ordinateur portable, téléphone mobile). Cette couche supplémentaire sera invisible et permettra de créer un réseau, chaque appareil faisant office de relais de cet Internet furtif. »
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Des technologies à double tranchant
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Les États-Unis et les cyberdissidents, un soutien stratégique
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Le double langage des Etats
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L’accès à Internet, un droit de l’homme ?
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Par Swissinfo en partenariat avec rue89.com
En savoir plus : http://www.rue89.com/2011/06/22/un-reseau-internet-invisible-pour-contrer-la-censure-des-dictatures-210376
Sécurité de l’information stratégique : des dirigeants priés de remiser leurs cellulaires dans une boîte à biscuits !
Le groupe allemand de chimie Evonik oblige ses dirigeants à mettre leurs téléphones portables dans une boîte à biscuits en fer blanc quand ils participent à des réunions sur des sujets sensibles, par peur de l’espionnage industriel, a dit lundi une porte-parole.
«Les experts nous ont dit que les téléphones portables étaient de plus en plus souvent sur écoute, même quand ils étaient éteints», a expliqué cette porte-parole, Alexandra Boy, qui confirmait une information de l’hebdomadaire économique Wirtschaftswoche.
«La mesure s’applique principalement quand des sujets sensibles sont à l’ordre du jour, surtout de recherche et développement», a-t-elle poursuivi.
La méthode est efficace parce que le fer blanc bloque les radiations électromagnétiques, empêchant toute ingérence extérieure et communication téléphonique ou par courrier électronique.
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Evonik est un groupe industriel diversifié de plus de 13 milliards d’euros de chiffre d’affaires et issu à l’origine des mines de charbon allemandes.
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Par A F P pour canoe.ca
En savoir plus :
http://fr.canoe.ca/infos/insolite/archives/2011/06/20110627-101624.html
Agatha, le système d’espionnage dédié à Facebook …
Agatha, tel est le gentil petit nom d’un système d’espionnage dédié au réseau social Facebook. Ce système dont le nom est tiré du film Minority Report a déjà surveillé 80 000 personnes en l’espace de quelques semaines seulement.
À l’origine de ce projet, Reda Cherqaoui, un jeune chercheur en informatique d’à peine 22 ans, qui termine ses études à Paris. Son idée lui est venue lors des émeutes du Printemps arabe « J’ai été étonné de voir que des pays comme la Tunisie et l’Égypte agissaient de manière à empêcher l’utilisation des connexions HTTPS vers Hotmail ou Facebook. Ils voulaient espionner les utilisateurs de Facebook, Skype, Hotmail.
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Sa méthode est très simple, il s’agit de piéger un membre de Facebook pour accéder à l’intégralité de ses informations. Et nul besoin de lui voler ses identifiants de connexion. « Au début, je contrôlais les données via des lignes de commande sur un terminal. J’analysais toutes les informations à la main. Puis j’ai décidé de créer une interface web à la Minority Report afin de faciliter la visibilité des informations collectées. » explique t-il.
Le jeune chercheur a créé une page numérique permettant de voir toutes les informations au sujet d’une personne que l’on veut espionner, en tapant les premières lettres de son nom.
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Source : Zataz
Article de Agathe Verguin : http://www.minutebuzz.com/2011/06/21/agatha-le-systeme-despionnage-dedie-a-facebook/
Mais aussi :
Après Agatha, Reda commence à travailler sur un autre système de monitoring. Cette fois, le chercheur s’interesse aux téléphones portables. « Ici aussi, s’amuse-t-il, l’exploitation se fera en remote. Pas besoin d’avoir un accès physique au téléphone portable.«
Plus de détails :
Par Damien Bancal pour zataz.com
source : http://www.zataz.com/news/21349/espionnage–facebook.html
Un tueur à gages répond à une commande sur Facebook !!!
Un drame a été évité de peu aux États-Unis. Une jeune mère de famille a tenté de se débarrasser de son compagnon en recrutant un tueur à gages via Facebook. Celui a répondu favorablement à la « commande » sur le réseau social, mais n’a pas pu mettre en œuvre son plan grâce à l’intervention de la police.
Facebook ne sert pas uniquement à retrouver des anciens familles ou de la famille. C’est aussi un lieu où des règlements de compte peuvent avoir lieu. C’est le fait divers que rapporte ABC. Le site communautaire américain a permis à une mère de famille d’engager quelqu’un comme tueur à gages. Selon le réseau de télévision, la jeune femme souhaitait se débarrasser du père de son enfant.
Plutôt que de fréquenter les tripots et les bars malfamés, Eley – c’est son nom – a simplement laissé un message sur son mur Facebook. Message qui a finalement reçu une réponse favorable quelques temps plus tard. La police indique qu’un certain Timothy a répondu à la commande, non pas directement, mais par des phrases implicites « n’en dis pas plus« , « à quoi il ressemble« , « où est-ce qu’il se trouve » ou encore « je veux l’argent d’abord« .
Les menaces, dont le père a eu connaissance, n’ont pas été prises à la légère. Inquiété, il a contacté les forces de l’ordre. Armées d’un mandat, ces dernières se sont rendues au domicile de Timothy et ont découvert un pistolet calibre .22 chargé et dont le numéro de série avait été effacé. Elles ont également constaté que Timothy avait publié sur Facebook des photos de lui avec ses armes, au cas où il serait pris à la légère.
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Par Julien L. pour numerama.com
En savir plus :
http://www.numerama.com/magazine/19066-un-tueur-a-gages-repond-a-une-commande-sur-facebook.html
Les détectives privés sur le marché du recrutement …
Recourir à un détective privé pour recruter ? L’idée peut paraître saugrenue, voire décalée. Or, certaines entreprises n’hésitent pas à faire appel aux services des détectives privés (ou agents de recherche privée) pour débusquer les CV truqués dans le cadre d’une enquête de pré-embauche. Ainsi en France, près de 1.000 professionnels officieraient dans ce domaine, selon le SNARP (Syndicat national des agents de recherche privée).
“Notre mission consiste à vérifier l’authenticité du parcours professionnel du candidat, explique Emmanuel Magne, gérant d’Investipole, à Lyon (69). De fait, la moitié des CV comportent des anomalies.” Un chiffre qui englobe évidemment toutes les imperfections recensées : “Les principales erreurs concernent les fausses expériences à l’étranger, les rémunérations gonflées, les responsabilités exagérées ou encore les périodes de chômage maquillées en activité…”, ajoute-t-il.
- Une pratique encore peu développée
Sur un marché de l’emploi particulièrement frileux, les postulants n’hésitent pas, en effet, à “améliorer” leur CV quand il s’agit de se vendre. 75 % des curriculum vitae sont concernés, selon le cabinet Florian Mantione Institut. Un constat qui pousse certains dirigeants, directeurs de ressources humaines, voire chasseurs de têtes suspicieux à franchir le pas pour valider le passé de certains candidats, en particulier pour les profils stratégiques, cadres dirigeants, responsables financiers et commerciaux. “Contrairement aux États-Unis, à l’Allemagne et à la Suisse, ce genre de pratiques n’est pas très développé en France, estime Thomas Carillon, directeur de l’agence Helios Investigations & Stratégies, implantée à Nîmes (30) et Montpellier (34). Dans ces pays, la vérification est quasi-systématique.”
Les entreprises françaises compteraient, elles, sur l’entretien d’embauche pour repérer les éventuelles tromperies. Chez Investipole, l’enquête de pré-embauche représente ainsi seulement 2 % de l’activité. Chez Hélios Investigations & Stratégies, 5 % : la plupart des missions se concentrant sur les fraudes, le contre-espionnage industriel, la concurrence déloyale ou les pratiques anticoncurrentielles.
Les détectives sont pourtant convaincus de l’efficacité de leurs interventions. “Il y a quelque temps, une entreprise française a fait appel à nos services car elle avait des doutes sur le parcours d’un candidat pour un poste de directeur commercial, poursuit Thomas Carillon. Le postulant avait enchaîné de nombreuses expériences de très courte durée. Or, en fouillant dans son passé, nous nous sommes rendu compte que plusieurs plaintes pour harcèlement sexuel avaient été déposées à son encontre.” Ce type de procédure judiciaire peut, en effet, se révéler “préjudiciable pour l’entreprise en termes d’images, de management et de chiffre d’affaires”.
La vérification des diplômes obtenus à l’étranger est un autre exemple de mission confiée à ces agences. “Les entreprises sont parfois perdues”, explique Thomas Carillon. Coût de la recherche : de 1.000 à 2.000 € selon les agences et les missions.
- Avancer à visage découvert
Ces pratiques sont, toutefois, fortement controversées, notamment de la part des cabinets de recrutement. D’ailleurs, Florian Mantione, directeur du cabinet éponyme précise : “Ma priorité est d’instaurer une relation de confiance avec le candidat. L’entretien permet de valider certains points obscurs du curriculum. De même, je demande les références des derniers employeurs, ainsi que les trois derniers bulletins de salaire du candidat, y compris celui de décembre qui indique le total des rémunérations, car 81 % des candidats mentent sur leurs rémunérations. Mais tout est fait dans la transparence.”
Fouiller dans la vie des candidats “est totalement contraire à la déontologie”, affirme Alain Gavand, directeur d’Alain Gavand Consultants, qui réfute également ce genre de méthodes. Il est d’ailleurs à l’origine de la charte “réseaux sociaux, Internet, vie privée et recrutement”, signé en 2009, visant à sensibiliser les recruteurs aux risques de dérapage dans l’utilisation des réseaux sociaux et d’Internet dans le recrutement. Pas question donc pour lui de “googliser” les candidats – en l’occurrence interroger Google sur leur nom et prénom – ou de consulter leurs éventuelles pages Facebook ou Copains d’avant. Les avocats, ensuite, restent sur leur garde (lire encadré ci-dessous “Que dit la CNIL ?”).
Certes, conscients des risques du métier, les agents de recherche privée affirment agir dans le strict respect des règles : “La profession est très encadrée, rassure Arnaud Pelletier, directeur de l’agence Leprivé, à Enghien-les-Bains (95). Il ne faut pas tomber dans le voyeurisme, ni l’atteinte à la vie privée.” Qui plus est, le candidat doit être informé, en amont, des investigations. La recherche d’informations passe notamment par le Net, en particulier sur les réseaux sociaux ; les registres prud’homaux, les articles de presse, ou encore les contacts avec les anciens collègues.
- Des abus manifestes
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Par Anne Bariet pour pourseformer.fr
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L’espionnage sur Internet est une menace grandissante …
Les services secrets canadiens ont averti que les cyberattaques sur le Web sont la forme d’espionnage qui augmente le plus rapidement.
Le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) a prévenu que les secteurs de l’énergie, de la finance et des télécommunications devenaient de plus en plus susceptibles d’être la cible d’attaques virtuelles.
Dans son rapport annuel public, le SCRS souligne avoir enquêté l’an dernier sur les menaces provenant de pays étrangers, de terroristes et de pirates informatiques contre des systèmes d’information essentiels.
L’agence mentionne également que les outils et techniques offerts sur Internet permettent d’espionner sans trop de risques et de façon sécuritaire.
«Les enquêtes du Service portent sur les menaces ou les incidents à caractère politique qui nuisent à l’intégrité, à la confidentialité ou à la disponibilité de l’infrastructure d’information essentielle», indique-t-on dans le rapport déposé lundi devant le Parlement.
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Les attaquants ciblent principalement les systèmes informatiques pour acquérir des informations liées à la «technologie, la propriété intellectuelle, la stratégie militaire et les armes ainsi que des informations d’ordre commercial et des détails au sujet des stratégies portant sur divers enjeux nationaux et internationaux», peut-on lire dans le rapport de la SCRS.
Par Jim Bronskill pour La Presse Canadienne
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Intelligence économique en France …
Le rendez-vous est fixé à Paris, à deux pas de Bercy. Sur le fronton d’un immeuble moderne, une plaque: « Délégation interministérielle à l’intelligence économique ». Bienvenue au cœur du nouvel instrument de la politique économique de l’État français. Lieu stratégique et sensible, c’est ici qu’a élu domicile le délégué interministériel. Son ordre de mission? La préservation de l’emploi, de la compétitivité des entreprises et la lutte contre le pillage du patrimoine industriel français. Ses méthodes? La collecte et l’analyse de l’information stratégique, le lobbying auprès des organismes internationaux et l’investigation. Ses leviers? Huit cabinets ministériels et des relais dans les ambassades. Son chef? Nicolas Sarkozy en personne. C’est d’ailleurs lui qui a fait de l’intelligence économique une priorité pour remettre la France en selle dans la compétition mondiale.
Au sixième étage, deux caméras de surveillance scrutent les couloirs et la minuscule salle d’attente. Sur la table, des revues aux titres évocateurs: « État et sécurité », « Les entreprises face aux fuites de données » ou encore le « Rapport des douanes 2010 ».
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Piratage et espionnage
- 12 janvier, Renault décide de licencier trois cadres soupçonnés d’espionnage industriel sur les nouveaux moteurs électriques développés par le constructeur, des accusations abandonnées depuis lors.
- 7 février, le ministre du Budget annonce que le ministère des Finances s’est fait pirater son système informatique alors même que la France présidait le G20.
- 13 avril, le groupe de défense et d’aéronautique Safran explique, quant à lui, qu’il a été victime de plusieurs cyber-attaques entre 2009 et 2010.
Ces trois affaires ont en commun d’avoir mis en péril la crédibilité de la France et de ses fleurons industriels. Elles montrent aussi que les informations stratégiques sensibles sont devenues des denrées convoitées et que, pour les obtenir, toutes les méthodes sont bonnes. En France, sur vingt secteurs sensibles recensés, quatre concentrent la majorité des attaques informatiques et des tentatives d’espionnage: l’automobile, l’aéronautique, la métallurgie et le nucléaire.
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Concept galvaudé
Pour prendre le pouls du secteur, rendez-vous dans un grand immeuble haussmannien du 9e arrondissement de Paris, pour rencontrer Hervé Séveno, fondateur du cabinet d’intelligence économique « i2F » et président charismatique du syndicat français de l’intelligence économique (Synfie). « Aujourd’hui, l’État français confisque l’intelligence économique au profit d’un microcosme. Il cultive l’opacité et décrédibilise le secteur qu’on associe désormais à un milieu de barbouzes et d’officines. Le concept d’intelligence économique est tellement galvaudé et connoté négativement que j’envisage de demander à mes affiliés de supprimer ce terme et de le remplacer par ‘conseil stratégique’ », fulmine-t-il. Hervé Séveno ne cesse de réclamer un encadrement de la profession pour trier le bon grain de l’ivraie et mettre un terme à la suspicion qui pèse sur le métier.
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Retour aux sources
L’intelligence économique s’est développée en France, il y a une quinzaine d’années, à destination des entreprises. A la base, il s’agit d’un outil d’aide à la décision qui implique une maîtrise de l’information stratégique: état de la concurrence, évolution du marché et risques liés à l’activité. Le travail se fonde sur l’exploitation légale de l’information ouverte et disponible. Mais l’intensification de la concurrence mondiale et la guerre économique entre États ont progressivement associé la discipline aux pratiques d’espionnages et de renseignements.
Mais alors, comment travaillent les entreprises spécialisées dans le domaine? Pour le savoir, direction Montrouge, dans le sud de Paris. A une centaine de mètres du siège de ST Microelectronics, se trouvent les locaux de Geos, un des leaders européens du conseil en intelligence économique. Parmi ses clients, des grands groupes actifs dans les secteurs pharmaceutique, énergétique, de la grande distribution ou des télécommunications.
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Focus sur les pme
Défaut de vision stratégique, absence de protection des données sensibles, faible connaissance du marché dans lequel elles opèrent, les PME sont régulièrement pointées du doigt. « La France commence seulement à sortir du règne de l’amateurisme et de la naïveté. Pourtant, il est impératif d’inverser la tendance afin de freiner le recul de l’économie française qui est passée de la cinquième à la sixième place à l’échelle mondiale. Et pour ça, il faut se baser sur un réseau de PME innovantes et, dans le secteur de l’innovation, la moindre fuite d’informations peut coûter très cher. Idem s’il y a une méconnaissance du marché », explique Christian Coutenceau.
Cette sensibilisation des PME à l’importance de l’information stratégique et à la protection de ses données est justement l’une des missions prioritaires de la délégation interministérielle. Pour ce faire, l’État mise sur la formation. D’ici un an, chaque étudiant à l’université suivra au moins une session de cours sur l’intelligence économique.
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Un seul chiffre pourrait, à lui seul, résumer l’enjeu: 47% des entreprises françaises actives dans les hautes technologies sont, à terme, rachetées par un investisseur étranger.
Par Nicolas Becquet pour lecho.be
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Comment Ben Laden envoyait ses e-mails sans Internet …
Les services secrets américains disposent du plus grand arsenal informatique du monde, et des meilleurs moyens d’espionnage, mais ils n’ont jamais réussi à trouver la trace d’Oussama Ben Laden sur Internet. Conscient d’être traqué aussi dans le monde virtuel, ce dernier avait mis en place un stratagème d’une simplicité déconcertante, mais très efficace.
Comme le note l’agence Associated Press (AP), qui tient ses informations d’officiels américains, Oussama Ben Laden écrivait ses messages sur son ordinateur mais n’avait pas de connexion à Internet dans la maison où il vivait. Il s’appuyait donc sur des personnes de confiance, qui transportaient ses messages sur une clé USB, jusqu’à un cybercafé où ils copiaient-collaient les textes et les envoyaient par e-mail. Ces messagers en profitaient pour copier tout message entrant sur la clé USB, pour rapporter son courrier virtuel à Oussama Ben Laden, qui ne quittait pas sa maison d’Abbottabad.
Des dizaines de milliers de documents
Cette pratique très discrète a protégé le leader terroriste des grandes oreilles de Washington. Mais paradoxalement, elle pourrait désormais beaucoup nuire à al-Qaida. Les membres du commando qui a exécuté Oussama Ben Laden ont retrouvé des centaines de clés USB dans la maison. Toute la correspondance de l’ex-numéro 1 de l’organisation terroriste est archivée et va être exploitée, par la CIA notamment. Il y aurait selon AP des dizaines de milliers de documents, ainsi que des noms et des coordonnées des contacts de Ben Laden.
La méthode comportait plusieurs inconvénients, dont le fait que les intermédiaires avaient accès à l’ensemble des messages. La lenteur du processus, dont on ne connaît pas exactement le rythme, pourrait aussi avoir été un handicap pour l’organisation terroriste.
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Par Guerric Poncet pour lepoint.fr
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