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L’enjeu du « secret des affaires » dans le secteur des entreprises Françaises …
A l’image du « secret défense » la majorité veut créer un « secret des affaires« .
Il pourrait concerner tout ce qui n’est pas protégé par un brevet des bases de données aux savoirs-faire.
Voilà le contenu d’un amendement à la loi LOPPSI 2 qui passe en deuxième lecture aujourd’hui à l’Assemblée Nationale.
Les entreprises françaises sont-elles mal protégées ?
Faut-il aujouter une loi aux lois existantes ?
Écouter l’émission de France culture en cliquant ci-dessous :
Reportage de Renaud Candelier.
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Le financement des priorités de la LOPPSI 2
Sur le site du « sénat », voici le rapport qui distingue les crédits qui seront destinés à financer spécifiquement les priorités de la LOPPSI 2.
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Loi LOPPSI 2, l’enjeu du secret dans le secteur des entreprises 3 minutes ![]()
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CNIL : Protège ta vie privée sur internet !

Selon une étude e-enfance / Ipsos 2009, 70 % des moins de 11 ans utilisent internet. 19 % des 9-10 ans possèdent un téléphone et ils sont 49 % parmi les 11-12 ans. Pour certains d’entre eux, ils sont déjà inscrits sur des réseaux sociaux tels que Habbo ou Facebook.
On assiste donc à une explosion du nombre d’informations personnelles accessibles en ligne sans limitation de durée. Chacun aime montrer ses photos et ses vidéos au plus grand nombre de personnes en se disant » Je n’ai rien à me reprocher donc je n’ai rien à cacher « . Il se crée alors une confusion entre la notion de non-culpabilité et celle d’intimité. Or, ce n’est pas parce que l’on n’a rien à se reprocher que l’on doit tout montrer ! La vie privée, au même titre que l’environnement naturel, est un capital en voie de disparition qu’il faut préserver.
La CNIL envoie aujourd’hui aux 40 000 classes de CM2 15 exemplaires de l’édition spéciale de Mon Quotidien, le journal des 10-14 ans édité par Play Bac, sur le thème » Protège ta vie privée sur Internet « .
L’objectif est de leur rappeler que la vigilance s’impose dès maintenant, en particulier lorsqu’il s’agit de diffuser des informations à caractère politique, sexuel, médical ou religieux. C’est bien avant de publier qu’il faut réfléchir car une fois en ligne, il est difficile de supprimer les informations qui peuvent vous suivre toute votre vie.
Une déclinaison interactive du journal est également disponible sur le site jeunes de la CNIL.
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L’espionnage des salariés pour 790 euros …
Edité par la société Planète Informatique, le site SurveillerMonSalarié.com propose une solution informatique permettant de surveiller tous les faits et gestes de vos salariés. Alors si vous aussi vous avez « fait à maintes reprises la mauvaise expérience d’embaucher des salariés dont l’honnêteté ne faisait pas partie de leurs principes » (dixit le fondateur de la société), vous pouvez investir dans ce mouchard. Mais avant de sauter le pas de la surveillance totale, posez-vous les bonnes questions.
A quoi sert le logiciel SurveillerMonSalarié.com ?
Le logiciel en question est un logiciel espion de surveillance qui vous renseigne sur l’activité en temps réel de vos salariés. Ce mouchard vous permet « de savoir ce que fait votre employé sur son ordinateur, à la minute près. Et si votre salarié enfreint les règles, vous le saurez immédiatement… Terminé les pauses interminables Facebook, Twitter, et Msn Windows Live Messenger ! », précise la documentation commerciale.
Une fois installé sur l’ordinateur de votre salarié (moyennant 790 euros HT par poste), le logiciel va notamment enregistrer toutes les saisies sur le clavier (keylogger), les clics de souris, les sites Internet visités, les conversations sur les messageries instantanées. Le logiciel enregistre également une capture d’écran toutes les secondes avec l’heure, la date et le nom de l’employé. Le tout est ensuite compilé dans un rapport envoyé chaque jour par e-mail.
Le but de ce type de logiciel est bien évidemment de limiter la flânerie des salariés sur Internet, tout en augmentant leur productivité. Le fondateur de la société avance même qu’en utilisant son logiciel, « vous économisez 2 mois de salaire par an et par employé » !
Internet est-il vraiment l’ennemi de la productivité ?
L’argumentaire commercial de la société Planète Informatique se base sur une étude réalisée en 2009 par la société Olféo, […]
Pour sa part, le Dr Brent Coker, du Département Marketing de l’Université de Melbourne, affirme au contraire que le surf personnel améliore la productivité des salariés d’environ 9 %. Après avoir menée une étude, scientifique celle-ci (Freedom to surf : workers more productive if allowed to use the internet for leisure), auprès de 300 salariés, il en est arrivé à la conclusion que les temps de pause que s’accordent de temps en temps les salariés sur Internet les aident à être mieux concentrés le reste du temps, et donc à être finalement plus productifs.
Quels sont les risques inhérents à l’utilisation de ce type de logiciels ?
Au-delà de l’utilité limitée de ce genre de logiciels, ces derniers soulèvent un certain nombre de questions d’ordre juridique. Face à un désir légitime de productivité de la part des employeurs, deux principes fondamentaux reconnus par la Cour de cassation et le Conseil constitutionnel s’opposent à un blocage total de l’utilisation personnelle des ordinateurs par les salariés : le respect à la vie privée et le respect au droit de communiquer.
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Quelles sont les autres solutions à votre portée ?
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Par Stéphane Bonnegent pour intelligence-rh.com
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DGSE et renseignement technique via Internet …
« Nos cibles principales aujourd’hui n’utilisent plus le chiffrement gouvernemental ou militaire mais plutôt de la cryptographie grand public, car nous travaillons à 90% sur l’anti-terrorisme« . C’est Bernard Barbier, le Directeur Technique de la DGSE, qui le dit. Il était l’invité de l’ARCSI à l’occasion de l’excellent colloque de l’association de réservistes.
Comment les grandes oreilles de la DGSE abordent-elles alors Internet et son chiffrement grand public facile, souvent gratuit et surtout très efficace ? Pas bille en tête en tout cas. Car la DGSE a beau être dotée d’une conséquente puissance de calcul à faire pâlir le CEA (« nous nous chauffons grâce à notre super-calculateur« , s’amuse Bernard Barbier), ce n’est pas toujours suffisant. « Je pense qu’avec AES 256 nous sommes arrivés à la fin de l’histoire. Nous ne savons pas le casser par une recherche exhaustive des clés« , avoue le Directeur Technique.
La partie est terminée, alors ? Pas vraiment. Car il y a tout un monde entre la qualité intrinsèque de l’algorithme (très bonne) et celle de ses mises en oeuvre, notamment au sein de produits grand public (très variable). « L’implémentation d’un algorithme de chiffrement est délicate et donc souvent ratée : la génération de l’aléa est mal gérée ou bien il existe des canaux auxiliaires, par exemple » précise Bernard Barbier.
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Le renseignement technique a ainsi pris une importance considérable ces dernières années, jusqu’à représenter désormais 80 à 90% de l’activité des services d’après Bernard Barbier, et la France aurait dans le domaine rattrapé son retard au point de « jouer en première division« . Certes, en tant que Directeur Technique, l’homme prêche pour sa paroisse, et il serait un peu rapide de balayer le renseignement opérationnel ou humain. Mais effectivement, comme il l’explique, « il est impossible de se promener dans certaines zones tribales du Pakistan ou d’infiltrer certaines cellules« . Le renseignement technique devient donc central et de ce fait les progrès réalisés en matière de calcul et surtout de corrélation sont probablement significatifs : « notre limitation aujourd’hui c’est la puissance électrique« , observe sans rire Bernard Barbier.
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Par Jerome Saiz pour SecurityVibes.
http://www.securityvibes.com/community/fr/blog/2010/10/01/quand-la-dgse-casse-la-crypto-grand-public
Filatures sur Internet …
Oublié l’imperméable, la loupe et les longues heures de planque. C’est souvent derrière son écran que le détective privé commence aujourd’hui son enquête, sans être beaucoup contrôlé
Sonia P. est une jeune célibataire qui habite votre ville et veut devenir votre amie sur Facebook. Vous ne la connaissez pas mais en consultant son profil, vous remarquez qu’elle partage votre passion pour le deltaplane et la pétanque, qu’elle « poste » elle aussi sur le forum des « fans de James Bond » et que vous avez certains amis numériques en commun. Rassuré, vous acceptez sa demande. De fil en aiguille, vous faites connaissance et elle finit par vous donner rendez-vous.
Le jour J, Sonia ne vient pas. Non pas qu’elle vous ait oublié : elle n’existe pas. Derrière cet avatar numérique séduisant se cache depuis le début un détective privé. Vous êtes sa cible et vous venez de lui fournir les informations dont il a besoin pour son enquête. En attendant devant le café, vous lui avez donné l’occasion de vous photographier. En rentrant chez vous, vous lui révélez votre adresse. Bienvenue dans le monde des détectives à l’heure du Web 2.0 (1).
Carrure imposante, petites lunettes et catogan impeccable, Élie Cohen est formel : « Internet a révolutionné la profession. » « Agent de recherche privée » depuis 1993, cet ancien comptable est aujourd’hui à la tête de trois agences de détectives dans la capitale. Dans les luxueux bureaux de la maison mère, située à deux pas de la rue de Rivoli, il reçoit ses clients, ses collaborateurs.
Un œil sur son iPhone, l’autre sur un dossier, il explique : « L’apparition du Web avait déjà grandement facilité la recherche d’informations. Mais depuis l’émergence des chats, des blogs et des réseaux sociaux, la Toile s’est carrément transformée en mine d’or du renseignement. » ![]()
Nestor Burma version XXIe siècle
Qu’il s’agisse de retrouver la trace d’un parent disparu, de prouver un adultère, une fraude aux allocations chômage ou une tentative d’espionnage industriel, Internet est devenu le point de départ incontournable de toute enquête.
Le Web, c’est justement la spécialité d’Anthony, 26 ans, fraîchement diplômé de la faculté de Nîmes – l’une des trois formations de détectives privés reconnues en France. Avec son pull en laine et sa coupe de gentil garçon, on le penserait plus volontiers étudiant en informatique que fin limier. À tort.
Son mode opératoire est simple et efficace.
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Parfois, Anthony n’a pas besoin de se donner tant de mal. Les blogs pullulent et certains utilisateurs des réseaux sociaux ne savent pas protéger leur profil, laissant ainsi apparentes aux yeux de tous des informations très personnelles. « Les ados sont les plus intéressants, ils racontent toute leur vie sur Internet. Les adultes sont plus méfiants, analyse l’expert. D’une manière générale, les gens savent quand même de mieux en mieux verrouiller leurs informations. D’où l’intérêt d’avoir de faux profils. »
En apparence, rien n’arrête les limiers du Net. Quand on lui pose la question, Élie Cohen se défend de toute intrusion illégale dans la vie d’autrui : « On ne fait pas n’importe quoi. Toutes nos actions s’inscrivent dans un cadre légal. Nous n’usurpons jamais l’identité d’une personne, ou une fonction. Tous nos personnages sont fictifs. »![]()
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Martin WEILL pour La-croix.com
(1) Web 2.0 : l’ensemble des outils de l’Internet nouvelle génération qui permettent aux utilisateurs d’interagir sur la Toile sans posséder de compétences particulières en informatique : chats, blogs, réseaux sociaux, etc.
http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2441858&rubId=25041
Faux profils et réseaux sociaux …
Le blog du modérateur.
Internet, ce formidable espace de liberté d’expression. Entre anonymat et fausses identités, il est parfois difficile de savoir à qui on a vraiment affaire. Un sénateur a même tenté de faire passer une loi interdisant l’anonymat des blogueurs. Le problème est bien sûr beaucoup plus compliqué et surtout pas nouveau. Les hommes se faisant passer pour des femmes sur les tchats, faux profils sur les sites de rencontres, membres de forums cachés derrière des pseudos… Cela fait partie du jeu. Le problème peut survenir quand une identité fausse mais crédible est prise. Sans aborder le cas des scams, la multiplication des profils en ligne engendre forcément des fakes. Hommes politiques ou célébrités bien sûr, mais aussi des anonymes qui ne vous veulent pas que du bien. Car même si on prend le soin de bien protéger ses informations personnelles, le fait d’accepter des personnes qu’on ne connait pas dans son réseau peut également exposer votre vie privée.
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Influence et réputation sur Internet …
En 2009, le réseau social Facebook a dépassé les 350 millions de membres dans le monde, ; il pourrait doubler en 2010.
Ce succès du Web social dépasse la sphère privée et touche aussi le monde économique. […]

Les nettoyeurs du Net …
Quand on tape sur Google »Paul Lambert » (le nom a été changé à la demande de notre interlocuteur), la première page de résultats affiche une liste de textes informatifs sur l’usine de biocarburants qu’il a créée en Italie. Les clients, les fournisseurs, les candidats à l’embauche et les concurrents qui cherchent à se renseigner sur cet homme d’affaires découvrent un site d’entreprise très bien fait, des articles élogieux sur ses procédés innovants, des évaluations signées par des experts en marketing et en développement durable.
Or, il y a quelques mois, la situation était très différente. Sur les dix premiers résultats Google, six étaient des documents rappelant que, dans les années 1980 et 1990, l’homme était un trafiquant d’armes international, et qu’il avait été mêlé à deux scandales politico-financiers. A l’époque, il avait même écrit un livre sur son métier. Puis il s’était expatrié et avait refait sa vie.
Par quel miracle, en quelques mois, « Paul Lambert » s’est-il refait une virginité numérique ? Il a fait appel aux services de Hington & Klarsey, une jeune agence basée en Angleterre, spécialisée dans la gestion de la « e-reputation ». L’équipe, qui réunit des informaticiens, des juristes et des gens de communication, a mis au point un procédé très efficace. Elle mène des recherches pour identifier les auteurs des textes visés et les responsables des sites qui les publient. Puis elle leur demande de supprimer les contenus compromettants, ou au moins de les modifier, en remplaçant le nom de leur client par ses initiales. Xavier Desfeuillet, directeur exécutif de Hington & Klarsey, se dit partisan de la manière douce : « Nos arguments sont avant tout d’ordre moral. Nous expliquons aux éditeurs que ces informations sont sans valeur, car obsolètes. Elles nuisent à notre client sans rendre service à quiconque. » Ainsi, il réussit à convaincre le quotidien L’Humanité de supprimer de ses archives en ligne un article sur son client, datant de 1993.
Bien sûr, ce système est imparfait. L’une des affaires impliquant « M. Lambert » fut évoquée lors d’une enquête parlementaire, dont le compte rendu reste publié sur un site officiel. Par ailleurs, des blogueurs militants, qui ont republié certains articles et rédigé des commentaires, refusent de les effacer, et s’insurgent contre cette forme de censure.
Dans d’autres cas, l’agence ne parvient pas à identifier les propriétaires du site, ou n’obtient aucune réponse car ils vivent dans un pays lointain. Certains essaient aussi d’extorquer de l’argent pour effacer un contenu dérangeant. Quand le « nettoyage » s’avère impossible, les agences ont recours à une autre technique, le « noyage » : on neutralise les documents gênants en les faisant reculer dans la hiérarchie des résultats des moteurs de recherche. Qui se soucie de ce que Google publie en quatrième ou en cinquième page ?
L’agence crée alors une série de sites dont l’adresse contient le nom du client, ce qui les propulse en tête du classement. Pour plus de crédibilité, elle leur accole des mots-clés comme « news », « market » ou « audit » … Il faut ensuite les remplir de « contenu positif » rédigé dans un style neutre et professionnel, souvent accompagné de photos et de vidéos. Vient enfin l’étape cruciale du référencement : l’agence possède des centaines de pages Web apparemment indépendantes, dont la fonction essentielle est de publier des liens en direction des sites dont on veut faire la promotion. Ceux-ci sont alors repérés en priorité par les algorithmes de Google.
Ces prestations haut de gamme sont réservées aux chefs d’entreprise, aux stars du show business et aux hommes politiques, car elles peuvent coûter des dizaines de milliers d’euros. Pour les citoyens ordinaires, d’autres agences proposent des services plus modestes, à des tarifs abordables. Aux Etats-Unis, la gestion de « e-reputation » est en train de devenir une industrie, fonctionnant sur le modèle des compagnies d’assurances. Pour un abonnement de 15 dollars par mois, la société californienne Reputation Defender effectue ainsi sur Internet une veille permanente pour le compte de ses clients. A chaque fois que leur nom ou leur photo apparaît sur un nouveau site, elle les avertit. Si le client estime que ce contenu est dérangeant, la société lance une offensive pour le faire effacer. Elle facture 29 dollars par document supprimé.
Michael Fertik, le patron de Reputation Defender, affirme posséder plusieurs milliers de clients modestes : psychologue accusé d’avoir acheté son diplôme, parents découvrant que leur fils raconte des secrets de famille sur des forums… Il note aussi la multiplication des affaires impliquant des images. La mode des photos érotiques prises dans l’intimité du couple se répand dans la jeunesse occidentale. Quand la passion s’estompe, les images restent à l’abandon sur un disque dur, mais en cas de crise ou de dispute, elles surgissent au grand jour : par vengeance, des hommes éconduits ou trompés les affichent sur Internet. Parfois, la femme contre-attaque en publiant des textes assassins sur son compagnon. Du coup, les deux parties deviennent clientes de Reputation Defender.
En France, une start-up baptisée Reputation Squad vient de se lancer sur le même créneau. Parmi ses premiers clients, un homme qui fut victime d’une escroquerie, largement couverte par les médias. Des années après l’affaire, son nom figure toujours dans de nombreux articles sur Internet. Personne ne lui reproche rien, mais il exècre ce statut d’éternelle victime.
Quand les documents sont diffamatoires ou attentatoires à la vie privée, les agences peuvent utiliser des méthodes plus musclées. La société parisienne Les Infostratèges n’hésite pas à envoyer aux blogueurs et modérateurs de forums des rappels à la loi et des menaces de poursuites. Avec les sites des médias classiques, c’est plus compliqué, mais Didier Frochot, le juriste des Infostratèges, imagine déjà une réforme ambitieuse : « Les sites officiels comme Legifrance (qui publie sur Internet les arrêts de différents tribunaux) anonymisent leurs archives au bout de deux ans, pour accorder aux justiciables un droit à l’oubli. Les médias devraient faire la même chose. S’ils n’arrivent pas à s’autodiscipliner, il faudra faire voter une loi contraignante. » M. Frochot a saisi la CNIL de cette question, sans résultat à …
Des milliers de comptes Hotmail piratés
INTERNET
Les mots de passe de comptes Hotmail ouverts principalement en Europe, ont été identifiés par des pirates informatiques. Microsoft appelle à la plus grande vigilance.

Pas de piratage des données internes
« Nous avons pris des mesures pour bloquer l’accès à tous les comptes qui ont été exposés et avons mis en place des ressources pour aider ces utilisateurs à récupérer leurs comptes », a ajouté Microsoft, qui a indiqué avoir pris connaissance du problème pendant le week-end après que des informations sur les comptes Hotmail de « plusieurs milliers » d’utilisateurs, en particulier en Europe, se soient retrouvées sur un site internet.
Cette opération de piratage « n’a pas permis de pénétrer dans les données internes de Microsoft », a indiqué la firme, qui rappelle que le « phishing » est « un problème à l’échelle du secteur » d’internet dans son ensemble. Microsoft conseille aux internautes de « faire très attention avant d’ouvrir des pièces jointes non sollicitées et des liens provenant de sources connues ou inconnues, et d’installer des logiciels anti-virus remis à jour régulièrement », ainsi que de changer de mot de passe tous les 90 jours environ.
Contrefaçon : augmentation des saisies et de la "cyber contrefaçon"
4,5 millions de produits contrefaits ont été saisis par les douanes françaises depuis le début de l’année, soit une hausse de 20 % par rapport à la même période de l’année dernière. Selon un responsable des douanes cité par l’AFP, si les saisies continuent à ce rythme, elles devraient représenter 8 millions d’articles contrefaits à la fin de l’année. Un record. 2008, déjà, avait été une année « faste » avec près de 6,5 millions de saisies, soit une augmentation de 41 % par rapport à 2007.
La plupart de ces saisies ont lieu dans les aéroports, les ports et sur le réseau routier. Mais pas seulement. Parmi les causes de ce déferlement, Internet est régulièrement montré du doigt et la « cyber contrefaçon » représente aujourd’hui 10 % des saisies. Bernard Brochand, maire de Cannes et président du Comité national anticontrefaçon (CNAC) a remis un rapport sur le sujet le 29 septembre à Christine Lagarde. Parmi les pistes proposées, le CNAC appelle à une plus grande responsabilisation des sites de commerce en ligne proposant des articles contrefaits.
Aujourd’hui, les douanes ne saisissent pas uniquement des vêtements de marque contrefaits. De plus en plus de médicaments et de produits alimentaires sont également copiés. Les deux tiers de l’ensemble des saisies proviennent de Chine. Le 28 septembre, les services des douanes, en collaboration avec le CNAC et l’Unifab (Union des fabricants), ont procédé à la destruction de près de 19 000 paires de chaussettes, de plus de 3 600 articles textiles et de plus de 3 500 paires de chaussures devant un parterre de journalistes à Cannes. Un acte fort, dont la portée est essentiellement symbolique. Le marché de la contrefaçon représenterait 10 % de l’ensemble du commerce mondial.
http://www.lemoci.com/20226-contrefa%C3%A7ons-saisies-en-augmentation
Samuel Delziani



