Blog de l'information stratégique
De l’enquête à l’Intelligence économique
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Articles taggués ‘investigation’

Par le CNSP-ARP

Selon un article de Tempsréel-Nouvelobs à lire ici, la surveillance des salariés par l’entreprise est en recrudescence. C’est ce qu’affirme la CNIL dans son 30° rapport annuel d’activité.

Les techniques utilisées par l’employeur pour surveiller, contrôler et sanctionner ses salariés, passent par les technologies modernes :  Filtrage des courriers électroniques, utilisation de la vidéo et de la géolocalisation, mise en place de dispositifs biométriques, surveillance des réseaux sociaux,  etc…

Mais ces procédés sont-ils loyaux  et permettent-ils de justifier une procédure de licenciement face aux Prud’hommes ou constituent-ils des preuves dans une procédure de plainte à l’encontre d’un salarié indélicat ? Peuvent-ils remplacer l’action de l’Enquêteur Privé qui recueille d’une manière légale des preuves qui constitueront un dossier solide utilisable en justice ou dans une négociation de départ « à l’amiable » ?

Pour le savoir, il suffit de se référer aux textes, codes en vigueur et avis de la Cour de cassation qui, s’ils tendent à octroyer à l’employeur le droit de surveiller ses salariés pour le bien de l’entreprise, sanctionnent les manquements à divers principes fondamentaux de la vie des salariés, notamment le respect de son droit à la vie privée.

L’utilisation par l’employeur de certaines technologies à des fins de surveillance de ses salariés peut le conduire à commettre des atteintes à la vie privée de ceux-ci.

Selon le principe de l’article 9 du Code civil, chacun a droit au respect de sa vie privée et le Code du travail a renforcé ce droit par l’article L 1121-1 : « Nul ne peut apporter aux droits des personnes et aux libertés individuelles et collectives de restrictions qui ne seraient pas justifiées par la nature de la tâche à accomplir ni proportionnées au but recherché ».

Le salarié est protégé au sein de l’entreprise tant dans sa vie personnelle que professionnelle, et doit ainsi être informé qu’il est susceptible de faire l’objet d’un contrôle ou d’une surveillance par tous moyens légaux lorsque l’employeur souhaite mettre en place des systèmes de surveillance ou de contrôle (GPS, caméras, pointeuses, badges, fiches de renseignements, formulaires, etc.). Le Code du travail prévoit en effet qu’ «aucune information concernant personnellement un salarié ou un candidat à un emploi ne peut être collectée par un dispositif qui n’a pas été préalablement porté à sa connaissance » (article L1222-4), et que «le salarié est informé des méthodes et techniques d’évaluation professionnelles mises en œuvre à son égard. Les résultats obtenus doivent rester confidentiels.» (article L1221-8). Ce même article précise que « les méthodes d’évaluation doivent être pertinentes au regard de la finalité poursuivie ».

[…]

En savoir plus :

http://blog-detective.cnsp.org/2010/06/entreprises-la-surveillance-des-salaries-en-hausse/

Interview d'un détective qui livre ses secrets …

Posté par Arnaud Pelletier le 15 juin 2010
Préambule :
Dans cet article un détective donne son point de vue, celui-ci est
respectable mais n'engage que lui.
Pour ma part j'émettrai des réserves, notamment en ce qui concerne :
Les formations (il y en a trois en France)
Les méthodes utilisées (respect de la réglementation)
Les prix (excessif pour l'estimation parisienne)
Mais après, tout est une question de point de vue, et l'interview a
le mérite de la franchise, alors pour vous faire une idée, l'article :
Arnaud PELLETIER

Des détectives privés livrent leurs secrets

La médiathèque a eu la bonne idée, dans le cadre de la Journée du polar, d’inviter deux détectives privés.Ils ont levé le voile sur leur profession, sujette encore à beaucoup de fantasmes…

[…]L’initiative est à saluer car elle a permis de lever le voile sur une profession à la fois méconnue, suscitant encore pas mal de fantasmes et toujours entachée (à tort ?) d’une réputation sulfureuse. « Nous recrutons beaucoup d’ex-policiers ou ex-gendarmes, officiers de police judiciaire, en quête d’un travail dans lequel ils auront davantage de liberté d’action. Sinon, il existe aussi une école certifiée : l’Institut de formation des agents de recherche (Montpellier), accessible à bac +2 », a d’emblée cadré Alain, directeur d’une agence basée à Rennes (1) regroupant 48 détectives privés, qui n’a pas caché que la profession avait fait l’objet d’un sérieux ménage suite à une loi de 2005. De 3 500 nous sommes passés à 580 détectives dans toute la France ».

Les adultèrestoujours d’actualité

Le domaine d’intervention des détectives a vivement attisé la curiosité du public. « Les affaires privées, telles que l’adultère ou encore la recherche d’enfants ou d’adultes disparus, sont dans l’imagerie populaire. Il n’empêche qu’elles constituent une grande partie de notre travail. L’adultère a certes été retiré du code pénal, mais au civil la preuve de tels agissements a des conséquences non négligeables. Certains paient même très chers pour les obtenir ! ». Leur fonds de commerce est également alimenté par les contre-enquêtes, « après des instructions bâclées », en matière de viols, d’incendies et même de meurtres. Le milieu de l’entreprise est aussi une source non négligeable « d’ordres de missions » : escroqueries, concurrence déloyale, espionnage industriel, etc. « Nous ne sommes pas des spécialistes du droit. Notre rôle est avant tout de constater des faits qui serviront ensuite aux juges ou aux experts dans leurs conclusions. Autrement dit un détective privé n’est pas là pour avoir du ressenti mais pour apporter des preuves tangibles au travers d’un rapport circonstancié ».

Un bon job

Quant aux moyens d’obtenir ces preuves, Alain a cassé au passage quelques mythes. Par exemple celui des filatures : « Plus question de prendre des risques à vivre allure pour suivre quelqu’un. Il existe aujourd’hui des moyens pour localiser quelqu’un en quelques minutes et n’importe où en France, voire à l’étranger ». Allusion sans doute faite aux téléphones mobiles mais qui supposent des connivences dans les services compétents ! Même chose pour l’identification d’une personne à partir de sa plaque d’immatriculation. « Notre métier fonctionne essentiellement grâce aux réseaux. Nous avons chacun les nôtres. Multipliés par 48 agents, c’est une vraie richesse » se contentera-t-il de dire de façon implicite.

Et ces missions, combien ça coûte ? « C’est variable selon la complexité de l’affaire et des frais annexes qu’elle engendre. À titre d’exemple, une enquête d’adultère coûtera entre 2 500 et 3 500 € en province. Et entre 10 000 et 15 000 € à Paris ». Un bon job en quelque sorte ? « Nous gagnons bien notre vie, en effet. Mais ce n’est pas de tout repos et nécessite pas mal de sacrifices ». […]

Jean-Loïc GUÉRIN – Ouest-France.fr

En savoir plus :

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Des-detectives-prives-livrent-leurs-secrets-_-1411245——35115-aud_actu.Htm

Un détective privé dans les Hautes-Alpes …

Posté par Arnaud Pelletier le 8 juin 2010

Un ancien flic se lance… un « privé » dans les Hautes-Alpes

Sa plaque de détective privé trône sur la porte de sa maison de village, au beau milieu de la rue principale. Stanislas Graczyk vient d’obtenir l’autorisation préfectorale qui lui permet désormais d’exercer son nouveau métier d’agent de recherches privées, la nouvelle appellation des détectives privés.

En face, deux femmes bavardent sur leur terrasse, des ouvriers font des travaux à quelques mètres. Les premiers cyclistes s’apprêtent à monter le col de Vars. Bref, en cette fin de printemps, Saint-Marcellin, l’un des villages de la commune de Vars, vit tranquillement au rythme de l’intersaison. Et ce n’est certainement pas là que l’on s’attend à rencontrer l?unique détective privé des Hautes-Alpes.

À 62 ans, Stanislas Gracsyk, y a pourtant naturellement installé son bureau. Cet ancien flic a décidé de prendre sa retraite à l’endroit où il venait régulièrement passer ses vacances.

Mais quand on a travaillé 30 ans dans la police judiciaire, à l’Inspection générale des services (la police des polices) et aux renseignements généraux, planter des poireaux et dévaler les pistes de la « Forêt blanche », ça va un temps. C’est là que le naturel revient au galop : « Mon métier c’était une [..]

Il faut savoir « planquer » et « filer » sans se faire repérer

Stan, qui appartient à la nouvelle génération des détectives privés (lire repères), ne va pas pour autant marcher sur les plates-bandes des gendarmes ou des policiers. Si les avocats peuvent faire appel à lui pour étoffer les dossiers de leurs clients, l’agent de recherches ne travaillera pas sur les mêmes enquêtes. Mais il utilisera ses techniques de flic pour venir rapidement à bout de ses enquêtes : « Je sais interroger les gens… L’air de rien. »

L’essentiel de son travail relèvera de la filature, de la recherche, voire de l’infiltration. « Un notaire peut par exemple faire appel à moi pour une recherche d’héritier. Des parents aussi, qui soupçonnent leurs enfants de filer du mauvais coton avec l’alcool ou la drogue. »

Recherches de débiteurs, patrimoine, moralité, concurrence déloyale, escroquerie à l’assurance, vols et détournements dans les entreprises, infidélité… Stanislas Graczyk étudie toutes les affaires. Et il n’est pas inquiet : « Je suis certain de répondre à une demande, même si aucun détective privé n’est installé dans ce département depuis longtemps. »

Stan est prêt à se déplacer – « cela fait partie du métier » – et à louer régulièrement des voitures « pour ne pas me faire repérer ». Une vraie vie de détective !

REPÈRES
Une profession réglementée
La loi dite Sarkozy du 12 juillet 2003 abroge une loi qui datait de 1942 et modifie celle de 1983. L’agent privé de recherches obtient une autorisation d’exercer par arrêté préfectoral. On lui reconnaît notamment le caractère juridique et libéral de sa profession, le secret professionnel, la légalisation des filatures.
Depuis 2005, une formation est obligatoire. Les officiers de police judiciaire (OPJ) comme Stan Graczyk en sont exonérés.
Cette nouvelle réglementation a permis de moraliser la profession.
Un syndicat
Les détectives privés adhèrent au Conseil national supérieur professionnel des agents de recherches privées (CNSP-ARP) qui les informent et les conseillent.
Des tarifs
Ils sont variables selon les affaires.
Entre 50 et 150 euros de l’heure.
Des enquêtes
60 % de leurs enquêtes sont d’ordre commercial et 40 % d’ordre privé

Mon incroyable job : détective privé …

Posté par Arnaud Pelletier le 1 juin 2010

Détective privé : fiche métier

Image

Banques, compagnies d’assurances, entreprises industriels, huissiers… Les missions des détectives privés ne se limitent plus à rechercher une personne disparue ou suivre la femme d’un mari jaloux. Découvrez ce Sherlock Holmes des temps modernes !

Le Détective privé effectue des recherches et des filatures contre rémunération. Son but est d’obtenir des preuves légitimes (vérifiées par un huissier) afin de constituer un dossier solide.

C’est en France qu’est née la profession. En 1833, Eugène-François Vidocq créa le Bureau de renseignements pour le commerce, première agence de détective privé. Il faut attendre 2003 pour une véritable reconnaissance et réglementation du métier.

En France, les détectives privés ne sont pas autorisés à porter une arme. Le métier attire de plus en plus de femmes.

Question débouché ?

Depuis 2006, il existe un diplôme national. Le Centre Universitaire de Melun dispense une licence professionnelle Sécurité des biens et des personnes, option Enquêtes privées.

Question argent ?

Pas de barème officiel. Dans une agence, il débute aux alentours du SMIC. A son compte, il facture au client ses frais et honoraires. La nature de l’enquête et le temps qu’elle va lui demander peuvent […]

En savoir plus :

http://www.monincroyablejob.com/detective-prive/detective-prive-fiche-metier/

La preuve par Facebook …

Posté par Arnaud Pelletier le 31 mai 2010

Par Pierre TARIBO

Le Tribunal aux Affaires Familiales de Nancy a rendu un jugement dont on n’a pas fini de parler ici et partout dans le monde.

L’événement, car c’est bien de cela qu’il s’agit, est passé un peu inaperçu. Il est vrai que la grosse caisse médiatique résonne aux portes du Tribunal aux Affaires Familiales dont les décisions se répercutent rarement aux quatre vents de la planète judiciaire.

Sauf qu’à Nancy, on vient de jouer les pionniers dans une affaire qui risque de faire jurisprudence. En cause Facebook propulsé au rang de preuve. Voilà qui risque de faire grincer des dents du côté des réseaux sociaux. Voilà aussi qui rappelle que ces liens qui introduisent une sorte de communication privée en public peuvent réserver des surprises de toutes natures.

Comme seules preuves, les pages imprimées

L’histoire est racontée par l’avocat de ce père, qui, depuis des années versait à son ex-femme une pension alimentaire pour leur enfant commun… Et ne recevait plus aucune nouvelle de l’une ou de l’autre. « Mère et fille, malgré le temps passé, prétendaient que l’enfant sans emploi, était toujours à la charge de l’ex-épouse. » Or, rappelle le conseil du plaignant, « une pension alimentaire continue à être versée quel que soit l’âge de l’enfant, tant qu’il n’a pas de revenu. »

C’est là où, de manière imprévue, Facebook entre en jeu. Le père désespéré d’être sans nouvelles de sa descendance va sur Internet, se connecte au réseau social et découvre sa fille présentant son ami et son propre enfant ! Le père saisit le tribunal avec, comme seules preuves, les pages imprimées du site de sa fille. Celle-ci conteste, prétend qu’il s’agit de plaisanteries informatiques, d’inventions pour remplir les pages du site.

Rien n’y fait ! Le tribunal estime que ses déclarations sur Facebook constituent un aveu. Il faut dire qu’elles étaient illustrées de photos avantageuses du petit copain, prié désormais de se substituer au père pour l’entretien de sa copine. « Méfiance donc, conclut l’avocat, Internet est désormais une source de preuve incontestable devant les tribunaux lorrains. » Et peut-être bientôt devant […]

Moralité, si Facebook vous alerte dès qu’une information est disponible, s’il permet de communiquer, de créer des liens, il peut devenir un témoin gênant, voire votre […]

En savoir pus :

http://www.lasemaine.fr/2010/05/11/la-preuve-par-facebook

BELGIQUE : acceptation du rapport d’un détective privé et des photos dans le cadre d’un conflit du travail

Cette affaire examinée par la Cour du Travail de Liège est intéressante sur le plan du droit puisqu’elle permet, aux détectives privés belges, de connaître leurs possibilités dans le cadre du droit du travail.

Un représentant travaillant pour une entreprise de jardin et de construction envoyait régulièrement des courriels à ses collègues depuis son domicile privé pour des activités d’ordre privé concernant l’organisation de matchs de tennis.

Le problème est qu’aux heures d’envoi de ces mails, l’intéressé n’aurait pas du se trouver à son domicile puisque les messages étaient manifestement envoyés pendant ses heures de travail.

L’employeur en est informé et, perdant confiance dans son représentant, missionne un détective privé pour déterminer les faits (présence au domicile pendant les heures de travail).

Le rapport du détective privé, accompagné de photographies, confirme les soupçon de l’employeur qui licencie le salarié pour faute grave, sans préavis ni […]

L’employé saisit la Cour du Travail de Liège au motif qu’il a été espionné dans sa vie privée, et photographié à son insu dans l’allée de sa propriété.

C’est dans ces conditions que la Cour du Travail de Liège a été menée a examiner la validité du rapport du détective privé belge et des photographies prises dans l’allée de la propriété et elle relève :

– que les photographies qui figurent dans le rapport de notre confrère ont été prises sans manoeuvre particulière et que n’importe qui aurait pu les prendre en passant devant le domicile du salarié et qu’elle ne montrent pas la vie intime du salarié ou de sa famille

– que le salarié a bien commis une faute en communiquant, à l’employeur, des rapports d’activité volontairement inexacts sur les horaires de visite des clients de son employeur.

Ainsi la Cour du Travail de Liège accepte, comme preuve de la faute, le rapport du détective privé belge.

Toutefois l’employeur n’ayant pas démontré que les clients concernés n’auraient pas été visités à un autre moment, la Cour estimera que la faute n’était pas assez lourde pour justifier l’absence de toute indemnité compensatoire de préavis et accordera, à ce titre à l’ancien salarié, une somme correspondant à 13 mois de rémunération, ce qui correspond aux difficultés des employeurs à démontrer la faute lourde, mais aucunement à remettre en cause la validité des rapports de détectives privés dans le cadre du droit du […]

Référence : Cour du Travail de Liège, arrêt du 21 avril 2009

Union Fédérale des Enquêteurs de Droit Privé

En savoir plus :

http://ufedp.online.fr/detective_infos/2010051401.htm

Quand les Détectives Privés mènent l'enquête …

Posté par Arnaud Pelletier le 7 mai 2010

Ils sont anciens gendarmes, policiers ou journalistes, retraités spécialisés en balistique ou en médecine médico-légale. Ces nouveaux experts réactivent les affaires oubliées

Elle seule l’a repéré. C’est un détail qui pourrait faire de la petite Estelle Mouzin, disparue le 9 janvier 2003 à Guermantes, une énième victime de Michel Fourniret. Un accessoire ayant appartenu à l’enfant qui figurerait parmi les scellés saisis chez le meurtrier. Une piste, au moins, au milieu du mystère. Sept ans après les faits, l’affaire Mouzin pourrait rebondir en partie grâce à Corinne Herrmann (1). Elle appartient à cette nouvelle espèce de limiers judiciaires. Donnez-lui n’importe quelle procédure qui végète sur le bureau d’un juge d’instruction débordé, elle la réactivera. Trouvera la faille. C’est son job, Corinne Herrmann est analyste criminologue.
Une enquêtrice qui ne travaille ni pour la police ni pour la gendarmerie. Mais pour le compte d’un avocat, Didier Seban, qui a compris que la justice est efficace, oui, à condition d’être marquée à la culotte. Corinne Herrmann et son patron ont connu l’inertie judiciaire, les multiples refus d’enquêter, les procédures bâclées, les documents perdus, les portes claquées aux nez des parties civiles. Dans l’affaire des disparues de l’Yonne, ils ont fait le boulot. Et porté le tout sur un plateau à la justice. Des preuves, des corps. Et même un tueur en série : Emile Louis.
On connaissait le détective chargé de filer un mari, une amante, missionné pour retrouver un proche disparu, localiser des enfants que des parents s’arrachent. On découvre maintenant d’autres privés. Des pros de l’enquête criminelle auxquels associations de familles en détresse, avocats et parties civiles acharnés font de plus en plus souvent appel. Ils sont experts retraités en balistique ou en médecine médico-légale, anciens gendarmes chasseurs de tueurs ou journalistes faits-diversiers recyclés. «On reconnaît tout de suite ceux qui ont de la bouteille, confie un officier de police judiciaire. Ils savent accoucher les souvenirs des gens. Et reconstituer le puzzle. Parce qu’ils ne recherchent pas LA vérité, mais toutes ses facettes. »

Repli des pouvoirs publics
Quand une procédure aboutit à un cul-de-sac, certains n’hésitent pas. «Je propose à mes clients les services d’un privé, raconte Me Victor Gioia, avocat à Marseille. Si la pratique se généralise, c’est bien parce qu’on observe un repli des pouvoirs publics, avec de moins en moins de moyens. » Et la tendance pourrait s’accentuer encore en cas de suppression du juge d’instruction. « Son successeur ne serait plus considéré comme impartial, selon Me Seban. L’enquête privée deviendrait alors une solution. » A condition de pouvoir se l’offrir.
Eric Bellahouel, la cinquantaine, a quitté « le Nouveau Détective » au début des années 2000. Pas sa passion : « Les avocats avec qui je bossais m’ont dit c’est con, vous êtes bon en criminelle, reprenez des dossiers enterrés. Alors je l’ai fait. » Un casier judiciaire vierge, une enquête de […]

Meurtres d’exception
En matière criminelle, le recours à l’enquête privée s’inscrit dans cet espace où s’empilent des affaires verrouillées dans leur secret. Des meurtres d’exception qui n’obéissent pas à la loi statistique selon laquelle l’homicide est toujours un crime de proximité : «Dans 90% des cas, les auteurs sont des proches de la victime, donc vite identifiés », indique Marie-Blanche Régnier, juge d’instruction à Mulhouse. Reste donc l’angle mort des enquêtes criminelles, ces 10% de drames jamais élucidés. «En France, la justice ne met pas en parallèle les dossiers, exclut toujours la possibilité qu’un meurtre peut en cacher d’autres », déplore Didier Seban. Quand l’avocat est saisi par la famille d’une […]

Le recours aux experts
Mieux vaut se fier à un avocat. Me Victor Gioia saisit toujours lui-même l’enquêteur : « Souvent, les familles sont de milieu modeste, alors je paie. Je me débrouille ensuite avec les indemnités que les parties civiles touchent au procès. » Sur un homicide, l’agent privé a refait le parcours d’un suspect en chronométrant ses déplacements, alors que la justice s’y refusait. «On a pu établir que les explications de ce type ne tenaient pas debout», poursuit Me Gioia. Une simple vérification, un alibi qui s’effondre. Si les autorités peuvent ignorer un moment les demandes des parties civiles, elles ne peuvent longtemps fermer les yeux sur des résultats.
La grande nouveauté dans l’investigation privée, c’est le recours aux experts. De plus en plus souvent, d’anciens scientifiques, ou des spécialistes toujours en fonction, experts auprès des tribunaux, «nous contactent parce qu’ils veulent contribuer à la manifestation de la vérité », explique Corinne Herrmann. Ils se déplacent pour le compte des parties civiles, assurent les gestes techniques d’usage afin de ne souiller aucun indice, prélèvent, analysent et remettent leur rapport aux avocats. Une manière encore de pousser la justice dans la direction où elle refuse d’aller. Comme dans cette affaire où un homme est retrouvé décapité dans un canal du Loiret, en décembre 1995. Les gendarmes concluent vite à un accident ou à un suicide. Or, dans la voiture de la victime, une tache suspecte macule le revêtement d’un siège. Près de dix années plus tard, un bout de tissu est prélevé, envoyé dans un laboratoire anglais pour confirmer la présence d’hémoglobine et isoler une trace ADN. Le tout pour moins de 3000 euros. C’est un fait, la France a quelques trains de retard : « On a les mêmes structures d’enquête qu’il y a trente ans, alors que le crime a bien évolué », concède un gendarme enquêteur depuis quinze ans. Avant l’installation de Salvac (Système d’Analyse des Liens de la Violence associée aux Crimes) en 2003, aucun dispositif ne permettait de croiser des affaires. Autrement dit, il fallait […]

(1) « Un tueur peut en cacher un autre », par Corinne Herrmann, J’ai Lu.

Elsa Vigoureux

En savoir plus :

http://hebdo.nouvelobs.com/sommaire/notre-epoque/098192/quand-les-prives-menent-l-enquete.html

Le nouveau visage des détectives privés …

Posté par Arnaud Pelletier le 1 avril 2010

Le département des P.-O. compte officiellement six agents de recherches privées. Des détectives qui ont troqué leur imper froissé contre des stylos caméras ou des détecteurs d’écoutes sauvages et qui au-delà des adultères, pistent le monde économique. Sur la trace des hommes de l’ombre…

Dépassés Hercule Poirot, Pepe Carvalho, Nestor Burma, Joe Mannix, Perry Mason… Rangés le feutre mou, l’imper au col relevé, le bureau enfumé, la flasque de bourbon, la mine désabusée et mal rasée, les répliques au vitriol dégainées plus vite que les idylles d’un soir et le revolver. Le détective privé n’est plus ce qu’il était… « La profession a évolué. Avant la profession n’avait qu’un code de déontologie. A partir de 2003, on a obtenu un statut avec des règles strictes. Il y a 30 ans, un détective, excepté quelques affaires qui sortaient de l’ordinaire, ne faisait

que des constats d’adultère. C’est toujours d’actualité mais la part la plus importante touche maintenant à l’intelligence économique », explique Eric Bertron, agent de recherches privées à Perpignan depuis 19 ans. 60 % de l’activité de ces détectives concernent le monde du travail. A la demande des chefs d’entreprises, les enquêteurs sont appelés à épier les salariés comme les managers, gérants ou franchisés… pour débusquer les vols, détournements de fonds, abus d’arrêts maladie… « Est-ce que la boutique est fermée avant l’heure ? Ouverte après l’heure ? Est-ce que les rendez-vous sont pris correctement ? On vérifie aussi tout ce qui concerne la circulation des denrées dans les grandes surfaces surtout. Si les employés ne subtilisent pas de produits, des bouteilles ? S’il n’y a pas des magnétoscopes, des écrans plats tombés du camion ? On peut répondre à tout ». Et notamment à la cybercriminalité, ou l’espionnage informatique. En clair, apporter la preuve d’un piratage et le déjouer.

Magnétophone, micros, et balise…

« On trouve de tout. Des caméras dans les plafonds, des micros. Surtout qu’avec un simple boîtier derrière la tour d’un ordinateur, on peut avoir tout l’historique de la vie d’un P-DG. Et on fait aussi du dépoussiérage, c’est-à-dire que l’on détecte les écoutes sauvages. Par exemple, pour un conseiller municipal dans […]

Laure Moysset

En savoir plus :

http://www.lindependant.com/articles/2010-03-25/les-nouveaux-detectives-prives-151947.php

L'espionnage économique, un fléau sous-estimé …

Posté par Arnaud Pelletier le 23 mars 2010
  • Par Isabelle Boucq

En annonçant publiquement avoir été la cible de cyberattaques lancées depuis la Chine, Google a rompu la loi du silence. Mais le géant de la recherche en ligne se refuse toujours à révéler quelle propriété intellectuelle les pirates ont réussi à lui dérober.

Peu de sociétés américaines sont prêtes à avouer qu’elles ont été victimes de telles intrusions.

«Mes 20 ans d’expérience m’ont montré que la plus grande faiblesse des sociétés face à l’espionnage économique était la culture des conseils d’administration», explique Richard Power, expert en sécurité et coauteur d’un ouvrage sur le sujet (Secrets Stolen, Fortunes Lost: Preventing Economic Espionage and Intellectual Property Theft in the 21st Century).

«Les patrons préfèrent penser que ça n’arrive que dans les films, continue Richard Power. Pour la même raison, on ne peut pas mesurer les pertes car ils n’ont pas envie de faire l’addition.»

Le chiffre de 250 milliards de dollars souvent avancé comme montant annuel du manque à gagner causé par l’espionnage économique n’est pas facilement vérifiable.

Signe des temps, l’espionnage a migré en ligne. […]

En savoir plus :

http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/international/201001/26/01-943180-lespionnage-economique-un-fleau-sous-estime.php

L'agence leprivé en vidéo : les enquêtes & investigations …

Posté par Arnaud Pelletier le 18 mars 2010

Agence Leprivé: les enquêtes.

Nos équipes sont spécialisées dans l’investigation et l’enquête afin de retrouver des informations stratégiques et toutes preuves liées à l’enquête, rapports recevables devant les juridictions françaises. L’Agence Leprivé étudie au mieux votre demande afin d’élaborer les meilleures stratégies d’investigations adaptées à votre situation. Professionnels du terrain, nous employons des technologies nouvelles sophistiquées. Notre champ d’action est local, régional, national et international. Contactez nous au 01.34.16.10.50 ou au 06.14.01.75.32.

En savoir plus :

http://www.youtube.com/watch?v=LCqYH49ejkw

L’objectif de ce blog créé en 2006, qui n’est pas à proprement parler un blog puisque je ne donne que très peu mon avis, est d’extraire de mes veilles web informationnelles quotidiennes, un article, un billet qui me parait intéressant et éclairant sur des sujets se rapportant directement ou indirectement à la gestion de l’information stratégique des entreprises et des particuliers.
Depuis fin 2009, je m’efforce que la forme des publications soit toujours la même ; un titre, éventuellement une image, un ou des extrait(s) pour appréhender le sujet et l’idée, l’auteur quand il est identifiable et la source en lien hypertexte vers le texte d’origine afin de compléter la lecture.
En 2012, pour gagner en précision et efficacité, toujours dans l’esprit d’une revue de presse (de web), les textes évoluent, ils seront plus courts et concis avec uniquement l’idée principale.
En 2022, les publications sont faite via mon compte de veilles en ligne : http://veilles.arnaudpelletier.com/
Bonne découverte à tous …


Arnaud Pelletier

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