L’intendance suivra, disait le Général de Gaulle. C’est en somme la perception des dirigeants d’entreprise en matière de sécurité informatique. Selon une étude Vanson Bourne, sponsorisée par NTT Com Security, la branche spécialisée de l’opérateur japonais, les cadres dirigeants français (hors DSI) ne sont que 38 % à considérer que la sécurité des données est « vitale » pour leur organisation. En Grande-Bretagne ou en Allemagne, cette proportion dépasse les 50 %.
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Par Reynald Fléchaux pour silicon.fr
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Source http://www.silicon.fr/securite-informatique-dirigeants-francais-moquent-102064.html
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Pour beaucoup, cette affirmation peut paraître choquante voire fausse ou incompréhensible, tant nous nous reposons sur les systèmes dans notre vie de tous le jours, sans trop nous poser de questions.
Pour plus d’un tiers des entreprises françaises, ce constat entraîne une hausse des budgets consacrés à la sécurité informatique affirme le cabinet d’analyse PAC. Il juge également que les entreprises françaises sont « bonnes élèves au niveau européen ».
La cybercriminalité est en hausse exponentielle à travers le monde et les responsables des atteintes à la sécurité informatique sont surtout des employés ou ex-employés des entreprises qui en sont victimes.
Les dirigeants français, hors DSI, sont relativement indifférents aux questions de sécurité IT. Moins de 4 sur 10 la considèrent comme une activité « vitale » pour leur entreprise.
Les décisions de sécurité des entreprises gagnent les directions générales et deviennent un critère clé des projets d’entreprise.
Avant d’aller vous coucher, vous éteignez votre ordinateur – ou pas… Pendant votre sommeil, un pirate informatique prend le contrôle de votre appareil via le câble Ethernet ou le réseau sans fil. L’opération se répète cent fois aux quatre coins du monde pour créer une véritable armée d’ordinateurs «zombies». L’attaque pour saturer les serveurs informatiques peut commencer.
Les logiciels malveillants dits « air-gap » n’ont pas besoin de support réseau. Ils voyagent à la manière des ondes sonores, et contaminent les machines physiquement proches. Une des stratégies valable dans toutes les situations pour sécuriser un réseau vis-à-vis d’un ordinateur contaminé par des logiciels malveillants consiste à le déconnecter du réseau. Cela empêche de manière efficace le logiciel malveillant de se propager vers les autres appareils. Cette méthode s’appelle l’isolement de système (air-gapping).
Subissant la double poussée d’Internet et de la mobilité, les Etats et les entreprises ouvrent grand leurs systèmes d’information, les uns à leurs citoyens, administrés et contribuables, les autres à leurs fournisseurs, clients, salariés… C’est bon pour la démocratie, les finances publiques et le développement des entreprises.
Avec le scandale Snowden, l’agence nationale de sécurité américaine a mis en lumière la vulnérabilité des institutions et des entreprises françaises en matière de cyber défense. Mais la France s’arme petit à petit. Et la meilleure preuve de cette prise de conscience c’est une visite à l’ANSI, l’Agence Nationale de Sécurité Informatique.
Si les attaques de hackers et les APT («advanced persistent threats ») sont souvent évoquées dans la presse, les menaces internes demeurent néanmoins une des principales causes d’incidents de sécurité d’après PwC.
