Archive pour la catégorie ‘Détective privé’
Détective et justice : Disparition Tarascon, Les Pottier se battent pour la réouverture du dossier
Francesoir.fr, Rose Garcia
Jean-Pierre Pottier, 35 ans, s’est volatilisé le matin du 10 juin 1991 alors qu’il possédait une exploitation maraîchère à Saint-Etienne-du-Grès, joli village situé dans les hauts des Bouches-du-Rhône, à proximité de Tarascon. Depuis, aucune trace. La seule piste : son véhicule tout-terrain, garé un mois plus tard à l’aéroport de Nîmes-Garons, faisant croire à un départ pour une nouvelle vie. Il n’a plus jamais donné de nouvelles à son épouse, à ses deux filles et à ses parents avec qui il s’entendait à merveille. Personne parmi ses proches ne croit à un départ volontaire. Tous imaginent une issue criminelle. Deux enquêtes ont conduit à des impasses… L’une menée par les gendarmes et l’autre par la police judiciaire de Marseille. Deux procédures qui se sont clôturées il y a plusieurs années par des non-lieux, faute d’éléments probants.
Le père, âgé et malade
Les parents ont continué leur combat, seuls, avec leurs moyens, sans jamais abandonner, sans rien lâcher, en essayant tout simplement d’avancer vers la vérité. « Je sais que mon fils a été assassiné. Je veux savoir ce qui s’est passé, je veux être entendu par la justice. 18 ans après, malgré l’âge et la maladie, je suis toujours aussi combatif. Il faut que les magistrats, les gendarmes m’aident à lever toutes les zones d’ombre, les imperfections des investigations », témoigne par téléphone Gérard Pottier, un octogénaire qui habite la Côte d’Azur. Avec son épouse, il a bien cru l’été dernier que l’enquête allait rebondir dix-sept ans après la disparition… Des os sont découverts sur une parcelle de terre repérée par un détective privé de Nîmes.
« Ce n’est pas un endroit tombé du ciel, cela résulte d’une étude minutieuse des témoignages, de la procédure », confie Me Philippe Expert, l’avocat de la famille Pottier. Après avoir étudié les centaines de pages de procédures, le détective privé pense que le fils Pottier a été agressé le jour de sa disparition, le 10 juin 1991. Cet ancien officier dans la police judiciaire établit qu’une altercation aurait pu éclater à Saint-Etienne-du-Grès, là où l’agriculteur possédait des champs. Il cultivait des salades qu’il emmenait ensuite au marché international de Châteaurenard. Ce matin-là, le paysan va comme tous les matins vendre ses légumes. Il est vu à 6 h 30 en train de repartir de Châteaurenard et déclare à une connaissance qu’il rejoint ses terres à Saint-Etienne-du-Grès. Ce serait à cet endroit que le drame se serait déroulé selon le scénario établi par le détective… Une bergerie aujourd’hui détruite aurait pu permettre de cacher le corps et de mettre à l’abri l’encombrant 4 X 4 avant de le garer à l’aéroport de Nîmes distant d’une vingtaine de km. C’est le sol de la bergerie, en terre, qui est le plus facile pour enfouir un cadavre, estime le détective en demandant au père du disparu d’entreprendre des fouilles. Un périmètre de 8 mètres sur 2 est défini pour les recherches.
Des ossements humains
Début juillet 2008, c’est le coup de théâtre quelques secondes après le début des fouilles. A l’endroit précis désigné par l’enquêteur privé, des os humains apparaissent. L’institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale de Rosny-sous-Bois est saisi de l’analyse des os et rend son rapport durant l’automne 2008. Un dossier incomplet qui permet tout de même de dire qu’il s’agit des os d’un homme de moins de 40 ans, (Jean-Pierre Pottier avait 35 ans), mais que ces ossements ont plusieurs dizaines d’années alors que le disparu de Saint-Etienne du Grès s’est volatilisé il y a moins de vingt ans. Les scientifiques nuancent tout de même leur rapport, estiment qu’il faut qu’un test ADN soit réalisé sur les ossements et qu’une datation précise peut se faire au carbone 14 pour connaître avec exactitude le nombre d’années passées sous terre. L’endroit de la découverte est gelé par le procureur de Tarascon qui depuis n’a plus ordonné d’autres fouilles pour retrouver éventuellement le reste du squelette.
« Il a fallu attendre huit mois après la découverte des os pour que des analyses ADN soient réalisées. Maintenant on nous dit qu’il n’est pas possible d’extraire l’ADN sur les os retrouvés. Pourtant la justice fait le lien entre la disparition de Jean-Pierre Pottier et les os : les gendarmes ont prélevé l’ADN des parents de Jean-Pierre Pottier pour les comparer à ceux qui étaient dans le sol », clame l’avocat nîmois, qui a écrit hier une lettre au procureur de la République de Tarascon pour qu’un juge d’instruction soit saisi et qu’il poursuive les investigations. « Qu’attend la justice pour demander de nouvelles fouilles afin de chercher le reste du corps ? Même s’il ne s’agit pas de la sépulture du fils Pottier, à partir du moment où des os sont découverts sous terre, il est évident qu’il s’agit d’une affaire criminelle, ajoute Me Philippe Expert. S’il ne s’agit pas du fils Pottier, il me semble qu’il est important de connaître qui a été enterré là. Et même si les os ont 80 ans, on n’enterrait pas les gens comme des chiens à ce moment-là. Il faut un peu de respect pour les parents, pour les victimes. Ils attendent la vérité depuis si longtemps qu’on doit aller au bout de cette enquête et vérifier s’il s’agit de Jean-Pierre Pottier qui a été trouvée dans cette propriété privée. Il faut lever le doute et les fortes présomptions », conclut l’avocat de Nîmes. Des tests ADN complémentaires qui pourraient relancer une enquête au point mort depuis plus de dix ans. « Il faut mettre toutes les chances de notre côté. J’ai le droit, avec mon épouse, de savoir si ces ossements appartiennent vraiment à mon fils, ajoute Gérard Pottier. Je sais qu’une enquête criminelle est très difficile si l’on ne retrouve …
http://www.francesoir.fr/faits-divers/2009/10/19/tarascon-pottier.html
Les fichiers de police provoquent un nouveau débat …
La-croix.com![]()
En quoi ces deux nouveaux fichiers se distinguent-ils ?
Deux nouveaux fichiers créés ce week-end des 17 et 18 octobre par le ministère de l’intérieur recenseront des informations personnelles
Les forces de l’ordre disposent déjà de fichiers dits « d’antécédents », qui traitent toutes les données sur les infractions constatées et leurs auteurs. Ce sont les fichiers « Stic » pour la police ou « Judex » pour la gendarmerie. La police dispose également d’autres outils, tels que le fichier des personnes recherchées (FPR). Les deux nouveaux fichiers sont, eux, des outils de « renseignement » c’est-à-dire qu’ils concernent des personnes susceptibles de commettre des troubles ou candidates à des emplois sensibles.![]()
Pourquoi ces nouveaux outils ?
Les Renseignements généraux et la Direction de surveillance du territoire ont été regroupés l’an dernier dans un grand service du renseignement intérieur qui traite du terrorisme ou de l’espionnage économique. Mais une partie des anciens Renseignements généraux a été rattachée à la Direction de la sécurité publique. Il s’agit par exemple d’anticiper les troubles lors de manifestations, de surveiller les groupes sectaires ou les activistes radicaux. C’est pour ces fonctionnaires qu’ont été mis en place ces fichiers qui font débat.
Rapporteur du groupe de travail sur les fichiers de police, le criminologue Christophe Soulez estime qu’ils sont « indispensables » et qu’il devenait urgent de les mettre en place. « Les responsables du renseignement risquaient de ne plus avoir d’outil pour travailler. On ne peut pas leur reprocher de mal anticiper, comme ce fut le cas à Poitiers, et ne pas leur en donner les moyens. »![]()
Ces fichiers sont-ils différents d’Edvige ?
Edvige, à lui seul, répondait à différentes finalités : renseigner sur les personnalités publiques, sur les candidats aux emplois sensibles et sur les auteurs potentiels de troubles. Les nouveaux décrets créent deux fichiers clairement distincts, l’un dans le but de prévenir des troubles publics, l’autre de mener des enquêtes administratives. Edvige autorisait le recensement de certaines données « sensibles » sur la santé, la sexualité, les opinions, les origines ethniques. Le nouveau décret est beaucoup plus restrictif (lire ci-contre). En revanche, il reprend, à quelques nuances près, l’objectif d’Edvige de ficher les mineurs de 13 ans.![]()
Dans quelles circonstances les mineurs pourront-ils être fichés ?
Dans le cadre du fichier de prévention des atteintes à la sécurité publique, des données personnelles pourront être traitées (état civil, nationalité, profession, adresse, numéro de téléphone, adresses électroniques, activités publiques, comportement et déplacements, personnes entretenant ou ayant entretenu des relations directes et non fortuites avec l’intéressé, etc.).
Cette disposition s’applique aussi aux mineurs, à condition qu’ils soient âgés d’au moins 13 ans et que leur activité individuelle ou collective indique qu’ils peuvent porter atteinte à la sécurité publique. La conservation des données est, dans ce cas, limitée à trois ans après le dernier événement faisant apparaître un risque de trouble, contre dix ans dans le cas des adultes. Cette inscription de personnes mineures sur un fichier de renseignement, hors de toute condamnation, est une nouveauté.![]()
Faut-il redouter un fichage ethnique ?
C’est l’autre point qui pose problème. Dans son décret instaurant le fichier de prévention des atteintes à la sécurité publique, Brice Hortefeux autorise, dans le cas des personnes potentiellement dangereuses, la collecte, la conservation et le traitement de données « sensibles ». Elles concernent notamment « l’origine géographique » de l’individu. Selon le ministre de l’intérieur, il ne s’agit en aucun cas d’enregistrer des informations concernant l’origine raciale ou ethnique.
Une circulaire adressée dimanche aux préfets justifie cette collecte de renseignements sur l’origine géographique : « L’appartenance à un même quartier ou le partage d’un lieu de naissance peuvent jouer un rôle déterminant dans les phénomènes de bandes. » En tout cas, le décret assure qu’il est « interdit de sélectionner dans le traitement une catégorie particulière de personnes » à partir des données sensibles : origine géographique ; signes physiques particuliers ; d’activités politiques, philosophiques, religieuses ou syndicales.![]()
Qui sera concerné par les enquêtes administratives ?
L’un des deux décrets prévoit la création d’un fichier pour faciliter « les enquêtes administratives liées à la sécurité publique ». Il contiendra des éléments (état civil, adresse, nationalité, etc.) recueillis dans le cadre desdites enquêtes, qui visent à s’assurer que le comportement de la personne n’est pas incompatible avec une fonction ou une mission, par exemple un emploi dans un aéroport ou une centrale nucléaire.
Ces informations seront inscrites au fichier, quand bien même le comportement en question a une motivation politique, religieuse, philosophique ou syndicale, précise le décret. Les mineurs de plus de 16 ans (autrement dit en âge de travailler) sont, eux aussi, concernés par le nouveau dispositif. Dans leur cas comme dans celui des adultes, les données peuvent être conservées pendant une durée maximale de cinq ans.![]()
Qui aura accès à ces fichiers ?
Les professionnels du renseignement pourront y avoir accès, ainsi que certains policiers individuellement désignés et spécialement habilités. En particulier, « les fonctionnaires des groupes spécialisés dans la lutte contre les violences urbaines ou les phénomènes de bandes ». Toutefois, tout policier ou gendarme peut, avec l’autorisation de sa hiérarchie, faire une demande motivée de consultation du fichier. Christophe Soulez insiste sur le principe de traçabilité qui concerne tous les fichiers de police. « On sait qui a consulté une fiche, quand et pour quel motif. Ces renseignements sont conservés plusieurs années. »![]()
Quels contrôles protègent les citoyens ?
Les fichiers de police sont tous placés sous un double contrôle hiérarchique et font l’objet d’une surveillance de la part de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil). Les citoyens disposent d’un recours indirect, c’est-à-dire qu’ils doivent passer par la Cnil pour consulter leur fiche. Le problème est que le nombre de sollicitations est tel qu’il faut attendre de longs mois pour …
| Bernard GORCE et Denis PEIRON
http://www.la-croix.com/Les-fichiers-de-police-provoquent-un-nouveau-debat/article/2398306/4076 |
DateCheck Iphone une application détective privé …
Les applications pour l’Iphone sont nombreuses. Que cela soit pour des jeux de toute sorte, des réseaux sociaux pour garder contact ou faire des rencontres, des programmes pour gérer vos fichiers ou pour vous faciliter la vie, Apple vous propose des milliers d’applications différentes pour combler vos besoins.
Une nouvelle appli nommée DateCheck vous propose maintenant d’en savoir plus sur le prétendant que vous venez de rencontrer ou sur un nouveau collègue dans votre entreprise. Cette application aide entre autres les personnes méfiantes qui se posent des questions à propos de la fidélité ou le passé douteux d’un individu. Il vous sert en fait à espionner votre nouveau copain si vous le soupconnez d’entretenir une aventure extra-conjugale ou savoir si votre nouveau collègue a déjà fait de la prison.
Engager un détective peut être très coûteux. Avec votre Iphone, cela ne vous coûtera presque rien et vous pourrez découvrir bien des choses sur la personne sur laquelle vous avez des doutes. L’application DateCheck vous permet de savoir par exemple si cette personne a déjà été arrêtée pour violence ou traffic de drogue et vous informe de détails plus ou moins utiles comme la superficie de son logement ou toute autre information sur sa vie privée comme si votre prétendant est marié ou non.
C’est l’entreprise américaine Intelius, spécialisée dans la collecte d’informations, qui a mis au point ce programme. Vous pouvez effectuer une recherche de base dans l’énorme base de données gratuitement, qui vous dit si la personne a déjà eu un passé criminel, mais il est possible d’en savoir plus en déboursant quelques dizaines de dollars pour que l’équipe d’Intelius fasse des recherches plus approfondies. L’entreprise se sert notamment des réseaux sociaux comme Facebook, MySpace ou Flickr pour obtenir certaines informations. Pour faire une recherche, un seul numéro de téléphone ou un nom suffit.
Cette application n’est pas encore lancée, mais Apple devrait le faire dans les prochains …
http://www.01amour.com/datecheck-iphone-une-application-detective-prive.html
Agence Leprivé – Arnaud Pelletier – la géolocalisation et ses dérives …
Dans une interview accordé à canal plus pour l’édition spéciale, Arnaud Pelletier, directeur de l’Agence Leprivé, société de détectives, d’enquêtes et d’investigations, nous informe et alerte sur la réalité de la géolocalisation par téléphone portable ainsi que les dérives possibles. Un fois de plus, l’utilisation des nouvelles technologies, pratiques et ludiques, peuvent aussi, dans certain cas être une entrave aux libertés individuelles dans le cadre de la vie privée. Alors attention aux utilisations et les détournements possibles de tous ces nouveaux outils que sont les réseaux sociaux, bloging, microbloging, géolocalisation, messagerie instantanée, etc.
Voyage au coeur de l'intelligence économique
Lepoint.fr
Par Jean Guisnel
C’est un exercice que nombre d’entreprises, dont certains journaux et magazines d’information, connaissent bien : lorsque des indices troublants se multiplient, il devient urgent de faire passer les « dépoussiéreurs ». Ces spécialistes viennent chercher des micros dans les murs ou les pieds de table, et repartent généralement bredouilles ! Car ces pratiques d’espionnage appartiennent généralement au passé, tant il est devenu facile de savoir, sans même avoir besoin d’y pénétrer, ce qui se passe dans une entreprise. Pour ceux qui en douteraient, il suffit de lire le dernier ouvrage de Bruno Delamotte, l’un de ces chefs d’entreprise pratiquant ce qu’il est convenu d’appeler « l’intelligence économique ». Et d’expliquer pourquoi les « plombiers » qui avaient opéré au Canard Enchaîné en 1973 ont disparu du paysage.
C’est que le développement des technologies de l’information et celui des communications numériques a bouleversé le métier des voleurs d’infos : « Les messageries électroniques, à l’ère de la feuille Excel et surtout de la présentation Powerpoint, sont une mine d’or pour qui sait se positionner habilement. Être posté au bon carrefour de ces autoroutes de l’information, totalement invisible, peut permettre de plonger dans le coeur de l’entreprise, de la lire à livre ouvert tant dans sa stratégie que dans ses comptes. » Le monde vu par Delamotte est assez déprimant. On y évoque des coups tordus, certains ahurissants quand le patron doit expliquer à un client africain que les assassinats ne sont pas pratiqués par son entreprise, d’autres franchement débilitants, quand le chef d’entreprise est mis sous pression dans une cave par des policiers du contre-espionnage, qui veulent à tout prix savoir d’où sort un document officiel secret qui circule sous le manteau dans Paris.
Freelance
Parfois, on est saisi de la proximité que l’auteur décrit entre les responsables de grandes entreprises et les services de renseignement, avec lesquels les « droits de tirage » sur les informations sensibles sont réciproques et constants. Jusqu’à ce que le politique, parfois, mette le hola. On a peine à croire que des spécialistes formés par la DGSE à l’art difficile de la pénétration physique dans les chambres d’hôtels où les bureaux des chefs d’entreprise, appelés les « ouvreurs », opèrent aujourd’hui en freelance dans Paris, « se vendant au plus offrant en usant tant du savoir-faire que des contacts acquis dans l’administration ». Nous y voilà ! Car l’auteur insiste sur le fait que ces « ouvreurs » mercenaires ne fréquentent pas seulement les terrains de chasse habituels, les grands hôtels : « plusieurs groupes – et la rédaction d’un grand news magazine (NDLR : ne serait-ce pas Le Point « visité » à plusieurs reprises ces dernières années ?) – ont été confrontés à la visite d’un inconnu qui, à chaque fois, savait exactement où aller et comment faire pour s’emparer de ce qu’il cherchait sans laisser de traces ».
Les histoires de cet ouvrage ne seront pas des découvertes pour les habitués de ce milieu incestueux où les entreprises privées de renseignement agissent souvent aux frontières de la loi, en les franchissant quand elles rémunèrent des fonctionnaires pour avoir accès aux lignes téléphoniques d’une personne visée, à ses comptes bancaires ou à son casier judiciaire. Le militant trotskiste Olivier Besancenot en sait quelque chose ! Pour le néophyte, qui ne comprendra pas nécessairement comment tourner toutes les clés, la lecture risque de …
Bruno Delamotte, Les Coulisses de l’intelligence économique , Le Nouveau Monde, 185 pages, 19 euros, ISBN : 9782847363883
En savoir plus :
Les détectives veulent collaborer avec les juges
À Bordeaux, Alain Rousseau se spécialise dans ce genre de missions. «Je suis régulièrement mandaté par le président du tribunal de commerce», témoigne le détective. Une de ses spécialités : localiser un débiteur qui s’est volatilisé ou a organisé son insolvabilité – «un domaine ou la police n’intervient pas», précise-t-il.
Gagner en respectabilité
Pendant longtemps, seules les affaires de divorce ont fait les choux gras des «privés». Les dossiers ne remontaient guère jusqu’au juge : ils servaient au mieux de base de négociation, au pis d’argument d’intimidation entre ex-mari et femme. Désormais, les détectives sortent de l’ombre. Si les affaires familiales constituent toujours un fonds de commerce non négligeable, les officines – qui se baptisent elles-mêmes volontiers «agences» – vont désormais chasser sur le terrain du pénal. À Bordeaux, l’«agence Aquitaine conseil» a réalisé en juillet dernier un «beau coup». Une enquête commandée par les parents d’un jeune homme retrouvé mort à Arcachon a entraîné la réouverture du dossier par le procureur général de Bordeaux. «Mon rapport ouvrait de nouvelles pistes», explique Alain Rousseau.
Sur Internet, les «agences» vantent désormais leurs enquêtes «utilisables en justice». Depuis son bureau, un professionnel d’Ile-de-France exhibe fièrement un jugement du tribunal de Nanterre du 15 février 2007 expliquant noir sur blanc que «les griefs sont établis par les documents procurés, et notamment un rapport de détective privé (…)». Au cas par cas, le magistrat reste toutefois entièrement maître de l’appréciation qu’il fait d’une enquête.
«L’un de mes confrères, spécialiste des véhicules de luxe, est souvent appelé par le tribunal dans les cas de vol, parce qu’il est capable de réagir plus vite que les forces de l’ordre, raconte Alain Letellier, président de la Chambre professionnelle des détectives français. Une autre de mes consœurs est intervenue pour la justice dans une affaire de maltraitance d’enfant…»
Car, aujourd’hui, les détectives sont bien décidés à s’engouffrer dans la brèche qu’ouvre la suppression du juge d’instruction. «Est-ce que le parquet est capable de réagir en 48 heures ? Nous oui !» lâche non sans perfidie Alain Letellier. La profession mise donc sur une demande accrue des justiciables. La réforme de la procédure pénale devrait en effet donner plus de poids à la défense, et dans ce cadre, les détectives, dont les services sont souvent conseillés par des avocats à leurs clients, espèrent être plus souvent sollicités.
Mieux : pour que leurs enquêtes ne soient pas réservées aux seuls justiciables aisés, ils comptent sur l’État. La Chambre professionnelle des détectives prépare en effet discrètement un projet qu’elle compte soumettre au gouvernement à la fin de l’année. Son idée : mettre sur pied un système calqué sur l’aide juridictionnelle qui permet aujourd’hui aux justiciables les plus démunis d’avoir recours à un avocat…
«Il faudra bien mandater quelqu’un pour les compléments d’enquête. Nous voulons devenir les experts de la preuve», martèle Alain Letellier. En réalité, les détectives cherchent depuis plusieurs années à gagner en respectabilité. La nouvelle procédure d’agrément, votée en 2003, pour moraliser et professionnaliser leur activité, leur permet désormais de se prévaloir d’une carte tout à fait officielle délivrée par la préfecture. Mais seule la moitié des agents de recherche privés …
En savoir plus :
Contrefaçon : augmentation des saisies et de la "cyber contrefaçon"
4,5 millions de produits contrefaits ont été saisis par les douanes françaises depuis le début de l’année, soit une hausse de 20 % par rapport à la même période de l’année dernière. Selon un responsable des douanes cité par l’AFP, si les saisies continuent à ce rythme, elles devraient représenter 8 millions d’articles contrefaits à la fin de l’année. Un record. 2008, déjà, avait été une année « faste » avec près de 6,5 millions de saisies, soit une augmentation de 41 % par rapport à 2007.
La plupart de ces saisies ont lieu dans les aéroports, les ports et sur le réseau routier. Mais pas seulement. Parmi les causes de ce déferlement, Internet est régulièrement montré du doigt et la « cyber contrefaçon » représente aujourd’hui 10 % des saisies. Bernard Brochand, maire de Cannes et président du Comité national anticontrefaçon (CNAC) a remis un rapport sur le sujet le 29 septembre à Christine Lagarde. Parmi les pistes proposées, le CNAC appelle à une plus grande responsabilisation des sites de commerce en ligne proposant des articles contrefaits.
Aujourd’hui, les douanes ne saisissent pas uniquement des vêtements de marque contrefaits. De plus en plus de médicaments et de produits alimentaires sont également copiés. Les deux tiers de l’ensemble des saisies proviennent de Chine. Le 28 septembre, les services des douanes, en collaboration avec le CNAC et l’Unifab (Union des fabricants), ont procédé à la destruction de près de 19 000 paires de chaussettes, de plus de 3 600 articles textiles et de plus de 3 500 paires de chaussures devant un parterre de journalistes à Cannes. Un acte fort, dont la portée est essentiellement symbolique. Le marché de la contrefaçon représenterait 10 % de l’ensemble du commerce mondial.
http://www.lemoci.com/20226-contrefa%C3%A7ons-saisies-en-augmentation
Samuel Delziani
Toutes les écoutes téléphoniques ne sont pas autorisées.
Du Canard Enchaîné à la cellule élyséenne…
Toutes les écoutes téléphoniques ne sont pas autorisées. Ou ne relèvent pas en tout cas d’une nécessité judiciaire ou administrative. Qui ne se souvient pas des micros posés dans les locaux du journal satirique Le Canard Enchaîné ? Ou encore des pratiques plus que douteuses de la cellule élyséenne alors dirigée par un ancien patron du GIGN (groupe d’intervention de la gendarmerie), Christian Prouteau. Dans le premier comme dans le second cas, les interceptions téléphoniques étaient davantage politiques : le besoin de savoir….
« Détective », pas « espion »
Quant aux détectives privés, pratiquent-ils l’écoute téléphonique ? « Pas moi. Notre activité professionnelle est méconnue. Elle est très réglementée », insiste Antoine Vignolet, ancien détective privé parisien, aujourd’hui installé en région havraise. « Ecouter un téléphone fixe avec les moyens de la justice paraît impossible. Ecouter sur les portables coûte très cher. Autour de 500 000 euros de matériel je crois. Ce sont plutôt les cabinets d’intelligence économique qui font ça, par besoin de renseignements pointus. Si des dérives ont parfois lieu, elles touchent surtout le domaine de la grosse industrie. C’est une autre dimension. Je pense à ces boîtes américaines employant des anciens de la CIA. Un détective peut tenter d’installer un système d’écoute de type micro une fois ou deux, puis il se fera piéger, sera rayé des agréments en préfecture, son cabinet fermera. Non… Nous pouvons vivre correctement en respectant le cadre dans lequel nous avons droit d’agir. On peut vouloir savoir qui rencontre qui à un déjeuner. Mais en s’intéressant à ce qui se dit au téléphone, on tombe dans l’espionnage. »
Les détectives, en revanche, « sont parfois sollicités pour des détections d’écoutes, ça m’est arrivé dix fois, peut-être », dit Antoine Vignolet. Ainsi, pour vérifier si un client n’est pas surveillé via un micro VHF, on peut utiliser un détecteur. « On fantasme beaucoup sur les écoutes, mais aujourd’hui, l’un des gros risques pour les entreprises et même les particuliers, est la pénétration informatique. »
A. R. et R. L.
Article paru le : 1 octobre 2009
http://www.paris-normandie.fr/index.php/cms/13/article/230290/Du_Canard_Enchaine_a_la_cellule_elyseenne
L'Agence Leprivé sur Culturebuzz …
FACEBOOK, UNE MINE D’OR POUR LES DÉTECTIVES – Grace aux réseaux sociaux la vie privée devient un livre ouvert.
Etes-vous aussi adepte de Facebook et autres réseaux sociaux ? Regardez attentivement cette vidéo alors…
Dans cet entretien sur LCI, Arnaud Pelletier révèle quel usage professionnel des réseaux sociaux peuvent faire les détectives privés. Leur principale mine d’or est Copains d’avant, un réseau social où les utilisateurs sont en général très bavards. Les détectives privés non plus qu’à cliquer pour tout savoir. On vous avait déjà parlé des manipulations possibles sur Internet grâce à l’usage d’informations personnelles dans notre article sur Orange Business d’ailleurs. Une raison de plus donc pour prêter attention aux informations privées que vous révélez sur vous sur la Toile. Pas de panique, mais mieux vaut prévenir que guérir…
http://www.culture-buzz.fr/blog/Facebook-une-mine-d-or-pour-les-detectives-3171.html


