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Archive pour la catégorie ‘Détective privé’

Le divorce ou la guerre des nerfs

Posté par Arnaud Pelletier le 28 septembre 2009

Par Vincent Olivier

La simplification de la procédure n’a rien arrangé. Ni la crise économique. Recours accru aux détectives privés, tensions en tout genre: la séparation n’est toujours pas une formalité.

Toutefois, la simplification du divorce, instaurée en 2005, est loin d’avoir apaisé les tensions.

Plus de 10 000 euros par mois. Quand madame a appris que monsieur voulait divorcer, à 55 ans, elle a réclamé ces quelque 10 000 euros au titre de la pension alimentaire. « Mon client n’avait ni maîtresse ni vice caché, se souvient son avocate, Martine Valot-Forest. Simplement, leur fille venait de se marier et il s’ennuyait « vraiment trop à la maison », me disait-il. » Malgré un confortable patrimoine de 4 millions d’euros, les revenus mensuels du radiologue atteignaient à peine la somme réclamée. Qu’à cela ne tienne. Madame a maintenu sa demande, puis dénoncé monsieur au fisc et au Conseil de l’ordre des médecins, avant de livrer quelques détails de leur vie sexuelle en public…

Aujourd’hui les enjeux financiers priment sur tout le reste

Les cabinets d’avocats et de détectives privés ont toujours regorgé d’histoires de séparations délicates, au mieux croustillantes, au pire mesquines. Toutefois, la simplification du divorce, instaurée en 2005, est loin d’avoir apaisé les tensions. Depuis cette date, la part des divorces « par consentement mutuel » est passée de 41% à 55%. La quasi-totalité d’entre eux sont prononcés dans les sept mois suivant la demande. L’accord est plutôt « de façade », observe Nicole Choubrac, juge aux affaires familiales, vice-présidente du tribunal de grande instance à Paris, inquiète de voir tant de couples revenir dans son bureau quelques mois à peine après l’officialisation de la séparation. Souvent, un seul avocat représente les deux parties. Souvent aussi, il n’est rémunéré que par l’un des conjoints. Au final, la facilité se paye d’une façon ou d’une autre.

L’incontournable crise économique, elle aussi, a corsé les conflits. « Aujourd’hui, les enjeux financiers priment sur tout le reste, même sur l’avenir des enfants, je n’avais jamais connu ça! s’exclame le « privé » Alain Letellier, fort de ses vingt-cinq années d’expérience à la tête de l’agence Leconte-Letellier, à Paris. En cas de litige, l’affaire tourne à la guerre de tranchées. Et, là, je vous assure que l’on fait fréquemment appel à nous. »

Les professionnels du divorce le confirment: entre conjoints à bout de souffle, « délicatesse et courtoisie ne sont plus de mise ».

Certains conjoints sont devenus tellement méfiants qu’ils engagent, en parallèle et sans en informer quiconque, deux agences en même temps. Plus incroyable encore, cette histoire vraie d’un couple en train de se déchirer, qui part le même jour du même aéroport, mais de deux terminaux différents et pour deux destinations distinctes. Se soupçonnant mutuellement d’infidélité, chacun avait embauché sa propre agence de détectives, la semaine précédente, pour surveiller son partenaire. « Ils n’avaient pas pensé qu’on se connaissait bien et qu’entre nous, on se repérerait immédiatement. Mais on n’a pas moufté », s’amuse Alain Letellier.

Les professionnels du divorce le confirment: entre conjoints à bout de souffle, « délicatesse et courtoisie ne sont plus de mise, constate Me Valot-Forest. Y compris chez les couples qui diffèrent leur divorce par crainte des conséquences financières ». De l’avis de sa consoeur, Scarlett Berrebi, qui traite près de 300 dossiers par an dans son cabinet bordelais, l’empoignade peut même « virer à l’irrationnel ». Dans son bureau, des couples s’étripent désormais pour 3000 euros, quand leur patrimoine dépasse les 500 000 euros.

Face à ces clients prêts à tout pour emporter le morceau, les avocats sont relativement désarmés, car -spécificité française- ils n’ont aucun pouvoir d’investigation. « Si un conseil veut obtenir des renseignements que refuse de lui communiquer la partie adverse, il doit faire appel à un détective, la police n’intervenant pas dans des affaires qui relèvent du droit privé », rappelle Alain Letellier. Dans ces conditions, tous les moyens -légaux- sont bons pour obtenir le montant jugé « convenable » d’une prestation compensatoire (liée au train de vie) ou de la pension alimentaire (liée aux enfants). Une photo du futur ex-mari au volant d’une Porsche, par exemple, opportunément dégainée devant le juge des affaires familiales, quand ledit mari jure ne plus avoir un sou…

« L’adultère peut encore légitimer la séparation »

Tout l’enjeu est là, justement: accumuler le maximum d’éléments de preuves pour faire pencher la balance du bon côté, « au cas où ». Y compris lorsque tout se passe bien dans les premiers temps et qu’aucune menace n’est brandie. C’est encore plus vrai dans les dossiers les plus délicats en matière juridique: les divorces prononcés « pour faute ». Ces derniers ont diminué au fil du temps -1 affaire sur 6 aujourd’hui contre 1 sur 4 il y a quelques années. Mais, observe Nicole Choubrac, ces divorces-là « demeurent particulièrement violents. Chez certains, la haine a remplacé l’amour comme seul sentiment possible ».

De fait, le cadre légal est très précis: pour qu’un divorce soit prononcé aux torts exclusifs de l’un des deux, seules des « violations graves ou renouvelées des obligations du mariage » peuvent être mises en avant. Parmi celles-ci, les violences physiques, le harcèlement moral, les dissimulations essentielles (dettes importantes, divorce antérieur non prononcé, etc.), mais aussi -on l’ignore souvent- l’adultère.

C’est ainsi: même si le législateur a pris soin de dissocier les torts éventuels des montants alloués, même si l’adultère ne constitue plus en soi un délit, « aujourd’hui encore, il peut légitimer une séparation », rappelle Me Berrebi. Si le détective a de fortes suspicions, il contacte l’avocat, qui, à son tour, avertit le juge, lequel peut mandater un huissier pour constater la chose -de préférence au petit matin. Entre-temps, tout est bon pour s’assurer que l’amant(e) est encore là : marques de craie au sol, bout de carton dans l’encoignure d’une porte, appels téléphoniques masqués. Ensuite? Un grand classique: « On attend 1 heure du matin… et on revient discrètement à 6 heures », détaille Jean-Emmanuel Derny, le directeur de l’agence Roche Investigations. L’enquêteur refuse pourtant de tomber « dans ce genre de procédure », assure-t-il. Par principe. Mais aussi parce qu’une bonne photo « volée » et donnée à la partie adverse, sans même en référer au juge, suffit souvent à convaincre les plus récalcitrant(e)s de modérer quelque peu leurs exigences…

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/le-divorce-ou-la-guerre-des-nerfs_789824.html?p=2

Agence Leprivé sur LCI …

Posté par Arnaud Pelletier le 25 septembre 2009

Détective privé sur LCI – Internet

Utilisation du web 2.0 pour les enquêtes …

http://www.youtube.com/watch?v=qZ8w3N0SBRc&feature=channel_page

L'iPhone plutôt qu'un détective privé …

Posté par Arnaud Pelletier le 24 septembre 2009


Une nouvelle application pour le téléphone portable d’Apple, l’iPhone, offre aux méfiants ou aux déçus des relations amoureuses de tout savoir sur leurs amants ou futurs partenaires.



L’application baptisée « DateCheck » (Vérification de rendez-vous galant) a été conçue par l’entreprise américaine Intelius, spécialisée dans la collecte d’informations destinées aux personnes et entreprises, et présentée mardi lors du salon DEMO en Californie.

Avec un simple nom ou un numéro de téléphone, les utilisateurs de DateCheck peuvent fouiller la gigantesque base de données d’Intelius pour savoir si leur rendez-vous amoureux a oublié de mentionner son passé criminel ou son statut d’homme ou de femme marié(e) par exemple. Êtes-vous compatible avec votre amant potentiel? DateCheck met en évidence les violences sexuelles, les arrestations liées aux stupéfiants ou encore les condamnations pour conduite en état d’ivresse, selon Intelius.

Mais l’application peut aussi utiliser une adresse pour révéler si une personne vit seule et connaître la superficie et le prix de son domicile. DateCheck passe également en revue les principaux sites de socialisation comme Facebook, MySpace ou Flickr, et créé un résumé de ce qu’y fait la personne scrutée, fournissant des liens vers ses pages personnelles.

En bonus, l’application, qui devrait être disponible dans les jours qui viennent sur la boutique d’achat en ligne d’Apple et plus tard sur d’autres téléphones multifonctions, propose de comparer les dates de naissance des amants potentiels pour analyser leur compatibilité en fonction des astres. lessentiel.lu avec AFP

http://www.lessentiel.lu/multimedia/webpage/story/19971976

Cohabitation et collaboration entre époux

Posté par Arnaud Pelletier le 16 septembre 2009

D’une manière générale la cessation de la cohabitation fait présumer de la cessation de la collaboration entre époux . C’est ce qu’a réaffirmé la première chambre civile de la Cour de cassation dans un arrêt du 17 décembre 2008 ( N° 07-21-837)Ceci est vrai même lorsque les comptes bancaires entre époux n’ont pas été séparés .

Si l’un des époux prétend que la collaboration entre époux a été maintenue malgré leur séparation physique , il appartient à cet époux de rapporter la preuve de la réalité de cette collaboration . Il y donc une présomption de cessation de collaboration dès lors que les époux ne cohabitent plus .

http://avocats.fr/space/dominique.ferrante/content/cohabitation-et-collaboration-entre-epoux_96698D99-7BD9-4DE2-AAA8-9B346C021002

Hachette engage un détective privé

Posté par Arnaud Pelletier le 15 septembre 2009
Embargo non respecté, Hachette engage un privé
Un journaliste s’est procuré un exemplaire de l’autobiographie sous embargo de Ted Kennedy, Hachette mène l’enquête

Hachette avait placé l’autobiographie posthume de Ted Kennedy sous un strict embargo. Les libraires devaient attendre encore une dizaine de jours avant de la mettre en circulation.

Pourtant, un journaliste du New-York Times a réussi à se procurer une copie de cet ouvrage intitulé True Compass et n’a bien sûr pas réussi à se retenir de rédiger deux articles dessus.

L’ouvrage, tiré à 1,5 million d’exemplaires fait partie des grosses sorties d’Hachette et lorsque la maison d’édition est tombée sur ces articles l’orage a grondé, les murs ont tremblé et l’on a décidé de ne pas laisser passer cette fuite. Ainsi, la maison d’édition a engagé un détective privé. La porte-parole d’Hachette n’en dira pas plus sur la mission du détective.

Rédigé par Mario
Source : Galley Cat

http://www.actualitte.com/actualite/13379-autobiographie-embargo-hachette-journaliste-detective.htm

Écrit par Arnaud DUMOURIER

Le comité de réflexion , présidé par Philippe LEGER, chargé de formuler des propositions visant à réformer la procédure pénale a remis son rapport (PDF – Site du Ministère de la Justice) au Président de la République, Nicolas SARKOZY, le mardi 1er septembre 2009 en présence de Michèle ALLIOT-MARIE, ministre d’Etat, Garde des Sceaux, ministre de la Justice et de Monsieur Jean-Marie BOCKEL, Secrétaire d’Etat à la Justice.Dans un communiqué du même jour, le chef de l’État a salué la contribution du comité à la réflexion actuellement menée afin d’aboutir à la nécessaire modernisation de notre système judiciaire pénal.

Par ailleurs, Nicolas SARKOZY, a notamment relevé la qualité des propositions visant à simplifier les procédures d’enquête et de jugement en renforçant le respect des droits des mis en cause et des victimes.

Enfin, le chef de l’État a demandé au Garde des Sceaux, Michèle ALLIOT-MARIE, de poursuivre et compléter la réflexion pour aboutir, après une concertation la plus large, à une refonte des codes pénal et de procédure pénale.
Publié sur Pénal

http://www.juridiconline.com/index.php?option=com_content&task=view&id=12613&Itemid=10

Le compte bancaire personnel de Bernanke piraté

Posté par Arnaud Pelletier le 2 septembre 2009

Personne n’est à l’abri du vol de son identité, même pas le Président de la Réserve fédérale (Fed), la plus puissante banque centrale au monde. Le compte bancaire personnel de Ben Bernanke et de son épouse a été ainsi piraté l’an dernier a annoncé jeudi 27 août la police de Washington.

Ben Bernanke a été victime d’une fraude élaborée après que le sac de sa femme, Anna Bernanke, ait été volé en août 2008 sur la chaise où elle était assise dans un café de Washington. Il contenait notamment sa carte de sécurité sociale, un carnet de chèques, et des pièces d’identité.

Dans les jours qui ont suivi le compte bancaire de Ben et Anna Bernanke a été victime d’un vaste schéma de piratage informatique mis en place par Clyde Austin Gray, le «cerveau» de cette arnaque, qui a été arrêté et a avoué avoir encaissé des chèques provenant du compte des Bernanke. Il a plaidé coupable le 22 juillet 2009 devant le tribunal fédéral d’Alexandria en Virginie.

Dans un communiqué, Ben Bernanke a souligné que l’usurpation d’identité touchait chaque année plusieurs millions d’Américains par an. «Notre famille n’est qu’une parmi 500 au moins qui ont été victimes du même réseau. Je remercie les forces de l’ordre qui ont patiemment et efficacement réussi à remonter la filière et découvrir les auteurs de ces crimes financiers».

Les détournements de fonds auraient dépassé 2,1 millions de dollars et impliqué plus d’une dizaine d’établissements financiers. Clyde Gray engageait des pickpockets et leur fabriquait de fausses pièces d’identité au nom des victimes de leurs larcins ce qui leur permettait ensuite de vider les comptes bancaires. Une dizaine de personnes ont été inculpés dans cette affaire et les victimes étaient dans de nombreux Etats dont le Maryland, la Virginie, l’Illinois et le District of Columbia (Washington). Les sentences seront prononcées en septembre.

Au moins un chèque de 900 dollars au nom des Bernanke a été déposé le 13 août 2008 sur le compte d’une autre victime de vol de son identité dans une agence Bank of America dans le Maryland. George L. Reid, 41 ans, complice de Clyde Austin Gray avait récupéré ce jour-là 9 000 dollars en se faisant payer des chèques après une série de transactions et de dépôts fictifs dans une série de comptes piratés.

Selon Brian Lapidus, un expert du vol d’identité cité par USA Today, «le vol d’identité est le crime dont la progression est la plus rapide aujourd’hui aux Etats-Unis. Il concerne aussi des personnes connues. Pour les voleurs nous sommes tous avant tout des numéros de sécurité sociale, des noms et des dates de naissance».

[Lire l’article complet sur USA Today]

http://www.slate.fr/story/9697/le-compte-bancaire-personnel-de-bernanke-pirate

Holmes : Le réel en fiction

Posté par Arnaud Pelletier le 24 août 2009

Le vrai Sherlock Holmes a vécu à Londres au XIXe siècle, mais son personnage a connu de multiples incarnations à l’écran. Tour des rôles.

Par LAURENT JOFFRIN

La réalité de Holmes ne faisant plus aucun doute, il faut maintenant discuter de son éternité. Chaque année, de nouveaux ouvrages sont publiés qui font revivre l’homme de Baker Street. Hollywood, à la fin de 2009, sortira un nouveau film consacré à Holmes, mis en scène par Guy Ritchie, dont la bande-annonce laisse présager une mise en scène radicalement modernisée. Les sociétés holmésiennes sont légion et leur activité est prodigieuse. Mais l’hypothèse de l’éternité de Holmes provient de certaines sources plus audacieuses.

A la fin des années 30 la Century Fox, compagnie de cinéma californienne, se lance dans l’adaptation des aventures de Sherlock Holmes. Pour le rôle-titre, elle engage un acteur peu connu mais dont le physique et la diction correspondent parfaitement à la personnalité du détective, Basil Rathbone, qui sera pour des générations de holmésiens l’incarnation idéale de leur héros avant d’être détrôné par Jeremy Brett dans une série remarquable produite par Granada et diffusée sur ITV. La réalisation des films de la Fox est honorable, les décors et les costumes sont fidèles et la superbe Ida Lupino vient enrichir une distribution très professionnelle. Seule faute de goût : le rôle de Watson est confié à Nigel Bruce, comédien lourdaud qui surjoue la naïveté supposée du docteur, jusqu’à en faire un benêt ridicule, déviation qui trahit gravement la réalité historique, puisque Watson est, au contraire, un homme fin, intelligent, énergique, qui souffre seulement de la comparaison avec les dons extraordinaires de son compagnon.

Enrôlé pour la patrie

Deux films sont produits avant la guerre, le Chien des Baskerville et les Aventures de Sherlock Holmes, qui figurent avec les honneurs dans la filmographie holmésienne. Puis la Fox cède l’affaire à Universal. Et là tout change. Nous sommes en 1942. La démocratie américaine vient d’entrer en guerre à la suite de l’attaque de Pearl Harbour. Partout les forces de l’Axe sont à l’offensive et les Alliés désespèrent de renverser le cours de l’Histoire et des opérations. Il faut mobiliser les énergies, rassembler le peuple, enrôler au service de cette cause sacrée ce que les deux grands alliés anglo-saxons ont de meilleur.

    Universal, major patriote, décide alors d’enrôler… Sherlock Holmes. Une pirouette placée en exergue pour justifier l’anachronisme (les grands héros ne meurent jamais…), une intrigue édifiante et rapidement ficelée, voilà Holmes et Watson mobilisés contre le nazisme. La casquette deerstalker et le pardessus macfarlane disparaissent. Holmes adopte une tenue de gentleman-farmer des années 40, pantalon droit et veste de chasse pied-de-poule avec une patte dans le dos. Mais la pipe est toujours là, tout comme l’arrogance courtoise, la force déductive hors du commun et la naïveté corollaire de Watson. Le duo vient au secours du contre-espionnage anglais pour protéger des documents secrets ou encore débusquer un émetteur clandestin placé par la cinquième colonne nazie au sud de l’Angleterre.

    L’escapade de Holmes hors de son époque pose évidemment une redoutable question : la chose est-elle vraisemblable ? Peut-on admettre qu’un détective ayant atteint l’âge adulte dans les années 1870 continue de résoudre des énigmes en 1942, sans que le poids des années ait une quelconque prise sur ses facultés physiques ou mentales ? Le réalisme dont nous faisons preuve depuis le début de cette série est ici mis au défi.

    Certains remarqueront que pareils exemples abondent dans la vie des grands personnages de fiction, dont nous soutenons qu’ils sont en fait plus réels que leurs auteurs. L’un des plus connus, Tintin, dont chacun sait qu’il a ouvert la voie à la conquête de la lune par la Nasa, grâce à une fusée syldave conçue par un Belge, ne prend pas une ride, alors qu’il commence sa carrière dans les années 30 et l’achève dans les années 60. Les personnages de bande dessinée (si l’on met à part Blueberry) sont inaccessibles aux injures du temps. Mickey, Picsou et les Rapetou résistent sans peine à l’accumulation des années. Spirou est une sorte de Dorian Gray en costume de groom tandis qu’Astérix a manifestement coupé sa potion magique d’un élixir de jouvence…

    Nicholas Meyer, l’auteur de la Solution à 7 %, mémorialiste de la rencontre Holmes-Freud, que nous avons déjà cité, a imaginé une autre intrigue dans laquelle Herbert George Wells, l’auteur de la Machine à explorer le temps, voit arriver chez lui Jack l’Eventreur (encore lui), poursuivi par la police. L’assassin découvre dans la cave de l’écrivain la fameuse machine. Pour échapper à ses poursuivants, il s’y précipite et actionne un levier qui le propulse dans le Los Angeles des années 70. Pour empêcher l’Eventreur de continuer sa carrière criminelle dans cette nouvelle époque, Wells doit monter, à son tour, à bord et se lancer à la poursuite du criminel au cœur de la Californie contemporaine, ce qui donne un roman et un film, fort réjouissants.

    Mort dans le sussex

    Ces précédents sont-ils tout à fait convaincants ? Supposer l’immortalité de Holmes, du Quichotte ou de Dom Juan, n’est-ce pas pousser un peu loin le bouchon ? C’est là, sagace lecteur, que tu attends cette démonstration au tournant. Tu auras forcément remarqué que le raisonnement, ici tenu, pèche par une incohérence discrète mais vite essentielle. On peut arguer de l’éternité de certains héros dans l’esprit de leurs lecteurs. Personnages d’une force extraordinaire, ils s’inscrivent dans la conscience du public bien mieux que tant d’êtres humains véritables. Ils peuvent ainsi accéder à une certaine forme d’éternité. Mais telle n’est pas la thèse que nous défendons ici. Nous soutenons l’idée d’un Holmes bien réel, personnage de chair et d’os, qui a effectivement vécu dans le Londres de la fin du XIXe siècle. Or si ce personnage est un véritable être humain, il n’a pas manqué de mourir un jour. Non pas dans les chutes du Reichenbach, comme l’a affirmé cet imposteur de Conan Doyle, mais dans une petite maison du Sussex où il s’est retiré en 1904 pour entamer une carrière tardive mais reposante d’apiculteur amateur.

    On ignore la date exacte de la mort de Holmes. Mais comme il est né en 1854, il aurait eu, en 1942, l’âge canonique de 88 ans. Impossible, dans ces conditions, de le représenter sous les traits altiers et énergiques de Basil Rathbone. De plus, on sait que Holmes, emblème du XIXe siècle, est l’une des incarnations de la Raison en marche. On ne peut donc expliquer sa survie indéfinie, par une pirouette de scénariste. Il eût fallu une explication scientifique, rationnelle, comme celle que Nicholas Meyer donne pour justifier la présence de Jack l’Eventreur à Berkeley en 1975, ou encore celle dont use Edgar P. Jacobs, l’auteur des aventures du Pr Mortimer, pour placer soudain son héros dans le monde des dinosaures. L’éternité de Holmes est donc purement symbolique. La vérité de l’homme exige qu’il soit mortel. Ce qu’il fut.

    C’est à la lumière de cette conclusion qu’on doit rendre compte des aventures du détective au théâtre ou au cinéma. Les traits du détective ayant été fixés par les illustrateurs, on peut évaluer la qualité des interprétations. On écartera les Holmes représentés en latin lover (Clive Brook), les Holmes chinois ou japonais, le Holmes parodique incarné par un Afro-Américain, le Holmes burlesque de Gene Wilder, le Holmes collégien de Barry Levinson, ou celui qu’incarne Roger Moore, plus à l’aise dans Amicalement vôtre et dans James Bond. On donnera une mention bien à Christopher Plummer pour son physique aigu, à Peter Cushing pour sa minceur et son rictus inquiétant, à Christopher Lee pour sa nuance draculesque, à Michael Caine pour son jeu plein d’humour et pour l’habileté du scénario qu’il défend, à Nicol Williamson dans l’excellent Sherlock Holmes attaque l’Orient-Express, traduction libre de The Seven-Per-Cent Solution (tiré du roman de Nicholas Meyer), avec en prime un Moriarty interprété par Sir Laurence Olivier.

    On attribuera la mention très bien, évidemment, à Basil Rathbone, prince des Holmes dans les années 40, dont les films, diffusés, rediffusés et surdiffusés à la télévision, graveront les traits dans la mémoire de tous les baby-boomers. Le prix d’excellence ira toutefois, selon le consensus établi parmi tous les holmésiens du monde, à Jeremy Brett, ancien jeune premier un peu niais dans My Fair Lady, interprète de Watson avant de se voir confier par Granada le rôle de sa vie, qu’il incarne avec une froideur calculée, une ironie coupante, un cabotinage maîtrisé et une élégance gestuelle en tous points extraordinaires.

    Le coup du bébé parfait

    Et enfin, hors concours, on citera un petit chef-d’œuvre qui l’emporte sur tous les autres. Il se rattache par son esprit moqueur à la veine parodique ; mais quelques égratignures font du bien à ce détective décidément trop imbu de sa supériorité… Il s’agit du film de Billy Wilder, génial réalisateur de Some Like it Hot ou de Front Page, librement inspiré des histoires de Watson et appelé en français la Vie privée de Sherlock Holmes. Tous les ingrédients sont réunis dans un scénario suprêmement habile, avec un Christopher Lee sans défaut en Mycroft et, en prime, une cantatrice russe, des canaris asphyxiés, une demi-douzaine de nains et le monstre du Loch Ness.

    La scène d’ouverture donne le ton du film : Holmes est invité – il faudrait dire convoqué – par la cantatrice russe, beauté à la fois hiératique et un peu fanée. Après le spectacle, pendant qu’un Watson émoustillé boit du champagne avec une nuée de ballerines juvéniles et sensuelles, Holmes se voit proposer un contrat inattendu. La cantatrice lui explique qu’elle est la plus belle femme d’Europe et lui, l’homme le plus intelligent. Elle a donc décidé qu’ils s’uniraient pour concevoir un rejeton parfait, appelé par la suite aux plus hautes destinées. Embarrassé, Holmes ne sait que dire, lui qui professe une aversion légendaire pour la gent féminine, Irène Adler exceptée (1).

    Tristan Bernard s’était vu proposer lui aussi le mariage par une jeune actrice aussi belle que courte d’esprit. «Notre enfant, avait-elle plaidé, aurait ma beauté et votre intelligence». Ce à quoi l’humoriste avait rétorqué : «N’y pensez pas, ma chère, imaginez que ce soit l’inverse !» Holmes est trop galant pour répondre de la sorte. Il trouve une échappatoire : les relations qu’il entretient avec Watson, explique-t-il, ne sont pas ce qu’en dit le bon docteur. Elles vont bien au-delà de la camaraderie décrite dans les livres de Conan Doyle, lequel pourrait être remplacé, si l’on disait leur véritable nature, par son contemporain Oscar Wilde…

    Tout en faisant rire son public, Wilder trouvait là un autre sujet de recherches. Après tout, n’y a-t-il pas un non-dit dans cette longue cohabitation entre deux vieux garçons dans la force de l’âge, dont l’un, célibataire militant, violoniste délicat, qui aime à se pavaner dans une robe de chambre de soie rouge, ne cesse de proclamer son indifférence au beau sexe et l’autre, officiellement marié, ne cesse de quitter le domicile conjugal pour partager avec celui qu’il chérit et admire les aventures les plus inattendues ? Il y a deux chambres à Baker Street mais un seul salon et les visites de madame Hudson, leur logeuse, sont trop intermittentes pour qu’elle puisse attester sans erreur que Holmes et Watson n’avaient pas – tel un secret victorien bien conforme à l’hypocrisie de cette époque qui emprisonnait les homosexuels – un penchant intime qui allait bien au-delà de la misogynie de façade dont on crédite Sherlock Holmes. Voilà, en tout cas, une piste de recherche pleine de promesses pour de subséquentes et savantes études holmésiennes (2)…

    (1) Aventurière apparaissant dans la nouvelle Un scandale en Bohême. Pour Holmes, elle représentait «LA» femme. (2) Commentaire de Thierry Saint-Joanis, qui ne croit pas à l’homosexualité de Holmes et Watson : que deux hommes partagent un meublé est une pratique banale à l’ère victorienne. Dans ce cas, c’est une raison financière qui les réunit chez Madame Hudson : le loyer est trop onéreux pour une seule personne.

    http://www.liberation.fr/culture/0101586365-le-reel-en-fiction

    Enquête sur un métier fantasmé: détective privé

    Posté par Arnaud Pelletier le 19 août 2009
    Souriez, vous êtes filés ! Loin des clichés, imperméables accrochés au portemanteau et bouteille de whisky sur le bureau, le métier de détective est en pleine évolution.
    «Nous sommes des chasseurs de preuves ». Un matin d’août, dans les rues de Clermont-Ferrand, Onze heures. Jean Blevois (nom d’emprunt), détective privé est en pleine filature. Une histoire d’adultère. « Il faut voir sans se faire voir. La voiture me sert de cachette ». Et mieux vaut aimer la planque et « la filoche ». Secrets d’alcôves et amours bafouées restent les activités de base des privés, initiées par le conjoint, avant ou après mariage, ou par les avocats dans les procédures de divorce.Et pour traquer LA vérité, le détective emmène toujours avec lui sa panoplie : lunettes, chapeau, appareil photo, caméra, ou encore stylo espion. Parfois, il ne faut pas hésiter à se déguiser, ni même à changer d’identité : « Lors d’une enquête à Lyon, nous avons joué les faux couples avec une collègue, en suivant un couple adultère. On s’est retrouvés à leur cours de danse de tango ! » se souvient Andrès Gonzalez détective privé installé dans le Puy-de-Dôme depuis novembre. Homme de l’ombre, solitaire, le détective est aussi un aventurier, sans horaires fixes : « On ne sait jamais où va nous mener une enquête. C’est l’adrénaline » poursuit Jean Blevois. « Si le moment est propice, on fonce ! Que ce soit le jour, la nuit, les dimanches ou fériés ». Un métier sans risque ? « Pas si sûr ! « On a déjà cassé ma voiture ».

    Surveiller des salariés en arrêt maladie

    Vols, indiscrétion, détournement de marchandises, secrets de fabrication copiés, concurrence déloyale, le reste du temps est consacré aux enquêtes économiques et industrielles. Agissant dans le respect de la loi, les privés travaillent avec une multitude d’informations ouvertes, encore faut-il savoir lire entre les lignes.

    « Il arrive que l’on nous demande de surveiller des employés en arrêt maladie ou d’intégrer une entreprise. Une enquête m’a mené plusieurs semaines dans une grande entreprise de Clermont. Les dirigeants craignaient un sabotage de l’outil de travail », explique Jean Blévois. Des remords ? « Parfois ce n’est pas facile. Mais une fois la preuve établie, on a réussi notre mission. Le reste n’est plus entre nos mains ». Pour le privé, il aura fallu être rusé et faire preuve de perspicacité. Pour le particulier, débourser de 300 à 3.000 euros, voire plus « cela dépend des intérêts en jeu ». En tant que profession libérale chaque privé choisit ses propres tarifs.

    Si Andrès Gonzalez a deux montres, il est probable que l’une d’elle serve à autre chose qu’à donner l’heure : « Peut-être que depuis le début, j’ai enregistré notre entretien », conclut le privé.

    Estelle ROSSET

    http://www.lamontagne.fr/editions_locales/clermont_ferrand/enquete_

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    Les candidats au divorce doivent se méfier des SMS passionnés échangés avec leur amant ou maîtresse. Et surtout éviter de laisser traîner leur téléphone portable à la maison.

    La Cour de cassation vient de reconnaître à ces mini-messages qui ont envahi la vie quotidienne le statut de « preuve » dans une procédure de divorce. A l’appui de sa demande de divorce et pour établir l’adultère qu’elle reprochait à son mari, une femme avait produit des SMS reçus sur le portable professionnel de celui-ci. La cour d’appel l’avait déboutée en estimant que les mini-messages relevaient « de la confidentialité et du secret des correspondances » et que « la lecture de ces courriers à l’insu de leur destinataire constitue une atteinte grave à l’intimité de la personne ». Elle avait, en conséquence, prononcé le divorce aux torts exclusifs de l’épouse.

    Dans un arrêt rendu le 19 juin, qui fait l’objet d’un commentaire détaillé dans le dernier numéro de la revue Actualité juridique (juillet-août 2009), la Cour de cassation casse cette décision en appliquant aux SMS le statut prévu pour les lettres. En matière de divorce, et par dérogation au droit commun de l’inviolabilité des correspondances, il est en effet admis que les lettres échangées entre époux ou entre un époux et un tiers puissent être produites sans le consentement des intéressés, à la condition expresse qu’elles aient été obtenues « sans violence ni fraude ». Dans le cas d’espèce, l’épouse trompée assurait être tombée sur les fameux SMS dénués de toute ambiguïté échangés entre son mari et sa maîtresse en mettant la main sur un téléphone portable professionnel « perdu » par ledit mari.

    La Cour de cassation retient cette argumentation et constate donc que c’est à tort que les juges d’appel ont évoqué l’atteinte au secret de la correspondance et à l’intimité de la personne puisqu’ils n’avaient pas pu constater que ceux-ci avaient été obtenus « par violence ou par fraude ». Sous les mêmes réserves, la Cour de cassation avait déjà considéré, dans un arrêt rendu en mai 1999, que la production d’un journal intime pouvait être admis comme preuve d’adultère. La loi du 13 mars 2000 avait par ailleurs reconnu le statut de preuve littérale à l’écrit sous forme électronique (courriel), à la condition que « puisse être dûment identifiée la personne dont il émane ». Cent soixante petits caractères peuvent avoir de grandes conséquences.

    Pascale Robert-Diard
    http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/07/30/les-sms-reconnus-comme-une-preuve-recevable-dans-les-affaires-de-divorce_1224075_3224.html#xtor=RSS-651865

    L’objectif de ce blog créé en 2006, qui n’est pas à proprement parler un blog puisque je ne donne que très peu mon avis, est d’extraire de mes veilles web informationnelles quotidiennes, un article, un billet qui me parait intéressant et éclairant sur des sujets se rapportant directement ou indirectement à la gestion de l’information stratégique des entreprises et des particuliers.
    Depuis fin 2009, je m’efforce que la forme des publications soit toujours la même ; un titre, éventuellement une image, un ou des extrait(s) pour appréhender le sujet et l’idée, l’auteur quand il est identifiable et la source en lien hypertexte vers le texte d’origine afin de compléter la lecture.
    En 2012, pour gagner en précision et efficacité, toujours dans l’esprit d’une revue de presse (de web), les textes évoluent, ils seront plus courts et concis avec uniquement l’idée principale.
    En 2022, les publications sont faite via mon compte de veilles en ligne : http://veilles.arnaudpelletier.com/
    Bonne découverte à tous …


    Arnaud Pelletier

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