Archive pour la catégorie ‘Infos du net’
BFM TV – rôles des détectives privés dans l’affaire DSK …
Interview, sur BFM TV en direct, d’Arnaud PELLETIER, directeur de l’agence Leprivé, sur le rôle des détectives aux État-Unis dans le cadre de l’affaire DSK.
BFM Story – émission en direct présentée par Alain Marchall & Olivier truchot.
Apparue en Janvier 2010, l’émission se veut centrée autour d’un ou deux fait qui marquent l’actualité du jour, qui en font la une.
Cette émission voit généralement accueillir de nombreux spécialistes en compagnie des deux animateurs, la tranche étant coupé à la demi-heure par un bref journal.
Source : BFM TV
Affaire DSK : rôle des détectives privés embauchés par la défense …
Mais quel peut bien être leur rôle?
Faire face aux coups de théâtre.
Jusqu’au jour du procès, le procureur va fournir très peu d’éléments aux avocats. Il faut donc prévoir les « coups » que peut porter le procureur.
Matthew J. Galluzzo, avocat pénaliste, explique à France 3 : « Parfois le procureur trouve un excellent témoin, à la dernière minute, un témoin dont la défense n’a jamais entendu parler. Il arrive au procès, il témoigne, et ca créée de gros dégâts. Ca peut être une énorme surprise pour la défense. Quand on a un témoin surprise comme ca, la défense a intérêt à être préparée. »
Comment travaillent ces détectives privés?
France 3 est allé rendre visite à un détective privé, Vincent « Vinny » Parco, qui a déjà travaillé sur des histoires similaires à celle de Dominique Strauss-Kahn. Il explique ce que lui ferait : « La première chose que je ferai, c’est trouver qui est cette femme. Bon, elle est mise au secret, loin de la presse, de tout le monde, mais on peut trouver » dit-il.
En savoir plus :
Et aussi sur le même sujet :
Les avocats de Dominique Strauss-Kahn ont fait appel à des détectives privés […]
Une pratique normale aux USA où c’est aux avocats qu’il appartient de mener l’enquête à décharge.
Cliquez sur l’image ci-dessous pour voir le reportage de BFM TV
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Dans la peau d’un détective privé …
Pouvoir et abus de pouvoir, amour et infidélité, héritage, disparition, harcèlement… Le détective privé est au cœur de toutes les histoires qui touchent notre société. Exerçant chaque jour un métier indispensable, méconnu, et souvent fantasmé, au service de ceux qui n’ont pas de réponse policière ou judiciaire à leur problème. Charles Cluzet est « enquêteur de droit privé », comme l’on dit officiellement, depuis dix ans. Il vient nous raconter les grands moments de sa carrière de privé.
Comment devient-on détective privé ? Comment trouver le bon ?
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Source : Vivre FM C’est Vous !
(Christophe Bougnot – L’émission qui parle de vous : santé, éducation, vie quotidienne…)
Ecouter l’émission ici :
http://www.vivrefm.com/podcast/2011/05/04/040511-dans-la-peau-d%E2%80%99un-detective-prive/
L’intelligence économique se professionnalise …
Le ministre du travail, de l’emploi et de la santé Xavier Bertrand a confirmé le 19 avril la décision de la Commission nationale de la certification professionnelle (CNCP) d’inscrire le métier de consultant en intelligence économique dans le Répertoire de la certification professionnelle (RNCP). En inscrivant ce métier au RNCP, l’Etat signifie sa volonté de voir ce métier se développer et se professionnaliser. L’Ecole européenne d’intelligence économique (EEI) est désormais la première institution habilitée à délivrer le titre d’Etat de consultant en intelligence économique, soit dans le cadre du cursus de 3ème cycle en temps plein, soit via la VAE (validation des acquis de l’expérience).
En savoir plus :
http://www.lemoci.com/011-54148-L-intelligence-economique-se-professionnalise.html
Communiqué de presse de l’Ecole Européenne d’Intelligence Economique
PREMIERE formation habilitée à délivrer Le Titre reconnu par l’Etat de Consultant en Intelligence Economique
Le 19 avril 2011, monsieur Xavier Bertrand Ministre du travail, de l’emploi et de la santé a confirmé la décision de la Commission Nationale de la Certification Professionnelle (CNCP) d’inscrire le métier de Consultant en Intelligence Economique dans le Répertoire de la Certification Professionnelle (RNCP) et c’est l’Ecole Européenne d’Intelligence Economique qui est habilitée à délivrer ce titre d’Etat de Consultant en Intelligence Economique.
Une reconnaissance déterminante pour un secteur en plein développement qui porte encore les stigmates de sales affaires :
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En inscrivant ce métier au RNCP, l’état donne un signe fort. Il signifie non seulement sa volonté de voir ce métier se développer mais aussi de se structurer, de s’organiser, de se «professionnaliser».
La reconnaissance d’un « titre reconnu par l’état »
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L’EEIE est désormais la seule formation habilitée à délivrer ce Titre d’Etat de niveau 1 (niveau le plus élevé) :
– soit dans le cadre du cursus de 3ème cycle en temps plein,
– soit par le principe de la VAE (Validation des Acquis de l’Expérience).
En conséquence, toutes les personnes qui travaillent dans ce milieu professionnel (en cabinet spécialisé, en entreprise, dans les CCI, au sein de l’Etat.) et qui souhaiteraient obtenir ce Titre d’Etat peuvent déposer un dossier directement à l’EEIE.
Comme le souligne Hervé Séveno, le Président du SYNFIE (Syndicat des Professionnels de l’IE en France) : « Le Synfie et son Président, Hervé Séveno, se félicitent de cette évolution majeure pour notre secteur et s’associent sans réserve à ce dispositif indispensable, innovant et porteur : il fallait le faire, l’EEIE l’a fait !
Les métiers d’intelligence économique : une vraie profession
Dans sa définition la plus simple : «l’Intelligence Economique consiste à rechercher, traiter et diffuser l’information». Aujourd’hui, il existe de véritables outils pour anticiper des OPA agressives, la modification des normes européennes, l’évolution des tendances du marché (globalisation, concurrence industrielle accrue, complexité des normes européennes, industrialisation des brevets, etc.) et toute entreprise doit donc être à l’affût des informations qui la concernent.
Selon les observateurs du marché, la France serait encore très en retard en comparaison avec les Anglo-saxons ou les Japonais
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Intelligence économique en France …
Le rendez-vous est fixé à Paris, à deux pas de Bercy. Sur le fronton d’un immeuble moderne, une plaque: « Délégation interministérielle à l’intelligence économique ». Bienvenue au cœur du nouvel instrument de la politique économique de l’État français. Lieu stratégique et sensible, c’est ici qu’a élu domicile le délégué interministériel. Son ordre de mission? La préservation de l’emploi, de la compétitivité des entreprises et la lutte contre le pillage du patrimoine industriel français. Ses méthodes? La collecte et l’analyse de l’information stratégique, le lobbying auprès des organismes internationaux et l’investigation. Ses leviers? Huit cabinets ministériels et des relais dans les ambassades. Son chef? Nicolas Sarkozy en personne. C’est d’ailleurs lui qui a fait de l’intelligence économique une priorité pour remettre la France en selle dans la compétition mondiale.
Au sixième étage, deux caméras de surveillance scrutent les couloirs et la minuscule salle d’attente. Sur la table, des revues aux titres évocateurs: « État et sécurité », « Les entreprises face aux fuites de données » ou encore le « Rapport des douanes 2010 ».
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Piratage et espionnage
- 12 janvier, Renault décide de licencier trois cadres soupçonnés d’espionnage industriel sur les nouveaux moteurs électriques développés par le constructeur, des accusations abandonnées depuis lors.
- 7 février, le ministre du Budget annonce que le ministère des Finances s’est fait pirater son système informatique alors même que la France présidait le G20.
- 13 avril, le groupe de défense et d’aéronautique Safran explique, quant à lui, qu’il a été victime de plusieurs cyber-attaques entre 2009 et 2010.
Ces trois affaires ont en commun d’avoir mis en péril la crédibilité de la France et de ses fleurons industriels. Elles montrent aussi que les informations stratégiques sensibles sont devenues des denrées convoitées et que, pour les obtenir, toutes les méthodes sont bonnes. En France, sur vingt secteurs sensibles recensés, quatre concentrent la majorité des attaques informatiques et des tentatives d’espionnage: l’automobile, l’aéronautique, la métallurgie et le nucléaire.
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Concept galvaudé
Pour prendre le pouls du secteur, rendez-vous dans un grand immeuble haussmannien du 9e arrondissement de Paris, pour rencontrer Hervé Séveno, fondateur du cabinet d’intelligence économique « i2F » et président charismatique du syndicat français de l’intelligence économique (Synfie). « Aujourd’hui, l’État français confisque l’intelligence économique au profit d’un microcosme. Il cultive l’opacité et décrédibilise le secteur qu’on associe désormais à un milieu de barbouzes et d’officines. Le concept d’intelligence économique est tellement galvaudé et connoté négativement que j’envisage de demander à mes affiliés de supprimer ce terme et de le remplacer par ‘conseil stratégique’ », fulmine-t-il. Hervé Séveno ne cesse de réclamer un encadrement de la profession pour trier le bon grain de l’ivraie et mettre un terme à la suspicion qui pèse sur le métier.
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Retour aux sources
L’intelligence économique s’est développée en France, il y a une quinzaine d’années, à destination des entreprises. A la base, il s’agit d’un outil d’aide à la décision qui implique une maîtrise de l’information stratégique: état de la concurrence, évolution du marché et risques liés à l’activité. Le travail se fonde sur l’exploitation légale de l’information ouverte et disponible. Mais l’intensification de la concurrence mondiale et la guerre économique entre États ont progressivement associé la discipline aux pratiques d’espionnages et de renseignements.
Mais alors, comment travaillent les entreprises spécialisées dans le domaine? Pour le savoir, direction Montrouge, dans le sud de Paris. A une centaine de mètres du siège de ST Microelectronics, se trouvent les locaux de Geos, un des leaders européens du conseil en intelligence économique. Parmi ses clients, des grands groupes actifs dans les secteurs pharmaceutique, énergétique, de la grande distribution ou des télécommunications.
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Focus sur les pme
Défaut de vision stratégique, absence de protection des données sensibles, faible connaissance du marché dans lequel elles opèrent, les PME sont régulièrement pointées du doigt. « La France commence seulement à sortir du règne de l’amateurisme et de la naïveté. Pourtant, il est impératif d’inverser la tendance afin de freiner le recul de l’économie française qui est passée de la cinquième à la sixième place à l’échelle mondiale. Et pour ça, il faut se baser sur un réseau de PME innovantes et, dans le secteur de l’innovation, la moindre fuite d’informations peut coûter très cher. Idem s’il y a une méconnaissance du marché », explique Christian Coutenceau.
Cette sensibilisation des PME à l’importance de l’information stratégique et à la protection de ses données est justement l’une des missions prioritaires de la délégation interministérielle. Pour ce faire, l’État mise sur la formation. D’ici un an, chaque étudiant à l’université suivra au moins une session de cours sur l’intelligence économique.
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Un seul chiffre pourrait, à lui seul, résumer l’enjeu: 47% des entreprises françaises actives dans les hautes technologies sont, à terme, rachetées par un investisseur étranger.
Par Nicolas Becquet pour lecho.be
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Comment Ben Laden envoyait ses e-mails sans Internet …
Les services secrets américains disposent du plus grand arsenal informatique du monde, et des meilleurs moyens d’espionnage, mais ils n’ont jamais réussi à trouver la trace d’Oussama Ben Laden sur Internet. Conscient d’être traqué aussi dans le monde virtuel, ce dernier avait mis en place un stratagème d’une simplicité déconcertante, mais très efficace.
Comme le note l’agence Associated Press (AP), qui tient ses informations d’officiels américains, Oussama Ben Laden écrivait ses messages sur son ordinateur mais n’avait pas de connexion à Internet dans la maison où il vivait. Il s’appuyait donc sur des personnes de confiance, qui transportaient ses messages sur une clé USB, jusqu’à un cybercafé où ils copiaient-collaient les textes et les envoyaient par e-mail. Ces messagers en profitaient pour copier tout message entrant sur la clé USB, pour rapporter son courrier virtuel à Oussama Ben Laden, qui ne quittait pas sa maison d’Abbottabad.
Des dizaines de milliers de documents
Cette pratique très discrète a protégé le leader terroriste des grandes oreilles de Washington. Mais paradoxalement, elle pourrait désormais beaucoup nuire à al-Qaida. Les membres du commando qui a exécuté Oussama Ben Laden ont retrouvé des centaines de clés USB dans la maison. Toute la correspondance de l’ex-numéro 1 de l’organisation terroriste est archivée et va être exploitée, par la CIA notamment. Il y aurait selon AP des dizaines de milliers de documents, ainsi que des noms et des coordonnées des contacts de Ben Laden.
La méthode comportait plusieurs inconvénients, dont le fait que les intermédiaires avaient accès à l’ensemble des messages. La lenteur du processus, dont on ne connaît pas exactement le rythme, pourrait aussi avoir été un handicap pour l’organisation terroriste.
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Par Guerric Poncet pour lepoint.fr
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Ce que les entreprises doivent savoir en matière d’espionnage industriel …
Quels sont les risques pour les entreprises ?
Vols (de fichiers, de dossiers, de brevets, de secrets de fabrication…), intrusion physique et dans les systèmes informatiques, mise hors services des ressources informatiques, déstabilisation, mise en cause au plan légal, risque financier.
L’intelligence économique, c’est quoi ?
Pas de confusion. L’intelligence économique, complètement légale, n’a rien à voir avec l’espionnage. Elle constitue à la fois, un rempart aux actions offensives, dont peuvent faire l’objet les entreprises, et un outil pour obtenir des informations de manière transparente. Elle repose sur la veille, la protection des informations, et l’influence sur un marché donné. L’intelligence économique est un outil au service de la stratégie de développement de chaque entreprise.
Se mettre à l’intelligence économique
La région Rhône-Alpes compte trois mille entreprises innovantes. Autant de cibles éventuelles.
Si les grands groupes ont pris toutes leurs dispositions, c’est parfois plus difficile pour les PME. « Les chefs d’entreprise doivent comprendre que c’est un avantage concurrentiel de disposer de systèmes de sécurité efficace », confie un spécialiste de l’intelligence économique,« c’est également un moyen d’avoir une politique offensive ». Dans ce domaine, et grâce à l’ensemble des politiques initiées, la France rattrape son retard sur ses voisins européens. Mais la partie n’est pas gagnée.
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Les techniques utilisées
Pressions, chantages, (avec documents ou vidéos compromettants), pillages de travaux universitaires, vrais faux stagiaires, salariés espions, faux appels d’offres, pressions judiciaires, « sonorisation » de locaux de l’entreprise…
Par la rédaction pour leprogres.fr
En savoir plus :
http://www.leprogres.fr/rhone/2011/02/26/quels-sont-les-risques-pour-les-entreprises
Confessions d’un détective privé … Conseils pour protéger sa vie privée …
Philippe Dylewski, ancien détective privé, vient de publier «Confessions d’un privé», un livre dans lequel il explique, avec un ton très décontracté et humoristique, à quel point il est devenu facile de devenir un as de l’espionnage… Un ouvrage qui permet de prendre davantage conscience de la nécessité de préserver notre vie privée, notamment dans le cadre de l’utilisation des réseaux sociaux. En effet, le premier constat, c’est qu’au XXIème siècle, il n’a jamais été aussi aisé de tout savoir sur quelqu’un : «Il y a un débat constant dans les médias sur la protection de la vie privée. C’est un débat qui n’a absolument aucun sens, parce que c’est un sujet qui n’existe plus. Il n’y a plus de protection de la vie privée, c’est complètement dépassé ! Aujourd’hui, je peux tout savoir sur absolument n’importe qui ! C’est à la portée de tout le monde». Internet s’inscrit évidemment au cœur de cette réflexion : «À partir du moment où beaucoup de gens ont accès à une base de données, cela signifie que beaucoup de gens peuvent partager cette base de données de façon illégale». L’auteur souligne que le monde du renseignement a lui aussi beaucoup évolué : «Les techniques du renseignement d’hier nécessitaient beaucoup de travail et de préparation et elles sont finalement à la portée de tous… Auparavant, si vous vouliez filer quelqu’un, cela demandait des compétences, de la disponibilité, et il fallait une équipe pour ne pas se faire prendre ! Aujourd’hui, vous pouvez coller un traqueur GPS sur une voiture et, bientôt, vous pourrez même le dissimuler dans le sac d’une personne… On peut donc suivre en toute discrétion et, sans la moindre difficulté, une personne…» Philippe Dylewski entend également nous alerter, à travers cet ouvrage, sur le fait que dans la vie quotidienne, «on laisse traîner tous les jours des informations qui permettent de nous piéger…» Pourtant, beaucoup de gens qui étalent leur vie sur les réseaux sociaux estiment qu’ils n’ont rien à dissimuler : «C’est la réponse la plus courante ! C’est vrai, nous n’avons rien à cacher. Mais cela n’empêche pas que l’on se met rarement tout nu devant sa fenêtre sans avoir tiré les rideaux… Donc, je n’ai pas quelque chose à cacher, mais je n’ai pas forcément envie de tout montrer. Or, les gens laissent des traces numériques, avec des informations qui pourraient être mal utilisées. Par exemple, pour les réseaux socioprofessionnels, dans les informations prises séparément, les fiches ne sont pas embarrassantes. Mais, en faisant un certain type de recherches, je peux obtenir tous les noms des employés d’une société. En plus, on peut capter toutes ces informations avec un robot logiciel qui coûte seulement quelques euros…
[…]
On fait confiance à ce qui nous ressemble…
Il y a de nombreux livres et émissions qui s’efforcent de nous apprendre à nous protéger. Or, Philippe Dylewski a pris le contre-pied : «J’ai fait la démarche inverse, car il est plus amusant de se mettre dans la peau de l’attaquant… C’est aussi plus interpellant !» Comment enquêter ? «Si je veux obtenir des informations sur un média, je peux me faire passer pour le recruteur d’un autre grand média et contacter un journaliste pour le faire parler… Croyez-moi, les gens parlent très facilement dans un entretien de sélection ! Cela ne demande pas beaucoup d’énergie à mettre en place… Je peux très bien recevoir la personne dans le salon d’un grand hôtel… Lorsqu’elle comprendra qu’elle s’est fait avoir, elle ne pourra plus faire grand chose…» Aujourd’hui, «les nouvelles techniques d’espionnage industriel ne sont plus des techniques d’intrusion, parce que c’est trop dangereux, trop risqué et trop aléatoire. En plus, les peines de prison sont lourdes ! En revanche, faire parler le directeur commercial à l’occasion d’un faux entretien de sélection, c’est facile et ce n’est pas très risqué… Vous êtes toujours à la limite de la loi, mais la ruse n’est pas un délit tant que vous n’usurpez pas une identité… Il suffit simplement d’avoir le bon profil pour la bonne personne : c’est-à-dire un recruteur, un journaliste, un sondeur ou une jolie jeune femme…» Autre question sensible, à l’heure où des milliers d’informations circulent en permanence sur les réseaux sociaux : est-il aussi plus facile de travestir la vérité ? L’auteur estime qu’il y a tant d’informations qui circulent, que «nous allons de plus en plus vers le doute constant : tout le monde doute de tout ! Je ne crois plus que les gens gobent n’importent quoi. On reçoit tellement d’informations émanant de sources invérifiables, que le doute s’installe, y compris face à la preuve, ce qui est quand même un enjeu. Nous ne faisons pas confiance à ce qui est numérique, mais nous faisons confiance à ce qui nous ressemble. Le doute intelligent, cela stimule les neurones ! Aujourd’hui, l’esprit critique s’installe et c’est quelque chose d’excellent».
[…]
Par Yannick Urrien pour kernews.com
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Gestion de crises et entreprises …
L es situations de crise sont devenues consubstantielles de la vie des entreprises. Ces derniers mois, les cas d’école se sont succédé à un rythme qui a de quoi donner le tournis.
Qu’on en juge : Toyota, champion mondial de la qualité, a connu de graves défauts de fiabilité sur certains de ses modèles, obligeant le constructeur japonais à rappeler plusieurs millions de voitures. Le logo en forme de petite fleur verte du pétrolier britannique BP est devenu en quelques jours le symbole de la plus importante marée noire de l’histoire après l’explosion d’une de ses plates-formes dans le golfe du Mexique.
Un trader isolé de la Société générale, Jérôme Kerviel, a pu faire vaciller l’une des grandes banques françaises et entraîné la démission de son PDG. L’électricien japonais Tepco, quatrième producteur mondial d’électricité nucléaire, est tombé de son piédestal après sa gestion calamiteuse de la catastrophe de Fukushima.
Il y a quelques jours, le géant japonais de l’électronique Sony a été victime de cyber-attaques sur son PlayStation Network (PSN), son réseau mondial de jeux en ligne qui compte 77 millions de membres. Conséquences : données personnelles et bancaires des clients envolées et réputation durablement ternie. Plus près de nous, une sombre histoire d’escroquerie maquillée en affaire d’espionnage a jeté une ombre sur le management de Renault.
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Trois facteurs supplémentaires sont venus jouer le rôle d’accélérateur. La professionnalisation des mouvements associatifs, d’abord, qui grâce à un arsenal de spécialistes et de juristes sont devenus des dénonciateurs en puissance d’abus de la part des entreprises.
La prise de distance des salariés avec leur entreprise constitue également une clef de compréhension. Le délitement de cette relation a donné naissance au phénomène du whistleblowing, la dénonciation anonyme de situation potentiellement délictuelle de la part de l’entreprise. L’affaire Enron au début des années 2000 en a été l’exemple le plus éclatant. Enfin, les médias ont leur part de responsabilité : leur multiplication, leur mise en concurrence de plus en plus frontale auxquelles s’est ajoutée la réactivité d’Internet ont renforcé le phénomène de caisse de résonance.
Face à ce changement d’environnement, toutes les entreprises sont-elles égales face au risque ? Certains répondent par la négative : la crise est le fruit d’une succession de dysfonctionnements, qui peuvent être couronnés d’ignorance.
Cette théorie dite « managériale » fait la part belle à une rationalité que d’autres théoriciens comme Nassim Nicholas Taleb, dans Le Cygne noir (Les Belles-lettres, 2008), relativisent. L’accident n’est pas toujours le fruit de l’incompétence, mais peut être provoqué par un grain de sable qui, par un enchaînement non maîtrisé des événements, aboutit à des effets disproportionnés par rapport à la cause de départ. En clair, les grands événements nous prendront toujours par surprise.
Vision assez déterministe, qui ne permet pas d’expliquer pourquoi des entreprises aussi renommées que Toyota, Sony, BP ou Renault se trouvent plongées dans de telles difficultés.
Ce qui frappe à travers ces exemples, c’est que, à des degrés divers, à un moment ou à un autre, ces entreprises ont été victimes d’une déconnexion avec la réalité qui les entoure.
[…]
Par Stéphane Lauer pour lemonde.fr
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Piratage du site Internet de la préfecture du Nord …
Le site Internet de la préfecture du Nord était toujours hors service hier suite à une attaque informatique datant de dimanche (nos éditions précédentes). Une plainte a été déposée mais les questions sur ce genre d’actes de malveillance demeurent. Décryptage avec un spécialiste, le commandant Rémy Février, ancien cadre en entreprise, aujourd’hui officier de l’état-major de la région de gendarmerie Nord – Pas-de-Calais, chargé de mission sur l’intelligence économique. …
– Ce type d’agressions numériques est-il en progression ?
« Oui. Avec le développement exponentiel d’Internet et des nouvelles technologies de l’information, et en parallèle une explosion de la dématérialisation et de cette ubiquité virtuelle que permet le Net, cela crée un effet mécanique. »
– Pourquoi s’attaquer au site d’une préfecture ? Malveillance ou volonté de piocher des informations ?
« A priori, ça ressemble plutôt à de la malveillance. Si quelqu’un voulait récupérer des informations sensibles, il ne s’attaquerait pas au site Internet d’une préfecture. En fait, du côté des pouvoirs publics, la question se pose davantage pour les collectivités. Elles ont à gérer trois défis : l’e-démocratie, où les citoyens sont amenés à donner des positions personnelles l’e-administration, avec des internautes souhaitant réaliser des actes de procédure de manière dématérialisée pour gagner du temps et enfin la dématérialisation croissante des appels d’offres, selon une directive européenne.
[…]
– C’est sur ces serveurs-là qu’à terme, on trouvera le plus de données personnelles ou sensibles…
« Davantage qu’en pénétrant le serveur d’une préfecture. En fait, il existe quatre types d’attaquants sur le Web : le petit génie qui fait tomber un serveur par goût du défi ou par activisme, dans son garage ou sa chambre le crime organisé et les mafias, parce qu’il est plus rentable et moins risqué de s’attaquer à Internet pour récupérer des informations et ensuite les revendre les dérives du secteur marchand privé où des attaques peuvent se produire sur le plan international de la part de concurrents peu scrupuleux et enfin, les services de sécurité étatiques, vis-à-vis d’autres nations…
[…]
– Les pouvoirs publics ont-ils pris conscience des risques et leurs sites sont-ils bien protégés ?
« C’est le cas pour les grandes institutions publiques comme les ministères. Je serai plus nuancé pour les collectivités locales. Les élus sont des généralistes qui ne connaissent pas forcément les risques encourus. Voilà pourquoi la région de gendarmerie Nord – Pas-de-Calais, pilote en la matière, organise des séances de sensibilisation spécifiques pour les décideurs publics, par exemple avec le conseil régional.
[…]
Par CHRISTOPHE CARON pour lavoixdunord.fr
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