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Alliot-Marie crée un "Conseil économique de sécurité"

Posté par Arnaud Pelletier le 16 décembre 2008

Alliot-Marie crée un « Conseil économique de sécurité »

La ministre de l’Intérieur Michèle Alliot-Marie a annoncé lundi la création d’un « Conseil économique de sécurité » chargé de lui faire des propositions en vue d’une approche globale de la sécurité mêlant les secteurs public et privé.

La ministre, qui s’exprimait à l’ouverture du 1er « Sommet européen de la sécurité privée », a précisé que la création de ce conseil indépendant, formé d' »une demi-douzaine de personnes », répondait à un « besoin (pour les pouvoirs publics) d’avoir une structure permettant de réfléchir ensemble » dans ce domaine.

Il s’agit d’un outil de « prospective pour savoir quel niveau de sécurité assurer à la France et dans quelles conditions », a souligné la ministre, pour « davantage de cohérence dans les démarches de sécurité ».

Si l’Etat « demeure l’architecte de la sécurité globale » et si cela « ne saurait être remis en cause », a insisté Mme Alliot-Marie, elle a aussi relevé que la sécurité privée était « un des maillons de la chaîne globale de sécurité ».

Ce « Conseil économique de sécurité » devrait permettre « une analyse partagée des évolutions de la société et des besoins (qu’elles) engendrent », a conclu la ministre.

Il devra définir « quelle est la meilleure approche économique et technique » à avoir pour assurer la sécurité des Français, « avec quels moyens et, dans cette approche, qui fait quoi », a-t-on relevé au ministère de l’Intérieur, après l’annonce de la ministre.

Outre le côté « technique » de la sécurité, son aspect économique doit être pris en compte, a-t-on ajouté de même source.

A titre d’exemple, le ministère de l’Intérieur a évoqué la problématique de la protection des logements. « Seulement 5 à 6% des ménages français disposent d’un tel système et la plupart d’entre eux sont concentrés en région parisienne ».

Le fait qu’ils soient si peu nombreux « est-il dû à des raisons de coût », et, si oui, quelles solutions proposer pour moins cher », a-t-on ajouté.

L’arrêté créant ce Conseil a été signé « vendredi », a indiqué la place Beauvau, et il est « composé de sept membres ».

Il s’agit de Guillaume Pépy, président de la SNCF, Pierre Giacometti, conseiller en communication et ancien directeur général de l’institut Ipsos France, Maurice Lévy, président du directoire de Publicis Groupe, Bernard Spitz, président de la Fédération française des sociétés d’assurances (FFSA), Alain Juillet, le « M. intelligence économique auprès du Premier ministre », Laurent Collet-Billon, délégué général pour l’armement au ministère de la Défense et de Alice Guilhon du Hellen, directrice du CERAM (école de commerce et de management).

Ces sept membres devraient prochainement élire leur président.

 

15.12.08 | 11h52

Source : Le monde .Fr

Infos du 10/12/08 …

Posté par Arnaud Pelletier le 12 décembre 2008
Actualité
 
3 décembre 2008 : élections prud’homales
 
La réticence des patrons à élire leurs juges :
 
Quand les espions de la DST flirtaient avec les barbouzes privées :
 
L’annuaire Web des personnes arrive en France avec 123people :
 
Les procédures et pratiques policières mises en question :
 
Vers une taxation, un contrôle et un filtre des sites Web 2.0 :
 
Un homme remplace son oeil de verre par une caméra sans fil :
 
Justice des mineurs : du dépistage précoce à la répression :
 
Les conflits traités par les conseils de prud’hommes se durcissent :
 
RFID et technique contractuelle :
 
Le Bluetooth supervise le trafic routier à moindre coût :
 
Appels mobile : le contrôle des employés
 
Europe
 
La majorité des Luxembourgeois n’hésite pas à dévoiler des données personnelles à des inconnus :
 
Le Conseil supprime l’amendement 138 mais Bruxelles gèle l’Hadopi :
 
Big Brother Awards remis à une caisse d’assurance maladie allemande pour transmission de données sans autorisation :
 
Droit des consommateurs : projet de directive
 
Droit
 
Clause de non-concurrence : que devient-elle en cas de rupture de la période d’essai ?
 
Divers
 
Improvisez-vous garde-frontière au Texas :
 
Liens utiles
 
Babbel : apprendre des langues en ligne
Apprenez gratuitement les bases des langues étrangères (Anglais, Allemand, Espagnol, Italien) en discutant avec les membres de la communauté. Des contenus de qualité, riches en photos et en documents audio et vidéo.
 
Suite bureautique Open Source. Son originalité par rapport aux applications en ligne : la possibilité de l’installer sur un serveur pour une maitrise totale de la sécurité des documents. Nécessite XAMP (Apache, MySQL et PHP).
 
Knol : Version française de l’encyclopédie collaborative de Google. L’objectif de cette encyclopédie est de publier des articles de référence mais crédibles sur le plus de sujets possibles.

les infos du 24/11/08 …

Posté par Arnaud Pelletier le 25 novembre 2008
Actualités
 
Prélèvements génétiques : ce que dit la loi
 
Roger-Marc Moreau reprend l’affaire Omar Raddad :
 
La France, mauvaise élève de l’Europe judiciaire :
 
Le Parlement prolonge des mesures anti-terroristes jusqu’en 2012 :
  
Le portage salarial (Pour répondre à une consoeur qui se reconnaîtra) :
 
Le procès de l’affaire Clavier s’ouvre en Corse :
 
Les Infiltrés dans la presse people….ont été infiltrés :
 
Le locataire exerçant une profession libérale autorisée n’est pas responsable des troubles causés par les personnes qui viennent le consulter :
 
 
2 articles intéressants de Bakchich sur le Taser :
Le Taser tue modérément, selon les documents confidentiels du ministère de l’Intérieur (partie I) :
Les flics s’emmèlent les fils dans le Taser (partie II) :
 
Europe
 
Données des passagers : le Parlement européen se rebiffe
 
Suisse : Exit le jury populaire
 
Belgique : les plaintes contre les policiers « ripoux » se multiplient

Infos du 19/11/08 …

Posté par Arnaud Pelletier le 19 novembre 2008
La profession vue ailleurs
 
Canada : Les enjeux juridiques et sociaux du recours aux enquêteurs privés
 
Actualités
 
Contrat de travail : la rupture amiable décolle :
 
Une nouvelle formalité pour se rendre aux Etats-Unis :
 
Même la CAF se met aux tests !! :
 
Internautes : le droit à l’oubli aux abonnés absents
 
Tout savoir sur la DCRI :
 
Comme un vol de données hors du fichier natal… :
 
Mise au pas des medias et guerre ouverte à Internet :
 
La police US équipée d’un satellite espion :
 
La gendarmerie intégrée au ministère de l’Intérieur au 1er janvier 2009 :
 
Comment les logiciels piratés circulent sur Internet :
 
Interview d’Alain Bauer sur son enquête avec l’INSEE sur la « victimisation » :
Même sujet :
 
Entreparticuliers.com : et maintenant, la sécurité
 
La cybercriminalité menace nos entreprises
(mais la gendarmerie veille….)
 
Un comité d’éthique pour le développement de la video protection des bâtiments communaux :
 
Lois et décrets
 
LOI n° 2008-1187 du 14 novembre 2008 relative au statut des témoins devant les commissions d’enquête parlementaires
(voir les modifications)
 
LA FIABILITÉ DES CHIFFRES DE POPULATION RESTE PERFECTIBLE PAR UN RECOURS ACCRU AUX MOBILISATIONS DE FICHIERS, DANS LE RESPECT DE LA PROTECTION DES DONNÉES
PERSONNELLES
 
Jurisprudence européenne
 
Directive sur le service économique :
« Le prestataire de services est tenu de fournir aux destinataires du service, dès avant toute conclusion de contrat avec ces derniers, en sus de son adresse de courrier électronique, d’autres informations permettant une prise de contact rapide ainsi qu’une communication directe et efficace. Ces informations ne doivent pas obligatoirement correspondre à un numéro de téléphone. Elles peuvent résider dans un formulaire de contact électronique, au moyen duquel les destinataires du service peuvent s’adresser sur l’internet au prestataire de services et auquel celui-ci répond par courrier électronique, sauf dans des situations où
un destinataire du service, se trouvant, après la prise de contact par voie électronique avec le prestataire de services, privé d’accès au réseau électronique, demande à ce dernier l’accès à une voie de communication non électronique. »
http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=CELEX:62007J0298:FR:HTML
 
Faits divers
 
Regardez vos pizzas et attention au recel de mozarrella…… :
 
50 ouvriers du bâtiment contrôlés :

Les infos du 17/11/08 …

Posté par Arnaud Pelletier le 17 novembre 2008
Actualité
 
Contre la cybercriminalité : Pharos, un portail de signalement lancé par l’Etat
 
Criminalisation informatique ou la sournoise réforme du droit :
 
L’arrosage publicitaire sur les mobiles Bluetooth préoccupe la Cnil :
 
Grande Bretagne : infidélités virtuelles, vrai divorce
 
Divers
 
Sécurité routière : la nouvelle « arme fatale » des gendarmes adennais
 
Une autre manière de lutter contre le trafic routier :
 
Droit
 
Le projet de réforme du droit des contrats ou l’uniformisation sans sommations :
 
Le statut de travailleur indépendant de plus en plus protecteur :
 
Suisse
 
Le nouveau métier de « détective d’idées » (voir la video) :

Les infos du 03/11/08 …

Posté par Arnaud Pelletier le 3 novembre 2008
Loi Anti-piratage : le gouvernement critiqué par la CNIL
 
Le gouvernement durcit les conditions de levée du secret-défense :
 
L’association « 40 millions d’automobilistes » a déposé une requête contre l’Etat français devant la CEFH pour statuer sur « la légalité du principe de la consignation imposant aux contrevenants le paiment préalable de leur amende avant toute contestation devant un juge »
Lire le communiqué :
 
Les radars piégés par les fausses plaques :
 
Immatriculation : le département reste obligatoire
 
La police municipale : quel est son rôle ?
 
L’affaire Besancenot-Taser vue par les Canadiens :
 
Preuve par adresse IP : un couple accusé à tort en Angleterre
 
La retraite à 70 ans :
 
Liens utiles
 
Une initiation à la généalogie familiale assez complète :
 
Démarches du conjoint survivant d’un professionnel libéral pour obtenir une pension de réversion :
 
Nouvelle version (3.0) de la suite bureautique Open Source concurrente de Microsoft Office. Propose un traitement de texte, un tableur, un logiciel de dessin, un programme de présentation… Compatible Windows Vista depuis la version 2.2. Compatible également avec les documents créés à partir de Microsoft Office 2007.
Télécharger :

Les Infos du 15/10/08 …

Posté par Arnaud Pelletier le 15 octobre 2008
Actualités
 
Le commissariat virtuel débarque en France :
 
Michèle Alliot-Marie relance le groupe de travail sur les fichiers de police et de gendarmerie :
 
Selon Alain Bauer, « le contrôle des données est indispensable » :
 
Quand la NSA espionne les particuliers :
 
Renforcement du capital à Geos :
 
Suite des révélations de Bakchich sur le STIC :
 
Des policiers français à la rescousse des policiers mauritiens dans des affaires non-élucidées :
 
La Chine espionne les utilisateurs du logiciel SKYPE :
  
La polémique sur les caméras cachées de France 2 continue :
Exposé sur les techniques journalistiques d’infiltration
 
Quand les salariés font courir des risques à leur entreprise :
 
Le cachet de la poste fait foi aussi pour les échanges électroniques :
 
Droit
 
Mon assureur a-t-il le droit de résilier mon contrat ? :
 
Jurisprudence
 
La cour de cassation indique les critères objectifs du harcèlement moral :
 
Même sujet :
 
Fichiers, courriels et connexions Internet : l’usage et le contrôle en entreprise
 
Secret professionnel de l’avocat et droit de visite de l’administration fiscale :
 
Divers
 
Un exposé intéressant sur l’investigation dans le journalisme :

Les infos du 09/10/08 …

Posté par Arnaud Pelletier le 9 octobre 2008
Les infiltrés : la preuve par l’image ?
 
Quand des identités se volent dans les poubelles :
 
Descente des gendarmes sur les chantiers :
(note perso : puisque certains chantiers sont difficiles à contrôler, qu’on nous les donne !)
 
Un arsenal de guerre pour de gros clients (et on se jette sur l’ancien détective impliqué) :
 
La misère de la justice française mise en lumière par l’Europe :
 
La France à l’index de l’efficacité judiciaire :
 
La circulation de l’acte authentique dans l’espace judiciaire européen :
 
Clearstream : le journalisme d’investigation en question
 
Ce qu’est la Révolution :
 
Le Point détaille les « carnets secrets » d’Yves Bertrand, ex-patron des RG :
 
Et bien sûr, Bakchich cafte sur le secret des carnets :
 
La Grande-Bretagne veut aussi son Edvige :
 

Surveillance … Les articles du Figaro

Posté par Arnaud Pelletier le 24 septembre 2008

Salariés, comment vous surveille-t-on ?

Jean-Bernard Litzler
22/09/2008 | Mise à jour : 11:20 |

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Internet, GPS, détectives… Les salariés ont l’impression d’être observés en permanence. Pourtant, la Cnil et la justice œuvrent pour protéger la vie privée.

Épié jour et nuit pendant plus de 1 500 heures (soit deux mois), c’est le calvaire vécu par un salarié lyonnais que son ex-employeur a fait surveiller par des détectives privés pour prouver une concurrence déloyale. Faute de preuve tangible, l’em­ployeur indélicat et la société qui a organisé la surveillance ont écopé devant le tribunal de 30 000 € de dommages et intérêts pour atteinte à la vie privée.

Révélée par Le Figaro, au début du mois, cette affaire intervient après un scandale qui avait éclaboussé Lidl en Allemagne. La chaîne de hard discount avait été accusée de faire surveiller à grande échelle ses troupes à l’aide de détectives ou de caméras cachées, dans le but de constituer un fichier d’informations très privées.

La pilule est d’autant plus dure à avaler que les nouvelles technologies multiplient à l’envi les possibilités de suivre à la trace les moindres faits et gestes de tout le personnel d’une entreprise. Les techniques informatiques sont désormais bien rodées, l’usage de la géolocalisation se banalise pour les véhicules de service, alors que la vidéosurveillance est devenue bon marché.

Vie privée résiduelle

Quant à la biométrie, elle fait une entrée remarquée comme outil visant à remplacer le badge. Détecteur d’empreinte digitale ou d’iris, ce sont pas moins de 500 sociétés qui ont demandé cette année l’autorisation à la Cnil (Commission nationale informatique et libertés) d’implanter ce genre de système. Elles étaient dix fois moins pour toute l’année 2005. « Il n’y a pas de craintes particulières à avoir sur cette technosurveillance, relativise Éric Barbry, avocat spécialisé en droit du numérique. On commence à y voir plus clair sur ce que l’on peut faire ou non, à mieux distinguer vie professionnelle et vie privée résiduelle sur son lieu de travail. » Selon lui, les nouvelles technologies génèrent dans un premier temps une crispation juridique avant de trouver leur place. L’usage d’Internet et du courriel est, par exemple, bien balisé (lire p. 6).

Aujourd’hui les grandes lignes sont claires : pour être légale, une surveillance doit donner lieu à une discussion collective, à une information préalable et aussi prendre une forme proportionnelle au but recherché. La Cnil a beaucoup œuvré pour clarifier ces principes et s’appuie sur un réseau de plusieurs centaines de correspondants informatique et libertés pour diffuser la bonne parole au sein des entreprises.

Panoplie high-tech

« En France, le mot “contrôle” a une connotation négative, alors que chez les Anglo-Saxons c’est le rôle du manager de mettre la situation “under control” », rappelle Jean-Louis Muller, spécialiste du management et directeur à la Cegos. À une époque où les actionnaires suivent la rentabilité des entreprises trimestre après trimestre, il ne lui paraît pas anormal de surveiller de plus près l’occupation de chacun et sa productivité.

Attention toutefois de ne pas se laisser séduire par les charmes du contrôle absolu. « C’est contre-productif, estime Jean-Louis Muller, car le contrôle lui-même coûte plus cher que ce que l’on surveille. » Sa recette ? Tout simplement faire le pari que l’équipe est motivée et honnête. Si des doutes ciblés ou un « fantasme paranoïaque » persistent sur un salarié trop absent ou trop peu efficace, il est toujours temps de passer à l’action. « Le manager doit parler plutôt que se retrancher derrière ses suppositions, recommande Jean-Louis Muller. Soit il explique entre quatre yeux à la personne concernée : “J’ai l’impression que tu n’es pas pleinement à ton travail”, soit, statistiques à l’appui, il lui demande calmement de s’expliquer sur son absen­téisme ou sur ses notes de frais. » Derrière sa panoplie high-tech, le manager efficace sera toujours celui qui sait faire preuve de bon sens.

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Ils savent faire parler les disques durs

J.-B. L.
22/09/2008 | Mise à jour : 11:13 |

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Techniquement, les experts arrivent généralement à leurs fins. Crédits photo : Le Figaro Magazine

Des fichiers effacés, des historiques Internet trafiqués ou des courriels injurieux envoyés depuis un ordinateur : chez Kroll Ontrack, on a l’habitude de faire parler les serveurs informatiques et autres PC. Ce groupe, spécialisé à la base dans la récupération de données informatiques (pannes, sinistres…), a rapidement élargi ses services pour proposer son expertise technique à la justice mais aussi aux entreprises.

« Les affaires que nous traitons le plus couramment concernent des fuites d’informations commerciales, des actes de concurrence déloyale ou une utilisation anormale de l’outil informatique de la société », souligne Paul Dujancourt, directeur général de la société. Dans la plupart des cas, la direction générale, juridique ou les ressources humaines contactent Kroll Ontrack pour disposer de preuves dans un dossier de licenciement ou pénal.

Techniquement, l’équipe d’experts arrive généralement à ses fins. L’informatique laisse de nombreuses traces et Internet n’est pas très anonyme. Kroll peut ainsi démontrer qu’un salarié a surfé sur des sites pornographiques, en établissant l’historique de navigation et en le recoupant avec la visite de sites personnels (messagerie, achats, banque…). Le plus délicat est de bien respecter les formes juridiques pour que la preuve soit recevable. Ce n’est pas un hasard si l’équipe comprend un ex-avocat.

« Nous pouvons accéder à toutes les machines mais il faut prendre garde à protéger la vie privée des salariés, explique Paul Dujancourt. C’est pourquoi nous faisons convoquer la personne concernée pour accéder à sa machine en sa présence avant de réaliser une copie du disque dur en présence d’un huissier. » Une fois les éléments de preuve établis, Kroll Ontrack passe la main au service juridique ou à l’avocat de son client. « Nous recommandons aux sociétés de se doter d’une charte Internet, car il devient alors plus facile de sanctionner les mauvais comportements. »

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Filatures et infiltrations ont toujours la cote

J.-B. L.
22/09/2008 | Mise à jour : 11:12 |

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Plus technologique et mieux encadrée, la profession de détective n’en continue pas moins d’appliquer quelques vieilles méthodes dans le monde de l’entreprise.

Après une longue carrière dans l’industrie, Jean-Emmanuel Derny a choisi de se lancer voilà quatre ans dans l’investigation privée avec son agence Roche Investigations implantée dans les Yvelines. Tout naturellement, sa clientèle est surtout professionnelle : des entreprises confrontées à une concurrence déloyale, à des salariés ne respectant pas leur clause de non-concurrence ou se livrant à des actes délictueux. Tout en soulignant : « La filature, ce n’est pas particulièrement amusant, il y a des risques », il avoue pratiquer très régulièrement cette méthode « artisanale », selon ses propos. Parfois, il n’hésite pas à se faire embaucher chez un client pour procéder à une infiltration et démasquer un voleur. « La plupart du temps, le client a de fortes suspicions, explique-t-il, et l’intervention du détective permet de les confirmer. L’affaire s’arrête souvent là, le salarié démasqué démissionnant de lui-même. »

Arnaud Pelletier, de l’agence Leprivé à Paris, est moins convaincu par ces méthodes. « Il y a beaucoup de fantasmes sur notre profession, souligne-t-il, mais la surveillance directe est une activité très marginale qui intervient tout en bout de chaîne. » Il avoue être perplexe devant l’affaire de ce salarié lyonnais espionné durant 1 500 heures. « Il faut savoir précisément ce que l’on recherche. Je poursuis rarement au-delà de 40 heures ou 50 heures de travail sans résultat. »

Même s’il lui arrive de filer des commerciaux pour s’assurer de leur travail ou de leur loyauté, il estime que l’essentiel de son travail est ailleurs : des collectes d’informations sur ordinateur, un solide réseau professionnel et une grosse activité de benchmarking pour diverses entreprises. Selon lui, la profession d’agent de recherche privée (son nom officiel) est de plus en plus réglementée et évolue rapidement. « Nous intervenons de plus en plus tôt, avec de l’intelligence économique, des enquêtes de moralité ou des études de CV pour éviter les conflits qui pourraient se déclencher par la suite. »

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Le médecin du travail, entre son patient et l’employeur

Anne Jouan
22/09/2008 | Mise à jour : 11:11 |

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Le secret médical que doivent respecter les praticiens est soumis à rude épreuve avec la pression des entreprises.

Le code de déontologie médicale est très clair. Il stipule que « le secret professionnel, institué dans l’intérêt des malades, s’impose à tout médecin dans les conditions établies par la loi ». Un autre article du code note que « le médecin doit protéger contre toute indiscrétion les documents médicaux concernant les personnes qu’il a soignées ou examinées ». Le médecin du travail, même s’il est un salarié du secteur privé, n’échappe pas à ces règles.

À l’issue de la visite médicale, le praticien doit remplir une fiche médicale qu’il conserve et qui ne peut être communiquée qu’au médecin inspecteur du travail. L’employeur ne reçoit qu’un simple avis sur l’aptitude ou non du salarié au poste de travail. Toutefois, le médecin du travail peut travailler en relation avec le médecin traitant – uniquement avec l’assentiment du malade (ce qui ne constitue donc pas une violation du secret médical). Il peut également consulter le nouveau carnet de santé dans les situations d’urgence ou lors des vaccinations.

Le secret est-il respecté ?

Mais évidemment, en­tre la théorie et la pratique, il y a un monde. Ainsi ce directeur des ressources hu­maines d’un transporteur routier qui nous confie avoir exigé des examens de sang supplémentaires à la suite de la suspension du permis de conduire de l’un de ses salariés pour conduite en état d’ivresse. Rien de très choquant étant donné la profession du salarié. À cette exception près : le mé­decin du travail de l’entreprise a prescrit au salarié en question ces examens sans lui dire de quoi il s’agissait, mais surtout a divulgué les résultats à la direction. « Dans la plus grande discrétion », nous avoue ce DRH. Autrement dit sans en informer le salarié ni évidemment lui demander son autorisation.

Le Code pénal prévoit (art. 226-13) que la révélation d’une information à caractère secret par une personne qui en est dépositaire soit par son état ou sa profession, soit en raison d’une fonction ou d’une mission temporaire, est punie d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende.

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Les contrôles autorisés
et ceux qui ne le sont pas

J.-B. L.
22/09/2008 | Mise à jour : 11:10 |

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Internet, voiture de fonction ou vidéosurveillance… La jurisprudence dessine les contours des surveillances acceptables et de celles qui sont irrecevables.

TÉLÉPHONE

Autorisé : le contrôle des appels téléphoniques est possible tant qu’il se traduit par un simple relevé de facturation, avec la durée et le coût des appels. Ce dispositif n’est pas assimilé à une surveillance et ne nécessite pas de prévenir au préalable le salarié. Un salarié licencié pour usage abusif du téléphone de l’entreprise n’a ainsi pas pu faire valoir une atteinte à sa vie privée.

Interdit  : la mise sous écoute d’un salarié sans l’avoir informé de cette possibilité ou sans déclaration à la Cnil, dans le cas d’un système automatisé. À noter : de la même manière qu’ils condamnent l’usage de ces éléments contre les salariés, les juges ne tiennent pas plus compte d’un enregistrement fait à l’insu d’un employeur pour dénoncer ses agissements. Les SMS, en revanche, sont considérés comme des preuves recevables, car l’auteur comme l’expéditeur doivent savoir que le téléphone les enregistre.

COURRIELS

Autorisé : si la jurisprudence a toujours re­con­­nu le droit au respect d’une correspondance privée même sur son lieu de travail (arrêt Nikon), elle précise désormais que tous les documents créés sur un ordinateur au bureau sont présumés professionnels sauf mention contraire et doivent donc être consultables par l’entreprise. Un salarié qui avait verrouillé l’accès à ses documents a ainsi pu être licencié pour faute grave.

Interdit : le contrôle et l’ouverture de fichiers indiqués clairement comme étant « personnels » sans la présence du salarié incriminé ou sans l’avoir averti au préalable. Une exception est toutefois prévue : « en cas de risque ou d’événement particulier ». L’expression est particulièrement floue, mais vise à ne pas protéger des documents qui seraient indûment classés comme personnels.

UTILISATION D’INTERNET

Autorisé : l’historique de navigation sur Internet peut être consulté. Un enseignant d’un établissement catholique a ainsi été licencié lorsque le dépannage de son ordinateur a révélé la consultation régulière de sites pornographiques. L’employeur dispose d’une large marge de manœuvre pour limiter ou encadrer l’accès à Internet.

Interdit : les méthodes de surveillance employées ne peuvent être adoptées sans avertir les salariés et, si besoin, la Cnil. Parfois aussi le mode de preuve peut être jugé irrecevable (simple analyse du disque dur sans identification personnelle).

VOITURE D’ENTREPRISE

Autorisé : l’installation d’un mouchard, qui permet de suivre à la trace un véhicule grâce à la géolocalisation est tout à fait possible. La Cnil recommande cependant une distinction entre voiture de service et voiture de fonction. La première est à usage exclusivement professionnel et ne pose pas de problème. En revanche, la seconde est considérée comme un avantage en nature et ouvre droit à un usage privé. La géolocalisation devrait donc pouvoir être désactivée pour cette utilisation.

Interdit : comme pour les autres procédures, les salariés doivent être informés et une demande doit être effectuée auprès de la Cnil pour validation. Le dispositif ne peut mentionner que la vitesse moyenne et non la vitesse maximale, car ce n’est pas le rôle de l’employeur de constater les infractions au Code de la route.

VIDÉOSURVEILLANCE

Autorisé : pour peu que leur usage soit « proportionné », que les formalités de déclaration auprès de la Cnil et l’information des salariés aient été réalisées, l’entreprise peut installer des caméras.

Interdit : la non-déclaration de caméras, l’installation de caméras cachées ou l’utilisation de caméras à d’autres fins que la sécurité (installation à proximité d’un local syndical, dans les toilettes…).

Infos du 24/09/08 …

Posté par Arnaud Pelletier le 24 septembre 2008
Connexion Internet dans un hôtel : prudence
 
Le décret qui « relooke » Edvige :
 
Le travail clandestin explose :
 
Les fraudes aux allocations familiales en hausse :
 
Délais supplémentaires pour le paiement électronique des amendes : une dématérialisation du système juridique
 
Que faire pour embaucher un salarié ? :
 
Le droit des liens hypertextes :
 
Quand la loi Informatique et Libertés ne s’applique pas à Google :
 
Vers une prise en charge des frais de transport travail-domicile :
 
Contrats prévoyance et retraintes complémentaires : êtes vous en conformité avec la loi Fillon ?

L’objectif de ce blog créé en 2006, qui n’est pas à proprement parler un blog puisque je ne donne que très peu mon avis, est d’extraire de mes veilles web informationnelles quotidiennes, un article, un billet qui me parait intéressant et éclairant sur des sujets se rapportant directement ou indirectement à la gestion de l’information stratégique des entreprises et des particuliers.
Depuis fin 2009, je m’efforce que la forme des publications soit toujours la même ; un titre, éventuellement une image, un ou des extrait(s) pour appréhender le sujet et l’idée, l’auteur quand il est identifiable et la source en lien hypertexte vers le texte d’origine afin de compléter la lecture.
En 2012, pour gagner en précision et efficacité, toujours dans l’esprit d’une revue de presse (de web), les textes évoluent, ils seront plus courts et concis avec uniquement l’idée principale.
En 2022, les publications sont faite via mon compte de veilles en ligne : http://veilles.arnaudpelletier.com/
Bonne découverte à tous …


Arnaud Pelletier

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