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Intelligence économique sur BFM et communiqué du SYNFIE …

Posté par Arnaud Pelletier le 11 janvier 2011

Deux podcasts et un pdf intéressants suite à l’affaire Renault qui relance l’intérêt de tous pour l’intelligence économique …

BFM – Good Morning Business

1. Hervé Seveno, président de la Fépie

http://podcast.bfmradio.fr/channel11/20091020_interview_3.mp3

Affaire RENAULT : Hervé SEVENO, Président du Syndicat Français de l’Intelligence Économique – SYNFIE et de la Fédération des Professionnels de l’Intelligence Économique – FéPIE en appelle à un « droit de l’Intelligence Économique » au-delà du projet de texte en cours sur le « Secret des affaires ».

Communiqué à l’AFP : Hervé Seveno en appelle à un droit de l’Intelligence Économique.

communiqu afp-synfie 10_01.pdf

2. Philippe Caduc, le PDG de l’ADIT, Agence pour la diffusion de l’information technologique décrypte la forme et l’ampleur de l’espionnage industriel du monde économique actuel.

L’intégralité de l’interview de Philippe Caduc, invité de Stéphane Soumier dans Good Morning Business, le 7 janvier 2011 sur BFM Business.
télécharger l extrait audio

http://www.radiobfm.com/media/audio/3fVTFBD2jd3hYmga5XgFqnB49786Vc3e.mp3

En savoir plus :

http://www.radiobfm.com/edito/info/92766/philippe-caduc-l-entreprise-pour-porter-plainte-va-devoir-reveler-des-projets-des-ambitions-qu-elle-voulait-justement-tenir-secr/

Et aussi :

http://www.touslespodcasts.com/annuaire/radio-tv/radio-nationales/1588-episode509819.html

Et encore :

http://fepie.fr/site/communique-a-l-afp-herve-seveno-en-appelle-a-un-droit-de-l-intelligence-economique-0901

Délégué interministériel à l’Intelligence économique depuis septembre 2009, Olivier Buquen revient sur l’affaire Renault et sur les efforts de l’Etat pour aider à la protection des entreprises et des secrets d’affaires.

L’affaire Renault prouve-t-elle que la menace s’intensifie autour des entreprises?
Au-delà du cas Renault, les chiffres le prouvent. Le nombre des incidents survenus sur le territoire français, que nous recensons depuis cinq ans, est alarmant. Il s’élève à plusieurs milliers. Il révèle aussi que tous les secteurs, toutes les régions, et des entreprises de toutes tailles, sont touchés. Le nombre de pays dont les ressortissants se livrent à de l’espionnage industriel est aussi en progression. Le cas Renault illustre donc la nécessité croissante pour toute entreprise de se protéger.

Pourquoi le risque progresse-t-il?
L’économie est mondialisée, la concurrence, plus intense. Elle pousse les entreprises à être plus ouvertes mais sans tomber dans la naïveté. Elles doivent trouver un équilibre : être moins vulnérables sans tomber dans la paranoïa. Des procédures de contrôle existent dans toutes les structures, mais elles ne sont pas forcément opératoires contre des agissements de type fraude ou escroquerie. Or, toute organisation fonctionne sur la base de l’honnêteté de ses salariés. Le risque zéro n’existe pas. […]

Quelles sont les mesures que vous préconisez?
Nous travaillons à un projet de loi afin de renforcer juridiquement la protection des informations stratégiques. Nous avons besoin d’un nouveau cadre, clair et simple, pour assurer une meilleure défense des secrets d’affaires. C’est l’un des deux axes du plan d’action que j’ai proposé au comité directeur de l’Intelligence économique, qui est en quelque sorte mon conseil d’administration. Il est présidé par Claude Guéant et regroupe les directeurs de cabinet de sept des principaux ministères du gouvernement. […]

Mais comment les entreprises peuvent-elles améliorer leur sécurité?
Nous sommes en train de mettre au point un outil opérationnel qui pourra permettre à tout chef d’entreprise, quelle que soit la taille de sa structure, de définir les risques auxquels elle est exposée.

[…]

La nature des attaques qui menacent les entreprises a-t-elle changé?
Disons qu’elles s’intensifient, que le spectre devient très large. La menace peut venir de fournisseurs pendant une visite de site, d’un stagiaire dont le rapport recèle des informations confidentielles, de prospects, etc.

[…]

Quels sont les cas d’espionnage les plus frappants que vous ayez vus?
[…]

Par Sylvie Andreau pour Le Journal du Dimanche sur lejdd.fr

En savoir plus :

http://www.lejdd.fr/Economie/Industrie/Actualite/Olivier-Buquen-delegue-interministeriel-a-l-Intelligence-economique-revient-sur-l-affaire-Renault-252627/?sitemapnews

Et encore :

http://www.usinenouvelle.com/article/le-tissu-des-petites-entreprises-se-fait-voler-perpetuellement.N144336

Et toujours :

http://www.lepoint.fr/economie/le-gouvernement-s-alarme-du-nombre-d-incidents-lies-a-l-espionnage-industriel-07-01-2011-128121_28.php

Et enfin :

http://www.daily-bourse.fr/la-dcri-enquete-sur-l-espionnage-industriel-chez-r-Feed-REUnPAE70608U20110107105502.php

Des espions chez Renault ?

Posté par Arnaud Pelletier le 7 janvier 2011

Ces dernières années, on s’est beaucoup plus focalisé sur les menaces de « copiage » de produits ou de process, notamment par les Chinois.

Les milieux industriels n’ont parlé ce mercredi que de cela : l’affaire d’espionnage qui atteint de plein fouet Renault sur son programme de voiture électrique. Trois cadres de l’entreprise, dont un membre du comité de direction (embauché il y a trente ans), ont été mis à pied avec effet immédiat – ce qui est extrêmement rare. Renault leur reproche d’avoir diffusé à l’extérieur des informations confidentielles sur les projets de véhicules électriques.

[…]

La vérité est que l’on pourrait s’étonner que des aventures de ce type n’arrivent pas plus souvent. Chez Airbus, Areva, PSA, Alstom, Google etc., des milliers de salariés ont entre les mains des informations confidentielles … parce qu’ils les produisent ! Plus de 1.000 salariés du Technocentre de Renault près de Versailles travaillent ainsi sur le projet électrique. Les règles, dans ce cas, sont le compartimentage des informations, mais pas seulement. Chez Renault, les communications informatiques entre tous ceux qui participent aux programmes d’avant-garde sont cryptées. Internet a évidemment multiplié les risques de fuite. Enfin, plus les budgets de recherche sont élevés, plus les risques sont lourds.

Une chose est sûre : le risque zéro est impossible ! Un député, Bernard Carayon, a déjà annoncé mercredi soir qu’il allait déposer une proposition de loi pour muscler le droit du secret des affaires. Mais la meilleure garantie restera toujours l’éthique individuelle des salariés.

Par Dominique Seux pour blogs.lesechos.fr

En savoir plus : http://blogs.lesechos.fr/dominique-seux/renault-victime-d-espionnage-industriel-a4860.html

Mais aussi :

http://www.lejdd.fr/Economie/Industrie/Actualite/Espionnage-industriel-Bernard-Carayon-denonce-le-retard-de-la-France-251901/

Et encore :

http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/automobile/20110105trib000589073/renault-victime-d-espionnage-industriel-.html

Et toujours :

http://www.liberation.fr/economie/01012311815-soupcons-d-espionnage-chez-renault-les-tensions-sur-le-marche-sont-enormes

Pour finir :

http://www.letelegramme.com/ig/generales/economie/espionnage-industriel-trois-cadres-de-renault-soupconnes-et-mis-a-pied-05-01-2011-1166232.php

Menaces des PME : 5 postes incontournables …

Posté par Arnaud Pelletier le 4 janvier 2011

Protégez vous des menaces :

Chaque dirigeant d’entreprise est exposé à des menaces issues de son environnement direct. Ces menaces peuvent venir de ses concurrents, de son marché mais aussi de personnes malveillantes ou encore de ses propres salariés. L’espionnage industriel et concurrentiel n’est pas réservé qu’aux grands groupes !

[…]

5 axes de protection doivent être envisagés à une échelle plus ou moins importante en fonction du risque encouru : un artisan boulanger n’installera certainement pas un système de vidéosurveillance à infrarouge alors que ce sera fortement conseillé au PDG d’un groupe pharmaceutique.

– Protection informatique

La sécurité informatique est extrêmement importante dans les entreprises car avec l’avènement du numérique et la tendance à la portabilité (PC Portable, smartphone, CRM,…), les données sensibles peuvent facilement se retrouver entre de mauvaises mains. L’heure n’est pas à la dramatisation mais si un poste doit être confié à des professionnels, c’est bien celui là.

[…]

– Protection de la propriété intellectuelle

Votre entreprise développe sa notoriété ? C’est le moment de mettre en place une démarche de protection de votre propriété intellectuelle. Le dépôt de marque auprès de l’INPI permet de protéger le nom de votre entreprise et de le rendre inutilisable auprès notamment de vos concurrents. La marque c’est aussi ce qui va permettre à vos clients et prospects d’identifier l’origine commerciale d’un produit ou d’un service. Les démarches auprès de l’INPI sont simples mais sachez qu’il faudra faire une recherche d’antériorité pour être sûr que la marque que vous souhaitez déposer n’existe pas déjà.

[…]
– La responsabilité personnelle du dirigeant

L’Article L225-251 du code du commerce stipule que « Les administrateurs et le directeur général sont responsables individuellement ou solidairement selon le cas, envers la société ou envers les tiers, soit des infractions aux dispositions législatives ou réglementaires  applicables aux sociétés anonymes, soit des violations des statuts, soit des fautes commises dans leur gestion. »

– L’image de l’entreprise

Avec l’arrivée des réseaux sociaux et du web 2.0, chacun peut devenir acteur du Web. On ne se contente plus de s’informer, on participer également ! Et c’est une bonne chose, le collaboratif et le communautaire créent du lien social et développe l’esprit de groupe, seulement …

[…]

– Vidéosurveillance et systèmes d’alarmes

Il peut être nécessaire de protéger physiquement son entreprise au moyen de systèmes d’alarmes ou de vidéosurveillance. Bien sûr cela ne va pas être adapté à toutes les entreprises mais une PME de 10 salariés qui auraient des informations stratégiques a tout intérêt à se munir d’une alarme. C’est un dispositif qui n’est pas très couteux et qui permettra au dirigeant d’avoir l’esprit tranquille pendant le Week end !

Rédigé par Caroline CHANLON pour portaildespme

Source : http://portaildespme.blog.capital.fr/index.php?action=article&id_article=427575

Alain Juillet sur BFM …

Posté par Arnaud Pelletier le 3 janvier 2011

Le 12-15 de BFM

Tous les jours Hedwige Chevrillon reçoit les hommes et les femmes qui font la Une de l’actualité, trois heures d’interview sans concession pour tout savoir.
Le 12-15, c’est aussi prendre le temps de dialoguer avec plusieurs invités qu’ils soient hommes politiques, grands patrons, ou encore écrivains.

Le 29/12/10 :

BFM Business : Alain Juillet
telecharger le podcast
Président de l’Académie de l’intelligence économique

En savoir plus :

http://podcast.bfmradio.fr/channel6/20101229_int1215_2.mp3

Copier le lien suivant dans votre lecteur podcast pour vous abonner :
http://podcast.bfmradio.fr/channel6/BFMchannel6.xml

Source : http://www.radiobfm.com/podcast/podcast.php?id=6

Syndicat Français de l’Intelligence Economique …

Posté par Arnaud Pelletier le 22 décembre 2010

SYNFIE

Cette nouvelle organisation syndicale a notamment pour objet de :

  • représenter  et  défendre  les  intérêts  professionnels,  moraux,  économiques  et  commerciaux  de  ses adhérents,
  • définir  et  faire  connaître  le  point  de  vue  des  praticiens  de  l’Intelligence  Économique  sur  les  sujets concernant directement ou indirectement les entreprises, afin qu’elles bénéficient d’un environnement législatif et réglementaire favorable,
  • créer  et  d’entretenir  par  des  relations  de  bonne  confraternité  une  entente  et  une  cohésion professionnelle entre tous les membres,
  • centraliser et de fournir tous  les renseignements recueillis, tant en France qu’à  l’étranger, susceptibles d’intéresser ses adhérents ; d’assister ses membres dans l’exercice de leur profession, de maintenir des traditions d’honneur, d’indépendance, de qualité, de compétence et de confraternité de ses membres,
  • concourir  au  développement  et  à  la  promotion  de  l’Intelligence  Economique  sous  tous  ses  aspects, notamment  dans  le  cadre  des  relations  qu’il  se  doit  d’entretenir  avec  les  acteurs  économiques  et institutionnels de ce secteur,
  • œuvrer au développement de  la Profession et en assurer  la défense  tant auprès des Pouvoirs Publics que des Administrations compétentes, tant au niveau national, européen et international en :

[…]

En savoir plus :

http://fepie.fr/site/downloads/Communiqus%20de%20presse%20FEPIE/communique_synfie.-_16.12.10_docx0.pdf

Et aussi :
Olivier Buquen,  délégué  interministériel  à  l’intelligence  économique,  se  félicite  de  la  création  du Synfie,  nouveau  syndicat  des  professionnels  de  l’intelligence  économique,  annoncée  par  son président, Hervé Séveno.  […]

http://fepie.fr/site/downloads/Autres%20documents%20publics/communiqu_synfie-olivier_buquen.pdf

La clé USB comme outil d’espionnage …

Posté par Arnaud Pelletier le 21 décembre 2010

L’Institut des hautes études de défense nationale constate que les entreprises françaises négligent toujours les risques d’attaques informatiques. On ne se méfiera jamais assez des clés USB  !

Il n’y a rien de plus facile que de s’introduire dans une réception, un cocktail ou dans le hall d’entrée d’une entreprise et d’y déposer négligemment une dizaine de clés USB sur les tables. Ensuite, parions qu’au moins un employé ramassera l’une d’elles, surtout si celle-ci possède un logo amusant, et la branchera un peu plus tard sur son ordinateur.

Mots de passe avalés

Or cette clé USB contient un logiciel espion qui avalera les mots de passe, volera des gigaoctets d’informations, lancera des applications sans rien installer sur la machine hôte et accédera à l’Intranet de la société. Ce n’est pas un scoop : depuis des années, les clés USB sont un véritable cauchemar pour les responsables de la sécurité. Mais pour qu’une démonstration, organisée à Paris par l’Institut des hautes études de défense nationale le 25 novembre, soit faite en direct par un ingénieur de la Direction générale de l’armement lors d’une table ronde intitulée « Guerre froide sur le Net », il faut croire que l’information passe toujours aussi mal dans les petites et moyennes entreprises !

PME visées

Pendant la démonstration, devant des officiers supérieurs et des responsables de la sécurité de grands groupes comme Thales ou Capgemini, on a pu voir une clé USB prendre le contrôle d’un ordinateur, mais aussi de sa webcam. En prime, le logiciel espion récupérait l’image et le son de sa victime grâce au téléphone posé, comme souvent, à côté de l’ordinateur. « Les petites et moyennes entreprises ne disposent pas d’assez de moyens pour investir dans la sécurité des systèmes d’information, ni de personnels formés et compétents en la matière », déplore le sénateur Roger Romani, auteur d’un rapport intitulé Cyberdéfense : un nouvel enjeu de sécurité nationale. Cette situation est d’autant plus préoccupante que les PME sont confrontées à « la nécessité d’ouvrir de plus en plus leurs réseaux pour communiquer avec leurs partenaires ».

[…]

Par Amédée Sonpipet pour bakchich.info

En savoir plus :

http://www.bakchich.info/La-cle-USB-comme-outil-d,12694.html

Méfiez-vous des faux entretiens de recrutement !

Posté par Arnaud Pelletier le 17 décembre 2010

Vous êtes convoqué à un entretien d’embauche. Ne vous réjouissez pas trop vite. C’est peut-être un faux. Si des entreprises se livrent à cette pratique pour récupérer de l’information sur leurs concurrents, certaines organisent des entretiens bidons pour tester la loyauté de leurs collaborateurs. […]

La pratique des faux entretiens d’embauche est-elle courante ?

E.L. : Le phénomène existe. Cependant, il n’y a pas de chiffres précis. Il est rare que les candidats se rendent compte qu’ils ont en été victimes. Mais il faut bien être conscient que la crise pousse à une concurrence exacerbée entre les entreprises où parfois tous les coups sont pratiqués.

Plusieurs types de faux entretiens sont possibles. Une société peut les faire passer elle-même. Elle peut aussi recourir à un cabinet spécialisé. Certaines se font aussi passer pour un cabinet de chasse et louent, pour passer les entretiens, un bureau dans un quartier d’affaires.

Face à une belle proposition, les candidats parlent naïvement relativement bien.

A.F. : Les faux entretiens sont une réalité et la crise multiplie les risques. Il ne faut pas avoir une vision trop angélique du monde actuel.

Personne n’imagine qu’il peut être victime d’un faux entretien.  Or, aujourd’hui, il y a des méthodes de collections et de centralisation de l’information qui sont redoutables.

Est-il facile pour une entreprise d’obtenir des informations stratégiques lors de ces faux entretiens ?

A.F. : C’est un jeu d’enfants. N’importe quel candidat, dès que vous le mettez en confiance,  va vous dire tout ce qu’il sait sur son entreprise. A chaque fois, je suis estomaqué du nombre d’informations que l’on peut recueillir en faisant passer un entretien même sans avoir de mauvaises intentions.

E.L. : C’est tout le paradoxe de l’entretien. Comment se vendre sans en dire trop. On est toujours tenté de parler beaucoup pour séduire le recruteur voire de s’attribuer le travail des autres. On est naïf en France sur la valeur de l’information.

Quels sont les candidats les plus susceptibles d’être victimes d’un faux entretien ?

A.F. : Pas besoin d’être un cadre dirigeant ou de travailler dans un secteur stratégique, comme l’armement. Prenez un commercial, peu importe son domaine d’activité. Il connaît tous les coûts des produits, les marges, les ristournes possibles…Pour un concurrent,  être en possession de ces données, c’est une véritable mine d’or. Aujourd’hui, les cadres intermédiaires sont les proies les plus faciles. Avec la crise, ils ont soif de reconnaissance et ils se sentent délaissés par leur hiérarchie. Ils n’ont pas toujours le même sentiment d’appartenance que les dirigeants. Pour moi, ils sont le maillon faible de l’organisation. Si vous leur faites miroiter un beau poste, ils vont lâcher un paquet d’informations sensibles.

[…]

Quels conseils donneriez-vous pour détecter un faux entretien ?

E.L. : Si le recruteur pose une question jugée dérangeante par le candidat (projets en cours, données techniques, organisation interne de la société, projets de développement, informations sensibles, …), ce dernier ne doit pas hésiter à dire que pour des raisons confidentielles, il ne souhaite pas y répondre. Il n’y a aucune honte à avoir. Au contraire, cela valorise son profil. C’est une vraie qualité de mettre en avant sa loyauté. De façon générale, rien n’empêche d’évoquer en entretien des projets anciens qui ne sont plus sensibles. Quand aux projets en cours, il est préférable d’en dire le moins possible.

[…]

Les entreprises vont-elles parfois jusqu’à organiser de faux entretiens pour tester la loyauté de leurs collaborateurs ?

A.F. : Bien sûr. Certaines mandatent un intermédiaire pour voir jusqu’à quel point leurs salariés sont fidèles. Ce sont des méthodes particulièrement répugnantes.

E.L. : Disons que certaines entreprises se soucient plus que d’autres de l’application des politiques de sécurité. Dans ces conditions, des audits et tous types de tests peuvent être pratiqués ainsi que des actions de sensibilisation pour montrer aux collaborateurs les risques et les limites.

Les approches des collaborateurs par la voie des faux recrutements sont bien sûr abordées, mais il existe d’autres vulnérabilités qu’un attaquant pourra exploiter : être trop bavard lors de déjeuners entre collaborateurs à l’extérieur de l’entreprise, les comportements en déplacement et dans les lieux publics (où public est pour beaucoup synonyme, à tord, d’anonymat), …

[…]

Par Mathieu Bruckmüller pour Cadremploi.fr, interview de Emmanuel Lehmann, expert en intelligence économique et Arnaud Franquinet, directeur des Ressources Humaines du cabinet de conseil Grant Thornton et membre du cercle RH&IE.

En savoir plus :

http://www.cadremploi.fr/edito/actu-et-conseils/boite-a-outils/entretien-dembauche/les-codes-de-lentretien/d/1/mefiez-vous-des-faux-entretiens-de-recrutement.html#xtor=RSS-614-[twitter

A l’image du « secret défense » la majorité veut créer un « secret des affaires« .

Il pourrait concerner tout ce qui n’est pas protégé par un brevet des bases de données aux savoirs-faire.
Voilà le contenu d’un amendement à la loi LOPPSI 2 qui passe en deuxième lecture aujourd’hui à l’Assemblée Nationale.

Les entreprises françaises sont-elles mal protégées ?
Faut-il aujouter une loi aux lois existantes ?

Écouter l’émission de France culture en cliquant ci-dessous :

Reportage de Renaud Candelier.

Lien(s)

« Voici les principales mesures que contient le projet de loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure. Un article signé Donald Hebert pour le « Nouvelobs.com ».

Le financement des priorités de la LOPPSI 2

Sur le site du « sénat », voici le rapport qui distingue les crédits qui seront destinés à financer spécifiquement les priorités de la LOPPSI 2.

En savoir plus :

Loi LOPPSI 2, l’enjeu du secret dans le secteur des entreprises 3 minutes Écouter l'émissionAjouter à ma liste de lectureRecevoir l'émission sur mon mobile

http://www.franceculture.com/emission-dossier-du-jour-loi-loppsi-2-l%E2%80%99enjeu-du-secret-dans-le-secteur-des-entreprises-2010-12-14.h

INTERVIEW – Olivier Buquen, le délégué interministériel à l’intelligence économique, détaille les grands chantiers qu’il a lancés depuis sa prise de fonction, en septembre2009. Avec pour objectif de mieux armer les entreprises françaises pour faire face à cette nouvelle compétition mondiale.

Quel est votre champ d’action?

Olivier Buquen – Nos missions s’inscrivent dans les domaines de l’intelligence économique où l’État apporte une valeur ajoutée: la veille, le soutien à la compétitivité et la sécurité économique. Nous alertons les chefs d’entreprise sur les méthodes qui peuvent leur permettre d’être plus compétitifs au sein de l’économie mondiale, et sur les menaces qui les guettent, tout en proposant des parades simples. Nous suivons l’évolution des normalisations, en particulier au niveau européen. Nous effectuons également un travail de veille des pépites de notre économie. Nous recommandons l’intervention de l’État pour soutenir financièrement certaines entre­prises jugées d’importance nationale: des fonds d’investissement publics peuvent prendre une participation au capital pour faire barrage à des intérêts étrangers qui pourraient être hostiles. Nous étudions enfin des dossiers présentés par le chef de l’État et le premier ministre sur tous types de sujets, allant d’atteintes graves à l’image d’une entreprise via les réseaux sociaux, […]

Faut-il faire évoluer la législation sur le secret d’affaires?

Oui: il faut renforcer la protection des informations stratégiques des entreprises françaises. Pour cela, nous allons donner un cadre simple aux chefs d’entreprise pour organiser cette protection, et durcir les sanctions auxquelles s’exposent ceux qui utilisent ces informations au détriment des entreprises. Nous présenterons bientôt un texte de loi, qui aura vocation à être examiné par le Parlement. Il prévoira notamment des poursuites pénales et civiles à l’encontre de quiconque vole ou divulgue les informations clés d’une entreprise.

Quelles sont vos autres priorités?

Pour aider les entreprises et les laboratoires de recherche à se protéger, nous développons un outil leur permettant de mesurer leur degré de vulnérabilité aux risques, qu’ils visent le capital, la réputation, ou encore les actifs ou la R&D.Cet outil facile d’utilisation, adapté à toutes tailles d’entreprises, sera diffusé courant 2011, et permettra de mesurer le niveau de protection, de comparer ce niveau à celui de concurrents du même secteur d’activité, et de formuler des préconisations adaptées à chaque cas.

[…]

Par Perrine Créquy pour LE FIGARO

En savoir plus :

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2010/12/08/04016-20101208ARTFIG00710-durcir-les-sanctions-contre-les-voleurs-d-informations.php

L’objectif de ce blog créé en 2006, qui n’est pas à proprement parler un blog puisque je ne donne que très peu mon avis, est d’extraire de mes veilles web informationnelles quotidiennes, un article, un billet qui me parait intéressant et éclairant sur des sujets se rapportant directement ou indirectement à la gestion de l’information stratégique des entreprises et des particuliers.
Depuis fin 2009, je m’efforce que la forme des publications soit toujours la même ; un titre, éventuellement une image, un ou des extrait(s) pour appréhender le sujet et l’idée, l’auteur quand il est identifiable et la source en lien hypertexte vers le texte d’origine afin de compléter la lecture.
En 2012, pour gagner en précision et efficacité, toujours dans l’esprit d’une revue de presse (de web), les textes évoluent, ils seront plus courts et concis avec uniquement l’idée principale.
En 2022, les publications sont faite via mon compte de veilles en ligne : http://veilles.arnaudpelletier.com/
Bonne découverte à tous …


Arnaud Pelletier

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