Articles taggués ‘vie privée’
Réseaux sociaux : les internautes ne sont pas assez vigilants …
Les internautes ne sont pas assez vigilants sur la gestion de leur compte Facebook. Il apparaît qu’une majorité ne change pas régulièrement son mot de passe ou oublie de modifier ses paramètres de confidentialité, selon une étude américaine réalisée par Harris Interactive.
Les résultats de ce sondage démontrent que les internautes américains n’apportent pas assez d’importances aux gestes simples qui permettraient de sécuriser leur compte Facebook. Par exemple, un tiers des sondés avoue n’avoir jamais changé son mot de passe depuis son inscription. Ils ne sont que 31% à l’avoir changé ces trois derniers mois, ce qui est pourtant vivement recommandé.
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Des internautes trop crédules
Conséquence de cette gestion parfois hasardeuse, 10% des internautes déclarent que quelqu’un a eu un accès non autorisé à leur compte pour diffuser des liens et des commentaires. Très crédules, ils sont 95% à accepter presque systématiquement toute demande de connexion provenant d’un « ami ».
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Par la rédaction de reseaux-telecoms.net
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CNIL : Surfer sur internet, ça laisse des traces ! Faites-en l’expérience …
Les sites internet exploitent les informations issues de votre navigation et de vos recherches pour personnaliser leurs offres et leurs services. Cette collecte de données se fait le plus souvent à votre insu. Dans sa rubrique « vos traces », la CNIL propose d’expérimenter les principales techniques de profilage à travers de nouvelles démonstrations.
Sur internet, vos activités, vos préférences, et vos déplacements laissent des traces de votre passage. La conservation de ces données est nécessaire pour assurer le bon fonctionnement du réseau ou poursuivre les auteurs d’activités illégales. Mais elle permet également d’analyser en détail l’ensemble de votre parcours sur internet. Votre adresse IP, votre navigateur, les mots clés que vous avez saisis, les sites que vous visitez sont analysés par les sites internet et les régies publicitaires dans le but d’en apprendre toujours plus sur vous et sur vos habitudes. A travers toutes ces traces, c’est une image de vous-même qui se dessine, un profil de vos goûts, vos activités, votre mode de vie, votre niveau de revenu. De ce profil, les régies publicitaires déduisent la publicité la mieux adaptée au consommateur que vous êtes.
La rubrique « Vos traces » propose d’expérimenter quelques unes des techniques mises en œuvre par les différents acteurs du web. Faites l’expérience et découvrez comment vous êtes pisté, tracé, profilé sur internet, et partez à la reconquête de vos libertés numériques !
Géolocalisation via l’adresse IP
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Cookies et flash cookies
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Historique des sites visités
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Publicité ciblée
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Par la CNIL pour cnil.fr
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Mais aussi :
Vos traces sur internet : ça n’est pas virtuel !
Sur internet comme ailleurs, vos activités et vos déplacements laissent des traces. L’impression de facilité qui domine l’univers du web masque la réalité d’une surveillance discrète et active.
Découvrez comment vous êtes pisté sur internet et partez à la conquête de vos libertés numériques !
ICI : http://www.cnil.fr/index.php?id=907
Source : CNIL
http://www.cnil.fr/vos-libertes/vos-traces/
Salariés : les entreprises cybersurveillées …
Longtemps protégés par le respect de la vie privée, les mails internes et les activités Internet des salariés peuvent être utilisés contre eux par l’entreprise, en toute légalité. Certains en ont fait l’amère expérience.
«Attention à ce que vous postez sur Facebook ! Cela pourrait se retourner contre vous tôt ou tard. » Ce judicieux conseil émane de Barack Obama. Destiné à l’origine aux étudiants américains, il pourrait tout aussi bien être adressé aux salariés français. Que ce soit sur les réseaux sociaux, dans leurs courriels ou leur usage d’Internet au bureau, ceux-ci sont encore nombreux à imaginer que le droit à la liberté d’expression et le respect de la vie privée les protègent de toute sanction. Mais ce sentiment d’impunité pourrait leur valoir quelques mésaventures, comme le souligne l’évolution récente de la jurisprudence.
Certes, la cybersurveillance exercée par l’employeur n’est pas techniquement une nouveauté. Dans la très grande majorité des entreprises, la direction est capable, via le service informatique, d’explorer la messagerie ou le disque dur d’un salarié jusque dans ses moindres recoins. Mais dénicher un courriel dans lequel un employé se vante de buller durant les heures de travail est une chose, l’utiliser dans une procédure disciplinaire en est une autre. « La clef, c’est la licéité de la preuve, explique l’avocate Isabelle Schucké-Niel. Qu’importe la gravité du contenu : si l’entreprise n’a pas pris légitimement connaissance du mail incriminé, le document ne peut être produit devant un juge. »
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Dailymotion
Sur ce plan, les salariés ont longtemps bénéficié d’un jugement de la chambre sociale de la Cour de cassation datant de 2001, qui étendait le secret de la correspondance aux courriels et rendait ceux-ci quasi intouchables au nom du respect de la vie privée. « Cette jurisprudence visant les courriels privés a amené les salariés à penser que le secret des correspondances couvrait tous leurs mails, explique Jean-Emmanuel Ray, professeur de droit du travail à Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Mais la Cour de cassation a récemment rappelé l’opposition entre courriel professionnel et courriel privé. » Depuis un arrêt du 15 décembre 2010 par exemple, tous les dossiers, fichiers et mails envoyés par les salariés sont présumés professionnels et donc peuvent être légitimement ouverts par l’employeur, sauf si l’expéditeur spécifie « privé » dans l’intitulé. La direction reste certes tenue d’informer les représentants des salariés puis ceux-ci sur une possible cybersurveillance. Mais la plupart des grandes entreprises ont pris soin de se couvrir sur ce point.
Outre le contenu des mails, de nombreux DRH ont également en ligne de mire le temps passé sur Dailymotion ou lequipe.fr. « Les entreprises sont vigilantes sur les abus, confirme Isabelle Schucké-Niel. Il nous arrive d’accompagner des DRH qui font des licenciements disciplinaires sur ces questions. » Et l’avocate de citer en exemple une procédure engagée contre une salariée qui mettait à jour sans arrêt son blog personnel durant son temps de travail, ce qui la retardait dans les missions qui lui étaient confiées.
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Accès restreint à la Toile
Certaines sociétés ont même bloqué l’accès à Facebook depuis les postes de travail à titre préventif. Armand Mennechet, DRH de l’Association française des chambres de commerce et d’industrie, et membre du bureau national de l’ANDRH, n’est pas favorable à une telle mesure : « Il faut laisser une marge d’utilisation personnelle d’Internet aux collaborateurs dans le cadre d’une relation de confiance avec l’entreprise. » La Cnil affiche la même position et préconise de tolérer « un usage raisonnable ».
Reste à définir ce dernier terme… Le cadre qui avait passé quarante et une heures sur Internet à des fins personnelles durant un seul mois avait manifestement franchi la ligne jaune. La Cour de cassation a d’ailleurs validé son licenciement pour faute grave. Mais certaines études aiguisent la paranoïa des managers : selon la société Alteo, spécialisée dans les logiciels destinés à sécuriser l’accès à Internet, les salariés passeraient près d’une heure par jour en moyenne à surfer sur le Web pour un usage non professionnel. Soit près d’un mois par an ! De quoi renforcer les velléités de surveillance de l’entreprise et les recommandations de modération à prodiguer aux employés.
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Attention aux smileys
Plaisanterie innocente ou début de harcèlement moral ? Toujours est-il qu’un « ami » électronique et collègue des deux jeunes femmes transmet une copie des échanges à la supérieure concernée. Dans la foulée, les deux salariées sont licenciées pour faute grave, pour « incitation à la rébellion » et « dénigrement de l’entreprise ». Elles contestent la sanction devant les prud’hommes. Rendu fin 2010, le jugement du tribunal, qui valide les licenciements, est la première décision prenant en compte les spécificités d’un réseau social comme Facebook. Premier enseignement : les juges se sont fondés sur le paramétrage du compte pour estimer que l’entreprise n’avait pas violé la vie privée des salariés. « Car dans l’entreprise et même à l’extérieur, tout collaborateur doit aujourd’hui avoir un QI numérique minimum : le mur en question était consultable par les « amis et leurs amis », c’est-à-dire par n’importe qui, détaille Jean-Emmanuel Ray. Les juges ont donc estimé que l’échange avait un caractère public et non privé, comme cela aurait été le cas s’il n’avait été consultable que par les seuls amis. » Autre leçon : les smileys et autres onomatopées (« hi, hi, hi ») qui agrémentaient les échanges incriminés n’ont pas convaincu le tribunal de leur caractère purement humoristique, comme le soutenaient les salariées. Rajouter « LOL» ou « MDR » après un propos offensant sur le PDG n’enlève donc rien au caractère injurieux.
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Par LIONEL STEINMANN pour lesechos.fr
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Confessions d’un détective privé … Conseils pour protéger sa vie privée …
Philippe Dylewski, ancien détective privé, vient de publier «Confessions d’un privé», un livre dans lequel il explique, avec un ton très décontracté et humoristique, à quel point il est devenu facile de devenir un as de l’espionnage… Un ouvrage qui permet de prendre davantage conscience de la nécessité de préserver notre vie privée, notamment dans le cadre de l’utilisation des réseaux sociaux. En effet, le premier constat, c’est qu’au XXIème siècle, il n’a jamais été aussi aisé de tout savoir sur quelqu’un : «Il y a un débat constant dans les médias sur la protection de la vie privée. C’est un débat qui n’a absolument aucun sens, parce que c’est un sujet qui n’existe plus. Il n’y a plus de protection de la vie privée, c’est complètement dépassé ! Aujourd’hui, je peux tout savoir sur absolument n’importe qui ! C’est à la portée de tout le monde». Internet s’inscrit évidemment au cœur de cette réflexion : «À partir du moment où beaucoup de gens ont accès à une base de données, cela signifie que beaucoup de gens peuvent partager cette base de données de façon illégale». L’auteur souligne que le monde du renseignement a lui aussi beaucoup évolué : «Les techniques du renseignement d’hier nécessitaient beaucoup de travail et de préparation et elles sont finalement à la portée de tous… Auparavant, si vous vouliez filer quelqu’un, cela demandait des compétences, de la disponibilité, et il fallait une équipe pour ne pas se faire prendre ! Aujourd’hui, vous pouvez coller un traqueur GPS sur une voiture et, bientôt, vous pourrez même le dissimuler dans le sac d’une personne… On peut donc suivre en toute discrétion et, sans la moindre difficulté, une personne…» Philippe Dylewski entend également nous alerter, à travers cet ouvrage, sur le fait que dans la vie quotidienne, «on laisse traîner tous les jours des informations qui permettent de nous piéger…» Pourtant, beaucoup de gens qui étalent leur vie sur les réseaux sociaux estiment qu’ils n’ont rien à dissimuler : «C’est la réponse la plus courante ! C’est vrai, nous n’avons rien à cacher. Mais cela n’empêche pas que l’on se met rarement tout nu devant sa fenêtre sans avoir tiré les rideaux… Donc, je n’ai pas quelque chose à cacher, mais je n’ai pas forcément envie de tout montrer. Or, les gens laissent des traces numériques, avec des informations qui pourraient être mal utilisées. Par exemple, pour les réseaux socioprofessionnels, dans les informations prises séparément, les fiches ne sont pas embarrassantes. Mais, en faisant un certain type de recherches, je peux obtenir tous les noms des employés d’une société. En plus, on peut capter toutes ces informations avec un robot logiciel qui coûte seulement quelques euros…
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On fait confiance à ce qui nous ressemble…
Il y a de nombreux livres et émissions qui s’efforcent de nous apprendre à nous protéger. Or, Philippe Dylewski a pris le contre-pied : «J’ai fait la démarche inverse, car il est plus amusant de se mettre dans la peau de l’attaquant… C’est aussi plus interpellant !» Comment enquêter ? «Si je veux obtenir des informations sur un média, je peux me faire passer pour le recruteur d’un autre grand média et contacter un journaliste pour le faire parler… Croyez-moi, les gens parlent très facilement dans un entretien de sélection ! Cela ne demande pas beaucoup d’énergie à mettre en place… Je peux très bien recevoir la personne dans le salon d’un grand hôtel… Lorsqu’elle comprendra qu’elle s’est fait avoir, elle ne pourra plus faire grand chose…» Aujourd’hui, «les nouvelles techniques d’espionnage industriel ne sont plus des techniques d’intrusion, parce que c’est trop dangereux, trop risqué et trop aléatoire. En plus, les peines de prison sont lourdes ! En revanche, faire parler le directeur commercial à l’occasion d’un faux entretien de sélection, c’est facile et ce n’est pas très risqué… Vous êtes toujours à la limite de la loi, mais la ruse n’est pas un délit tant que vous n’usurpez pas une identité… Il suffit simplement d’avoir le bon profil pour la bonne personne : c’est-à-dire un recruteur, un journaliste, un sondeur ou une jolie jeune femme…» Autre question sensible, à l’heure où des milliers d’informations circulent en permanence sur les réseaux sociaux : est-il aussi plus facile de travestir la vérité ? L’auteur estime qu’il y a tant d’informations qui circulent, que «nous allons de plus en plus vers le doute constant : tout le monde doute de tout ! Je ne crois plus que les gens gobent n’importent quoi. On reçoit tellement d’informations émanant de sources invérifiables, que le doute s’installe, y compris face à la preuve, ce qui est quand même un enjeu. Nous ne faisons pas confiance à ce qui est numérique, mais nous faisons confiance à ce qui nous ressemble. Le doute intelligent, cela stimule les neurones ! Aujourd’hui, l’esprit critique s’installe et c’est quelque chose d’excellent».
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Par Yannick Urrien pour kernews.com
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Espionnés via leur webcam par un logiciel dissimulé, un couple porte plainte …
Un couple du Wyoming a porté plainte mardi contre l’entreprise qui lui avait fourni leur ordinateur en » location vente « . Motif : la société les aurait espionnés par l’intermédiaire de leur webcam.
Tout commence en juillet 2010, lorsqu’un couple résidant à Casper, dans l’Etat américain du Wyoming, se rend dans la franchise locale de l’enseigne Aaron’s pour louer un ordinateur portable muni d’une webcam. Une histoire jusque-là banale, qui dégénère quelques mois plus tard. En décembre, le gérant du magasin local d’Aaron’s se présente en effet à leur domicile pour réclamer le paiement de la location-vente, en indiquant posséder une photo prouvant que le couple a utilisé l’ordinateur.
Or, pour le couple, si l’entreprise détient une telle photo, elle a forcément installé un logiciel espion sur l’ordinateur à son insu. Du coup, les deux Américains font état de l’incident à la police et contactent un cabinet d’avocats. Mardi, ils décident de porter plainte. Des poursuites sont donc engagées auprès d’un tribunal fédéral.
Un logiciel mouchard difficile à détecter
L’action judiciaire vise le loueur, Aaron’s, le franchisé qui tenait le magasin local à cette enseigne, et le concepteur du logiciel d’espionnage, DesignerWare. Selon le couple, ce logiciel appelé PC Rental Agent, qui enregistre des images prises par la webcam, des captures d’écran et des touches tapées, « ne peut pas être désinstallé ni facilement détecté« . Et le contrat « ne demande pas la permission d’installer ni ne dévoile » la présence de ce logiciel.
Les avocats des plaignants expliquent dans un communiqué qu' »une enquête de la police locale a confirmé la surveillance électronique […]
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Par TF1 News pour lci.tf1.fr
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Mouchard dans votre GSM : votre iPhone vous piste partout à votre insu …
Ceci est la carte de tous les endroits où s’est rendu notre collègue Sam Biddle de Giz US depuis presque un an. Tous les endroits.
Le FBI ne le suit pas dans des voitures banalisées. Ses chaussures ne contiennent pas de micro-émetteur.
Non, il avait simplement son iPhone dans sa poche pendant tous ce temps. Comme vous et moi.
Si vous avez un iPhone, il vous suit à la trace vous aussi, que vous le vouliez ou non.
Il s’avère que tous les iPhone enregistrent l’ensemble des endroits où vous vous êtes rendus depuis juin dernier. Ces données sont stockées sur votre téléphone (ou votre iPad) et sur votre ordinateur, facilement accessibles à quiconque sait où chercher.
Bien sur il est normal que les autorités puissent accéder à ces informations en les demandant à votre opérateur de téléphonie mobile. Mais cette information n’a rien à faire dans le téléphone qu’on peut vous voler ou que vous pouvez perdre, ou dans votre ordinateur qui peut également être visité. La mauvaise nouvelle est qu’il n’existe pas d’option d’opt out pour ce système d’enregistrement de vos déplacements.
Cette atteinte à la vie privée a apparemment commencé avec la sortie d’iOS 4. Elle a été découverte par deux spécialistes de la sécurité, l’un d’entre eux affirmant avoir travaillé chez Apple pendant cinq ans. Ces spécialistes sont aussi surpris que perturbés par le stockage des positions géographiques: “en enregistrant passivement votre localisation sans votre permission, Apple a rendu possible l’obtention par une épouse jalouse ou un détective privé d’une cartographie précise de vos déplacements”.
Obtenir ces informations à partir de votre appareil sous iOS est à peu près aussi facile qu’un jailbreak.
Sur votre ordinateur, l’infnormation peut être ouverte aussi facilement qu’un JPEG en utilisant le logiciel de cartographie que les experts en sécurité ont rendu accessible en téléchargement: essayez par vous-même.
Washington DC to New York from Alasdair Allan on Vimeo.
Les données sont sacrément précises. Et même si le téléphone semble se baser sur la triangulation des relais plutôt que par le GPS (ce qui signifie que la désactivation des services géo-localisées ne vous protège pas contre ce flicage), la carte générée par le logiciel a permis d’établir une carte étonnamment précise de tous les déplacements de notre collègue Sam depuis l’acquisition de son iPhone 4 en juillet dernier.
C’est assez effrayant: tous les endroits où il s’est rendu, toute sa vie privée et professionnelle. Les vacances, les visites à la famille, les visites culturelles. Son téléphone s’est comporté comme un véritable mouchard électronique, notant consciencieusement le moindre de ses déplacements.
Pour l’instant il n’existe pas de parade. Le seul moyen de faire disparaitre les données est d’effacer les copies de sauvegarde de votre ordinateur. Mais dans ce cas vous n’aurez plus de back up pour restaurer votre téléphone. Et à chaque fois que vous synchroniserez votre téléphone, il créera un nouveau fichier. Et si vous perdez votre téléphone, il contiendra ces données, qui tomberont donc entre les mains de quiconque mettra la main sur votre iPhone.
Tant qu’Apple n’interrompra pas ce service, ou ne s’expliquera pas sur cette fonctionnalité, les iPhone sont à considérer comme des balances potentielles. En attendant d’y voir plus clair, vous feriez donc mieux de ne peut-être plus emporter votre iPhone partout. Pour l’instant les spécialistes en sécurité n’ont pas mis en évidence la moindre transmission de ces données à quiconque, mais c’est quand même plus que dérangeant.
Nous avons sollicité Apple et attendons leur réponse. En attendant l’expert en sécurité Kevin Mitnick s’est déclaré “assez choqué et perturbé” par cette révélation. Il souligne que les données collectées peuvent grandement intéresser pas mal de monde: il cite les épouses, les enquêteurs privés et le gouvernement américain.
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Par Peter Warden pour The Guardian
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VIE PRIVÉE – Internet, téléphonie, SMS : jusqu’où peut-on s’incruster ?
Depuis 2004, la Commission européenne consacre février à la sensibilisation des jeunes à l’usage d’Internet. L’occasion de revenir sur le rôle des parents.
Comme tous les parents, Odette, 45 ans, mère de deux adolescents fervents utilisateurs d’Internet, craint toute sorte de dérives : échanges de vidéos pornographiques ou violentes, immixtion de pédophiles, etc. Faut-il surveiller les accès à Internet, aux mails et SMS ? Faut-il interdire certains usages ? Comment manœuvrer en toute légalité dans cette avalanche technologique ? Le Point.fr a interrogé Antoine Chéron, avocat au barreau de Paris.
Le Point.fr : Les parents ont-ils le droit de limiter l’utilisation d’Internet ou du téléphone portable par leurs enfants mineurs ?
Antoine Chéron : Cruel dilemme : ne pas prévenir des dangers de l’Internet ou du mobile – ce qui serait susceptible de constituer un manquement à leur devoir de surveillance – ou prendre des mesures préventives qui les exposent au risque d’atteinte à la liberté d’expression du mineur ? En droit, les modalités pratiques de l’exercice de l’autorité parentale sont imprécises, d’autant que l’article 371-1 du Code civil dans son dernier alinéa prévoit que le mineur doit être associé à la prise de décision parentale en fonction de son âge et de sa maturité. Concrètement, les parents disposent de différents moyens techniques de contrôle. À commencer par l’installation et le paramétrage des logiciels de « contrôle parental » qui permettent de bloquer l’accès à certains sites. Légalement, les fournisseurs d’accès sont tenus de proposer un dispositif de filtrage des contenus. Des logiciels plus ou moins performants sont aussi en vente sur le marché et permettent, par exemple, de limiter les échanges électroniques à un certain nombre de personnes « autorisées ».
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Quid des réseaux sociaux ?
Certains d’entre eux filtrent spontanément les contenus à caractère sexuel, ce qui ne peut que rassurer les parents. Facebook par exemple, en application de ses conditions générales et notamment de son article 3, vient de fermer le compte d’un membre qui avait mis sous son profil une représentation du célèbre tableau de Courbet, L’origine du monde.
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Faut-il recueillir le consentement de l’enfant avant la mise en place d’un système de filtrage ?
L’exigence d’un consentement du mineur préalablement à l’application d’un système de filtrage relève plus de l’utopie que du réalisme. D’une part, les parents ont peu de chance de l’obtenir. D’autre part, un adolescent, un tant soit peu habitué à la manipulation des téléphones cellulaires, pourrait aisément contourner le dispositif. Mais du point de vue légal, la Convention européenne des droits de l’homme (article 8), relayée par la directive 97/66 du 15 novembre 1997, impose le respect de la confidentialité des échanges par voie de télécommunications et l’impossibilité de les intercepter ou de les surveiller sans le consentement de l’utilisateur concerné. La jurisprudence a d’ailleurs rappelé ces principes en matière de géolocalisation : toute mesure de surveillance doit être précédée d’une « déclaration complète et loyale » (CA Orléans, 18 juin 2009) adressée à la personne concernée.
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Par Laurence Neuer pour lepoint.fr
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44% des internautes français sont vigilants avec leurs données privées sur internet …
Sondage LH2-ZDNet.fr – Les internautes français sont prudents. Avec le succès des réseaux sociaux – Facebook compte 20 millions de comptes en France -, le contrôle de l’identité numérique représente une priorité pour 44% d’entre eux, qui évitent de publier des informations privées sur le web ou en limitent l’accès.
Dans l’ensemble, la prudence domine. Ainsi, la protection des informations personnelles ou professionnelles est l’attitude la plus répandue : 38% des internautes évitent purement et simplement de partager ce type d’informations sur le web.
A la marge, 6% préservent leur anonymat sur Internet en utilisant des pseudonymes ou en limitant l’accès à ce qu’ils publient, afin d’éviter que leurs informations privées soient accessibles à tous.
Près de 2 internautes sur 5 n’ont pas l’occasion de publier d’informations à caractère privé sur le web : des usages plus distanciés, probablement par manque d’intérêt pour les réseaux sociaux ou parce que leurs contributions restent de nature très impersonnelle (petites annonces, avis de consommateurs…).
16% des internautes adoptent une stratégie qui se rapproche du « personal branding » : ainsi, ils se déclarent vigilants quant à ce qu’ils publient sur le web, sans pour autant rechercher l’anonymat.
La vigilance prend largement le pas sur l’insouciance, et seuls 2% des internautes français dévoilent sans se soucier de qui pourra y accéder, des informations de type personnel ou professionnel.
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Par la rédaction de zdnet.fr.
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Cyber-espions : « Ce qui arrive à l’Etat peut arriver et arrive à d’autres » …
24 heures après la révélation d’une attaque spectaculaire de cyber-espions contre Bercy, les experts de la sécurité informatique sonnent une nouvelle fois l’alarme auprès des entreprises et des administrations.
« Il faut penser la sécurité informatique autrement », analyse Patrick Pailloux, le patron de l’Agence nationale de la sécurité des services d’information (ANSSI), aux avant-postes dans l’affaire de Bercy.
« A la logique de la ligne Maginot avec des dispositifs de cryptage, d’anti-virus et de pare-feux », Patrick Pailloux entend substituer celle de la « défense en profondeur, des mécanismes de cloisonnement et de détection avancée ».
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Dans cette affaire, relève Olivier Buquen, Monsieur intelligence économique au gouvernement, « quelques CD-ROM et quelques clics de souris ont suffi alors que quelques années plus tôt, il aurait fallu un temps infini pour copier autant de documents ».
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« Nous vivions dans un monde où nous disions, +on ouvre tout, on partage tout on est tous interconnectés+, aujourd’hui, il faut un peu réfléchir », observe Patrick Pailloux. Son premier conseil : « Identifier les informations vraiment sensibles et se donner les moyens de les protéger ».
Olivier Buquen appelle à une prise de conscience : « Nul n’est à l’abri, le risque zéro n’existe pas ».
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« Aujourd’hui, la guerre informatique peut être conduite par n’importe qui, contre n’importe quelle cible, à n’importe quel moment et pour n’importe quelle raison », observe Bernard Carayon, député UMP et auteur de plusieurs rapports sur l’intelligence économique.
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« Ce changement de paradigme souligne qu’à côté des procédures techniques, le facteur humain redevient essentiel », selon Bernard Carayon.
Conclusion de Pierre Caron, enseignant à l’école de Guerre économique : « Il faut apprendre à vivre avec cette menace et avec le potentiel de fiasco qu’elle fait planer au-dessus de notre tête ».
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Par AFP pour france24.com
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http://www.france24.com/fr/20110308-cyber-attaque-arrive-a-bercy-peut-arriver-a-dautres
VIE PRIVÉE – Internet, téléphonie, SMS …
Jusqu’où les parents peuvent-ils s’incruster ?
Depuis 2004, la Commission européenne consacre février à la sensibilisation des jeunes à l’usage d’Internet. L’occasion de revenir sur le rôle des parents.
Comme tous les parents, Odette, 45 ans, mère de deux adolescents fervents utilisateurs d’Internet, craint toute sorte de dérives : échanges de vidéos pornographiques ou violentes, immixtion de pédophiles, etc. Faut-il surveiller les accès à Internet, aux mails et SMS ? Faut-il interdire certains usages ? Comment manoeuvrer en toute légalité dans cette avalanche technologique ? Le Point.fr a interrogé Antoine Chéron, avocat au barreau de Paris.
Le Point.fr : Les parents ont-ils le droit de limiter l’utilisation d’Internet ou du téléphone portable par leurs enfants mineurs ?
Antoine Chéron : Cruel dilemme : ne pas prévenir des dangers de l’Internet ou du mobile – ce qui serait susceptible de constituer un manquement à leur devoir de surveillance – ou prendre des mesures préventives qui les exposent au risque d’atteinte à la liberté d’expression du mineur ? En droit, les modalités pratiques de l’exercice de l’autorité parentale sont imprécises, d’autant que l’article 371-1 du Code civil dans son dernier alinéa prévoit que le mineur doit être associé à la prise de décision parentale en fonction de son âge et de sa maturité.
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Les parents peuvent enfin géolocaliser le téléphone de leur enfant en utilisant des applications prévues à cet effet (« géolocaliser mon téléphone » d’Apple ou Androïd).
Quid des réseaux sociaux ?
Certains d’entre eux filtrent spontanément les contenus à caractère sexuel, ce qui ne peut que rassurer les parents.
[…]
Faut-il recueillir le consentement de l’enfant avant la mise en place d’un système de filtrage ?
L’exigence d’un consentement du mineur préalablement à l’application d’un système de filtrage relève plus de l’utopie que du réalisme.
[…]
Par Laurence Neuer pour lepoint.fr


