Archive pour la catégorie ‘Droit’
Méfiez-vous des faux entretiens de recrutement !
Vous êtes convoqué à un entretien d’embauche. Ne vous réjouissez pas trop vite. C’est peut-être un faux. Si des entreprises se livrent à cette pratique pour récupérer de l’information sur leurs concurrents, certaines organisent des entretiens bidons pour tester la loyauté de leurs collaborateurs. […]
La pratique des faux entretiens d’embauche est-elle courante ?
E.L. : Le phénomène existe. Cependant, il n’y a pas de chiffres précis. Il est rare que les candidats se rendent compte qu’ils ont en été victimes. Mais il faut bien être conscient que la crise pousse à une concurrence exacerbée entre les entreprises où parfois tous les coups sont pratiqués.
Plusieurs types de faux entretiens sont possibles. Une société peut les faire passer elle-même. Elle peut aussi recourir à un cabinet spécialisé. Certaines se font aussi passer pour un cabinet de chasse et louent, pour passer les entretiens, un bureau dans un quartier d’affaires.
Face à une belle proposition, les candidats parlent naïvement relativement bien.
A.F. : Les faux entretiens sont une réalité et la crise multiplie les risques. Il ne faut pas avoir une vision trop angélique du monde actuel.
Personne n’imagine qu’il peut être victime d’un faux entretien. Or, aujourd’hui, il y a des méthodes de collections et de centralisation de l’information qui sont redoutables.
Est-il facile pour une entreprise d’obtenir des informations stratégiques lors de ces faux entretiens ?
A.F. : C’est un jeu d’enfants. N’importe quel candidat, dès que vous le mettez en confiance, va vous dire tout ce qu’il sait sur son entreprise. A chaque fois, je suis estomaqué du nombre d’informations que l’on peut recueillir en faisant passer un entretien même sans avoir de mauvaises intentions.
E.L. : C’est tout le paradoxe de l’entretien. Comment se vendre sans en dire trop. On est toujours tenté de parler beaucoup pour séduire le recruteur voire de s’attribuer le travail des autres. On est naïf en France sur la valeur de l’information.
Quels sont les candidats les plus susceptibles d’être victimes d’un faux entretien ?
A.F. : Pas besoin d’être un cadre dirigeant ou de travailler dans un secteur stratégique, comme l’armement. Prenez un commercial, peu importe son domaine d’activité. Il connaît tous les coûts des produits, les marges, les ristournes possibles…Pour un concurrent, être en possession de ces données, c’est une véritable mine d’or. Aujourd’hui, les cadres intermédiaires sont les proies les plus faciles. Avec la crise, ils ont soif de reconnaissance et ils se sentent délaissés par leur hiérarchie. Ils n’ont pas toujours le même sentiment d’appartenance que les dirigeants. Pour moi, ils sont le maillon faible de l’organisation. Si vous leur faites miroiter un beau poste, ils vont lâcher un paquet d’informations sensibles.
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Quels conseils donneriez-vous pour détecter un faux entretien ?
E.L. : Si le recruteur pose une question jugée dérangeante par le candidat (projets en cours, données techniques, organisation interne de la société, projets de développement, informations sensibles, …), ce dernier ne doit pas hésiter à dire que pour des raisons confidentielles, il ne souhaite pas y répondre. Il n’y a aucune honte à avoir. Au contraire, cela valorise son profil. C’est une vraie qualité de mettre en avant sa loyauté. De façon générale, rien n’empêche d’évoquer en entretien des projets anciens qui ne sont plus sensibles. Quand aux projets en cours, il est préférable d’en dire le moins possible.
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Les entreprises vont-elles parfois jusqu’à organiser de faux entretiens pour tester la loyauté de leurs collaborateurs ?
A.F. : Bien sûr. Certaines mandatent un intermédiaire pour voir jusqu’à quel point leurs salariés sont fidèles. Ce sont des méthodes particulièrement répugnantes.
E.L. : Disons que certaines entreprises se soucient plus que d’autres de l’application des politiques de sécurité. Dans ces conditions, des audits et tous types de tests peuvent être pratiqués ainsi que des actions de sensibilisation pour montrer aux collaborateurs les risques et les limites.
Les approches des collaborateurs par la voie des faux recrutements sont bien sûr abordées, mais il existe d’autres vulnérabilités qu’un attaquant pourra exploiter : être trop bavard lors de déjeuners entre collaborateurs à l’extérieur de l’entreprise, les comportements en déplacement et dans les lieux publics (où public est pour beaucoup synonyme, à tord, d’anonymat), …
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Par Mathieu Bruckmüller pour Cadremploi.fr, interview de Emmanuel Lehmann, expert en intelligence économique et Arnaud Franquinet, directeur des Ressources Humaines du cabinet de conseil Grant Thornton et membre du cercle RH&IE.
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Quand l’État vend ses fichiers de carte grise …
C’est une loi votée discrètement il y a quelques mois qui a ouvert la brèche : l’État a désormais le droit de céder à des sociétés privées, moyennant prix à débattre, tous les fichiers de carte grise, c’est-à-dire la mine d’informations livrées par les automobilistes quand ils immatriculent leur nouvelle voiture.
Une information révélée par Le Parisien ce matin, alors que les députés examinent aujourd’hui un amendement qui prévoit une enquête préalable sur les acheteurs de ces fichiers.
C’est une gigantesque base de données que s’apprête donc à vendre l’État : à chaque immatriculation de véhicule, vous livrez en effet vos nom et prénom, votre adresse, date de naissance et des infos sur votre voiture (type, date de sa première mise en circulation et puissance). Des informations stratégiques pour opérer des campagnes de marketing.
De fait, cette loi, adoptée le 29 avril 2009, a trois objectifs : permettre aux constructeurs automobiles de procéder très vite à des campagnes de rappel quand la sécurité d’un modèle de voiture est en jeu, utiliser ces données également à des fins « statistiques, scientifiques ou historiques« , et surtout les utiliser pour « enquêtes ou prospections commerciales« . Quant au tarif pour s’offrir ces précieux fichiers, il est à négocier, mais doit rester « raisonnable« .
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Par Cécile Quéguiner pour france-info.com
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Et aussi :
L’enjeu du « secret des affaires » dans le secteur des entreprises Françaises …
A l’image du « secret défense » la majorité veut créer un « secret des affaires« .
Il pourrait concerner tout ce qui n’est pas protégé par un brevet des bases de données aux savoirs-faire.
Voilà le contenu d’un amendement à la loi LOPPSI 2 qui passe en deuxième lecture aujourd’hui à l’Assemblée Nationale.
Les entreprises françaises sont-elles mal protégées ?
Faut-il aujouter une loi aux lois existantes ?
Écouter l’émission de France culture en cliquant ci-dessous :
Reportage de Renaud Candelier.
Lien(s)
Le financement des priorités de la LOPPSI 2
Sur le site du « sénat », voici le rapport qui distingue les crédits qui seront destinés à financer spécifiquement les priorités de la LOPPSI 2.
En savoir plus :
Loi LOPPSI 2, l’enjeu du secret dans le secteur des entreprises 3 minutes ![]()
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Ces logiciels espions capables de tout savoir de vous …
Mireille, en instance de divorce, se fait espionner par son mari via son téléphone ou son ordinateur. Une pratique illégale qui se répand pourtant au rythme des progrès techniques. Rencontre avec le directeur d’une société basée à Martigny, qui commercialise ces logiciels espions capables de tout savoir de vous.
Par un jour d’automne dans la vallée du Rhône, le mari de Mireille* lui annonce qu’il ne l’aime plus. Quelques semaines plus tard, il quitte la maison. Mais Mireille constate que des messages ont disparu de sa boîte mail. Son mari lâche des bribes d’information qu’il ne devrait pas connaître en ne vivant plus sous le même toit qu’elle… «Pourquoi Michel est-il venu à la maison», demande-t-il par exemple.
En instance de divorce, Mireille finit par contacter un avocat qui constate que quelqu’un s’est introduit dans son compte mail. «C’est une atteinte aux droits de la personnalité», explique Sébastien Fanti, avocat spécialiste du web. Des affaires en cours du même type que celles de Mireille, il y en a une dizaine sur sa table. «Pénétrer dans le compte de quelqu’un d’autre relève du Code pénal. L’espion risque un casier judiciaire et une amende définie en fonction de son revenu. Mais les gens utilisent toujours plus ces technologies qui permettent de réunir des informations susceptibles de leur faire gagner leur divorce.»
Plainte et enquête
Pour réussir à porter plainte, Mireille doit obtenir des preuves, notamment de l’identité de l’espion. «Pour cela, nous demandons à des informaticiens de poser des «pièges, explique Sébastien Fanti. Un logiciel d’espionnage, par exemple, qui relèvera l’adresse informatique de la personne qui se connecte illégalement à votre mail. Une fois la plainte déposée, la police peut ouvrir une enquête. Elle séquestre alors l’appareil piraté pour en retirer toutes les informations possibles.»
Tous les appareils sont des mouchards potentiels
Mais Mireille n’a pas seulement des craintes à propos de ses courriels. Elle se demande si son mari a accès au contenu de son ordinateur, si ses téléphones sont écoutés… Est-elle paranoïaque? Pas forcément. Depuis plus d’une année, une société basée à Martigny commercialise des logiciels espions (voir interview page 3) qui permettent de lire vos sms, d’écouter vos conversations et même d’entendre grâce au micro de votre téléphone portable tout ce qui se passe dans la pièce où vous êtes.
«Le contact humain face à face est la situation de communication dans laquelle le moins de paramètres sont susceptibles d’être modifiés», analyse un informaticien valaisan spécialiste de l’espionnage et de la sécurité qui souhaite rester anonyme. En d’autres termes, tous les outils de communication sont susceptibles d’être piratés (voir infographie) et le meilleur moyen de s’assurer de la confidentialité d’un échange reste la discussion de vive voix. «Heureusement, il n’est pas forcément évident d’installer ces logiciels.» L’entreprise mar- tigneraine les vend pourtant avec le mode d’emploi, répond à une hotline en cas de problème… «Pour infiltrer un smartphone, il faut l’avoir dans les mains pendant quelques heures. Il faut modifier le téléphone de manière à avoir accès au code source. Cette manipulation déplace des icônes, etc. Si on veut que la cible ne s’aperçoive de rien, il faut le temps de tout remettre en place», précise notre spécialiste.
Une forme de harcèlement
S’assurer de la fidélité de son conjoint, préserver son bas de laine en cas de divorce ou harceler une ex, les raisons de recourir aux technologies d’espionnage sont multiples. Des pratiques qui sont considérées par la loi comme du harcèlement moral, une partie aujourd’hui reconnue des violences domestiques. Depuis juillet 2007, le Code civil suisse permet aux victimes de harcèlement de demander diverses mesures de protection, comme l’interdiction de s’approcher du domicile ou de prendre contact avec la victime. Sous le terme juridique de harcèlement, on trouve diverses réalités dont l’acte d’observer et de traquer autrui. Le canton du Valais ne possède aucun chiffre par rapport à ces individus intrusifs.
[…]
* Prénom d’emprunt
Par MARIE PARVEX pour lenouvelliste.ch
En savoir plus :
http://www.lenouvelliste.ch/fr/news/valais/quand-votre-conjoint-se-prend-pour-big-brother-9-236229
Pratiques d’espionnage plus ou moins high-tech selon Wikileaks …
MONDE – Au programme: vol de mot de passe à l’ONU, Google vs la Chine, le roi d’Arabie Saoudite et les puces sous-cutanée…
Il faudra encore du temps pour digérer les 251.287 documents du département d’Etat américain publiés par WikiLeaks ce week-end. Certains détails lèvent toutefois le voile sur des pratiques d’espionnage au plus haut niveau.
L’espionnage des officiels étrangers à l’ONU
La liste tient sur plusieurs pages. Le département d’Etat américain a notamment demandé à ses diplomates et agents secrets, le 31 juillet 2009 de mettre la main sur les noms, mots de passe et clés cryptées des réseaux privés utilisés par plusieurs délégations (dont la France, la Chine, le Japon et Ban Ki-moon en personne) pour leurs communications. Dans un talk-show américain, lundi matin, un ancien diplomate britannique a minimisé l’importante de ces révélations, expliquant qu’il s’agissait surtout d’un «espionnage bureaucratique». John Bumgarner, de l’U.S. Cyber Consequences Unit, expliquait à 20minutes.fr en 2009 que «tous les pays» recourent au cyber-espionnage politico-industriel.
Base de données biométriques
Wired relève également que des diplomates, surtout en Afrique, étaient chargés de collecter des données biométriques des leaders: ADN, empreintes digitales ou encore scan de l’iris.
Google et la Chine
L’attaque contre Google en Chine, en janvier dernier avaient fait grand bruit. Le département d’Etat s’en était mêlé et le ton était monté entre Pékin et Washington. Des experts avaient pointé un doigt accusateur vers la Chine, mais à aucun moment Hillary Clinton n’avait directement mis en cause Pékin. C’est désormais chose faite: «Le Politburo chinois a dirigé l’intrusion sur les systèmes de Google, selon un contact chinois de l’Ambassade américaine. Ce hacking fait partie d’un effort de sabotage mené par les autorités gouvernementales, des experts privés en sécurité et des pirates recrutés par le gouvernement. Ils se sont introduits sur des ordinateurs du gouvernement américain et de ses alliés occidentaux, du Dalaï Lama et de grandes entreprises, depuis 2002», dit un mémo.
Les suggestions du roi d’Arabie Saoudite
Que faire des détenus de Guantanamo, une fois qu’ils seront relâchés? Le roi Abdallah a fait une suggestion au chef de la lutte antiterroriste américain, John Brenner, tout droit sortie d’un mauvais film d’espionnage: implanter des puces sous-cutanée pour les suivre à la trace.
[…]
Par Philippe Berry, correspondant à Los Angeles pour 20minutes.fr.
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Et aussi :
L’heure du crime : Profession détective privé …
RTL : l’émission l’heure du crime du 24 novembre 2010.
Une émission présentée par : Jacques Pradel

Sujet :
Une plongée dans les méandres d’un métier qui mêle des investigations sur la vie privée et des enquêtes d’espionnage industriel.
Intervenants :
– Christian Borniche, détective privé et président de l’union fédérale des enquêteurs de droit privé
– Roland Agret, accusé à tort et Président de l’Association Action Justice
– Florence Cazin Détective Privé
Pour écouter l’emission :
En savoir plus :
L’heure du crime du 24 nov. 2010 : Profession détective privé
L'espionnage (via les nouvelles technologies) à la portée de tous …
L’espionnage via les nouvelles technologies, comme les téléphones portables derniers cris, est désormais à la portée de tous.
Détourner des conversations téléphoniques, capter SMS et mails: c’est désormais possible grâce à des logiciels d’écoute en vente sur Internet.
« Il n’est pas légal d’espionner. Ecouter les conversations sur un téléphone appartenant à une autre personne, à son insu, intercepter ses SMS et mails, est hautement répréhensible. Vous encourez des peines pouvant correspondre à plusieurs années de prison selon les législations. » Voilà le client potentiel de la jeune société suisse ProMibs prévenu. Pourtant, cet avertissement, affiché sur le site interne, ne décourage pas les espions en herbe, attirés par le logiciel d’écoute que ProMibs leur propose.
Dans le bureau de Michel Beruben, au bord du lac de Genève, le téléphone sonne sans discontinuer. « ça n’arrête pas, se réjouit l’ingénieur. Nous vendons en moyenne 80 licences d’utilisation par mois en France et une centaine ailleurs. » Installé à Nenagh, en Irlande, Stéphane Gallois commercialise, lui aussi, des programmes de surveillance sous la marque Espion-on-line. « La demande, dopée par la baisse des prix de la technologie, augmente de 20 à 30 % par an », affirme-t-il.
Mode d’emploi des logiciels qui transforment un téléphone mobile en mouchard, pour un coût compris entre 100 et 1 000 euros.
Comment ça marche?
Le logiciel espion doit être téléchargé sur le téléphone « cible ». « L’installation prend entre cinq et trente minutes, selon l’habileté de l’utilisateur », évalue Michel Beruben. Il est donc indispensable d’avoir en main, pendant ce temps, le portable que l’on veut piéger. Ou d’offrir un appareil déjà équipé à la personne visée. Quoi qu’en disent certains sites Internet, il est impossible d’installer un logiciel à distance.
L’insatallation du logiciel espion prend entre cinq et trente minutes, selon l’habileté de l’utilisateur
Quelles sont les précautions à prendre?
[…]
Que peut-on espionner?
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Qui achète ces logiciels espions?
Des hommes et des femmes qui doutent de la fidélité de leur conjoint. Des parents que les fréquentations de leurs enfants préoccupent. Des entreprises que s’inquiètent de la loyauté de leurs salariés. Des services officiels et des officines privées, également. « Nous recevons des mails publicitaires et des offres préférentielles », indique Alain Letellier, secrétaire général de la Chambre professionnelle des détectives privés, qui reconnaît que, « à partir du moment où le matériel existe, certains doivent être tentés de l’utiliser ».
Comment s’en débarrasser?
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Par Anne Vidalie pour lexpress.fr
En savoir plus :
http://www.lexpress.fr/actualite/societe/l-espionnage-a-la-portee-de-tous_936004.html
Le PDG d'Oracle engage un détective privé pour retrouver l'ancien PDG de SAP et demande 4 milliards de dommages à l'éditeur …
Un milliard de dollars était déjà une somme conséquente.
C’était, en tout cas, la première estimation (par Oracle) du préjudice causé par SAP à la société de Larry Ellison dans l’affaire d’espionnage et de vol de document liée à la filiale TommorowNow de l’éditeur Allemand (lire ci-avant).
Mais pour Ellison, cette estimation est une fourchette bien (trop) basse. Il a jugé, hier, devant le Tribunal en charge l’affaire, que le rachat de TommorowNow et les mauvaises pratiques qui ont suivies, avaient abouti à la perte de 30 % des clients de PeopleSoft et de 15 % de ceux Sieble, deux sociétés rachetées par Oracle.
La note ne s’élèverait donc pas à 1 mais à 4 milliards de dollars.
[…]
Pour la vice-présidente d’Oracle, Safra Catz, c’est surtout le principe que la Cour devrait s’attacher à punir. « C’est comme de voler la montre de quelqu’un et de la brader 20 dollars… et de proposer de rembourser les 20 dollars ! », explique-t-elle.
Affaire dans l’affaire, Ellison tient à impliquer personnellement l’ancien PDG de SAP. Leo Apotheker est aujourd’hui le nouveau président de HP, à la place Mark Hurd, ami personnel de Larry Ellison. HP avait par ailleurs attaqué Oracle en justice pour l’empêcher de recruter Hurd. Ellison tient visiblement à rendre la monnaie de sa pièce au constructeur.
Problème, HP refuse de faire témoigner son tout nouveau PDG et l’a éloigné de la juridiction du procès (il pourrait ainsi être en Europe).
Pas de quoi décourager Larry Ellison, dont on peut se demander s’il ne souhaite pas plus impliquer Apotheker que les 4 milliards de dollars. Oracle vient en effet d’engager un détective privé pour retrouver le nouveau meilleur ennemi de son PDG.
Par Gordon Fowler pour www.developpez.com
Source : Bloomberg, MarketWatch (Wall Street Journal), et Reuters
En savoir plus :
Géolocalisation et CNIL …
Géolocalisation des véhicules : la justice condamne un employeur qui n’a pas suivi les règles « informatique et libertés »
La cour d’appel de Dijon a estimé qu’un licenciement est infondé si l’employeur se sert d’un dispositif de géolocalisation non déclaré à la CNIL, à l’insu des salariés, pour prouver l’utilisation d’un véhicule de service à des fins personnelles.
Un employeur s’est aperçu, grâce au dispositif de géolocalisation installé à bord d’un véhicule de service, qu’un coursier utilisait ce véhicule à des fins personnelles. Le salarié a été licencié.
Saisi par le salarié, le conseil des prud’hommes a estimé que le licenciement était sans cause réelle et sérieuse puisque ce dispositif n’avait pas été déclaré à la CNIL. De plus, le salarié n’avait pas été informé de son installation. L’employeur a fait appel de ce jugement.
Le 14 septembre 2010, la cour d’appel de Dijon a confirmé le jugement du conseil des prud’hommes. Elle a considéré que, la note de service produite par l’employeur pour informer les salariés, était insuffisante puisqu’elle ne mentionnait pas l’existence du dispositif de géolocalisation. Elle a également constaté l’absence de déclaration auprès de la CNIL. Le dispositif étant illégal, les preuves obtenues par son intermédiaire sont inutilisables.
La société a été en outre condamnée à payer 1 000 € à son salarié pour exécution déloyale du contrat de travail dans la mesure où les règles légales relatives à l’installation d’un dispositif de géolocalisation n’avaient pas été respectées.
Dès 2004, la chambre sociale de la Cour de cassation a estimé que, l’absence de déclaration auprès de la CNIL d’un système de contrôle par badges des entrées et des sorties du personnel, a pour conséquence d’interdire à l’employeur de sanctionner un salarié qui refuserait d’utiliser un tel système.
De même, la Cour de cassation affirme constamment, concernant d’autres systèmes tels que la vidéosurveillance, que l’employeur ne peut mettre en œuvre un dispositif de contrôle de l’activité professionnelle sans en informer les préalablement les salariés.

