Archive pour la catégorie ‘Enquête et investigation’
Comment devient-on détective privé ?
Détective privé, voilà un métier qui peut paraitre bien exaltant. Faire des recherches, prendre des photos, espionner les gens semble très simple, et pourtant, c’est loin d’être évident lorsque l’on doit respecter les lois. Devenir détective privé n’est pas ouvert à tout le monde, du moins de nos jours, car ce ne fût pas toujours le cas.
Étapes de réalisation
- Jusqu’en 2003, tout le monde pouvait se déclarer détective privé. Il suffisait effectivement d’être de nationalité française ou d’être ressortissant d’un pays de la communauté européenne, et de n’avoir aucune condamnation dans son casier judiciaire portant atteinte à l’honneur ou à la probité de quelqu’un. Exercer en indépendant n’était ensuite qu’une formalité administrative.
- Depuis cette date, être détective privé nécessite un agrément, ainsi que de la justification de qualifications professionnelles. Ces conditions d’aptitude à exercer ne peuvent être obtenues qu’à l’issue d’ une formation officielle du Répertoire National de la Certification Professionnelle. Cette formation peut être faite par correspondance, en école privée ou en université et permet de devenir détective privé officiellement et légalement.
- Pour accéder à la formation de détective privé, il faut normalement être diplômé de niveau Bac +2, mais les candidats qui peuvent prouver leur réelle motivation pour le métier peuvent y accéder sans diplôme particulier. Il faut […]
- A l’issue de la formation, le candidat obtient un titre de « détective, agent de recherches privées », homologué au niveau III par l’état, et ce titre est le seul à autoriser une personne à exercer le métier de détective privé. On peut donc ouvrir son propre cabinet de recherche, ou bien travailler en […]
http://www.commentfaiton.com/fiche/voir/59551/comment-devient-on-detective-prive
Formation : détectives privés …
Montpellier, précurseur de la formation de détectives
Finis les Hercule Poirot, les Pepe Carvalho et les Nestor Burma. « Avant, on retrouvait les dinosaures, les autodidactes, ceux qui apprenaient sur le tas… Aujourd’hui, cette époque est révolue. Le métier s’est volontairement professionnalisé », explique Yves Conversano, directeur de l’Institut de formation des agents de recherches (Ifar), installé au Millénaire.
Dix-sept ans que la formation existe et pourtant tout un combat… Ce n’est en effet qu’en 2003 que l’Institut des agents de recherches privés a obtenu l’homologation par le ministre du Travail. Car, désormais, les aspirants détectives doivent obtenir un diplôme pour exercer. Ce titre, délivré par l’Ifar, reconnu comme étant un diplôme d’État est inscrit au répertoire national des certifications professionnelles.
Particulièrement « lourde et costaud », cette formation propose 700 heures de théorie et 500 de pratique. Des techniques d’enquêtes et d’investigations aux cours de « désilhouettage » en passant par la filature ou les techniques de photographie, une vingtaine de disciplines est abordée.
Des matières certes attirantes, encore faut-il être parfaitement aguerri en droit. « C’est un élément essentiel dans notre recrutement. Le futur détective exercera une profession libérale qui consiste à recueillir, même sans faire état de sa qualité ni révéler l’objet de sa mission, des informations ou des renseignements destinés à des tiers pour la défense de leurs intérêts. Sauf qu’il n’a pas le droit de faire n’importe quoi. Il doit parfaitement connaître la loi. » Mais qui sont donc ces apprentis détectives ? « D’année en année, on retrouve les mêmes profils. Des titulaires de masters ou de doctorats en droit, d’anciens juges d’instruction, des notaires ou encore des flics en reconversion », constate Yves Conversano. […] ».
[…], il peut exiger entre 1 500 et 2 500 € pour un constat d’adultère. Ensuite, un forfait peut également être défini en fonction des moyens à mettre en oeuvre. Si cette formation connaît un vif succès, Yves Conversano pointe toutefois du doigt, l’exception française. « En France, on attend la catastrophe pour faire appel à nous, l’extrême limite. Dans les pays anglo-saxons, on est plus préventif, on anticipe, on vérifie. »
Espionnage, rumeur, fraude : protégez-vous !
Non, cela n’arrive pas qu’aux autres !
Avec la crise, la concurrence se tend et les pratiques malveillantes se multiplient. Difficiles à chiffrer, mais pourtant bien réelles…
Par Valérie Talmon
Patrons de PME, avez-vous songé à la guerre économique, à l’espionnage possible par vos concurrents, aux fraudes internes ? Cela fait penser aux films d’espionnage, mais la réalité est pourtant bien là. Régulièrement, les JT relayent les « exploits » de pirates informatiques réussissant à s’introduire dans les comptes Twitter de Barack Obama, à utiliser frauduleusement des codes de cartes bleues, etc. Mais le monde des PME n’est pas épargné, même si parfois les techniques sont moins « spectaculaires ».
En tant que journaliste, nous en avons souvent fait l’expérience : en nous rendant dans des entreprises, dans des institutions, difficile de ne pas entendre des bruits de couloirs, des conversations entre salariés par exemple. Bien sûr, nous restons le plus souvent discrets… De la même manière, hier, dans le TGV, un responsable d’une organisation professionnelle a détaillé par le menu ses problèmes avec une autre organisation nationale importante, en citant des noms, des budgets. Arrivée à Paris, je n’avais certes pas pu me concentrer sur la rédaction de cet article, mais je connaissais par le menu la guerre interne qui larve entre ces deux organisations ! De telles fuites sont légions et peuvent avoir de lourdes conséquences pour une entreprise où le moindre faux pas, la moindre faille peut être exploitée par ses concurrents !
Dans une publication de PriceWaterHouseCoopers, 40 % des entreprises interrogées constatent que la crise actuelle crée un climat propice à la fraude. Quels sont les dangers ? La corruption représente 27 % des fraudes déclarées par les entreprises en 2009. On le voit, loin devant le piratage informatique, la menace est avant tout… humaine !
Le profil type du fraudeur est un employé dans 42 % des cas, contre 48 % en 2007, middle manager dans 42 % des cas, contre 27 % en 2007, ou senior manager dans 14 % des cas, contre 26 % en 2007. Le vol en interne (puni de 3 ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende) concerne globalement 30 % des salariés quel que soit le pays, le secteur et le poste occupé.
Si le coût de ces malveillances est difficile à évaluer, bon nombre d’entreprises ne se rendant même pas compte que leurs difficultés peuvent provenir d’espionnage par exemple, reste […]
Le nouveau visage des détectives privés …
Le département des P.-O. compte officiellement six agents de recherches privées. Des détectives qui ont troqué leur imper froissé contre des stylos caméras ou des détecteurs d’écoutes sauvages et qui au-delà des adultères, pistent le monde économique. Sur la trace des hommes de l’ombre…
Dépassés Hercule Poirot, Pepe Carvalho, Nestor Burma, Joe Mannix, Perry Mason… Rangés le feutre mou, l’imper au col relevé, le bureau enfumé, la flasque de bourbon, la mine désabusée et mal rasée, les répliques au vitriol dégainées plus vite que les idylles d’un soir et le revolver. Le détective privé n’est plus ce qu’il était… « La profession a évolué. Avant la profession n’avait qu’un code de déontologie. A partir de 2003, on a obtenu un statut avec des règles strictes. Il y a 30 ans, un détective, excepté quelques affaires qui sortaient de l’ordinaire, ne faisait
que des constats d’adultère. C’est toujours d’actualité mais la part la plus importante touche maintenant à l’intelligence économique », explique Eric Bertron, agent de recherches privées à Perpignan depuis 19 ans. 60 % de l’activité de ces détectives concernent le monde du travail. A la demande des chefs d’entreprises, les enquêteurs sont appelés à épier les salariés comme les managers, gérants ou franchisés… pour débusquer les vols, détournements de fonds, abus d’arrêts maladie… « Est-ce que la boutique est fermée avant l’heure ? Ouverte après l’heure ? Est-ce que les rendez-vous sont pris correctement ? On vérifie aussi tout ce qui concerne la circulation des denrées dans les grandes surfaces surtout. Si les employés ne subtilisent pas de produits, des bouteilles ? S’il n’y a pas des magnétoscopes, des écrans plats tombés du camion ? On peut répondre à tout ». Et notamment à la cybercriminalité, ou l’espionnage informatique. En clair, apporter la preuve d’un piratage et le déjouer.
Magnétophone, micros, et balise…
« On trouve de tout. Des caméras dans les plafonds, des micros. Surtout qu’avec un simple boîtier derrière la tour d’un ordinateur, on peut avoir tout l’historique de la vie d’un P-DG. Et on fait aussi du dépoussiérage, c’est-à-dire que l’on détecte les écoutes sauvages. Par exemple, pour un conseiller municipal dans […]
Laure Moysset
http://www.lindependant.com/articles/2010-03-25/les-nouveaux-detectives-prives-151947.php
Un assassin en fuite appréhendé après 38 ans grâce à un détective privé …
Un médecin américain a réussi à retrouver, avec l’aide d’un détective privé, l’assassin de son grand-père qui était en fuite depuis 38 ans. Frank Dryman, âgé aujourd’hui de 78 ans, a été appréhendé à Arizona City, selon le journal Arizona Republic. Sous la fausse identité de Victor Houston, il travaillait comme peintre.
Le médecin Clem Pellet était venu au monde deux ans après la mort de son grand-père. L’an dernier, il avait trouvé des coupures d’articles de presse sur les faits qui avaient été commis en 1951. C’est ce qui l’a convaincu de mener sa propre enquête pour retrouver le coupable de la mort de son aïeul.
Son grand-père avait pris en stop Frank Dryman, alors âgé de 19 ans, dans l’Etat du Montana. Le jeune homme l’avait abattu par balle. Il avait ensuite été interpellé au Canada, peu de temps après le meurtre. Condamné à la pendaison, la peine avait été commuée en perpétuité. Après 14 ans de prison, il avait été libéré sous conditions. Étant donné qu’il n’avait pas respecté ces conditions, il était à nouveau punissable.
« J’étais vraiment surpris. Je pensais qu’il était mort », a affirmé Clem Pellet après qu’un détective privé eut retrouvé la trace du fugitif en Arizona. Frank Dryman a à nouveau été appréhendé. Il a admis avoir vécu durant plus de trois décennies sous une fausse identité, sans être inquiété. Il a eu une fille et n’a plus commis de fait criminel. Il sera prochainement livré aux […]
Détective privé : trois formations et deux diplômes universitaires en France …
La profession de « détective » compte en France trois formations homologuées et reconnues par le registre national de la certification professionnelle (RNCP). A savoir : – une école privée, l’institut de formation des agents de recherches (IFAR) à Montpellier qui délivre un « titre de détective, agent de recherches privées »; – deux formations universitaires validées par un diplôme. La licence professionnelle « agent de recherches privées » dispensée à l’université de Nîmes et la licence professionnelle « sécurité des biens et des personnes, mention enquêtes privées » au
centre de formation permanente de l’institut de droit et d’économie de Melun.
A noter que l’activité libérale d’agent de recherches privées est soumise à autorisation préalable de la préfecture […]
http://www.lindependant.com/articles/2010-03-25/deux-diplomes-universitaires-en-france-151909.php
Les 007 du 06 …
par Christophe Alix
L’espionnite via le mobile, c’est très mal mais qu’est-ce que c’est tentant… Dans un récent sondage TNS Sofres pour le compte de l’Association française des opérateurs mobiles (Afom), 80% des personnes interrogées s’offusquaient que l’on puisse espionner les SMS, les messages ou le journal d’appels de ses proches. Ce qui n’empêchait pas plus d’un Français sur quatre (27%) de reconnaître qu’ils avaient déjà cédé à cette peu glorieuse tentation. Le gros souci, c’est que ces apprentis espions risquent d’être de plus en plus tentés. Plus besoin d’attendre que son conjoint soit sous la douche pour fouiller en catimini son mobile. Voici venu le temps de petits logiciels en vente sur la Toile pour quelques centaines d’euros, et parfois moins, qui permettent de surveiller à distance un mobile en écoutant les conversations, interceptant les SMS et les courriels. Avec quelques références en la matière, repérées par le Parisien (du 8 mars) : MM-Pro (300 euros) du suisse Promibs et le pack Spyphone vendu sur Espion-on-Line, un site français basé en Irlande. Installer ces mouchards n’est pas encore totalement un jeu d’enfant, mais il est clair que ces outils hier très onéreux et réservés aux e-007 de l’écoute mobile sont sur la voie d’une démocratisation. Tour d’horizon de ces espions du 06.
Comment ça s’installe ?
Pour pouvoir espionner un mobile, il est indispensable de l’avoir eu en main le temps de lui fourguer le mouchard. Si les services secrets et les polices du monde entier savent comment pirater un mobile à distance, en général avec la collaboration active de l’opérateur, il n’est pas possible pour un particulier d’y parvenir autrement qu’en installant dans la machine un logiciel dont on prendra ensuite soin d’effacer toute trace dans les menus. Cela peut, par exemple, parfaitement se concevoir lorsque c’est l’entreprise qui fournit le téléphone à ses collaborateurs. Conçus pour les smartphones (téléphones intelligents) comme l’iPhone, les Blackberry et plus généralement tous les mobiles disposant d’un minidisque dur (un bon tiers des ventes en France en 2010), ces logiciels nécessitent parfois quelques manipulations un tantinet techniques pour pouvoir fonctionner. Dans le cas des iPhone, il faut d’abord « jailbreaker » (déverrouiller) le mobile afin qu’il puisse accepter le programme. Opération délicate mais que certaines boutiques exécutent facilement moyennant finance. Dans le cas d’autres « environnements » plus ouverts, comme pour les téléphones fonctionnant sous les systèmes Symbian (Nokia) ou Windows Mobile, les protections sont moindres et l’opération moins complexe.
Que peut-on espionner ?
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À qui s’adressent ces logiciels et où les trouve-t-on ?
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Sont-ils légaux ?
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Cette espionnite se limite-t-elle aux mobiles ?
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Paru dans Libération du 16 mars 2010
L'espionnage économique, un fléau sous-estimé …
- Par Isabelle Boucq
En annonçant publiquement avoir été la cible de cyberattaques lancées depuis la Chine, Google a rompu la loi du silence. Mais le géant de la recherche en ligne se refuse toujours à révéler quelle propriété intellectuelle les pirates ont réussi à lui dérober.
Peu de sociétés américaines sont prêtes à avouer qu’elles ont été victimes de telles intrusions.
«Mes 20 ans d’expérience m’ont montré que la plus grande faiblesse des sociétés face à l’espionnage économique était la culture des conseils d’administration», explique Richard Power, expert en sécurité et coauteur d’un ouvrage sur le sujet (Secrets Stolen, Fortunes Lost: Preventing Economic Espionage and Intellectual Property Theft in the 21st Century).
«Les patrons préfèrent penser que ça n’arrive que dans les films, continue Richard Power. Pour la même raison, on ne peut pas mesurer les pertes car ils n’ont pas envie de faire l’addition.»
Le chiffre de 250 milliards de dollars souvent avancé comme montant annuel du manque à gagner causé par l’espionnage économique n’est pas facilement vérifiable.
Signe des temps, l’espionnage a migré en ligne. […]


