- Nous observons constamment une composante d’ingénierie sociale dans les violations de données. Dans certains cas, les attaquants n’ont pas même besoin d’exploiter une vulnérabilité : ils poussent les employés à la faute. N’est-ce pas un échec de l’instruction ?
Hugh Thompson : C’est le point faible de la sécurité de nos jours. Le facteur humain. Si vous êtes un attaquant et que vous cherchez à vous infiltrer dans une organisation, entendez-vous passer des semaines, voire des mois, à chercher une vulnérabilité spécifique inconnue dans ses systèmes ou allez-vous privilégier l’ingénierie sociale ? Identifiez des employés spécifiques puis récupérez des informations sur les réseaux sociaux avant de leur passer un coup de fil ou de leur expédier un e-mail ! C’est évidemment le plus simple.
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- Les équipes chargées de la sécurité IT échouent-elles à créer une culture de la sécurité ? Cela prend-il du temps à développer au sein d’une organisation ?
Hugh Thompson : C’est un sujet de controverse dans l’industrie. Je suis un optimiste et un formateur. De mon côté, je crois donc fermement que chacun peut s’améliorer en matière de sécurité. En apportant à chacun les bonnes opportunités d’instruction, les bonnes formations au bon moment… avec le temps, il est possible de s’améliorer et de renforcer sa résilience en cas d’attaque.
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- À quoi ressemble cette voie dangereuse ?
Hugh Thompson : Vous renoncez à améliorer l’hygiène de sécurité des personnes; vous ne misez plus que sur des outils tiers ou sur des contrôles censés compenser. Je pense plus que jamais que c’est ce pare-feu humain, ces processus et ces pensées qui vous traversent l’esprit avant que vous ne cliquiez sur quelque chose ou installiez une extension de navigateur Web inconnue qui deviennent de plus en plus importants.
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- Les smartphones et autres terminaux mobiles compliquent-ils les stratégies de sécurité des entreprises ?
Hugh Thompson : Ce mouvement vers plus de choix pour les personnes est un mouvement de notre temps. Cela ne concerne pas que l’IT; cela touche aussi la sécurité. Pensez à toutes les manières dont vous pouvez aujourd’hui partager un fichier avec un collègue. Vous pouvez utiliser un système d’entreprise, accessible via un VPN, par exemple. Ou encore utiliser quelque chose comme Dropbox : c’est toujours là à portée de main; un simple dossier. Et pas besoin de lancer son VPN pour y accéder…
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Nous observons beaucoup d’efforts sur ces trois fronts. Mais je pense que l’approche qui va gagner sera celle consistant à permettre aux utilisateurs de faire leurs choix tandis que les responsables de la sécurité, en coulisses, s’attacheront à apporter à tout cela un niveau de sécurité raisonnable.
Par Valéry Marchive pour lemagit.fr
En savoir plus :
Les entreprises s’appuient trop souvent sur les technologies de sécurité et ignorent l’impact qu’un «pare-feu humain» peut avoir sur la sécurité, explique le spécialiste renommé Hugh Thompson (Blue Coat Systems), dans un entretien accordé à Searchsecurity.com. Hugh Thompson explique que les attaques par ingénierie sociale rendent la tâche très difficile aux employés dès lors qu’il faut faire le tri entre messages légitimes et messages conçus pour les amener à lâcher des données sensibles.
A quelles menaces informatiques doivent se préparer les entreprises pour 2013 ? Réponse de Kaspersky Lab : « Les attaques ciblées dans un but de cyberespionnage vont continuer d’augmenter, constituant désormais la menace la plus importante pour les entreprises », estime l’éditeur russe. En deux ans, ces attaques de cyberespionnage industriel sont devenues une « menace majeure », observe Kaspersky Lab. Leur principe : être conçu pour pénétrer spécifiquement le système d’information d’une société afin d’y dérober des données sensibles qui pourront ensuite être revendues sur le « marché noir ».

Nous avions été intrigués en consultant le programme du congrès du Club des directeurs de sécurité des entreprises (CDSE), qui s’est tenu jeudi à Paris. Le document promettait en effet une « démonstration sur les capacités de cyberattaque par un représentant de la DCRI », le service de renseignement intérieur français. Nous n’avons pas hésité une seconde : nous y sommes allés. Et nous n’avons pas été déçus.
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Cette enquête sur la sécurité numérique des entreprises a été publiée à l’occasion du colloque organisé à l’OCDE par le Club des directeurs de sécurité des entreprises (CDSE), en partenariat avec l’office européen de police Europol.
Face aux nuisances sonores et aux dégradations, de plus en plus de communes font appel à des détectives privés parallèlement aux patrouilles de la police. Nos confrères de France 2 ont enquêté à Nogent-sur-Oise (Oise) et à Crégy-Lès-Meaux (Seine-et-Marne).
L’intelligence Économique est appelée aussi dans ce cas intelligence Stratégique, à l’occasion des Assises de l’Intelligence Stratégique qui se sont tenues il y a quelques jours à Louvain-la-Neuve (Wallonie), l’Agence de Stimulation Économique a dévoilé cette petite vidéo destinée à expliciter (pour les patrons de PME) le concept.
Le moment était donc venu de franchir une nouvelle étape dans l’organisation des activités privées de sécurité et dans la structuration d’une profession qui souhaite profondément défendre son image, attirer des talents, trouver les moyens d’un modèle économique durable et contribuer ainsi, en plein accord avec les pouvoirs publics et sous leur contrôle, et dans des limites clairement énoncées, à la sécurité quotidienne de nos concitoyens.
