Blog de l'information stratégique
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Archive pour la catégorie ‘Revue de presse’

DateCheck Iphone une application détective privé …

Posté par Arnaud Pelletier le 19 octobre 2009

Les applications pour l’Iphone sont nombreuses. Que cela soit pour des jeux de toute sorte, des réseaux sociaux pour garder contact ou faire des rencontres, des programmes pour gérer vos fichiers ou pour vous faciliter la vie, Apple vous propose des milliers d’applications différentes pour combler vos besoins.

Une nouvelle appli nommée DateCheck vous propose maintenant d’en savoir plus sur le prétendant que vous venez de rencontrer ou sur un nouveau collègue dans votre entreprise. Cette application aide entre autres les personnes méfiantes qui se posent des questions à propos de la fidélité ou le passé douteux d’un individu. Il vous sert en fait à espionner votre nouveau copain si vous le soupconnez d’entretenir une aventure extra-conjugale ou savoir si votre nouveau collègue a déjà fait de la prison.

Engager un détective peut être très coûteux. Avec votre Iphone, cela ne vous coûtera presque rien et vous pourrez découvrir bien des choses sur la personne sur laquelle vous avez des doutes. L’application DateCheck vous permet de savoir par exemple si cette personne a déjà été arrêtée pour violence ou traffic de drogue et vous informe de détails plus ou moins utiles comme la superficie de son logement ou toute autre information sur sa vie privée comme si votre prétendant est marié ou non.

C’est l’entreprise américaine Intelius, spécialisée dans la collecte d’informations, qui a mis au point ce programme. Vous pouvez effectuer une recherche de base dans l’énorme base de données gratuitement, qui vous dit si la personne a déjà eu un passé criminel, mais il est possible d’en savoir plus en déboursant quelques dizaines de dollars pour que l’équipe d’Intelius fasse des recherches plus approfondies. L’entreprise se sert notamment des réseaux sociaux comme Facebook, MySpace ou Flickr pour obtenir certaines informations. Pour faire une recherche, un seul numéro de téléphone ou un nom suffit.

Cette application n’est pas encore lancée, mais Apple devrait le faire dans les prochains …

En savoir plus :

http://www.01amour.com/datecheck-iphone-une-application-detective-prive.html

Gaël a vu son identité piratée sur Facebook …

Posté par Arnaud Pelletier le 16 octobre 2009

Gaël, 28 ans, s’est fait pirater non pas ses coordonnées bancaires mais… son identité sur le réseau social Facebook. « Une trentaine de mes contacts ont reçu en même temps sur leurs pages un message de moi, où je leur disais quelque chose comme : Voilà, telle personne a perdu 12 kg en faisant tel régime, allez voir sur tel site pour en savoir plus. Et ils pouvaient cliquer sur un lien les envoyant effectivement sur une publicité pour un régime.

»
Parmi les contacts de Gaël qui ont reçu ce mail, une de ses amies, américaine, l’a mis en garde contre ce type de pratique, très courante aux Etats-Unis. « Elle m’a dit que la seule solution était de changer vite de mot de passe, ce que j’ai fait », raconte Gaël. « En plus, je m’étais bien dit qu’il y avait quelque chose de bizarre, car j’ai reçu 15 retours de mails en 2 minutes sur mon iPhone… »
Malgré cet incident, Gaël n’envisage pas de résilier son compte Facebook, mais il espère vivement que ça ne se reproduira pas. « C’est un peu gênant quand même… Je me suis retrouvé à envoyer à mes amis une pub pour un régime ! Il y a des amis qui peuvent le prendre mal. Et en plus, vis-à-vis de mes contacts professionnels, ça ne fait …
Leparisien.fr
Hélène Bry

Dans une interview accordé à canal plus pour l’édition spéciale, Arnaud Pelletier, directeur de l’Agence Leprivé, société de détectives, d’enquêtes et d’investigations, nous informe et alerte sur la réalité de la géolocalisation par téléphone portable ainsi que les dérives possibles. Un fois de plus, l’utilisation des nouvelles technologies, pratiques et ludiques, peuvent aussi, dans certain cas être une entrave aux libertés individuelles dans le cadre de la vie privée. Alors attention aux utilisations et les détournements possibles de tous ces nouveaux outils que sont les réseaux sociaux, bloging, microbloging, géolocalisation, messagerie instantanée, etc.

L'intelligence économique : qui concerne-t-elle ?

Posté par Arnaud Pelletier le 14 octobre 2009

Interview de Pascal Frion

CV : Créateur de l’entreprise Acrie en 1998 – réseau national pour la veille et l’intelligence économique – Pascal Frion est animateur du réseau du même nom (17 agences d’intelligence économique dans le monde) depuis 1999.
Il est également auditeur à l’Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN) et auditeur IHEDN en intelligence économique, membre de l’Académie de l’Intelligence économique (Paris), membre de l’Information Overload Research Group et conférencier international.
Pascal Frion est l’auteur de deux ouvrages sur le sujet (« Accompagnement à la recherche d’information économique » et « Accompagnement au traitement de l’information essentielle ») et de 1 200 fiches techniques présentées sous la forme d’un logiciel de e-learning (AcrieProj).

Interview :

Comment définiriez-vous l’intelligence économique ?

Il existe plus d’une centaine de définitions de l’intelligence économique (IE) ! L’important est de ne pas se limiter à une seule d’entre elles, car la probabilité est forte que la définition retenue ne soit pas adaptée à une petite entreprise.
– Au niveau national et international, l’IE peut être vue comme une politique économique et sociale visant à renforcer la compétitivité d’un pays.
– Pour un grand groupe, on peut parler de maîtrise et de protection de l’information (c’est d’ailleurs la définition « officielle » moderne à la française) et l’on voit déjà l’usine à gaz que représente la veille sur des milliers d’accès à l’information à surveiller de manière permanente et lourde  (médias, internet, personnes sources, etc.). L’IE devient alors surtout de la mise à jour de données (veille).
– Pour une petite entreprise, il me paraît plus adapté de ne pas évoquer le niveau « organisation », ni « structure », mais plutôt de dire que l’intelligence économique est davantage une affaire de compétences individuelles, d’état d’esprit, de vigilance et de prises de décision ponctuelles (et très peu de gestion de l’information consommatrice de ressources).
L’intelligence économique serait donc un ensemble de compétences individuelles et un ensemble d’actions coordonnées visant à se questionner sur des sujets importants, à rechercher l’information manquante pour agir, à traiter l’information pertinente, à diffuser l’information déterminante et à protéger l’information discriminante. Bien sûr, ces actions sont envisagées avant d’être lancées, car il serait trop simple de se retourner sur son passé et croire que l’on a fait de l’intelligence économique sans le savoir, comme Mr Jourdain faisait de la prose sans le savoir…

L’intelligence économique s’adresse-t-elle aux TPE ?

Une TPE peut initier une démarche d’IE, à la condition qu’elle n’essaie pas de copier ce que font les entreprises de taille moyenne ou grande. Ainsi, il est préférable de se fixer des petits challenges mensuels pour s’informer sur un sujet précis puis passer à autre chose le mois suivant, au lieu de commencer par monter une veille.
Il est essentiel pour une TPE de se préserver de la surinformation, de l’intoxication et de la bureaucratie de la veille ! C’est pourquoi, je propose un nouveau RMI : refus méthodologique de l’information ! Cela consiste à ne pas surveiller l’actualité tous les jours, mais réfléchir à ses axes de survie ou de développement. Plutôt que de mettre en œuvre le couple « réception passive – traitement », je conseille le couple « questionnement – recherche ciblée ». Bien sûr, dans un monde idéal, il est possible de faire les deux, mais ce que je constate c’est que la volonté de faire les deux aboutit généralement à la mise en place du couple « réception passive – traitement ». Les TPE qui ont l’habitude de travailler « à la mission » sont écartelées entre les logiques de structure et les logiques de projet.

A quel niveau un créateur/repreneur peut-il intégrer une politique d’intelligence économique dans son projet ?

Des règles simples peuvent constituer une politique d’IE, comme par exemple ne pas faire de recherche d’information sans plan de recherche. Il est important de clarifier le projet avant de lancer des recherches d’information. Il faut également identifier les manques d’information, les meilleures personnes pour nous informer et le meilleur accès pour les contacter.
Ainsi, le recours systématique à internet diminue au profit de relations humaines plus riches et davantage dans l’esprit des TPE.

Existe-t-il des structures d’aide aux futures ou jeunes entreprises dans la réalisation d’une veille ?

Je ne connais pas d’aide dédiée spécifiquement aux futures ou jeunes entreprises dans la réalisation d’une veille, mais les chambres de métiers et d’artisanat, ainsi que les chambres de commerce et d’industrie peuvent proposer des programmes sur l’IE. Il existe notamment le crédit d’impôt recherche, une aide fiscale pour réaliser de la veille technologique, ainsi que des dispositifs fiscaux régionaux. Des financements peuvent être mobilisés pour l’IE mais il faut se renseigner car, à ma connaissance, ces financements ne doivent pas souvent être utilisés pour ce sujet.

Comment développer une veille efficace quand ont est une jeune entreprise avec peu ou pas de moyens ?

Le réflexe et le piège, c’est de croire qu’internet va résoudre notre problème de veille. Je ne connais pas beaucoup de TPE qui se satisfassent d’une veille sur internet. Il faut s’obliger à « sortir » et à « lever la tête » régulièrement, à discuter sur les impressions des gens.
Je suggère de consacrer une partie de son vendredi après-midi à se poser des questions sur l’avenir et à décliner ces réflexions en informations à acquérir pour se faire une idée plus précise de ses interrogations. Et pour ceux qui veulent absolument faire de la veille sur internet, une formation aux méthodes sur internet est vraiment un plus. Mais attention, il ne s’agit pas de se former à faire « bouger la machine », comme on apprend, lorsque l’on passe son permis, à faire bouger la voiture !  Il faut apprendre la formulation d’une question, les limites d’internet, la complémentarité d’internet avec les accès et les personnes sources traditionnelles, etc. Un gain de temps de recherche de 30 à 40% est au rendez-vous : une meilleure utilisation d’internet et surtout « moins de temps passé à perdre son temps » !

D’après vous, les TPE ont-elles intérêt à se regrouper pour faire de la veille ?

Tout à fait ! Clairement, une mise en réseau d’amis veilleurs est le meilleur des réseaux. Chacun connait les besoins des autres et les transmet gratuitement. Attention, un réseau a tendance à diminuer son intensité avec le temps et il est important de l’animer et le dynamiser. Les organisations professionnelles, les écoles, les foires-expositions, certaines publications, etc. sont aussi des sources d’information à envisager. Chaque membre du réseau peut être chargé de lire une ou deux revues, de suivre les activités d’un organisme professionnel et un ou deux sujets de veille. Une fois par trimestre, le réseau se réunit autour d’un repas et chacun prépare un petit compte-rendu de ce qu’il a vu, lu et entendu. La convivialité et la connaissance des besoins des autres sont essentielles. Bien sûr, un réseau est fait pour ceux qui pensent que partager l’information enrichit et non appauvrit, sinon s’abstenir d’être un simple voyeur dans un réseau.

Avez-vous des conseils pratiques pour mettre en place une démarche d’intelligence économique dans l’entreprise (TPE) ?

A mon avis, le plus important pour une TPE n’est pas de savoir « tout » ce qui se passe autour de soi, mais  d’assurer sa survie, d’aller chercher de la clientèle quand il y a de la baisse de prise de commande, etc.
Le/la dirigeant(e) de TPE doit donc être dans une logique ponctuelle de test (tester son marché pour voir à quoi et comment il réagit) et d’adaptation rapide.
En d’autres termes, la veille n’est pas un point de départ, et l’accès à l’information n’est pas le problème. Il faut commencer par être capable de se poser des questions, de prendre des décisions, de faire des choix. C’est le contraire de la veille (la veille accepte de nombreuses informations, sans avoir à décider et sans rien jeter). Plutôt que de commencer par empiler des informations que l’on n’a pas le temps de lire, il est préférable de lister ses besoins d’informations et d’y associer des personnes sources et des accès.

Vous conseillez donc de se constituer « une base de besoins », plutôt qu’une « base de données » ?

Oui… et des plans de recherche associés. Ainsi, le cas échéant, si un besoin d’information se fait pressant, alors on consulte les personnes sources et les accès à mobiliser et on va vers elles.
Quand la TPE saura faire des choix et saura d’où vient la bonne information de manière régulière, alors il sera peut-être temps d’envisager de mettre en place une veille (pas avant un an), à la condition que la veille s’avère être rentable. En attendant ce moment, on peut calculer le temps passé à effectuer des recherches « à la main » et nous pouvons ainsi voir si le montage d’une veille ou l’achat d’un logiciel de veille est rentable. Ce n’est pas souvent le cas, car la veille et les outils ne peuvent pas …

En savoir plus :

http://www.apce.com/cid93399/l-intelligence-economique-qui-concerne-t-elle.html?pid=326

Voyage au coeur de l'intelligence économique

Posté par Arnaud Pelletier le 13 octobre 2009

Lepoint.fr

Par Jean Guisnel

C’est un exercice que nombre d’entreprises, dont certains journaux et magazines d’information, connaissent bien : lorsque des indices troublants se multiplient, il devient urgent de faire passer les « dépoussiéreurs ». Ces spécialistes viennent chercher des micros dans les murs ou les pieds de table, et repartent généralement bredouilles ! Car ces pratiques d’espionnage appartiennent généralement au passé, tant il est devenu facile de savoir, sans même avoir besoin d’y pénétrer, ce qui se passe dans une entreprise. Pour ceux qui en douteraient, il suffit de lire le dernier ouvrage de Bruno Delamotte, l’un de ces chefs d’entreprise pratiquant ce qu’il est convenu d’appeler « l’intelligence économique ». Et d’expliquer pourquoi les « plombiers » qui avaient opéré au Canard Enchaîné en 1973 ont disparu du paysage.

C’est que le développement des technologies de l’information et celui des communications numériques a bouleversé le métier des voleurs d’infos : « Les messageries électroniques, à l’ère de la feuille Excel et surtout de la présentation Powerpoint, sont une mine d’or pour qui sait se positionner habilement. Être posté au bon carrefour de ces autoroutes de l’information, totalement invisible, peut permettre de plonger dans le coeur de l’entreprise, de la lire à livre ouvert tant dans sa stratégie que dans ses comptes. » Le monde vu par Delamotte est assez déprimant. On y évoque des coups tordus, certains ahurissants quand le patron doit expliquer à un client africain que les assassinats ne sont pas pratiqués par son entreprise, d’autres franchement débilitants, quand le chef d’entreprise est mis sous pression dans une cave par des policiers du contre-espionnage, qui veulent à tout prix savoir d’où sort un document officiel secret qui circule sous le manteau dans Paris.

Freelance

Parfois, on est saisi de la proximité que l’auteur décrit entre les responsables de grandes entreprises et les services de renseignement, avec lesquels les « droits de tirage » sur les informations sensibles sont réciproques et constants. Jusqu’à ce que le politique, parfois, mette le hola. On a peine à croire que des spécialistes formés par la DGSE à l’art difficile de la pénétration physique dans les chambres d’hôtels où les bureaux des chefs d’entreprise, appelés les « ouvreurs », opèrent aujourd’hui en freelance dans Paris, « se vendant au plus offrant en usant tant du savoir-faire que des contacts acquis dans l’administration ». Nous y voilà ! Car l’auteur insiste sur le fait que ces « ouvreurs » mercenaires ne fréquentent pas seulement les terrains de chasse habituels, les grands hôtels : « plusieurs groupes – et la rédaction d’un grand news magazine (NDLR : ne serait-ce pas Le Point « visité » à plusieurs reprises ces dernières années ?) – ont été confrontés à la visite d’un inconnu qui, à chaque fois, savait exactement où aller et comment faire pour s’emparer de ce qu’il cherchait sans laisser de traces ».

Les histoires de cet ouvrage ne seront pas des découvertes pour les habitués de ce milieu incestueux où les entreprises privées de renseignement agissent souvent aux frontières de la loi, en les franchissant quand elles rémunèrent des fonctionnaires pour avoir accès aux lignes téléphoniques d’une personne visée, à ses comptes bancaires ou à son casier judiciaire. Le militant trotskiste Olivier Besancenot en sait quelque chose ! Pour le néophyte, qui ne comprendra pas nécessairement comment tourner toutes les clés, la lecture risque de …

Bruno Delamotte, Les Coulisses de l’intelligence économique , Le Nouveau Monde, 185 pages, 19 euros, ISBN : 9782847363883

En savoir plus :

http://www.lepoint.fr/actualites-monde/2009-10-10/espionnage-voyage-au-coeur-de-l-intelligence-economique/1648/0/384593

Les détectives veulent collaborer avec les juges

Posté par Arnaud Pelletier le 12 octobre 2009
Laurence de Charette
Misant sur la réforme de l’instruction, ils espèrent être davantage sollicités pour les enquêtes.
Ce jour-là, ni filature, ni planque. Une fois n’est pas coutume, le détective privé est entré au service des impôts par la grande porte, muni d’un laissez-passer magique, une ordonnance du juge. «Tout d’abord, ils n’ont pas voulu me laisser entrer, mais j’ai montré l’ordonnance, et j’ai eu accès à tous les documents… Là me suis fait plaisir», raconte ce détective parisien habitué des dossiers délicats. Pour la toute première fois, l’homme de l’ombre a été sollicité par la justice, de la façon la plus officielle qui soit, pour enquêter sur un chef d’entreprise qui avait fermé boutique et mis l’ensemble de ses salariés au chômage après avoir bénéficié d’importantes subventions de l’État.

À Bordeaux, Alain Rousseau se spécialise dans ce genre de missions. «Je suis régulièrement mandaté par le président du tribunal de commerce», témoigne le détective. Une de ses spécialités : localiser un débiteur qui s’est volatilisé ou a organisé son insolvabilité – «un domaine ou la police n’intervient pas», précise-t-il.

Gagner en respectabilité

Pendant longtemps, seules les affaires de divorce ont fait les choux gras des «privés». Les dossiers ne remontaient guère jusqu’au juge : ils servaient au mieux de base de négociation, au pis d’argument d’intimidation entre ex-mari et femme. Désormais, les détectives sortent de l’ombre. Si les affaires familiales constituent toujours un fonds de commerce non négligeable, les officines – qui se baptisent elles-mêmes volontiers «agences» – vont désormais chasser sur le terrain du pénal. À Bordeaux, l’«agence Aquitaine conseil» a réalisé en juillet dernier un «beau coup». Une enquête commandée par les parents d’un jeune homme retrouvé mort à Arcachon a entraîné la réouverture du dossier par le procureur général de Bordeaux. «Mon rapport ouvrait de nouvelles pistes», explique Alain Rousseau.

Sur Internet, les «agences» vantent désormais leurs enquêtes «utilisables en justice». Depuis son bureau, un professionnel d’Ile-de-France exhibe fièrement un jugement du tribunal de Nanterre du 15 février 2007 expliquant noir sur blanc que «les griefs sont établis par les documents procurés, et notamment un rapport de détective privé (…)». Au cas par cas, le magistrat reste toutefois entièrement maître de l’appréciation qu’il fait d’une enquête.

«L’un de mes confrères, spécialiste des véhicules de luxe, est souvent appelé par le tribunal dans les cas de vol, parce qu’il est capable de réagir plus vite que les forces de l’ordre, raconte Alain Letellier, président de la Chambre professionnelle des détectives français. Une autre de mes consœurs est intervenue pour la justice dans une affaire de maltraitance d’enfant…»

Car, aujourd’hui, les détectives sont bien décidés à s’engouffrer dans la brèche qu’ouvre la suppression du juge d’instruction. «Est-ce que le parquet est capable de réagir en 48 heures ? Nous oui !» lâche non sans perfidie Alain Letellier. La profession mise donc sur une demande accrue des justiciables. La réforme de la procédure pénale devrait en effet donner plus de poids à la défense, et dans ce cadre, les détectives, dont les services sont souvent conseillés par des avocats à leurs clients, espèrent être plus souvent sollicités.

Mieux : pour que leurs enquêtes ne soient pas réservées aux seuls justiciables aisés, ils comptent sur l’État. La Chambre professionnelle des détectives prépare en effet discrètement un projet qu’elle compte soumettre au gouvernement à la fin de l’année. Son idée : mettre sur pied un système calqué sur l’aide juridictionnelle qui permet aujourd’hui aux justiciables les plus démunis d’avoir recours à un avocat…

«Il faudra bien mandater quelqu’un pour les compléments d’enquête. Nous voulons devenir les experts de la preuve», martèle Alain Letellier. En réalité, les détectives cherchent depuis plusieurs années à gagner en respectabilité. La nouvelle procédure d’agrément, votée en 2003, pour moraliser et professionnaliser leur activité, leur permet désormais de se prévaloir d’une carte tout à fait officielle délivrée par la préfecture. Mais seule la moitié des agents de recherche privés …

En savoir plus :

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/10/10/01016-20091010ARTFIG00146-les-detectives-veulent-collaborer-avec-les-juges-.php

Base de données « Statut des brevets »

Grâce au développement de ses nouvelles applications informatiques, l’INPI met désormais en ligne une version, enrichie, de sa base de données « Statut des brevets ».

Celle-ci donnera accès aux informations sur la vie des brevets, de la publication à la déchéance pour :

  • les demandes de brevets ou certificats d’utilité français (FR) déposées à partir de 1989,
  • les demandes de brevets européens (EP) délivrées et désignant la France, déposées à partir de 1989,
  • les documents de la procédure de délivrance pour les demandes de brevets français déposées à partir de 2001 et publiées (pièces de dépôt, pièces de procédure…), y compris la mention de la dernière annuité payée par le déposant.

Cette application est  le résultat d’une coopération avec l’Office européen des brevets (OEB).

Attention : les données sont fournies à titre indicatif et n’ont pas de valeur légale. Seuls font foi les informations publiées au Bulletin officiel de la propriété industrielle (BOPI) ainsi que les documents officiels délivrés par l’Institut, dûment certifiés, conformément à l’article L.612-21 du Code de la propriété intellectuelle. L’accès aux informations officielles et au fascicule brevet est maintenu dans les locaux de l’INPI, à Paris ou …

En savoir plus :

http://www.inpi.fr/fr/l-inpi/actualites/actualites/article/linpi-met-en-ligne-lensemble-des-documents-de-la-procedure-de-delivrance-des-brevets2048.html?tx_ttnews[backPid]=2565&cHash=5feebf0e83


Des milliers de comptes Hotmail piratés

Posté par Arnaud Pelletier le 8 octobre 2009

INTERNET

Les mots de passe de comptes Hotmail ouverts principalement en Europe, ont été identifiés par des pirates informatiques. Microsoft appelle à la plus grande vigilance.

La société Microsoft a annoncé avoir bloqué lundi 5 octobre l’accès à des milliers de comptes de son système de messagerie électronique Hotmail, dont les mots de passe avaient été identifiés par des pirates informatiques. « Nous sommes informés du fait que certains mots de passe de clients de Windows Live Hotmail ont été obtenus illégalement par une technique de phishing et ont été exposés sur un site internet », a déclaré mardi 6 octobre Microsoft. La technique de « phishing » est largement utilisée par les pirates du net et consiste à tromper ses utilisateurs pour leur extorquer des informations ou à télécharger des logiciels malveillants sur leurs ordinateurs. Parmi les tactiques utilisées figurent l’envoi de courriers électroniques frauduleux, assortis de pièces jointes promettant des photos de célébrités dénudées ou de liens vers des répliques convaincantes de pages d’accès à des sites légaux.

Pas de piratage des données internes

« Nous avons pris des mesures pour bloquer l’accès à tous les comptes qui ont été exposés et avons mis en place des ressources pour aider ces utilisateurs à récupérer leurs comptes », a ajouté Microsoft, qui a indiqué avoir pris connaissance du problème pendant le week-end après que des informations sur les comptes Hotmail de « plusieurs milliers » d’utilisateurs, en particulier en Europe, se soient retrouvées sur un site internet.
Cette opération de piratage « n’a pas permis de pénétrer dans les données internes de Microsoft », a indiqué la firme, qui rappelle que le « phishing » est « un problème à l’échelle du secteur » d’internet dans son ensemble. Microsoft conseille aux internautes de « faire très attention avant d’ouvrir des pièces jointes non sollicitées et des liens provenant de sources connues ou inconnues, et d’installer des logiciels anti-virus remis à jour régulièrement », ainsi que de changer de mot de passe tous les 90 jours environ.

Journées de l’innovation et de l’intelligence économique

Posté par Arnaud Pelletier le 7 octobre 2009

La CCIP propose aux dirigeants de PME-PMI d’Île-de-France une série de conférences-ateliers qui leur donneront les clés de la réussite, du 6 au 23 octobre.

Journées de l'innovation et de l'intelligence économique©DR

Comment pérenniser ses marchés en période de crise ? Et comment en développer de nouveaux ? À ces questions, qui sont au cœur des préoccupations des dirigeants de PME-PMI, la deuxième édition des Journées de l’innovation et de l’intelligence économique tente d’apporter une réponse (la deuxième notion caractérisant la démarche qui permet de prendre la bonne décision au bon moment grâce à un accès à la bonne information).

Organisées par la Chambre de commerce et d’industrie de Paris (CCIP), ces Journées ont la forme de conférences-ateliers et s’adressent aux dirigeants de PME-PMI franciliennes. Placées cette année sous le signe de « la conquête des marchés », elles sont prévues du 12 au 23 octobre dans l’ensemble des antennes franciliennes de la CCIP. Après une journée inaugurale qui se tiendra, elle, le 6 octobre, au siège parisien de la CCIP, dans le 8e arrondissement.

Des conférences-ateliers articulées autour de cinq thèmes

Le programme comprend 15 conférences-ateliers, articulées autour de cinq thèmes : mieux connaître son environnement pour mieux se positionner sur ses marchés ; valoriser ses savoir-faire ; protéger ses avantages concurrentiels ; innover pour se différencier ; être plus performant grâce à l’innovation.

L’événement, qui devrait réunir près d’un millier de dirigeants de PME-PMI, vise quatre objectifs : sensibiliser ces participants aux enjeux de l’innovation et de l’intelligence économique ; répondre à leurs interrogations ; leur fournir des outils pratiques et orienter dans leurs démarches ; et promouvoir l’offre des partenaires, comme par exemple les aides de la Région associée à Oséo-innovation (voir En téléchargement).

Pour rappel, la Région soutient les initiatives, comme ces Journées, qui favorisent l’appropriation de l’intelligence économique par les PME-PMI franciliennes. Mais elle appuie aussi des actions concrètes de formation et d’accompagnement des entreprises dans ce domaine. En particulier dans le cadre des plans filières régionaux, où peuvent être proposées directement des prestations d’intelligence économique. Ce soutien important s’explique très simplement : l’Île-de-France est la terre d’élection des PME. Elle en compte en effet 38.600 (soit 24 % des PME françaises alors qu’elle ne représente que 21 % de la population active), lesquelles réalisent 357 milliards d’euros de chiffre d’affaires et emploient 1,3 million de salariés (soit 28 % de l’emploi salarié privé).

http://www.iledefrance.fr/lactualite/emploi/journees-de-linnovation-et-de-lintelligence-economique/

Contrefaçon : augmentation des saisies et de la "cyber contrefaçon"

Posté par Arnaud Pelletier le 6 octobre 2009

4,5 millions de produits contrefaits ont été saisis par les douanes françaises depuis le début de l’année, soit une hausse de 20 % par  rapport à la même période de l’année dernière. Selon un responsable des douanes cité par l’AFP, si les saisies continuent à ce rythme, elles devraient représenter 8 millions d’articles contrefaits à la fin de l’année. Un record. 2008, déjà, avait été une année « faste » avec près de 6,5 millions de saisies, soit une augmentation de 41 % par rapport à 2007.

La plupart de ces saisies ont lieu dans les aéroports, les ports et sur le réseau routier.  Mais pas seulement. Parmi les causes de ce déferlement, Internet est régulièrement montré du doigt et la « cyber contrefaçon » représente aujourd’hui 10 % des saisies. Bernard Brochand, maire de Cannes et président du Comité national anticontrefaçon (CNAC) a remis un rapport sur le sujet le 29 septembre à Christine Lagarde. Parmi les pistes proposées, le CNAC appelle à une plus grande responsabilisation  des sites de commerce en ligne proposant des articles contrefaits.

Aujourd’hui, les douanes ne saisissent pas uniquement des vêtements de marque contrefaits. De plus en plus de médicaments et de produits alimentaires sont également copiés. Les deux tiers de l’ensemble des saisies proviennent de Chine. Le 28 septembre, les services des douanes, en collaboration avec le CNAC et l’Unifab (Union des fabricants), ont procédé à la destruction de près de 19 000 paires de chaussettes, de plus de 3 600 articles textiles et de plus de 3 500 paires de chaussures devant un parterre de journalistes à Cannes. Un acte fort, dont la portée est essentiellement symbolique. Le marché de la contrefaçon représenterait 10 % de l’ensemble du commerce mondial.

http://www.lemoci.com/20226-contrefa%C3%A7ons-saisies-en-augmentation

Samuel Delziani

L’objectif de ce blog créé en 2006, qui n’est pas à proprement parler un blog puisque je ne donne que très peu mon avis, est d’extraire de mes veilles web informationnelles quotidiennes, un article, un billet qui me parait intéressant et éclairant sur des sujets se rapportant directement ou indirectement à la gestion de l’information stratégique des entreprises et des particuliers.
Depuis fin 2009, je m’efforce que la forme des publications soit toujours la même ; un titre, éventuellement une image, un ou des extrait(s) pour appréhender le sujet et l’idée, l’auteur quand il est identifiable et la source en lien hypertexte vers le texte d’origine afin de compléter la lecture.
En 2012, pour gagner en précision et efficacité, toujours dans l’esprit d’une revue de presse (de web), les textes évoluent, ils seront plus courts et concis avec uniquement l’idée principale.
En 2022, les publications sont faite via mon compte de veilles en ligne : http://veilles.arnaudpelletier.com/
Bonne découverte à tous …


Arnaud Pelletier

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