Blog de l'information stratégique
De l’enquête à l’Intelligence économique
Enquêtes, Investigations, Intelligence économique,
Renseignement, Numérique, Cyber, Veilles, TIC, SSI …

Ce que les entreprises doivent savoir en matière d’espionnage industriel …

Posté par Arnaud Pelletier le 13 mai 2011

Quels sont les risques pour les entreprises ?

Vols (de fichiers, de dossiers, de brevets, de secrets de fabrication…), intrusion physique et dans les systèmes informatiques, mise hors services des ressources informatiques, déstabilisation, mise en cause au plan légal, risque financier.

L’intelligence économique, c’est quoi ?

Pas de confusion. L’intelligence économique, complètement légale, n’a rien à voir avec l’espionnage. Elle constitue à la fois, un rempart aux actions offensives, dont peuvent faire l’objet les entreprises, et un outil pour obtenir des informations de manière transparente. Elle repose sur la veille, la protection des informations, et l’influence sur un marché donné. L’intelligence économique est un outil au service de la stratégie de développement de chaque entreprise.

Se mettre à l’intelligence économique

La région Rhône-Alpes compte trois mille entreprises innovantes. Autant de cibles éventuelles.

Si les grands groupes ont pris toutes leurs dispositions, c’est parfois plus difficile pour les PME. « Les chefs d’entreprise doivent comprendre que c’est un avantage concurrentiel de disposer de systèmes de sécurité efficace », confie un spécialiste de l’intelligence économique,« c’est également un moyen d’avoir une politique offensive ». Dans ce domaine, et grâce à l’ensemble des politiques initiées, la France rattrape son retard sur ses voisins européens. Mais la partie n’est pas gagnée.

[…]

Les techniques utilisées

Pressions, chantages, (avec documents ou vidéos compromettants), pillages de travaux universitaires, vrais faux stagiaires, salariés espions, faux appels d’offres, pressions judiciaires, « sonorisation » de locaux de l’entreprise…

Par la rédaction pour leprogres.fr

En savoir plus :

http://www.leprogres.fr/rhone/2011/02/26/quels-sont-les-risques-pour-les-entreprises

Confessions d’un détective privé … Conseils pour protéger sa vie privée …

Posté par Arnaud Pelletier le 12 mai 2011

Philippe Dylewski, ancien détective privé, vient de publier «Confessions d’un privé», un livre dans lequel il explique, avec un ton très décontracté et humoristique, à quel point il est devenu facile de devenir un as de l’espionnage… Un ouvrage qui permet de prendre davantage conscience de la nécessité de préserver notre vie privée, notamment dans le cadre de l’utilisation des réseaux sociaux. En effet, le premier constat, c’est qu’au XXIème siècle, il n’a jamais été aussi aisé de tout savoir sur quelqu’un : «Il y a un débat constant dans les médias sur la protection de la vie privée. C’est un débat qui n’a absolument aucun sens, parce que c’est un sujet qui n’existe plus. Il n’y a plus de protection de la vie privée, c’est complètement dépassé ! Aujourd’hui, je peux tout savoir sur absolument n’importe qui ! C’est à la portée de tout le monde». Internet s’inscrit évidemment au cœur de cette réflexion : «À partir du moment où beaucoup de gens ont accès à une base de données, cela signifie que beaucoup de gens peuvent partager cette base de données de façon illégale». L’auteur souligne que le monde du renseignement a lui aussi beaucoup évolué : «Les techniques du renseignement d’hier nécessitaient beaucoup de travail et de préparation et elles sont finalement à la portée de tous… Auparavant, si vous vouliez filer quelqu’un, cela demandait des compétences, de la disponibilité, et il fallait une équipe pour ne pas se faire prendre ! Aujourd’hui, vous pouvez coller un traqueur GPS sur une voiture et, bientôt, vous pourrez même le dissimuler dans le sac d’une personne… On peut donc suivre en toute discrétion et, sans la moindre difficulté, une personne…» Philippe Dylewski entend également nous alerter, à travers cet ouvrage, sur le fait que dans la vie quotidienne, «on laisse traîner tous les jours des informations qui permettent de nous piéger…» Pourtant, beaucoup de gens qui étalent leur vie sur les réseaux sociaux estiment qu’ils n’ont rien à dissimuler : «C’est la réponse la plus courante ! C’est vrai, nous n’avons rien à cacher. Mais cela n’empêche pas que l’on se met rarement tout nu devant sa fenêtre sans avoir tiré les rideaux… Donc, je n’ai pas quelque chose à cacher, mais je n’ai pas forcément envie de tout montrer. Or, les gens laissent des traces numériques, avec des informations qui pourraient être mal utilisées. Par exemple, pour les réseaux socioprofessionnels, dans les informations prises séparément, les fiches ne sont pas embarrassantes. Mais, en faisant un certain type de recherches, je peux obtenir tous les noms des employés d’une société. En plus, on peut capter toutes ces informations avec un robot logiciel qui coûte seulement quelques euros…

[…]

On fait confiance à ce qui nous ressemble…

Il y a de nombreux livres et émissions qui s’efforcent de nous apprendre à nous protéger. Or, Philippe Dylewski a pris le contre-pied : «J’ai fait la démarche inverse, car il est plus amusant de se mettre dans la peau de l’attaquant… C’est aussi plus interpellant !» Comment enquêter ? «Si je veux obtenir des informations sur un média, je peux me faire passer pour le recruteur d’un autre grand média et contacter un journaliste pour le faire parler… Croyez-moi, les gens parlent très facilement dans un entretien de sélection ! Cela ne demande pas beaucoup d’énergie à mettre en place… Je peux très bien recevoir la personne dans le salon d’un grand hôtel… Lorsqu’elle comprendra qu’elle s’est fait avoir, elle ne pourra plus faire grand chose…» Aujourd’hui, «les nouvelles techniques d’espionnage industriel ne sont plus des techniques d’intrusion, parce que c’est trop dangereux, trop risqué et trop aléatoire. En plus, les peines de prison sont lourdes ! En revanche, faire parler le directeur commercial à l’occasion d’un faux entretien de sélection, c’est facile et ce n’est pas très risqué… Vous êtes toujours à la limite de la loi, mais la ruse n’est pas un délit tant que vous n’usurpez pas une identité… Il suffit simplement d’avoir le bon profil pour la bonne personne : c’est-à-dire un recruteur, un journaliste, un sondeur ou une jolie jeune femme…» Autre question sensible, à l’heure où des milliers d’informations circulent en permanence sur les réseaux sociaux : est-il aussi plus facile de travestir la vérité ? L’auteur estime qu’il y a tant d’informations qui circulent, que «nous allons de plus en plus vers le doute constant : tout le monde doute de tout ! Je ne crois plus que les gens gobent n’importent quoi. On reçoit tellement d’informations émanant de sources invérifiables, que le doute s’installe, y compris face à la preuve, ce qui est quand même un enjeu. Nous ne faisons pas confiance à ce qui est numérique, mais nous faisons confiance à ce qui nous ressemble. Le doute intelligent, cela stimule les neurones ! Aujourd’hui, l’esprit critique s’installe et c’est quelque chose d’excellent».

[…]

Par Yannick Urrien pour kernews.com

En savoir plus :

http://www.kernews.com/index.php?option=com_content&view=article&id=35:confessions-dun-prive-quelques-conseils-pour-proteger-sa-vie-privee&catid=2:les-invites-de-yannick-urrien&Itemid=3

Gestion de crises et entreprises …

Posté par Arnaud Pelletier le 11 mai 2011

L es situations de crise sont devenues consubstantielles de la vie des entreprises. Ces derniers mois, les cas d’école se sont succédé à un rythme qui a de quoi donner le tournis.

Qu’on en juge : Toyota, champion mondial de la qualité, a connu de graves défauts de fiabilité sur certains de ses modèles, obligeant le constructeur japonais à rappeler plusieurs millions de voitures. Le logo en forme de petite fleur verte du pétrolier britannique BP est devenu en quelques jours le symbole de la plus importante marée noire de l’histoire après l’explosion d’une de ses plates-formes dans le golfe du Mexique.

Un trader isolé de la Société générale, Jérôme Kerviel, a pu faire vaciller l’une des grandes banques françaises et entraîné la démission de son PDG. L’électricien japonais Tepco, quatrième producteur mondial d’électricité nucléaire, est tombé de son piédestal après sa gestion calamiteuse de la catastrophe de Fukushima.

Il y a quelques jours, le géant japonais de l’électronique Sony a été victime de cyber-attaques sur son PlayStation Network (PSN), son réseau mondial de jeux en ligne qui compte 77 millions de membres. Conséquences : données personnelles et bancaires des clients envolées et réputation durablement ternie. Plus près de nous, une sombre histoire d’escroquerie maquillée en affaire d’espionnage a jeté une ombre sur le management de Renault.

[…]

Trois facteurs supplémentaires sont venus jouer le rôle d’accélérateur. La professionnalisation des mouvements associatifs, d’abord, qui grâce à un arsenal de spécialistes et de juristes sont devenus des dénonciateurs en puissance d’abus de la part des entreprises.

La prise de distance des salariés avec leur entreprise constitue également une clef de compréhension. Le délitement de cette relation a donné naissance au phénomène du whistleblowing, la dénonciation anonyme de situation potentiellement délictuelle de la part de l’entreprise. L’affaire Enron au début des années 2000 en a été l’exemple le plus éclatant. Enfin, les médias ont leur part de responsabilité : leur multiplication, leur mise en concurrence de plus en plus frontale auxquelles s’est ajoutée la réactivité d’Internet ont renforcé le phénomène de caisse de résonance.

Face à ce changement d’environnement, toutes les entreprises sont-elles égales face au risque ? Certains répondent par la négative : la crise est le fruit d’une succession de dysfonctionnements, qui peuvent être couronnés d’ignorance.

Cette théorie dite « managériale » fait la part belle à une rationalité que d’autres théoriciens comme Nassim Nicholas Taleb, dans Le Cygne noir (Les Belles-lettres, 2008), relativisent. L’accident n’est pas toujours le fruit de l’incompétence, mais peut être provoqué par un grain de sable qui, par un enchaînement non maîtrisé des événements, aboutit à des effets disproportionnés par rapport à la cause de départ. En clair, les grands événements nous prendront toujours par surprise.

Vision assez déterministe, qui ne permet pas d’expliquer pourquoi des entreprises aussi renommées que Toyota, Sony, BP ou Renault se trouvent plongées dans de telles difficultés.

Ce qui frappe à travers ces exemples, c’est que, à des degrés divers, à un moment ou à un autre, ces entreprises ont été victimes d’une déconnexion avec la réalité qui les entoure.

[…]

Par Stéphane Lauer pour lemonde.fr

En savoir plus :

http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/05/07/les-entreprises-les-crises-et-le-principe-de-realite_1518443_3232.html

Piratage du site Internet de la préfecture du Nord …

Posté par Arnaud Pelletier le 10 mai 2011

Le site Internet de la préfecture du Nord était toujours hors service hier suite à une attaque informatique datant de dimanche (nos éditions précédentes). Une plainte a été déposée mais les questions sur ce genre d’actes de malveillance demeurent. Décryptage avec un spécialiste, le commandant Rémy Février, ancien cadre en entreprise, aujourd’hui officier de l’état-major de la région de gendarmerie Nord – Pas-de-Calais, chargé de mission sur l’intelligence économique. …

– Ce type d’agressions numériques est-il en progression ?

« Oui. Avec le développement exponentiel d’Internet et des nouvelles technologies de l’information, et en parallèle une explosion de la dématérialisation et de cette ubiquité virtuelle que permet le Net, cela crée un effet mécanique. »

– Pourquoi s’attaquer au site d’une préfecture ? Malveillance ou volonté de piocher des informations ?

« A priori, ça ressemble plutôt à de la malveillance. Si quelqu’un voulait récupérer des informations sensibles, il ne s’attaquerait pas au site Internet d’une préfecture. En fait, du côté des pouvoirs publics, la question se pose davantage pour les collectivités. Elles ont à gérer trois défis : l’e-démocratie, où les citoyens sont amenés à donner des positions personnelles l’e-administration, avec des internautes souhaitant réaliser des actes de procédure de manière dématérialisée pour gagner du temps et enfin la dématérialisation croissante des appels d’offres, selon une directive européenne.

[…]

– C’est sur ces serveurs-là qu’à terme, on trouvera le plus de données personnelles ou sensibles…

« Davantage qu’en pénétrant le serveur d’une préfecture. En fait, il existe quatre types d’attaquants sur le Web : le petit génie qui fait tomber un serveur par goût du défi ou par activisme, dans son garage ou sa chambre le crime organisé et les mafias, parce qu’il est plus rentable et moins risqué de s’attaquer à Internet pour récupérer des informations et ensuite les revendre les dérives du secteur marchand privé où des attaques peuvent se produire sur le plan international de la part de concurrents peu scrupuleux et enfin, les services de sécurité étatiques, vis-à-vis d’autres nations…

[…]

– Les pouvoirs publics ont-ils pris conscience des risques et leurs sites sont-ils bien protégés ?

« C’est le cas pour les grandes institutions publiques comme les ministères. Je serai plus nuancé pour les collectivités locales. Les élus sont des généralistes qui ne connaissent pas forcément les risques encourus. Voilà pourquoi la région de gendarmerie Nord – Pas-de-Calais, pilote en la matière, organise des séances de sensibilisation spécifiques pour les décideurs publics, par exemple avec le conseil régional.

[…]

Par CHRISTOPHE CARON pour lavoixdunord.fr

En savoir plus :

http://www.lavoixdunord.fr/Region/actualite/Secteur_Region/2011/05/07/article_piratage-du-site-internet-de-la-prefectu.shtml

 

Le « Test 1000 » de l’intelligence économique d’entreprise …

Posté par Arnaud Pelletier le 9 mai 2011

Le « Test 1000 » de l’intelligence économique d’entreprise a été réalisé par Bernard Besson Consulting, Jean Claude Possin et Renaud Uhl avec la participation des étudiants de la première promotion du mastère d’intelligence économique de l’ISEP de la Faculté catholique de Paris.

L’entreprise s’attribue en face de chaque question une note comprise entre 0 et 5 ou entre 0 et 10. L’auto évaluation est réalisée par un ou par plusieurs membres de l’entreprise à travers une moyenne. Les cellules des huit tableaux constitutifs de l’intelligence économique d’entreprise peuvent accueillir des commentaires qui serviront à animer des débats entre collaborateurs. Voire à entamer une démarche.

Le score final du « Test 1000 » rend compte de l’état du système d’intelligence économique d’entreprise. Si celle-ci obtient 500 points elle dispose d’une intelligence économique.

[…]

logo DOCUMENT 146

Test 1000 de l’intelligence économique d’entreprise
En savoir plus :

La semaine de l’information stratégique

Posté par Arnaud Pelletier le 7 mai 2011
  • La protection du patrimoine informationnel : le retard des entreprises françaises …
    Le scandale de la pseudo affaire d’espionnage industriel chez Renault permettra-t-il aux entreprises de mieux évaluer les risques de l’espionnage industriel ? Il est temps de mettre en œuvre une démarche de protection du patrimoine informationnel. Culturellement, il est vrai que le secteur privé tend à considérer la sécurité avec un désintérêt certain, la plaçant […]
  • Espionnés via leur webcam par un logiciel dissimulé, un couple porte plainte …
    Un couple du Wyoming a porté plainte mardi contre l’entreprise qui lui avait fourni leur ordinateur en  » location vente « . Motif : la société les aurait espionnés par l’intermédiaire de leur webcam. Tout commence en juillet 2010, lorsqu’un couple résidant à Casper, dans l’Etat américain du Wyoming, se rend dans la franchise locale de […]
  • Les entreprises doivent avoir en tête le risque de pénétration des systèmes d’information …
    Interview du Commandant Rémy Février, Gendarmerie nationale. Spécialiste en cybercriminalité et intelligence économique, le commandant Rémy Février, ancien cadre du privé, estime que le risque zéro n’existe pas. Pensez-vous que le vol de données bancaires sur Internet se développe de façon inquiétante ? Il est très difficile de mesurer la cybercriminalité et ses conséquences sur […]
  • Détective privé, une profession qui reste mal connue du grand public …
    Vingt ans. Ce mois-ci, ça fera vingt ans que Didier Vienne s’est installé comme détective privé à Liévin. Une profession, qui, il faut bien le dire, reste encore bien mal connue du grand public. Et même des spécialistes. Sans langue de bois, mais en gardant certains aspects confidentiels, Didier Vienne nous dit tout sur lui […]
  • Dans la peau de Sophie, « détective privée » …
    […] Forcément, avec cette silhouette gracile, son (petit) mètre 60 et son sourire discret, on l’aurait plus volontiers imaginée danseuse. Non, à 27 ans, Sophie est… détective. Enfin… agent de recherches privées. « Un choix », prévient-elle immédiatement. Son quotidien : filatures, planques, des journées et des nuits en voiture, les autoroutes qui défilent, les villes inconnues […]
  • La semaine de l’information stratégique
    GSM : Se prémunir des écoutes et se défendre des vols… Leçon n°1 : Se prémunir des écoutes… Est-ce pour cette raison que les Vénézuéliens ne jurent que par leur Blackberry (ou BB) ? Notre confrère Slate.fr l’assure dans son article : « Il n’y a que le chien qui n’ait pas son BlackBerry dans la famille […]

La protection du patrimoine informationnel : le retard des entreprises françaises …

Posté par Arnaud Pelletier le 6 mai 2011

Le scandale de la pseudo affaire d’espionnage industriel chez Renault permettra-t-il aux entreprises de mieux évaluer les risques de l’espionnage industriel ? Il est temps de mettre en œuvre une démarche de protection du patrimoine informationnel.

Culturellement, il est vrai que le secteur privé tend à considérer la sécurité avec un désintérêt certain, la plaçant aux marges de ses activités et y consacrant des ressources financières et humaines encore limitées. Pourtant, l’État s’est engagé depuis quelques années à mieux sensibiliser le secteur privé aux enjeux de la sécurité et de l’intelligence économique.

L’espionnage industriel est pourtant connu depuis longtemps. Il n’est pas une nouveauté de ce siècle marqué par une explosion des flux d’informations. De même, la déviance des relations concurrentielles n’est pas propre aux grands groupes industriels, et des PME peuvent très bien être touchées par l’espionnage industriel dès lors que leurs activités les mettent en possession d’informations ou de savoir-faire exclusifs.

On constate cependant un retard français important, même si le développement du secteur de l’intelligence économique et de la gestion des risques ces dernières années a renforcé la préoccupation légitime des entreprises pour la sécurisation de leur patrimoine. L’analyse des circuits de décision, la due diligence, la sécurisation des réseaux informatiques ou la lutte anti-contrefaçon sont autant de nouvelles pratiques destinées à protéger le savoir-faire et les produits de l’entreprise dans un contexte de concurrence internationale accrue. Mais c’est surtout la généralisation des outils de communication numérique qui donne toute sa raison à la confidentialité du patrimoine informationnel.

[…]

La direction centrale du renseignement intérieur, l’agence nationale de sécurité des systèmes d’information.

Plusieurs registres d’actions sont parallèlement déployés. Au niveau législatif, l’État garantit naturellement la propriété industrielle et intellectuelle, complétée par l’action de plusieurs services. La direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) intervient ainsi dans les entreprises pour les sensibiliser sur les risques qu’elles peuvent rencontrer (vole de données électroniques et piratage informatique, déficit de communication interne, etc.) et renforcer les compétences professionnelles des personnels dans le domaine de la sécurité. L’action de la DCRI se concentre sur les secteurs hautement stratégiques, ceux où la souveraineté de la France est engagée ou dans lesquels l’entreprise dispose d’une position leader qu’il faut préserver.

Parallèlement, une agence nationale de sécurité des systèmes d’information a été créée en 2009 afin de sensibiliser les entreprises à la sécurité des réseaux. Cette agence assure une « mission d’autorité nationale » dans ce domaine et a la charge de « proposer les règles à appliquer pour la protection des systèmes d’information de l’État et de vérifier l’application des mesures adoptées ». L’agence est a donc à l’avant-garde de la défense informatique et constitue le principal « réservoir de compétences qui doit pouvoir mettre son expertise et son assistance technique au profit des administrations et des opérateurs d’infrastructure vitale ».

[…]

Par Fernand Pri pour lecercle.lesechos.fr

En savoir plus :

http://lecercle.lesechos.fr/node/34922

Espionnés via leur webcam par un logiciel dissimulé, un couple porte plainte …

Posté par Arnaud Pelletier le 5 mai 2011

Un couple du Wyoming a porté plainte mardi contre l’entreprise qui lui avait fourni leur ordinateur en  » location vente « . Motif : la société les aurait espionnés par l’intermédiaire de leur webcam.

Tout commence en juillet 2010, lorsqu’un couple résidant à Casper, dans l’Etat américain du Wyoming, se rend dans la franchise locale de l’enseigne Aaron’s pour louer un ordinateur portable muni d’une webcam. Une histoire jusque-là banale, qui dégénère quelques mois plus tard. En décembre, le gérant du magasin local d’Aaron’s se présente en effet à leur domicile pour réclamer le paiement de la location-vente, en indiquant posséder une photo prouvant que le couple a utilisé l’ordinateur.

Or, pour le couple, si l’entreprise détient une telle photo, elle a forcément installé un logiciel espion sur l’ordinateur à son insu. Du coup, les deux Américains font état de l’incident à la police et contactent un cabinet d’avocats. Mardi, ils décident de porter plainte. Des poursuites sont donc engagées auprès d’un tribunal fédéral.

Un logiciel mouchard difficile à détecter

L’action judiciaire vise le loueur, Aaron’s, le franchisé qui tenait le magasin local à cette enseigne, et le concepteur du logiciel d’espionnage, DesignerWare. Selon le couple, ce logiciel appelé PC Rental Agent, qui enregistre des images prises par la webcam, des captures d’écran et des touches tapées, « ne peut pas être désinstallé ni facilement détecté« . Et le contrat « ne demande pas la permission d’installer ni ne dévoile » la présence de ce logiciel.

Les avocats des plaignants expliquent dans un communiqué qu' »une enquête de la police locale a confirmé la surveillance électronique  […]

[…]

Par TF1 News pour lci.tf1.fr

En savoir plus :

http://lci.tf1.fr/insolite/espionnes-via-leur-webcam-un-couple-d-americains-porte-plainte-6433090.html

Les entreprises doivent avoir en tête le risque de pénétration des systèmes d’information …

Posté par Arnaud Pelletier le 4 mai 2011

Interview du Commandant Rémy Février, Gendarmerie nationale.

Spécialiste en cybercriminalité et intelligence économique, le commandant Rémy Février, ancien cadre du privé, estime que le risque zéro n’existe pas.

Pensez-vous que le vol de données bancaires sur Internet se développe de façon inquiétante ?

Il est très difficile de mesurer la cybercriminalité et ses conséquences sur les entreprises, car il y a bien des cas où ces dernières ne portent pas plainte. Elles s’inquiètent souvent du coût en termes d’image et de réputation que cela pourrait causer si le vol était rendu public. En revanche, on sait que la cybercriminalité se transforme. Elle n’est plus seulement le fait de hackers solitaires. Des organisations criminelles ou mafieuses estiment aujourd’hui rentable de pénétrer les systèmes d’informations des entreprises. Et pas seulement pour les données bancaires.

[…]

En tant qu’ancien chef d’entreprise, que vous avez été avant d’être officier sous contrat avec la Gendarmerie, pensez-vous que le développement de l’e-commerce est menacé par ce phénomène ?

On ne peut pas aller contre le développement du cybercommerce. Mais c’est à l’entreprise de se protéger. La Gendarmerie nationale sensibilise les PME à ce sujet. Nous constatons, bien au-delà de l’e-commerce, un manque de prise de conscience du risque de pénétration des systèmes d’informations. Les patrons de PME n’ont pas toujours à l’esprit qu’ils peuvent être pénalement responsables. Le risque zéro n’existe pas.

[…]

Les particuliers ont-ils eux aussi des précautions à prendre ?

Elles sont connues et devraient être davantage appliquées : il faut un antivirus, un pare-feu, un anti-malware. Ensuite, la vigilance impose de ne pas ouvrir les e-mails d’origine inconnue, alors que le mail reste l’un des principaux vecteurs de pénétration des ordinateurs de particuliers.

[…]

Par Jean-Baptiste Jacquin pour latribune.f

En savoir plus :

http://www.latribune.fr/technos-medias/internet/20110429trib000618751/les-entreprises-doivent-avoir-en-tete-le-risque-de-penetration-des-systemes-d-information.html

 

 

Détective privé, une profession qui reste mal connue du grand public …

Posté par Arnaud Pelletier le 3 mai 2011

Vingt ans. Ce mois-ci, ça fera vingt ans que Didier Vienne s’est installé comme détective privé à Liévin. Une profession, qui, il faut bien le dire, reste encore bien mal connue du grand public. Et même des spécialistes. Sans langue de bois, mais en gardant certains aspects confidentiels, Didier Vienne nous dit tout sur lui et son métier.

On lui dit qu’il nous fait penser à un jeune commissaire de police qui a travaillé à Lens. Il sourit, se demandant sans doute comment il doit le prendre. Voici donc Didier Vienne, 40 ans, dans son costume un peu sévère. En tout cas sérieux. Cet homme né à Auchel a installé ses bureaux de détective privé le 13 mai 1991 dans le centre de Liévin. Ça fera vingt ans tout pile ce mois-ci.

Inspecteur de police

« J’ai passé le bac à 17 ans au lycée Saint-Paul de Lens. J’ai fait un peu d’études de droit. Je me suis planté – à quelques places m’a-t-on dit – au concours d’inspecteur de police. Comme j’étais jeune, on m’a conseillé de le repasser. Mais j’ai décidé de devenir détective privé.

[…]

Tout ça ne nous dit pas ce qu’est un détective privé. Didier Vienne insiste bien que la répartition qui suit est propre à notre secteur. À Paris, c’est différent. « À 60 % je traite des affaires privées c’est-à-dire des problèmes de pensions alimentaires, des fugues, des constats d’adultères, des divorces. Ensuite on a 30 % d’affaires commerciales : des concurrences déloyales, des arrêts maladies intempestifs de salariés, des vols sur des chantiers. » Les 10 % restants seront des affaires criminelles, des problèmes liés à la drogue, etc. Mais ces dossiers-là sont plutôt rares. Ces jours-ci, il a une petite dizaine de dossiers d’adultères « classiques » et deux ou trois affaires commerciales. « Je dois notamment prouver aux prud’hommes que des ouvriers quittent un chantier plus tôt que prévu chaque jour. » Moins attendu, il a été mandaté par des parents. « Ils sont inquiets des fréquentations de leur fils au lycée. » Ils ont peur qu’il bascule dans la drogue. Enfin il y a ces personnes qui sont venues chez lui parce qu’elles reçoivent des appels malveillants avec menaces de mort en prime. « Ce sont quarante à cinquante appels par jour qui proviennent de cabines téléphoniques différentes. Et ça dure depuis des mois.

» On s’étonne que la police n’ait pas été saisie. Ou qu’elle n’ait pas encore trouvé le coupable.

Ça coûte cher de faire appel à un « privé » ? Didier Vienne ne veut pas trop entrer dans les détails sur ce sujet-là. Et puis, « c’est très variable ». Il explique qu’il reçoit d’abord pendant une heure le demandeur. Histoire de bien cerner ce qu’il recherche et de proposer un forfait pour la mission à remplir.

[…]

Une voiture par mois

C’est légal d’espionner des amants ? « Une épouse ou un mari a le droit de faire suivre son conjoint. Quand je reçois le demandeur, je vérifie en premier qu’il est marié à celui ou celle qu’il veut que je suive.

[…]

Revenons à la loi. Didier Vienne démythifie la profession. « Un enquêteur privé n’a pas plus de pouvoirs qu’un simple citoyen mais n’en a pas moins. Je vais jusqu’à la limite de ce qui est légal. » Il explique qu’il bosse en moyenne dix heures par jour. Et à ce tarif-là, il faut aimer le sport et jouer les caméléons. « J’ai déjà fait une filature en short et à vélo. J’ai toujours une tenue de rechange dans ma voiture.

» S’il suit quelqu’un dans un casino, il enfile un smoking. Et pour être sûr de ne pas se faire repérer, il ne roule qu’en voiture de location, qu’il change tous les mois.

Par SÉBASTIEN ROSELÉ pour lavoixdunord.fr

En savoir plus :

http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Lens/actualite/Secteur_Lens/2011/05/03/article_didier-vienne-detective-prive-a-lievin-.shtml

L’objectif de ce blog créé en 2006, qui n’est pas à proprement parler un blog puisque je ne donne que très peu mon avis, est d’extraire de mes veilles web informationnelles quotidiennes, un article, un billet qui me parait intéressant et éclairant sur des sujets se rapportant directement ou indirectement à la gestion de l’information stratégique des entreprises et des particuliers.
Depuis fin 2009, je m’efforce que la forme des publications soit toujours la même ; un titre, éventuellement une image, un ou des extrait(s) pour appréhender le sujet et l’idée, l’auteur quand il est identifiable et la source en lien hypertexte vers le texte d’origine afin de compléter la lecture.
En 2012, pour gagner en précision et efficacité, toujours dans l’esprit d’une revue de presse (de web), les textes évoluent, ils seront plus courts et concis avec uniquement l’idée principale.
En 2022, les publications sont faite via mon compte de veilles en ligne : http://veilles.arnaudpelletier.com/
Bonne découverte à tous …


Arnaud Pelletier

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