Blog de l'information stratégique
De l’enquête à l’Intelligence économique
Enquêtes, Investigations, Intelligence économique,
Renseignement, Numérique, Cyber, Veilles, TIC, SSI …

Dans la peau de Sophie, « détective privée » …

Posté par Arnaud Pelletier le 2 mai 2011

[…]

Forcément, avec cette silhouette gracile, son (petit) mètre 60 et son sourire discret, on l’aurait plus volontiers imaginée danseuse. Non, à 27 ans, Sophie est… détective. Enfin… agent de recherches privées. « Un choix », prévient-elle immédiatement. Son quotidien : filatures, planques, des journées et des nuits en voiture, les autoroutes qui défilent, les villes inconnues où il faut trouver son chemin…

« Je me régale, c’est une véritable passion ! », ajoute-t-elle avant même que la question ne soit posée. Après de brillantes études de droit à Aix, un Master en droit privé, puis deux années comme assistante de justice à la cour d’appel, elle réalise : « Magistrat, ce n’était pas pour moi ! » Un oncle policier devenu détective, beaucoup de curiosité naturelle et l’envie d’une vie hors des sentiers battus… et ce sera l’Institut de formation des agents de recherche, à Montpellier, puis un poste au groupe Abbei, basé à Nîmes mais qui rayonne bien au-delà.

« Dans ma famille, ils connaissaient un peu le métier mais mon choix les a quand même surpris. Reste qu’aujourd’hui, ils voient que je m’épanouis. Je fais à la fois du droit et du travail de terrain, j’ai trouvé ma place et mon identité. » Pourtant, ce n’est pas simple tous les jours : « On sait quand etoù une mission commence. Pour le reste… ».

Sa dernière filature, débutée à Montpellier, l’a conduite à Deauville. Le métier, célèbre mais mal connu, comporte deux volets principaux. La recherche à caractère professionnel : arrêts maladie abusifs, vol de marchandises, concurrence déloyale, espionnage industriel… Et le volet familial : adultère, carences éducatives, recherches de personnes et de débiteurs, surveillance de mineurs par des parents inquiets…

« Cela nécessite à la fois un travail administratif sur le cadastre, les mairies, les réseaux internet… et puis du travail de terrain, fait par la cellule opérationnelle », explique Sophie Mas. Soit le versant le plus passionnant du métier, forcément. « On filoche, on planque dans la rue, on prend des photos, on change de silhouette : mon dressing, c’est le coffre de ma voiture ! Il faut aimer vivre dans son véhicule. Et pour ne pas se faire repérer, on opte moins pour une grosse berline confortable, que pour une voiture passe-partout ! », dit la jeune femme.

Qui aime se prendre au jeu : « L’été dernier, on a été mandaté par un homme qui avait des doutes sur sa compagne. Il m’a dit : ‘Je ne la connais pas vraiment. Soit elle me ment, soit elle est très dangereuse’. J’ai suivi son amie quelques temps et j’ai découvert qu’elle mentait sur tout. Elle s’était même inventé un passé. »

Un travail d’investigation, strictement réglementé en France.

Il y a aussi les parents à rassurer : « Souvent, quand ils s’inquiètent, c’est à juste titre. » Récemment, elle est allée localiser puis chercher une jeune fugueuse, à Valence. « Je sais que je fais jeune, ça aide, pour la surveillance devant les lycées », sourit l’agent. Qui a déjà assimilé tous les aspects de sa profession : « On est là pour écouter, rassurer, conseiller… D’où une disponibilité permanente. »

Le plus compliqué, finalement ? « Annoncer de mauvaises nouvelles, comme confirmer qu’un mari ou une épouse est infidèle. Même si le plus souvent, les gens sont soulagés de le savoir », observe Sophie. Son appareil photo toujours à portée de main, prête à changer de coiffure et de couleur de cheveux, de lunettes, de veste, le portable scotché à l’oreille, elle ne cache pas être avant tout « une grosse bosseuse ».

[…]

Par Sèverine PARDINI pour laprovence.com

En savoir plus :

http://www.laprovence.com/article/region/aix-dans-la-peau-de-sophie-detective-privee

La semaine de l’information stratégique

Posté par Arnaud Pelletier le 30 avril 2011
  • GSM : Se prémunir des écoutes et se défendre des vols…
    Leçon n°1 : Se prémunir des écoutes… Est-ce pour cette raison que les Vénézuéliens ne jurent que par leur Blackberry (ou BB) ? Notre confrère Slate.fr l’assure dans son article : « Il n’y a que le chien qui n’ait pas son BlackBerry dans la famille vénézuélienne ! ». Ainsi, le pays dirigé par Hugo Chavez serait dingue du […]
  • Le renseignement est aussi sur Facebook …
    […] Aujourd’hui, avec ses 500 millions de membres revendiqués, l’entreprise fondée par Mark Zuckerberg est de loin le plus gros annuaire mondial. Ses membres y documentent leur vie sans relâche, formant un gigantesque amas de données et d’informations en perpétuelle actualisation. Dès l’apparition d’Internet, les services de renseignement du monde entier – d’espionnage comme de […]
  • La France est mal armée pour enquêter sur le Net …
    Selon nos informations, les forces de police et de gendarmerie ne réalisent que 500 interceptions par an sur Internet, soit tout juste 10 % de leurs besoins, contre 35.000 écoutes téléphoniques. Internet reste un refuge pour les délinquants. Selon nos informations, la France accuse un grand retard dans la modernisation des outils d’investigation sur Internet. Les […]
  • Comment disparaître sans laisser de traces ?
    Une famille ou une personne seule qui disparaît, intentionnellement, du jour au lendemain, c’est possible, mais c’est difficile… «C’est un art de disparaître». […] Certes, «chacun a le droit de disparaître et c’est possible», estime le détective, mais «c’est de plus en plus difficile» à une époque où tout le monde est «traqué et fiché […]

GSM : Se prémunir des écoutes et se défendre des vols…

Posté par Arnaud Pelletier le 29 avril 2011
  • Leçon n°1 : Se prémunir des écoutes…

Est-ce pour cette raison que les Vénézuéliens ne jurent que par leur Blackberry (ou BB) ? Notre confrère Slate.fr l’assure dans son article : « Il n’y a que le chien qui n’ait pas son BlackBerry dans la famille vénézuélienne ! ». Ainsi, le pays dirigé par Hugo Chavez serait dingue du fameux téléphone, à cause de son « PIN » : « Le PIN ? Le numéro d’identification unique et personnel à huit chiffres, qui a totalement remplacé, pour beaucoup, le numéro de téléphone ou le mail. Grâce à lui, les propriétaires de BB et eux seuls, peuvent s’échanger gratuitement messages, photos, etc. Valentina, avocate et utilisatrice BlackBerry depuis trois ans, l’a adopté : « C’est un service de communication privée qui est très difficile à pénétrer, contrairement aux mails ou SMS qui peuvent être contrôlés. Dans mon travail on l’utilise beaucoup » (Lire ici l’article).

Être pisté ou sur écoute est-il une réalité en France ? Selon Le Figaro.fr, ceux qui ont des choses à cacher feraient mieux d’échanger par mail que par téléphone : « Selon nos informations, les forces de police et de gendarmerie ne réalisent que 500 interceptions par an sur Internet, soit tout juste 10% de leurs besoins, contre 35.000 écoutes téléphoniques. (…) La France accuse un grand retard dans la modernisation des outils d’investigation sur Internet. Les interceptions téléphoniques – « les écoutes » – ont très largement fait face à l’explosion du nombre de téléphones portables depuis une décennie, en passant de 5.845 écoutes en 2002 à 35.000 aujourd’hui.

[…]

(Lire ici l’article).

  • Leçon n°2 : Se défendre des vols…

Selon l’article de Slate.fr, « le Venezuela n’échappe pas à la vague de vols de smartphones qui sévit dans le monde entier, et constitue même dans ce domaine un des pires exemples… Dans un pays qui recense 17.600 homicides en 2010, il est devenu un des premiers motifs de vol et d’agression… ». En France, un nouveau dispositif de la loi Loppsi – présenté dans un communiqué de la préfecture de l’Yonne, reçu vendredi 22 avril 2011 – vient d’être créé afin de rendre le vol de portable sans intérêt…

Extraits du communiqué : « Auparavant seule la fonction téléphone était bloquée par une déclaration à votre opérateur. Grâce aux nouvelles dispositions, dès que vous aurez porté plainte, la police ou la gendarmerie feront bloquer toutes les fonctionnalités de votre téléphone utilisant le réseau ou le web (téléphone proprement dit, usage web, consultation d’applications etc.). Afin de rendre inutilisables les téléphones volés, ces appareils seront bloqués par votre opérateur de téléphonie mobile lorsque la police ou la gendarmerie leur signalera le vol. Plus aucune fonctionnalité ne sera accessible. Ainsi le vol deviendra inutile. Quel est le numéro IMEI de votre téléphone ? Ce numéro peut vous être communiqué par votre opérateur. Vous pouvez le relever dès à présent en tapant *#06# sur votre téléphone. Conservez ce numéro en dehors de votre téléphone portable, en un lieu ou vous saurez le retrouver en cas de vol ».

Mais votre téléphone n’est pas le seul à avoir de la valeur : d’après un autre article de Slate.fr, il semblerait que « votre ordinateur vaut bien plus que son prix » : « Imaginez que vous soyez tombé nez à nez ce matin avec un cambrioleur masqué, faisant main basse non pas sur votre argenterie ou vos bijoux, mais sur votre ordinateur portable. Ce criminel atypique vous dit qu’il ne veut pas voler votre ordinateur mais le kidnapper. Il vous le rendra si vous acceptez de négocier avec lui et de déterminer combien vous seriez prêt à mettre dans une rançon annuelle, vous octroyant le privilège de garder cette machine chez vous. Ce qui pourrait sembler ridicule mais de nombreux économistes adoreraient faire cette expérience car ils suspectent que nos ordinateurs valent, d’une certaine (et étrange) façon, bien plus que ce que nous payons en les achetant » (Lire ici l’article).

[…]

Par Hanaë Grimal pour dijonscope.com

En savoir plus :

http://www.dijonscope.com/012880-attention-mouchards-votre-telephone-ou-votre-ordinateur-parlent-trop-nbsp

Le renseignement est aussi sur Facebook …

Posté par Arnaud Pelletier le 28 avril 2011

[…]

Aujourd’hui, avec ses 500 millions de membres revendiqués, l’entreprise fondée par Mark Zuckerberg est de loin le plus gros annuaire mondial. Ses membres y documentent leur vie sans relâche, formant un gigantesque amas de données et d’informations en perpétuelle actualisation.

Dès l’apparition d’Internet, les services de renseignement du monde entier – d’espionnage comme de contre-espionnage – se sont emparés de ce nouvel outil de communication et d’information. L’arrivée du web 2.0 « communautaire » il y a une demi douzaine d’années a-t-il renouvelé leur approche du renseignement sur la toile ?

[…]

Ainsi, au mois d’août dernier, l’Electronic Frontier Foundation (EFF), une organisation américaine de défense des internautes, s’est procuré des documents émanant de diverses administrations des États- Unis. Parmi ces documents, un manuel pour les agents du FBI mentionne l’existence de comptes secrets sur Facebook pour récolter des informations.

La CIA n’est pas en reste. En 2005, l’agence a lancé l’Open Source Center, un portail qui compile et analyse les données présentes sur les blogs, les forums et les réseaux sociaux. En septembre 2008, le directeur de l’agence Michael Hayden a expliqué qu’« une bonne partie du briefing quotidien du Président des États-Unis provient des renseignements ouverts ». Comprendre : de Facebook, des blogs, des forums et des réseaux sociaux en général.

Une source suffisamment utilisée ?

Les grandes puissances diplomatiques ont été incapables de pressentir le formidable soulèvement des peuples arabes et s’interrogent depuis sur les raisons d’une telle cécité. Et si une partie de la réponse était à chercher sur Facebook ? À voir le rôle fondamental joué par ce réseau social dans l’éveil politique de la jeunesse égyptienne et tunisienne, on peut se demander si les services de renseignement y prêtaient suffisamment attention.

Le mea culpa a déjà commencé. Fin janvier, le directeur du cabinet de David Cameron a enjoint les services de renseignement a suivre de beaucoup plus près ce qui se tramait sur les réseaux sociaux : « avec l’utilisation d’Internet, la façon dont les mouvements de protestation se développent, c’est un monde totalement différent, a-t-il déclaré. Nous devons être beaucoup plus proches de ce monde là. »

[…]

Des militaires israéliens piégés par un profil aguicheur

A contrario, Facebook constitue une menace grandissante pour leurs homologues de l’intérieur, les services de contre-espionnage. De plus en plus d’individus possédant des informations stratégiques – cadres de grandes entreprises, scientifiques, soldats – utilisent Facebook de manière intensive. Cette nouvelle vulnérabilité inquiète le privé comme le public.

« Les grands groupes dont les salariés sont présents sur les réseaux sociaux sont autant de point faibles potentiels pour forcer une rencontre, créer des liens et soutirer des informations », précise Laurence Ifrah1, criminologue spécialiste des cyberconflits et du renseignement sur Internet. « Ces dernières années, les terroristes islamistes utilisent de plus en plus Facebook », peut-on lire au détour d’un rapport déclassifié du département de la sécurité intérieure américain consacré au terrorisme et aux réseaux sociaux.

[…]

Un service secret qui fonctionne bien est un service secret dont on n’entend jamais parler. De l’immense champ de bataille pour le renseignement qui s’est ouvert sur Facebook, on n’entend que les très lointains échos. On devine pourtant que le renseignement, qu’il soit offensif ou défensif, a déjà intégré la nouvelle du web 2.0. Et la dynamique n’est pas près de s’arrêter. Pour Jean Guisnel « aucun de nos échanges dans le cyberespace n’est secret. Rien. Zéro ». Vous aurez été prévenus.

Par Martin Untersinger pour owni.fr

en savoir plus :

http://owni.fr/2011/04/26/le-renseignement-espion-est-aussi-sur-facebook/

La France est mal armée pour enquêter sur le Net …

Posté par Arnaud Pelletier le 27 avril 2011

Selon nos informations, les forces de police et de gendarmerie ne réalisent que 500 interceptions par an sur Internet, soit tout juste 10 % de leurs besoins, contre 35.000 écoutes téléphoniques.

Internet reste un refuge pour les délinquants. Selon nos informations, la France accuse un grand retard dans la modernisation des outils d’investigation sur Internet. Les interceptions téléphoniques – «les écoutes» – ont très largement fait face à l’explosion du nombre de téléphones portables depuis une décennie, en passant de 5845 écoutes en 2002 à 35.000 aujourd’hui. Cette hausse fait même craindre à la gauche des abus lors de la campagne présidentielle. Jean-Jacques Urvoas, député PS du Finistère, a déposé début avril un projet de loi visant à renforcer les sanctions pénales pour les écoutes abusives. Pas de débat en revanche sur les interceptions sur Internet – les interceptions IP – car celles-ci peinent à décoller.

La principale raison en est le coût : une interception téléphonique coûte aujourd’hui 12 euros par jour en moyenne tandis qu’une interception sur Internet vaut encore 80 euros. «Avec ces tarifs, les juges rechignent à autoriser une interception IP, explique une source policière. Les enquêteurs se voient souvent refuser leurs demandes.» Parfois, ce sont aussi les opérateurs qui ne sont pas assez réactifs.

[…]

Manque de coordination

Résultat : les enquêteurs obtiennent facilement les échanges téléphoniques de leurs suspects, après avoir adressé une requête au juge, mais sont désarmés pour lire les échanges d’e-mails. L’an dernier, il n’y a eu que 500 interceptions sur Internet alors que le besoin en France est dix fois supérieur. Selon le ministère de la Justice, ce retard est lié à un manque de coordination et à une organisation préindustrielle des moyens : il y aurait aujourd’hui 250 dispositifs différents implantés dans les locaux de police et de gendarmerie en France.

À cette organisation kafkaïenne s’ajoute la complexité du Web, qui fait l’affaire des criminels. «Quand vous avez une adresse mail à intercepter, il suffit de faire une réquisition auprès d’une société privée avec l’accord du juge, explique Francis Nabot, du syndicat Synergie-officiers. Les choses se compliquent un peu quand le suspect a plusieurs adresses et qu’il faut avoir une adresse IP pour intercepter tous les échanges passant par une même ligne.»

Pour développer les interceptions sur Internet, le ministère de la Justice a mis sur pied la plate-forme nationale des interceptions judiciaires (PNIJ). Il s’agit d’un gigantesque serveur qui permettra, d’ici à 2013, de centraliser l’ensemble des données interceptées sur Internet ainsi que l’ensemble des écoutes téléphoniques. L’appel d’offres du projet, dont Le Figaro s’est procuré une copie, révèle qu’à terme le serveur sera accessible à 60 000 officiers de police judiciaire (OPJ). «Il s’agit de mettre en place une plate-forme faisant l’interface entre les opérateurs et les officiers de police judiciaire, explique un porte-parole au ministère de la Justice. Celle-ci permettra d’adapter les moyens d’investigation à l’évolution des technologies ainsi que de rationaliser les frais de justice.»

[…]

Par Fabrice Amedeo pour lefigaro.fr

En savoir plus :

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2011/04/25/01016-20110425ARTFIG00443-la-france-mal-armee-pour-enqueter-sur-le-net.php

Comment disparaître sans laisser de traces ?

Posté par Arnaud Pelletier le 26 avril 2011

Une famille ou une personne seule qui disparaît, intentionnellement, du jour au lendemain, c’est possible, mais c’est difficile…

«C’est un art de disparaître».

[…]

Certes, «chacun a le droit de disparaître et c’est possible», estime le détective, mais «c’est de plus en plus difficile» à une époque où tout le monde est «traqué et fiché de partout». Pour passer entre les mailles du filet, il faut être un véritable spécialiste. Alain Bernier cite notamment les escrocs, ces «menteurs professionnels», qui ne doivent leur échec qu’à leurs propres erreurs.

[…]

  • Changer d’identité et de date de naissance

A moins de vouloir vivre comme un ermite dans une grotte, c’est un sacrifice à faire pour rester inséré dans la société et pouvoir accéder à tous les services offerts par celle-ci et impliquant de donner ses coordonnées. Pour les plus extrémistes, la chirurgie esthétique est également un bon moyen de ne plus être reconnu.

  • Partir à l’étranger

C’est un grand classique. Alain Bernier cite l’Amérique du Sud parmi les destinations préférées des disparus volontaires «parce qu’il y a moins de contrôle et de flicage». Enfin, «cela dépend des pays».

  • Payer en liquide

La carte bleue est à proscrire parce qu’elle suit les paiements à la trace. Les espèces, elles, ne laissent aucune trace de son passage, mais à moins de partir en cavale avec un pactole, difficile d’arriver à vivre bien longtemps uniquement avec ce moyen. Ou alors, il faut trouver un petit boulot au noir.

  • Ne pas téléphoner

Le téléphone portable est l’autre élément le plus handicapant pour une disparition en raison de son pouvoir de géolocalisation. «Il faut enlever la batterie pour être sûr de ne pas être repéré», ajoute Alain Bernier. Le retour à l’usage des bonnes vieilles cabines téléphoniques est donc de rigueur.

  • Payer ses transports à l’unité

De plus en plus de villes proposent des systèmes de carte d’abonnement à puce (Navigo à Paris), hors tous vos déplacements y sont enregistrés. Le ticket traditionnel est à privilégier.

  • Eviter les lieux publics et les commerces

La vidéosurveillance est de plus en plus répandue, principalement dans les grandes agglomérations, mais également au sein même des commerces, par mesure de sécurité. Partisan d’un anonymat maximal, Jean-Pierre Petit, l’un des fondateurs du collectif «Souriez, vous êtes filmés», expliquait son quotidien à 20Minutes: «Je ne fréquente pas certains magasins.

[…]

  • Echapper au système

«Chaque fois que l’on commet un acte, on atterrit sur un fichier quelconque», caricature Alain Bernier. Mais il est vrai que la citoyenneté doit être réduite au minimum: plus question de payer d’impôts ou de voter. Il faut aussi veiller à ne pas tomber malade parce qu’il est également nécessaire de se passer de la carte vitale et ce n’est pas simple. «J’ai tenté de m’en passer, mais j’ai eu trop de problèmes. J’ai été obligé de la reprendre», raconte Jean-Pierre Petit.

  • Bannir toute vie sociale

La discrétion est de mise, le simple fait de parler à ses voisins peut constituer une erreur fatale. De la même manière, il convient de bien se comporter, car le moindre contact avec les autorités est éliminatoire.

  • Partir seul

Plus on est de fous, plus on rit, mais plus on laisse de traces aussi. Il n’y a que la solitude qui vaille dans une disparition réussie.

Il existe sans doute encore beaucoup de manières de s’évanouir dans la nature et, d’après Alain Bernier, «celui qui veut disparaître, il y arrive». Cependant, «à moins de se faire couper les dix doigts», le détective estime que nul ne peut vivre à jamais en échappant au reste du monde: «Il y a toujours un moment où nos traces refont surface».

Par Corentin Chauvel pour 20minutes.fr
En savoir plus :

Jusqu’où les entreprises peuvent-elles aller dans la lutte contre l’espionnage industriel ? Débat et vidéo …

Posté par Arnaud Pelletier le 22 avril 2011
  • Lutte contre l’espionnage industriel.

L’affaire de protection des données chez Renault et la démission de son directeur général, Patrick Pélata ont relancé la question de la sécurité dans le milieu des entreprises.

Trois experts se sont penchés sur les liens entre entreprises et espionnage industriel et les risques de dérives des directions de multinationales en matière de protection des données. Pour Bertrand Warusfel (pour l’ISAD), il faut mettre en place en amont une véritable politique de sécurité de l’information.

Encore faut-il que les multinationales acceptent de participer à la moralisation des affaires, répond Marjorie Lebrun (IRSEM).

Peut-être, leur lance Ali Laïdi (IRIS), mais l’espionnage industriel est un concept dépassé, […]

En savoir plus :

http://www.lemonde.fr/idees/ensemble/2011/04/20/jusqu-ou-les-entreprises-peuvent-elles-aller-dans-la-lutte-contre-l-espionnage-industriel_1510025_3232.html

  • Vidéo sur le même sujet :

mercredi 16 mars 2011
L’attaque des pirates fantômes ?

Talk show dynamique et percutant sur l’actualité nationale et internationale présenté par Ahmed El Keiy.

En savoir plus et voir la vidéo :

http://www.franceo.fr/toutes-les-france/index-fr.php?page=player_video&id_article=570

 

La semaine de l’information stratégique

Posté par Arnaud Pelletier le 22 avril 2011
  • Mouchard dans votre GSM : votre iPhone vous piste partout à votre insu …
    Ceci est la carte de tous les endroits où s’est rendu notre collègue Sam Biddle de Giz US depuis presque un an. Tous les endroits. Le FBI ne le suit pas dans des voitures banalisées. Ses chaussures ne contiennent pas de micro-émetteur. Non, il avait simplement son iPhone dans sa poche pendant tous ce temps. […]
  • Renault : rapport Bauer / Juillet sur la refonte du service de sécurité …
    Le criminologue Alain Bauer, chargé il y a une semaine par un conseil d’administration extraordinaire de Renault d’une mission sur la refonte du service de sécurité du constructeur à la suite du scandale de faux espionnage, rendra ses « conclusions début juillet », […] M. Bauer doit conduire cette mission en compagnie d’Alain Juillet, ancien responsable de […]
  • Les vols de données stratégiques d’entreprise se multiplient …
    Selon Le Monde, Turbomeca, un spécialiste des composants pour moteurs d’hélicoptères faisant partie du groupe Safran, a été victime d’une attaque informatique ciblée, visant à piller ses réseaux informatiques de données stratégiques. Selon Le Monde, Turbomeca, une filiale du groupe de défense français Safran, aurait été victime d’une attaque informatique, visant à lui dérober des […]
  • La semaine de l’information stratégique
    L’e-réputation des PME … E-réputation, comment gérer sa réputation sur le Web ?   Cliquez ici pour télécharger gratuitement le Livre Blanc   Avec l’émergence du web 2.0, la Toile est devenue collaborative. Nous pouvons aujourd’hui interagir aussi bien avec le contenu (je poste un commentaire ou je note un article) qu’avec les autres internautes […]

Mouchard dans votre GSM : votre iPhone vous piste partout à votre insu …

Posté par Arnaud Pelletier le 21 avril 2011

Ceci est la carte de tous les endroits où s’est rendu notre collègue Sam Biddle de Giz US depuis presque un an. Tous les endroits.

Le FBI ne le suit pas dans des voitures banalisées. Ses chaussures ne contiennent pas de micro-émetteur.

Non, il avait simplement son iPhone dans sa poche pendant tous ce temps. Comme vous et moi.

Si vous avez un iPhone, il vous suit à la trace vous aussi, que vous le vouliez ou non.

Il s’avère que tous les iPhone enregistrent l’ensemble des endroits où vous vous êtes rendus depuis juin dernier. Ces données sont stockées sur votre téléphone (ou votre iPad) et sur votre ordinateur, facilement accessibles à quiconque sait où chercher.

Bien sur il est normal que les autorités puissent accéder à ces informations en les demandant à votre opérateur de téléphonie mobile. Mais cette information n’a rien à faire dans le téléphone qu’on peut vous voler ou que vous pouvez perdre, ou dans votre ordinateur qui peut également être visité. La mauvaise nouvelle est qu’il n’existe pas d’option d’opt out pour ce système d’enregistrement de vos déplacements.

Cette atteinte à la vie privée a apparemment commencé avec la sortie d’iOS 4. Elle a été découverte par deux spécialistes de la sécurité, l’un d’entre eux affirmant avoir travaillé chez Apple pendant cinq ans. Ces spécialistes sont aussi surpris que perturbés par le stockage des positions géographiques: “en enregistrant passivement votre localisation sans votre permission, Apple a rendu possible l’obtention par une épouse jalouse ou un détective privé d’une cartographie précise de vos déplacements”.

Obtenir ces informations à partir de votre appareil sous iOS est à peu près aussi facile qu’un jailbreak.

Sur votre ordinateur, l’infnormation peut être ouverte aussi facilement qu’un JPEG en utilisant le logiciel de cartographie que les experts en sécurité ont rendu accessible en téléchargement: essayez par vous-même.

Washington DC to New York from Alasdair Allan on Vimeo.

Les données sont sacrément précises. Et même si le téléphone semble se baser sur la triangulation des relais plutôt que par le GPS (ce qui signifie que la désactivation des services géo-localisées ne vous protège pas contre ce flicage), la carte générée par le logiciel a permis d’établir une carte étonnamment précise de tous les déplacements de notre collègue Sam depuis l’acquisition de son iPhone 4 en juillet dernier.

C’est assez effrayant: tous les endroits où il s’est rendu, toute sa vie privée et professionnelle. Les vacances, les visites à la famille, les visites culturelles. Son téléphone s’est comporté comme un véritable mouchard électronique, notant consciencieusement le moindre de ses déplacements.

Pour l’instant il n’existe pas de parade. Le seul moyen de faire disparaitre les données est d’effacer les copies de sauvegarde de votre ordinateur. Mais dans ce cas vous n’aurez plus de back up pour restaurer votre téléphone. Et à chaque fois que vous synchroniserez votre téléphone, il créera un nouveau fichier. Et si vous perdez votre téléphone, il contiendra ces données, qui tomberont donc entre les mains de quiconque mettra la main sur votre iPhone.

Tant qu’Apple n’interrompra pas ce service, ou ne s’expliquera pas sur cette fonctionnalité, les iPhone sont à considérer comme des balances potentielles. En attendant d’y voir plus clair, vous feriez donc mieux de ne peut-être plus emporter votre iPhone partout. Pour l’instant les spécialistes en sécurité n’ont pas mis en évidence la moindre transmission de ces données à quiconque, mais c’est quand même plus que dérangeant.

Nous avons sollicité Apple et attendons leur réponse. En attendant l’expert en sécurité Kevin Mitnick s’est déclaré “assez choqué et perturbé” par cette révélation. Il souligne que les données collectées peuvent grandement intéresser pas mal de monde: il cite les épouses, les enquêteurs privés et le gouvernement américain.

[…]

Par Peter Warden pour The Guardian

En savoir plus :

http://www.gizmodo.fr/2011/04/20/mouchard-dans-la-poche-votre-iphone-vous-piste-partout-a-votre-insu.html

Renault : rapport Bauer / Juillet sur la refonte du service de sécurité …

Posté par Arnaud Pelletier le 20 avril 2011

Le criminologue Alain Bauer, chargé il y a une semaine par un conseil d’administration extraordinaire de Renault d’une mission sur la refonte du service de sécurité du constructeur à la suite du scandale de faux espionnage, rendra ses « conclusions début juillet », […]

M. Bauer doit conduire cette mission en compagnie d’Alain Juillet, ancien responsable de l’intelligence économique auprès du Premier ministre, et d’Eric Delbecque directeur de l’Institut d’études et de recherche pour la sécurité des entreprises (IERSE).

« Nous ferons des propositions sur l’architecture de la future direction du patrimoine industriel et de la sûreté de Renault« , a précisé M. Bauer, […]

Le scandale de faux espionnage, qui a touché Renault en janvier, s’est conclu le 11 avril par la démission du numéro deux Patrick Pélata, le débarquement de six autres responsables et l’indemnisation des trois cadres licenciés à tort.

Le service de sécurité du constructeur, à l’origine de l’enquête ayant abouti au licenciement des trois cadres, a été décapité, avec les départs de son directeur Rémi Pagnie, de Dominique Gevrey et Marc Tixador. M. Gevrey, un ancien militaire, a été mis en examen pour escroquerie et écroué le 13 mars.

Par AFP pour lefigaro.fr

En savoir plus :

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2011/04/18/97002-20110418FILWWW00377-renault-rapport-bauer-rendu-en-juillet.php

L’objectif de ce blog créé en 2006, qui n’est pas à proprement parler un blog puisque je ne donne que très peu mon avis, est d’extraire de mes veilles web informationnelles quotidiennes, un article, un billet qui me parait intéressant et éclairant sur des sujets se rapportant directement ou indirectement à la gestion de l’information stratégique des entreprises et des particuliers.
Depuis fin 2009, je m’efforce que la forme des publications soit toujours la même ; un titre, éventuellement une image, un ou des extrait(s) pour appréhender le sujet et l’idée, l’auteur quand il est identifiable et la source en lien hypertexte vers le texte d’origine afin de compléter la lecture.
En 2012, pour gagner en précision et efficacité, toujours dans l’esprit d’une revue de presse (de web), les textes évoluent, ils seront plus courts et concis avec uniquement l’idée principale.
En 2022, les publications sont faite via mon compte de veilles en ligne : http://veilles.arnaudpelletier.com/
Bonne découverte à tous …


Arnaud Pelletier

Note sur les billets de ce blog et droit de réserve

Facebook


Twitter

Abonnez vous