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Cisco déploie un logiciel de surveillance des réseaux sociaux …

Posté par Arnaud Pelletier le 9 novembre 2010

Le logiciel SocialMiner, dévoilé par Cisco cette semaine, doit permettre aux entreprises de suivre leurs clients et leurs prospects sur les réseaux sociaux comme Twitter, Facebook, les blogs et autres forums ou sites publics.

Grâce à lui, il leur est possible de surveiller les mises à jour de statut, d’être informés des messages postés sur les forums et les blogs des clients, et d’avoir des alertes quand ils concernent un de leur produit. « Le logiciel ne sert pas seulement à surveiller les messages des clients, mais aussi à communiquer avec ceux qui seraient à la recherche d’un service, » explique Cisco.

S’appuyant sur des statistiques fournies par Nielsen, Cisco indique qu’au moins 34% des Américains ont utilisé Facebook, Twitter ou d’autres médias sociaux pour s’informer sur un produit, une entreprise ou une marque. « L’augmentation des conversations en ligne menées notamment sur ces plates-formes sociales, montre qu’il est aujourd’hui plus important que jamais pour les entreprises, de savoir ce que leurs clients ont à dire à leur sujet et de leur permettre de répondre aux demandes de renseignements généraux ou de rattraper des problèmes de service à la clientèle, de façon à améliorer et à protéger la réputation de la marque », précise Cisco dans son communiqué de presse. L’équipementier affirme avoir utilisé SocialMiner en interne depuis le printemps pour gérer les demandes clients relatives à ses produits grand public, comme la caméra vidéo Flip. « Le logiciel repère les conversations dans lesquelles il est fait mention du Flip et un commercial de l’entreprise se joint à la discussion, » dit John Hernandez, vice-président et directeur général du département Customer Collaboration Business Unit. « Dans le cas où les échanges nécessitent d’aborder des questions sensibles ou privées, ils pourraient alors être traités hors ligne, » ajoute John Hernandez. SocialMiner est inclus dans Cisco Contact Center, système de service à la clientèle. Mais il peut aussi être acheté pour être utilisé avec un outil de CRM proposé par un autre fournisseur, comme l’indiquent les responsables de l’entreprise. Dans tous les cas, SocialMiner coûte 1 000 dollars par serveur, plus 1 500 dollars de licence par agent.

Des outils de compilations et de captures

[…]

Par Jean Elyan pour Lemondeinformatique.fr

En savoir plus :

http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-cisco-deploie-un-logiciel-de-surveillance-des-reseaux-sociaux-32093.html

La DCRI, la «super agence» du renseignement français …

Posté par Arnaud Pelletier le 4 novembre 2010

DECRYPTAGE – Le point sur cette maison au cœur de nombreuses affaires sensibles…

Pour des agents soumis à la discrétion, ceux de la DCRI se retrouvent bien souvent sur le devant de la scène depuis quelques mois. A la manœuvre dans l’affaire de la rumeur sur Carla Bruni-Sarkozy, au centre de l’enquête sur l’affaire des fuites du Monde dans le cadre du dossier Bettencourt et mis en cause par Le Canard pour la surveillance de journalistes gênants, la maison tenue par Bernard Squarcini est de toutes les derniers dossiers polémiques mettant en cause, de près ou de loin, l’Elysée.

Il faut dire que la Direction centrale des renseignements intérieurs (DCRI) s’occupe des missions les plus sensibles de la République:  contre-espionnage, lutte antiterroriste,  sécurité nationale, surveillance des mouvements de contestations ou d’extrémisme, mais aussi intelligence économique et cyber-criminalité. Un champ d’action élargi pour une maison comptant environ 4.000 membres et dotée d’un budget de 200 millions d’euros.

La frontière de la «défense des intérêts nationaux»

Un bras du renseignement né au forceps en juillet 2008, par la volonté de Nicolas Sarkozy, d’une fusion des Renseignement généraux (RG) et de la Direction de la surveillance du territoire (DST). L’ambition est de réunir tous les agents dédiés à la surveillance sur le territoire français dans une seule et même maison, à l’anglo-saxonne, dans un nouveau siège, flambant-neuf, à Levallois-Perret.  Objectif: plus de cohérence, moins de doublons, modernisation et adaptation aux nouvelles menaces, notamment l’espionnage économique et la cyber-criminalité. Objectif officieux: mettre fin aux opération pieds-nickelés, rationnaliser le champ d’action des agents pour éviter les scandales qui ont émaillés la vie des deux maisons mythiques qu’étaient les RG et la DST. Avec ce nouveau fonctionnement, le pouvoir des renseignements s’étend et leurs moyens, qui fusionnent, sont plus importants. Pour beaucoup, c’est «le FBI à la française».

[…]

Par Maud Pierron pour20minutes.fr

Google ne veut pas être complice de l'espionnage …

Posté par Arnaud Pelletier le 3 novembre 2010
Alors qu’Apple s’est très rapidement forgé la réputation de contrôler étroitement les applications qu’il laisse passer sur son App Store, Google a toujours eu avec son Android Market une politique beaucoup plus ouverte. La firme de Mountain View censure très rarement les applications proposées pour son système d’exploitation mobile. Or Swithed remarque que Google a changé d’avis concernant une application qu’il avait d’abord acceptée, et qu’il a finalement décidé de rejeter 18 heures plus tard.

Il s’agit de SMS Replicator, un outil qui comme son nom l’indique envoie une copie de chaque SMS reçu ou envoyé à un autre mobile. Lorsqu’il est installé sur un téléphone sous Android, l’application est invisible et ne fait apparaître aucune trace de la copie et de la transmission des messages. Ce qui en fait l’outil parfait pour espionner un petit ami que l’on suspecte d’entretenir une autre liaison, ce dont ne se cache pas la société DLP Mobile à l’origine du logiciel. C’est d’ailleurs le scénario qu’elle a imaginée pour sa publicité diffusée sur YouTube :

Interrogé par le New York Times, le directeur de Zak Tanjeloff avait indiqué que ceux qui étaient inquiets qu’un tiers puisse installer une telle application sur leur téléphone n’avaient qu’à « garder leur téléphone près d’eux, et s’assurer que les gens leur font confiance« .

Google a finalement retiré l’application de l’Android Market, mais rien […]

Par Guillaume Champeau pour numerama.com

En savoir plus :

http://www.numerama.com/magazine/17218-google-ne-veut-pas-etre-complice-de-l-espionnage-entre-amants.html

L'espionnage reste une menace importante …

Posté par Arnaud Pelletier le 27 octobre 2010

Bernard Bajolet, le premier coordonnateur national du renseignement, détaille les risques qui pèsent sur la France et décrypte son rôle à l’Elysée.

Les alertes antiterroristes se multiplient en Europe. Sur quoi se fondent-elles?

Elles reposent sur des éléments convergents qui proviennent d’abord de notre environnement proche, par exemple Al-Qaeda au Maghreb islamique (Aqmi), dont les responsables désignent la France comme la « mère de tous les maux ». Les services sont aussi attentifs au retour éventuel de quelques dizaines de ressortissants occidentaux, après un séjour dans la zone afghano-pakistanaise. Globalement, le climat s’est alourdi ces derniers mois. Nos partenaires européens effectuent les mêmes observations. A ce stade, nos renseignements ne font état d’aucun projet précis et immédiat d’attentat en France, mais une grande vigilance s’impose et notre action se situe autant que possible en amont.

[…]

Les grandes affaires d’espionnage ne font plus la une de l’actualité…

L’espionnage constitue toujours une menace importante, même s’il a changé de nature. Après la chute du mur de Berlin, en 1989, nous avons eu la tentation de baisser la garde. Elle a été relevée, car nous avons constaté une hausse de l’activité de certains services sur notre territoire ou à l’encontre de nos intérêts.

Que recherchent en priorité les espions étrangers?

Les données économiques et scientifiques font aujourd’hui l’objet de toute leur attention, mais ils ne négligent pas, bien sûr, les traditionnelles informations politiques, stratégiques et militaires. Aux méthodes classiques, telles que le recrutement de sources, s’ajoute l’arme informatique. A l’avenir, la guerre sera aussi informatique, compte tenu de la dépendance de nos Etats et de nos sociétés en la matière. Nous constatons, presque chaque jour, des incidents, parfois de grande ampleur, lors d’intrusions dans des systèmes de données ou à l’occasion de visites de délégations étrangères, sans parler des négligences de cadres qui se font voler leur ordinateur professionnel ou une clef USB.

Vous êtes le premier « coordonnateur du renseignement ». Comment harmonisez-vous le travail de services secrets traditionnellement rivaux?

[…]

Je crois pouvoir dire qu’il existe une atmosphère de vraie coopération. Les liens personnels, par exemple entre les directeurs de la DGSE, de la DCRI et moi-même, y contribuent. Je dois également veiller au financement des grands programmes d’investissement technologiques. Et proposer des arbitrages, comme ce fut le cas récemment avec Musis, le programme européen d’imagerie par satellite, qui doit succéder à Helios II B à la fin de 2016, ou pour les priorités de recherche de nos services.

Des voix se sont élevées pour dénoncer la mainmise de l’Elysée sur le renseignement. Fallait-il placer le coordonnateur auprès de la présidence?

[…]

Aujourd’hui, les informations remontent de manière plus systématique au chef de l’Etat. Nous les collectons, puis sélectionnons celles qui nous paraissent devoir être portées à sa connaissance ainsi qu’à celle du Premier ministre. Cette appropriation par le politique s’est aussi traduite par la création de la délégation parlementaire au renseignement.

[…]

Propos recueillis par éric Pelletier et Romain Rosso, pour l’Express.fr

En savoir plus :

http://www.lexpress.fr/actualite/politique/l-espionnage-reste-une-menace-importante_930385.html

Réseaux sociaux : nouvel outil d’espionnage des agents fédéraux ?

Posté par Arnaud Pelletier le 21 octobre 2010

La volonté de partage d’informations des internautes sur les réseaux sociaux n’attire pas que les pirates malintentionnés. Un mémo gouvernemental datant de mai 2008, récemment rendu public, révèle que les agents fédéraux américains sont encouragés à se faire des amis sur des sites tels que Facebook, dans le but de récolter un maximum d’informations personnelles.

Le mémo a été dévoilé, avec quantité d’autres documents, à la suite d’une demande d’accès à l’information de la part de l’Electronic Frontier Foundation (EFF), un gardien de la vie privée sur le Net. Il décrit, entre autres, de quelle manière les agents du Bureau de la détection des fraudes et de la sécurité nationale (FDNS) exploitent les réseaux sociaux pour en tirer une mine d’or d’informations, fournies gracieusement par les internautes narcissiques.

Les principaux réseaux sociaux – Facebook, Twitter, MySpace et Digg – ont été plutôt avares en commentaires au sujet du programme gouvernemental d’espionnage sur les réseaux sociaux. Les documents rendus publics indiquent par ailleurs que l’activité d’espionnage du gouvernement s’étend au-delà des réseaux sociaux: le contenu des sites Wikipedia et Craigslist est aussi sous surveillance, soutient l’EFF.

Facebook loupe

«La tendance narcissique de plusieurs internautes les incite à se constituer d’importants réseaux de contacts en ligne, et un bon nombre d’entre eux acceptent même des demandes de cyberamis qu’ils ne connaissent même pas. (…) Ceci procure un énorme avantage pour le FDNS, car il est dès lors possible de surveiller les individus suspectés de mener des activités frauduleuses», est-il écrit sur l’un des documents obtenus par l’EFF.

Les informations personnelles glanées ici et là sur les réseaux sociaux serviraient, par exemple, à […]

Par David Lobjoie

Source: Electronic Frontier Foundation

En savoir plus :

http://www.synchro-blogue.com/synchro/2010/10/reseaux-sociaux-le-nouvel-outil-d%E2%80%99espionnage-des-agents-federaux.html

L'intelligence économique à la portée des PME …

Posté par Arnaud Pelletier le 19 octobre 2010

1.4 million d’euros.

C’est la somme affectée par la région IDF à des actions d’intelligence économique depuis 2008.

Sécuriser leur réseau informatique mais aussi connaître leurs concurrents : les PME d’IDF bénéficient désormais de services spécialisés.

Lire l’article :

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http://blog.leprive.biz/wp-content/uploads/2010/10/ie_00000.jpg

Source : Le Parisien du 11/10/10.

Porsche interdit facebook …

Posté par Arnaud Pelletier le 15 octobre 2010
PorscheLes employés Porsche interdits de facebook
Au moment où sort sur les écrans un film retraçant l’histoire fulgurante du créateur de Facebook, Porsche a décidé de bloquer l’accès de ses employés à ce genre de plateforme.
Raison officielle : éviter l’espionnage.
Les réseaux sociaux tels que Facebook ou Xing ne sont plus en odeur de sainteté chez Porsche. La direction a décidé de bloquer l’accès à ce type de site pour se prémunir des tentatives d’espionnage industriel. Porsche s’inquiète du fait que les services de renseignements étrangers peuvent rechercher les informations confidentielles qui transitent via ces plateformes entre employés de la maison. Ce genre de pratique existe et offrent donc à qui veut bien chercher un peu des informations confidentielles de première importance, ce qui est considéré à juste titre par Porsche comme une menace. Le blocage de tels sites apparaît donc comme une décision logique.
[…]
Le fonctionnement de Facebook qui conserve méticuleusement toute information postée sur ses serveurs est de plus en plus critiqué et commence à être considéré comme une réelle menace par beaucoup d’entreprises. Nul doute que ceci va se généraliser.
Via automotivenews

Intelligence économique : L’infobésité …

Posté par Arnaud Pelletier le 14 octobre 2010

L’infobésité, nouveau fléau du cerveau…

Face à « l’infobésité », l’entreprise doit repenser son management au risque de se voir submergée par un déluge informationnel qui risque fort de la pénaliser. Comment l’entreprise peut-elle créer une organisation où le management et la communication soient réellement opérants, prêts à faire face aux imprévus ?

 Nicolas Moinet : L’infobésité est une tendance bien réelle dans l’entreprise qui fait que chacun est constamment dérangé. En moyenne, un individu possède 12 minutes de temps de cerveau disponible ! L’infobésité est cependant l’arbre qui cache la forêt : le problème fondamental est le passage de l’information à la connaissance. Il s’agit de ne pas confondre les deux car elles fonctionnent sur des rythmes différents. Si nombre de personnes se plaignent de trop d’informations, peu, voire aucune, ne se plaint de trop de connaissances.

Est-ce sur ce point que le management doit porter son attention pour structurer l’organisation des flux d’information ?

Nicolas Moinet : Alors que les nouvelles technologies ont été implémentées dans l’entreprise, la formation des managers n’a pas pris la mesure des changements induits. Le management français assoit généralement son pouvoir sur la rétention d’informations et un fonctionnement en petit cercles de pouvoir : cette volonté de tout contrôler est souvent contre-productive face au déferlement d’informations. Elle n’est pas en mesure de canaliser les flux car elle possède une vision trop restrictive du travail en réseau. Trop importants pour le manager, ce dernier déverse généralement les flux d’information sur son subordonné pour les analyser. Lui-même le vit comme un surcroît de pression. Résultat : l’information sera traitée de façon aléatoire sans forcément en extraire les signaux de risques ou d’opportunités.

Selon vous, il existe une réelle inadéquation du management à la française aux NTIC qui bloque la transformation de l’information en connaissance… Comment l’analyser ?

Nicolas Moinet : Notre société a une logique pyramidale, nuisible à la communication et à la création de connaissances puisqu’elle vise à accumuler du savoir pour du pouvoir, et non pour le faire fructifier. Cette logique provient de la sélection et de la formation des élites en France. Si l’on devait reprendre la typologie de Patrick Fauconnier (La fabrique des « meilleurs » : enquête sur une culture d’exclusion, Seuil, 2005), il existe deux systèmes :

  • le système pépinière (anglo-saxon, pays du nord de l’Europe) où chacun va développer ses compétences et ses qualités et ainsi contribuer à fabriquer de la connaissance ;
  • le système raffinerie (France notamment) où l’objectif est de sélectionner les meilleurs. D’où la société des élus et des déchus !

[…]

Témoignage de Nicolas Moinet, membre permanent de l’Académie de l’IE, professeur des universités en sciences de l’information et de la communication à l’IAE de Poitiers.

Par L’Ujjef – Communication et Entreprise

En savoir plus :

http://www.ujjef.com/index.php?idRubrique=9&Action=LireArticle&idArticle=27822

Du 12 au 22 octobre, deux principaux leviers de développement seront exposés aux entrepreneurs lors des rencontres organisées par la Chambre régionale de commerce et d’industrie.

Journées de l’innovation et de l’intelligence économique

Quelle stratégie doivent adopter les entreprises franciliennes, et particulièrement les Petites et moyennes entreprises (PME) pour se développer ? Avec quels outils peuvent-elles favoriser leur attractivité internationale, accroître leur chiffre d’affaires et développer l’emploi ? Les dirigeants d’entreprises trouveront des éléments de réponses lors des troisièmes Journées de l’innovation et de l’intelligence économique (IE) qui se déroulent du 12 au 22 octobre dans l’ensemble du réseau des Chambres de commerce et d’industrie franciliennes.

L’événement, organisé par la Chambre régionale de commerce et d’industrie avec le soutien de la Région, est pour les entrepreneurs un moment d’échange, une source d’informations et l’occasion de rencontrer des experts. Il leur permet aussi d’entrer en relation avec les Chambres de commerce et d’industrie pour être accompagné.

Douze conférence-ateliers sont organisées. Chacune d’entre elles fourmille de conseils pour aider au mieux les entreprises à améliorer leur stratégie. Parmi les thèmes traités : la cartographie pour mieux étudier le marché et prospecter, le design comme outil pour attirer les clients, les moyens pour protéger son patrimoine économique, scientifique et industriel, les accompagnements pour se lancer dans le marché européen, la protection de son brevet…

L’intelligence économique et stratégique est l’une des priorités de la politique de développement économique de la Région. De nombreuses entreprises doivent encore y être sensibilisées : c’est en effet un outil essentiel pour déceler les risques et les opportunités qui s’attachent à leur activité et à leur marché.

En savoir plus :

http://www.iledefrance.fr/lactualite/emploi/economie/journees-de-linnovation-et-de-lintelligence-economique/

Et aussi :

http://www.j2ie.fr/

DGSE et renseignement technique via Internet …

Posté par Arnaud Pelletier le 12 octobre 2010

« Nos cibles principales aujourd’hui n’utilisent plus le chiffrement gouvernemental ou militaire mais plutôt de la cryptographie grand public, car nous travaillons à 90% sur l’anti-terrorisme« . C’est Bernard Barbier, le Directeur Technique de la DGSE, qui le dit. Il était l’invité de l’ARCSI à l’occasion de l’excellent colloque de l’association de réservistes.

Comment les grandes oreilles de la DGSE abordent-elles alors Internet et son chiffrement grand public facile, souvent gratuit et surtout très efficace ? Pas bille en tête en tout cas. Car la DGSE a beau être dotée d’une conséquente puissance de calcul à faire pâlir le CEA (« nous nous chauffons grâce à notre super-calculateur« , s’amuse Bernard Barbier), ce n’est pas toujours suffisant. « Je pense qu’avec AES 256 nous sommes arrivés à la fin de l’histoire. Nous ne savons pas le casser par une recherche exhaustive des clés« , avoue le Directeur Technique.

La partie est terminée, alors ? Pas vraiment. Car il y a tout un monde entre la qualité intrinsèque de l’algorithme (très bonne) et celle de ses mises en oeuvre, notamment au sein de produits grand public (très variable). « L’implémentation d’un algorithme de chiffrement est délicate et donc souvent ratée : la génération de l’aléa est mal gérée ou bien il existe des canaux auxiliaires, par exemple » précise Bernard Barbier.

[…]

Le renseignement technique a ainsi pris une importance considérable ces dernières années, jusqu’à représenter désormais 80 à 90% de l’activité des services d’après Bernard Barbier, et la France aurait dans le domaine rattrapé son retard au point de « jouer en première division« . Certes, en tant que Directeur Technique, l’homme prêche pour sa paroisse, et il serait un peu rapide de balayer le renseignement opérationnel ou humain. Mais effectivement, comme il l’explique, « il est impossible de se promener dans certaines zones tribales du Pakistan ou d’infiltrer certaines cellules« . Le renseignement technique devient donc central et de ce fait les progrès réalisés en matière de calcul et surtout de corrélation sont probablement significatifs : « notre limitation aujourd’hui c’est la puissance électrique« , observe sans rire Bernard Barbier.

[…]

Par Jerome Saiz pour SecurityVibes.

En savoir plus :

http://www.securityvibes.com/community/fr/blog/2010/10/01/quand-la-dgse-casse-la-crypto-grand-public

L’objectif de ce blog créé en 2006, qui n’est pas à proprement parler un blog puisque je ne donne que très peu mon avis, est d’extraire de mes veilles web informationnelles quotidiennes, un article, un billet qui me parait intéressant et éclairant sur des sujets se rapportant directement ou indirectement à la gestion de l’information stratégique des entreprises et des particuliers.
Depuis fin 2009, je m’efforce que la forme des publications soit toujours la même ; un titre, éventuellement une image, un ou des extrait(s) pour appréhender le sujet et l’idée, l’auteur quand il est identifiable et la source en lien hypertexte vers le texte d’origine afin de compléter la lecture.
En 2012, pour gagner en précision et efficacité, toujours dans l’esprit d’une revue de presse (de web), les textes évoluent, ils seront plus courts et concis avec uniquement l’idée principale.
En 2022, les publications sont faite via mon compte de veilles en ligne : http://veilles.arnaudpelletier.com/
Bonne découverte à tous …


Arnaud Pelletier

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