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Surveillance des salariés en hausse par les entreprises françaises …
Par le CNSP-ARP
Selon un article de Tempsréel-Nouvelobs à lire ici, la surveillance des salariés par l’entreprise est en recrudescence. C’est ce qu’affirme la CNIL dans son 30° rapport annuel d’activité.
Les techniques utilisées par l’employeur pour surveiller, contrôler et sanctionner ses salariés, passent par les technologies modernes : Filtrage des courriers électroniques, utilisation de la vidéo et de la géolocalisation, mise en place de dispositifs biométriques, surveillance des réseaux sociaux, etc…
Mais ces procédés sont-ils loyaux et permettent-ils de justifier une procédure de licenciement face aux Prud’hommes ou constituent-ils des preuves dans une procédure de plainte à l’encontre d’un salarié indélicat ? Peuvent-ils remplacer l’action de l’Enquêteur Privé qui recueille d’une manière légale des preuves qui constitueront un dossier solide utilisable en justice ou dans une négociation de départ « à l’amiable » ?
Pour le savoir, il suffit de se référer aux textes, codes en vigueur et avis de la Cour de cassation qui, s’ils tendent à octroyer à l’employeur le droit de surveiller ses salariés pour le bien de l’entreprise, sanctionnent les manquements à divers principes fondamentaux de la vie des salariés, notamment le respect de son droit à la vie privée.
L’utilisation par l’employeur de certaines technologies à des fins de surveillance de ses salariés peut le conduire à commettre des atteintes à la vie privée de ceux-ci.
Selon le principe de l’article 9 du Code civil, chacun a droit au respect de sa vie privée et le Code du travail a renforcé ce droit par l’article L 1121-1 : « Nul ne peut apporter aux droits des personnes et aux libertés individuelles et collectives de restrictions qui ne seraient pas justifiées par la nature de la tâche à accomplir ni proportionnées au but recherché ».
Le salarié est protégé au sein de l’entreprise tant dans sa vie personnelle que professionnelle, et doit ainsi être informé qu’il est susceptible de faire l’objet d’un contrôle ou d’une surveillance par tous moyens légaux lorsque l’employeur souhaite mettre en place des systèmes de surveillance ou de contrôle (GPS, caméras, pointeuses, badges, fiches de renseignements, formulaires, etc.). Le Code du travail prévoit en effet qu’ «aucune information concernant personnellement un salarié ou un candidat à un emploi ne peut être collectée par un dispositif qui n’a pas été préalablement porté à sa connaissance » (article L1222-4), et que «le salarié est informé des méthodes et techniques d’évaluation professionnelles mises en œuvre à son égard. Les résultats obtenus doivent rester confidentiels.» (article L1221-8). Ce même article précise que « les méthodes d’évaluation doivent être pertinentes au regard de la finalité poursuivie ».
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http://blog-detective.cnsp.org/2010/06/entreprises-la-surveillance-des-salaries-en-hausse/
Conférence gratuite sur les enjeux de l'intelligence économique …
| La CRCI Languedoc-Roussillon et l’Etat (DIRECCTE) organisent le 23 juin, une conférence gratuite sur les enjeux de l’intelligence économique défensive et offensive, des solutions adaptées aux PME/PMI régionales. | |||||||
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Face aux hackers, les entreprises françaises ne sont pas assez armées …
Ordinateurs portables, smartphones… Une simple connexion Wifi, 3G ou Bluetooth suffit pour accéder aux fichiers de son entreprise en déplacement. A nos risques et périls. Dans de nombreuses entreprises, les documents stratégiques ne sont pas suffisamment protégés.
Malware, cheval de Troie, keylogger… Sous ces « doux » noms se cachent des virus informatiques redoutables capables d’infiltrer les meilleurs systèmes de sécurité. L’an dernier, la société Symantec, créatrice de l’antivirus Norton, a recensé pas moins de 240 millions de « maliciels ». Deux fois plus qu’en 2008 ! En effet, les pirates font preuve de plus en plus d’ingéniosité. En connectant une simple clé USB offerte par un client, Marc, publicitaire dans une agence lyonnaise, a par exemple injecté un logiciel qui permet de visualiser à distance tout son ordinateur. « Comme des fenêtres intempestives apparaissaient à l’écran, j’ai lancé une analyse antivirus qui a détecté l’intrus », se souvient-il. Plus […]
Gare aux cyber attaques
Même les sociétés portégées ne sont pas à l’abri de hackers. Réunis lors d’une conférence organisée par l’école d’ingénieurs ESIEA en mai dernier, des étudiants en sécurité informatique offensive ont réussi à contourner les 15 antivirus les plus vendus dans le monde. Au cours des 12 derniers mois, près de quatre entreprises sur cinq ont d’ailleurs été victimes de cyber-attaques, selon les estimations de Symantec. « Il suffit qu’un poste ne soit pas protégé, qu’une mise-à-jour n’ait pas été effectuée pour que tout un réseau soit contaminé », explique l’expert Pascal Lointier.avec des conséquences gravissimes : plus d’un tiers (37%) des entreprises de 200 salariés subissent des vols d’informations, 65% des sociétés de plus de 1.000 salariés, d’après un rapport du Club de la sécurité de l’information français (Clusif). A l’instar de la compagnie d’assurance, La Mondiale, qui a récemment fait les frais d’un […]
Sans en arriver à de tels extrêmes, la négligence des salariés ouvre aussi d’importantes failles dans la sécurité des informations qui circulent dans les entreprises. Près de 800.000 ordinateurs portables seraient ainsi égarés chaque année dans les aéroports européens et américains, selon les estimations du Ponemon Institute. Le train n’est pas en reste : « plus de 300 portables ont été retrouvés dans le Thalys, les six premiers mois de l’année 2009 », indique Olivier Hassid, Délégué Général du Club des Directeurs de Sécurité des Entreprises (CDSE). Cette mésaventure est arrivée à Philippe, directeur commercial d’une PME bretonne spécialisée dans les jouets en bois, qui a oublié son PC portable dans… le TGV. « J’avais enregistré […]
Protéger les données informatiques ne sert à rien, si les bons vieux documents papiers circulent en toute liberté. Combien de cadres ne sont pas assez vigilants ? Comme cet ingénieur de Danone, qui lisait son dossier sur le marché des « alicaments » dans le métro parisien. Un coup d’œil par-dessus son épaule suffisait […]
Céline Deval
Intelligence économique – Protégeons l'information des entreprises !
La maîtrise de l’information, la préservation des technologies et du savoir-faire des entreprises françaises sont un enjeu vital pour le maintien de la compétitivité, la sauvegarde des emplois et l’équilibre des territoires.
Si les grands groupes industriels y sont préparés et disposent de structures adaptées afin de préserver et de protéger ces informations, les PME et PMI quant à elles sont souvent désarmées face à ces enjeux.
Conscient de ce problème, le Medef Saône-et-Loire apporte tout son soutien à l’initiative du groupement de gendarmerie de Saône-et-Loire dans son action quotidienne dans le domaine de l’Intelligence Economique.
En effet, dans un contexte hyperconcurrentiel la survie des entreprises passe avant tout par le développement et la protection de leur environnement commercial, technologique et financier. Avec 90% des PME et PMI implantées sur sa zone de compétence, la gendarmerie de Saône-et-Loire est un interlocuteur naturel des chefs d’entreprises.
Dans ce cadre, en collaboration avec l’Education Nationale et la Gendarmerie de S&L, le Medef 71 réalise actuellement en coproduction un DVD présentant les domaines d’expertise de la gendarmerie en mettant en image toute l’aide qu’elle est en mesure d’apporter aux dirigeants […]
Intelligence économique: le nouveau nerf de la guerre ……. économique !
La recherche de l’information économique pertinente est aujourd’hui relayée au niveau territorial. La coordination n’est pas encore au rendez-vous dans les Ardennes ( Jean-Marc Defrasne, directeur d’Ardennes Expansion, avec Géraud Spire et Jean-Claude Savoy, président et directeur de la CCI des Ardennes), mais prend forme au niveau régional, (Laurence Sartor, directrice régionale).
(Marne, Ardennes). Les services publics territoriaux développent, tour à tour, leur cellule d’intelligence économique dans la région. L’information stratégique sera, demain, le bras armé du développement économique. La coordination est délicate. Au point de se demander si les experts de l’info sont tous bien informés…
Dans la bouche des acteurs de l’économie, le lexique de la guerre s’amplifie. Combat pour sa place, conquête de nouveaux marchés, stratégie, jusqu’au mot lui-même de « guerre économique ». Le bras armé de la bataille se muscle de jour en jour : c’est l’information stratégique.
« Avoir la bonne information, au bon moment, pour prendre la bonne décision. » C’est tout l’enjeu de ce que l’on appelle « l’intelligence économique ». Ce terme désigne la collecte, la diffusion maîtrisée et le traitement de l’information à des fins économiques. Phénomène marquant, cette guerre de l’info stratégique étend son spectre au niveau régional, départemental, local. D’un point de vue offensif avec la pêche aux infos, comme d’un point de vue défensif avec leur protection et la sûreté de ses moyens d’activité.
Elle débarque au plus près des PME pour leur apporter les moyens de trouver des pistes de développement. Il faut dire qu’elles n’ont pas toujours le temps ni les moyens de chercher la bonne info par elle-même…
En octobre dernier, l’Adit, structure nationale d’intelligence économique, créait une antenne en Champagne-Ardenne. Elle se met à nu aujourd’hui. Dans les Ardennes, l’ambition portée par la chambre de commerce et d’industrie de créer une « véritable agence départementale d’intelligence territoriale » (dont l’idée a au moins deux ans) a pris corps avec l’agence de développement économique Ardennes Expansion. Mais à ce jour, le bât blesse. Les spécialistes de l’info semblent parfois perdus […]
Dossier Tanguy Pallaver
Un employeur peut-il traquer ses salariés sur les réseaux sociaux ?

La lecture de la fiche produit de Social Sentry laisse pantois. Cette solution éditée en mode Saas par Teneros propose ni plus ni moins aux entreprises de surveiller l’activité de leurs employés sur les médias sociaux de type Twitter ou Myspace.
« Plus de 70 % des “cols blancs” ont des comptes Facebook et un certain nombre de sociétés comme Pizza’s Domino et British Airways ont récemment vu leur image ternie par les agissements de leurs employés sur les réseaux sociaux », justifie cet éditeur américain. Dans le cas de British Airways, des photos sexy d’hôtesses de la compagnie aérienne avaient été postées sur Facebook. Quant à Domino’s Pizza, deux salariés ont été renvoyés suite à une vidéo sur Youtube où on les voyait s’amuser en cuisine au mépris de l’hygiène la plus élémentaire.
Si l’on comprend la motivation de réduire à la fois la perte de productivité lié à un envoi intensif de tweets et la divulgation d’informations sensibles, le spectre de Big Brother n’est pas loin. Social Sentry se proposant, entre autres, de détecter 24 heures sur 24 les collaborateurs en contact avec des clients et prospects ou tout simplement à la recherche d’un emploi.
Est-ce qu’une solution de ce type pourrait être autorisée en France ? A cette question, Thierry Dor, avocat à la Cour au cabinet Gide Loyrette Nouel, répond trois fois non. Tout d’abord, Social Sentry fait exploser les frontières actuelles de la cybersurveillance puisqu’elle peut potentiellement traquer les salariés hors du cadre classique. « Quand elle est autorisée, la cybersurveillance s’exerce traditionnellement sur le lieu de travail et sur le poste professionnel du salarié. »
Atteinte au droit d’expression de l’employé
Du point de vue du droit social, l’utilisation de ce logiciel violerait les dispositions de l’article L. 1121-1 du code du travail : « Nul ne peut apporter aux droits des personnes et aux libertés individuelles et collectives de restrictions qui ne seraient pas justifiées par la nature de la tâche à accomplir ni proportionnées au but recherché. » L’objectif recherché par Social Sentry ne répondrait pas à ces principes de finalité légitime et de proportionnalité.
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Informations privées sorties de leur contexte
Il y a, par ailleurs, le volet protection des données personnelles. Dans le cas de Social Sentry, « il s’agit – on l’imagine en lisant l’argumentaire marketing de l’éditeur – de vérifier ce qu’écrivent les salariés, pour pouvoir les sanctionner le cas échéant. » Or, pour le traitement de données personnelles, la loi informatique et libertés de 1978 exige, selon la nature des traitements, soit une simple déclaration, soit une autorisation de la Cnil.
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Intégrer l'Intelligence Economique à la stratégie de l'entreprise …
2ème conférence annuelle INTELLIGENCE ECONOMIQUE
Intégrer l’IE à la stratégie de l’entreprise
Date : Mercredi 19 mai 2010
Lieu : aux Salons de la Maison des Arts et Métiers
Présentation :
Cette conférence sur l’Intelligence Economique, proposera les témoignages de nombreux experts et professionnels sur leur expérience et leurs techniques pour gérer le risque concurrentiel et de marché, se prémunir du risque grandissant de contrepartie : optimiser la collecte et la valorisation de l’information, protéger son patrimoine immatériel, mettre en oeuvre des stratégies d’influence, et ce, dans le respect des lois et des règles éthiques.
PROGRAMME
Débats animés par Solveig GODELUCK, Journaliste, Les Echos et François BOURBOULON, Rédacteur en chef, lesechos.fr
8h30 > 9h00 Accueil des participants
9h00 > 9h30 Introduction de la journée
Olivier BUQUEN, Délégué interministériel chargé de l’Intelligence Economique
9h30 > 10h45 Pourquoi et comment placer l’Intelligence Economique au coeur du pilotage de l’entreprise ?
– Comment intégrer l’IE à la stratégie de l’entreprise ?
– Quelle évolution du métier de directeur de l’IE ? Quel est son rôle, sa place dans l’organigramme ?
– Quels sont les atouts d’une IE maîtrisée par les instances de gouvernance dans l’entreprise ?
– Comment former l’entreprise à l’IE sous un mode « top down » ?
Luc DOUBLET, Président, Doublet SA
Michel MOLLARD, Membre du Directoire, Euler Hermes
Jean-Michel SALVADORI, Directeur Intelligence Economique, Groupe Total
Philippe TROUCHAUD, Associé, PricewaterhouseCoopers ; Vice-président, AFAI
Marc WILLEME, responsable dispositif IES, EADS Defense & Communications Systems
10h45 > 11h15 Pause
11h15 > 12h15 Comment collecter et traiter l’information disponible ? Benchmark des meilleures pratiques à mettre en place
– Outils de veille sur Internet, Open Source Intelligence
– Comment récupérer et faire remonter l’information disponible en interne ?
Véronique MESGUICH, Pôle universitaire Léonard de Vinci
Stéphane ROSENWALD, Président du Groupe Professionnel IES, ESCP Europe ; CEO, RV Conseil (Membre de Global Intelligence Alliance)
12h15 > 13h00 L’Intelligence Economique au coeur du management et de la gestion des compétences
– Comment faire de l’IE un outil d’observation et de stimulation de la motivation des cadres ?
– Intégrer l’IE au management : comment mettre en adéquation les projets individuels des cadres et le projet de l’entreprise ?
Stéphane MILHET, Directeur des ressources humaines, Roche
Pail-Dominique POMART, Président, AFREF ; Responsable de la formation et du développement des compétences, Bayard Presse
Thierry SEMIONOFF-BRU, Directeur général, @CTIS-Ingénierie – Syntec
13h00 > 14h30 Déjeuner
14h3 > 15h00 Introduction de l’après-midi : comment faire de l’Intelligence Economique une véritable culture d’entreprise ?
Alain JUILLET, Conseiller Senior, Orrick Rambaud Martel
15h00 > 15h45 Les nouvelles méthodes de déstabilisation d’entreprise : comment contrer le risque d’image ?
– Comment gérer la rumeur, le buzz des médias et du web, la polémique… ?
– Faire de l’IE un outil de gestion de crise. Comment travailler en amont pour prévenir les situations de trouble et préparer les équipes à les gérer ?
– Maîtriser le nouveau terrain médiatique et technologique
Philippe LAURIER, Enseignant-chercheur, Polytechnique et Télécom ParisTech
Yann LE BEL, Conseiller Intelligence Economique auprès du Secrétaire général, SNCF
Samuel MORILLON, Directeur général, Cybion
15h45 > 16h30 Intelligence Economique et Innovation : quelles sont les évolutions à ne pas manquer pour les années à venir ?
– Quelles industries sont concernées : développement durable, high-tech, urbanisme, nanotechnologies… ?
– Comment mettre en oeuvre une veille technologique efficace ?
Cyril BOUYEURE, Coordonnateur ministériel, Service de coordination à l’intelligence économique, Ministère de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi
Philippe CLERC, Directeur de l’IE, de l’innovation et des technologies de l’information, Assemblée des Chambres Françaises de Commerce et d’Industrie
Les mises en garde du nouveau patron de l'intelligence économique …
Nommé il y a six mois à la tête de la délégation interministérielle à l’intelligence économique, Olivier Buquen met en garde les PME. Leurs secrets ne sont pas assez bien gardés.
Olivier Buquen : Nous avons défini et nous mettons en œuvre la politique d’intelligence économique pour l’Etat. La nouveauté est que nous sommes proche des entreprises [Alain Juillet, auparavant Haut responsable chargé de l’intelligence économique, avait davantage un profil « défense », « sécurité », NDLR]. Nicolas Sarkozy et Claude Guéant se sont beaucoup intéressés, et depuis longtemps, à l’intelligence économique. Ils voulaient un dispositif à la fois plus visible (une délégation interministérielle), plus proche d’eux (je rends compte directement à la présidence de la République, ce qui permet d’avoir une ligne d’action claire) et plus proche des entreprises (je viens du privé et nous sommes basés administrativement à Bercy). Le comité directeur de l’intelligence économique est présidé par Claude Guéant. Il est composé par les huit directeurs de cabinet des ministères concernés : Premier Ministre, Environnement, Affaires étrangères, Défense, Intérieur, Economie et Industrie, Budget, Enseignement supérieur et Recherche.
Quel est votre mandat ?
La politique d’intelligence économique française est l’un des éléments de la politique économique française. Elle partage donc les mêmes objectifs, c’est-à-dire la préservation de l’emploi et de la compétitivité des entreprises. Mais notre prisme est celui de l’information économique stratégique pour les entreprises, les organismes de recherche et l’Etat. Nous avons trois fonctions : la collecte de l’information (c’est à caractère offensif), la diffusion de l’information (offensif) et la protection de l’information (défensif). On est aussi sur les principaux contrats à l’exportation et sur les contrats stratégiques. Dans ce cas, on peut aider les personnes qui ont un rôle de relais, comme les postes d’expansion économiques dans les ambassades ou les chambres de commerce à l’étranger.
A quel type d’entreprises vous intéressez-vous ?
On s’intéresse aux entreprises de toute taille, même si le choix d’un dispositif resserré a été fait : nous sommes une équipe de douze personnes…
Le cas Heuliez, par exemple ?
On participe à ce genre de dossier. Par exemple, sur l’investisseur turc nous avions recueilli des signaux faibles selon lesquels l’affaire risquait de se terminer comme ça.
Vous êtes là pour alerter, en quelque sorte…
Oui. Mais attention, nous vivons dans une économie ouverte. Les investissements étrangers sont une bonne chose pour l’économie. Notre rôle est de tenter de faire le tri entre investissements de croissance et investissements de spoliation, ceux exclusivement faits pour s’emparer de brevets, de savoir-faire et de machines.
Pourriez-vous nous donner des exemples ?
C’est délicat de citer des affaires récentes ou en cours. Mais on peut citer un exemple plus ancien. En 2003, un groupe chinois a voulu prendre le contrôle d’une société de dentelles de Calais. En examinant les projets de ces Chinois, nous avons vu que leur seul objectif était de récupérer les outils et les brevets et de fermer le site français. Nous avons fait classer les métiers à tisser au patrimoine culturel… et l’opération ne s’est pas faite. Mais nous n’avons rien contre les investisseurs chinois, la preuve, quelques mois plus tard c’est un autre Chinois qui a repris l’affaire et l’a développée.
Comment travaillez-vous ?
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C’est possible avec 12 personnes ?
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Et quelles sont ces actions prioritaires ?
Nous devons participer aux organismes d’Etat qui aident les entreprises à l’exportation ; établir un guide des bonnes pratiques pour les organismes de recherche ; former tous les diplômés de l’enseignement supérieur à l’intelligence économique; bâtir un outil très simple de mesure des outils de protection, pour que chaque chef d’entreprise puisse faire son propre diagnostic. Enfin, il nous faut renforcer la protection des informations stratégiques des entreprises. Certains secrets comme les brevets sont bien protégés, mais d’autres, comme le plan stratégique de l’entreprise, le sont très mal. Nous devons aider les chefs d’entreprises à identifier les informations clés, et à les gérer. Cela va du tampon « confidentiel » à des listes de personnes habilitées à recevoir telle ou telle info. Il nous faut pour cela mieux définir juridiquement le secret d’entreprise, afin de pouvoir sanctionner son vol. Et lancer une réflexion sur les informations que les différentes réglementations obligent à rendre publiques. La moindre PME voit toute sa situation financière offerte en quelques clics aux quatre coins du monde. Nous devons nous inspirer de ce qui se fait à l’étranger, notamment pour les PME. L’objectif est de limiter la vulnérabilité de nos entreprises.
Quel est votre diagnostic sur leur degré de protection ?
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Comment la Délégation est-elle organisée ?
Nous avons une équipe pluridisciplinaire que je finalise autour de six adjoints : un a le profil de sous-préfet et s’occupe de l’organisation de la Délégation ; un s’occupe de la sécurité économiques et de l’intelligence économique territoriale, il vient de la DCRI (réunion de l’ex- DST et des ex-RG) ; une diplomate s’occupe de l’international ; un ingénieur du CNRS s’occupe de la recherche ; un ingénieur de l’armement s’occupe des secteurs armement, aéronautique, espace ; un membre de la Direction du Trésor, passé par le privé et qui s’occupe des entreprises.
Sur quel type de dossier avez-vous été saisi au cours des six derniers mois ?
Par exemple, une entreprise cotée qui voyait un investisseur non désiré arriver à son tour de table. Dans ce cas nous l’avons aidée dans la recherche d’autres investisseurs. Il faut dire que nous travaillons en coordination avec la Caisse des Dépôts, le FSI (Fonds stratégique d’investissement) et René Ricol, le Commissaire général à l’investissement.
Il existe beaucoup de sociétés privées, voire d’officines sulfureuses, qui proposent aussi leurs services aux entreprises…
Le projet de loi Loppsi2, en discussion au Parlement, a justement un volet sur l’intelligence économique. La loi prévoit que les organismes privés qui font de l’intelligence économique et leurs dirigeants devront faire l’objet d’un agrément par les préfets. La Fédération des professionnels de l’intelligence économique (la Fepie) est elle-même demandeuse. Les professionnels ont autant intérêt que l’Etat à voir les pratiques s’améliorer.
propos recueillis par Odile Esposito, Pierre-Angel Gay et Jean-Baptiste Jacquin.
Réseaux sociaux : limiter les risques en entreprise …
Sécurité – Utilisés de façon interne et externe, les réseaux sociaux sont aujourd’hui la norme dans de nombreuses entreprises. De quoi multiplier les risques de sécurité. Quelles contre-mesures faut-il alors appliquer ?
Hier encore méfiantes, les entreprises ouvrent aujourd’hui leurs bras aux réseaux sociaux. Facebook, Twitter et autres LinkedIn sont aujourd’hui utilisés en interne mais aussi et surtout en externe afin d’intégrer ce média dans l’activité commerciale.
Ainsi, selon une enquête de Forrester menée auprès de 900 DSI (Amérique du Nord et Europe), 26% des entreprises ont déjà intégré l’utilisation des réseaux sociaux à des fins externes ou internes et la moitié de ces entreprises a prévu d’étendre ou de mettre à jour ce qu’ils ont déjà implémenté. Enfin, 6% des répondants ont prévu d’intégrer l’utilisation des réseaux sociaux à leur activité.
Les bénéfices sont connus mais les risques sont multiples. L’institut d’études cite par exemple les attaques de malware ou des tentatives de phishing, menant à l’infiltration de logiciels malveillants dans l’infrastructure de l’entreprise, la perte de données sensibles par le biais d’employés mal informés sur l’utilisation et la sécurité de ces réseaux.
Facebook le plus dangereux
Ou encore la dégradation de l’image de l’entreprise, via le détournement de comptes existants ou la création de faux comptes par des individus ne travaillant pas dans l’entreprise.
Une autre étude menée cette fois par l’éditeur de sécurité Sophos montre que 72% des sondés estiment que le comportement de leurs salariés sur les sites de réseaux sociaux peuvent « mettre en danger la sécurité de leur activité ».
Et quand il s’agit de classer les sites de réseautage qui posent le plus de problèmes de sécurité, Facebook sort en tête à 61%, suivi de MySpace (18%), Twitter (17%) et LinkedIn (4%).
[…]
par Olivier Chicheportiche, ZDNet France
http://www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39750681,00.htm
Les dirigeants de PME : démarche d'intelligence économique …
Article : L’AAIE au service des PME
Disponible gratuitement, ce guide méthodologique comprend :
[…]
Issu des travaux du groupe « Outils de veille et d’intelligence économique », l’AAIE-IHEDN propose aux entreprises
un guide pratique leur permettant de faire le point sur les nouveaux usages en terme d’acquisition, de traitement, d’analyse et
de diffusion de l’information, quelque soit leur taille et leurs moyens.
Vous pouvez accéder au fichier « Métiers et compétences de l’intelligence économique dans les PME » en cliquant sur ce lien personnalisé suivant:
Pour une version haute définition de ce document (temps de téléchargement important), veuillez cliquer sur le lien suivant :
http://www.neufgiga.com/index.php?m=c9ae77e8&a=7d397569&share=LNK45514b843f3aeb3bd
Guide pratique en IE
http://www.asso-aie.org/articles/articles.php?id=256&PHPSESSID=3ae0ae852d7ac1193e9342b47c89f455



